Transporteur.
Dans les appareils commandés à distance et servant à la transmission d'efforts de traclion, de poussée et de torsion, on sait qu'on peut utiliser des câbles à plusieurs torons ayant une ou plusieurs spires d'entraînement dépassant leur surface extérieure pour former des saillies espacées destinées à engrener avec des roues dentées, des écrous ou autres or ganes, ees roues ou ces organes servant soit à communiquer au câble les mouvements nécessaires dans le poste de commande, soit à recevoir de celui-ci des mouvements dans un poste extérieur ou de réception, les câbles étant logés pour travailler dans une conduite ou un tube de longueur fixe, droit ou avec des courbes suivant les nécessités, cette conduite étant fendue dans des positions désirées,
pour permettre l'engrènement avec le câble des roues dentées, des éerous ou autres organes.
I) es eâbles de ce genre sont décrits et représentés, par exemple, dans la description du brevet suisse No 170530
La présente invention a pour objet un transporteur et vise à fournir une installation de construction très simple, facile à manier et convenant à des usages très variés.
Le transporteur selon l'invention est carac térisé en ce qu'il comporte un câble métallique flexible présentant des saillies hélicoïdales. des moyens servant à supporter et à guider ledit câble dans une position linéairement définie, un chemin de roulement parallèle audit câble, au moins un chariot s'engageant sur ledit chemin de roulement et propre à se dé- placer sur lui, des moyens servant à mettre ledit câble en mouvement, des moyens portés par le chariot et venant en prise avec les sail- lies hélicoïdales du câble pour transmettre le mouvement du câble au chariot et déplacer celui-ci le long du chemin de roulement, et des moyens fixés au chariot et servant à supporter la charge devant être transportée.
Dans quelques cas, des dispositifs porteurs peuvent avoir une forme telle qu'ils puissent rapidement être mis en place ou enlevés du transporteur, dans une position convenable quelconque, pour se mettre automatiquement en prise avec le câble et être actionnés par lui ou pour être séparés de ce câble.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem- ple, une forme d'exécution du transporteur selon l'invention.
La fig. 1 représente, en élévation et partellement en coupe, un rail avec des éléments de guidage du câble et de renforeement, en même temps qu'un assemblage porteur,
la fig. 2 une élévation, vue de côté, dans la direction de la flèche 2, fig. 1, et
la fig. 3 une élévation, vue de côté, dans la direction de la flèche 3, fig. 1, avec des parties interrompues.
La fig. 4 est un plan schématique de la disposition du transporteur (une entre beaucoup) pour indiquer les divers détails du système de transporteur et leurs positions relatives, lesdits détails étant représentés com platement dans les figures suivantes des dessins.
La fig. 5 est un plan et la fig. 6 une coupe verticale de l'assemblage d'une poulie placée à un coude.
La fig. 7 est une élévation du groupe moteur.
La fig. 8 est une élévation et la fig. 9 un plan montrant une section coudée du chemin de roulement.
La fig. 10 est une élévation et la fig. 11 un plan montrant une section coudée du che- min de roulement exécutée d'une autre façon.
La fig. 1. 2 est une élévation et la fig. 13 une vue latérale d'une section du chemin de roulement destinée à s'adapter aux montées et aux descentes dans le parcours du transporteur.
La fig. 14 est une élévation et la fig. 15 une vue latérale d'un assemblage du chemin de roulement ayant une pièce spéciale rempla çant l'élément de guidage du câble pour permettre la jonction du câble, lors de la pre mière mise en place du transporteur.
La fig. 16 est une élévation et la fig. 17 une vue latérale de l'assemblage d'un joint pour réunir deux sections de rails du chemin de roulement, en même temps que des moyens de suspension pour le transporteur, et enfin
la fig. 18 une élévation d'une pièce isolée du joint.
Dans le transporteur représenté par les dessins, le câble utilisé est conforme à celui décrit dans le brevet suisse No 170530, et la partie de ce câble visible dans les fig. 1, 2 et 3 est désignée par la référence 20. Dans la forme d'exécution donnée comme exemple de construction, le câble a un diamètre extérieur de 12, 7 mm (diamètre extérieur extrême, pris sur les hélices saillantes). Cependant, on comprendra que, suivant les circonstances particulières, le câble peut aussi bien avoir un plus grand qu'un plus petit diamètre.
Le câble est sans fin, c'est-à-dire que ses extrémités sont jointes, comme on l'expliquera plus loin, sa longueur étant en rapport avec la disposition particulière du transporteur.
Le transporteur représenté se compose de plusieurs sections de rails, droites ou courbes (suivant leurs positions), auxquelles est rivé un élément de guidage pour le câble, ces sections étant disposées pour se raccorder et étant unies aux points de raccordement par des joints appropriés pour former un chemin de roulement continu. Certaines sections coudées sont combinées avec des poulies d'angle tournant librement pour guider le câble autour de l'angle et une section coudée est combinée avec un groupe moteur, qui comprend une roue motrice dentée venant en prise avec les saillies hélicoïdales du câble pour mettre ce dernier en mouvement.
Le transporteur peut avoir toute disposition désirée pour s'adapter aux conditions par ticulières et la fig. 4 n'est qu'un exemple, qui est supposé devoir montrer toutes les variantes que peut impliquer un transporteur complet.
C'est-à-dire qu'un transporteur peut être compris avec un nombre aussi grand qu'on le voudra de sections rectilignes 21 telles que celles représentées dans les fig. 1, 2 et 3, des assem blages de poulies d'angle 22 tels que les représentent les fig. 5 et 6, un groupe moteur 23 semblable à celui de la fig. 7, des coudes 24 tels que celui qui est représenté aux fig. 8 et 9, quand le câble doit tourner d'un angle désiré dans une direction, ou bien un coude 25, tel que celui que représentent les fig. 10 et 11, dans le cas où le câble doit tourner d'un angle désiré dans l'autre direction.
En tout cas le transporteur comprend un rail 26 de section rectangulaire avec le grand côté vertical et une section telle que sur son bord supérieur puissent rouler des roues ou des galets 27 montés à la partie supérieure d'une consoleconstituant un chariot 28, à la partie inférieure duquel est montée une roue 29 destinée à rouler contre la partie inférieure du rail 26, pour fixer et stabiliser la position du chariot 28.
A la partie inférieure de la console ou du chariot 28 se trouve un palier, dans lequel est montée, de façon à être libre de tourner, l'extrémité 30 d'un crochet de transport 31, le crochet étant maintenu dans la position voulue par une goupille fendue 3 ;'engagée suivant la tangente dans une gorge de l'extrémité 30. De plus, la dispo sition des pièces est. telle que le crochet 31, pour porter la charge, amène celle-ci à pendre à peu près dans le plan du rail 26.
33 est un élément de guidage ayant une section droite en forme de C. Cet élément a des dimensions intérieures telles qu'il forme une conduits de circulation pour le cable et que ce dernier puisse être mis en mouvement longitudinalement tout en étant empêché d'en sortir. Dans toutes les positions. une partie de la surface du câble se présente en regard de la fente longitudinale de l'élément 33. 34 est un élément de raidissement semblable à 33 et le rail 26 est réuni aux deux éléments par des rivets, de telle façon que l'elément 33 vienne dans une position centrale sur une face verticale du rail et que l'autre élément 34 se trouve dans une posi- tion correspondante sur l'autre face verticale du rail.
L'élément 34 sert généralement à renforcer le rail et intervient, comme on l'expliquera plus tard, dans le raccordement des sections voisines du rail.
Le chariot 98 porte, à une hauteur inter- médiaire entre celles des axes des roues 27 et 29. une perforation 35 dans laquelle peut glisser un bloc 36. Sur sa face extrême en regard du rail, ce bloc porte une partie sail. lante 37 de section à peu près rectangulaire et se terminant par un certain nombre de dents 38, qui font un léger angle avec la verticale et ont une disposition, une forme et un espacement tels qu'elles constituent une petite crémaillère susceptible de venir en prise avec les hélices du câble 20, la faible dimension du rectangle permettant à. la partie saillante 37 de pénétrer par la fente dans l'élément 33.
39 est un ressort de compression, placé dans un évidement du bloc 36 et prenant appui contre une rondelle 40 maintenue dans la perforation 35 par une goupille fendue 41.
Le ressort 39 pousse le bloc 36 vers l'extérieur de telle façon que la partie saillante 37 du bloc soit forcée de venir en prise avec le câble, l'autre côté du câble étant, par conséquent, pressé contre la face plane de l'élément 33.
On comprendra que, par conséquent, lorsque le câble 20 est mis en mouvement longitudinalement, il transporte avec lui le bloc 36 et, par suite, le chariot 28.
Un nombre aussi grand qu'on le veut de chariots 28 avec des crochets 31, formant chacun un assemblage porteur, peut être em- ployé dans le transporteur et ces assemblages porteurs sont disposés sur le rail à des distances convenables pour s'adapter au type et à la dimension des objets ou des charges de vant être transportés.
En plus de sa fonction principale, qui est d'assurer la prise de l'assemblage porteur avec le câble, le ressort 39 agit aussi comme un dispositif de sécurité et, s'il devait (pour une raison quelconque) se produire un arrêt de l'assemblage porteur, le ressort 39 céderait et les dents de la partie saillante 37 abandonneraient la prise avec le câble 20. A la place de crochets tels que 31, des plateaux ou d'autres organes peuvent être adaptés, suivant la nature des besoins.
On se référera maintenant aux fig. 5 et 6, qui représentent un assemblage de poulie d'angle. Celui-ci comporte une poulie à gorge 42 du diamètre voulu, qui se meut librement sur un pivot à bride 43. Le pivot porte un évidement 44 pour constituer une cuvette de graissage, qui a des passages conduisant à la surface d'un manchon et qui est fermée par un couvercle 45. La bride du pivot est fixée à une plaque supérieure raidie 46 réu- nie avec une plaque inférieure raidie 47, cette dernière étant fixée par des écrous bou-
Ions et cales 48.
Pour la plaque supérieure. le raidissement peut être obtenu (comme le montre la figure) à l'aide de segments rectilignes de rails 26 avec leurs éléments de guidage 33 et de renforcement 34 (bien que ces segments dans de telles positions n'aient pas de fonction, sauf de raidir l'assemblage).
Le rail 26 et les éléments 33 et 34 qui lui sont attachés ont deux parties rectilignes, disposées de sorte que le câble est tangent à la gorge 49 ménagée à la périphérie de la poulie 42. Entre les parties rectilignes susdites, les éléments 34 et 33 sont supprimes et le rail 26 est courbe concentriquement à la poulie, et cette partie courbe et les parties qui conduisent vers elle sont fendues hori zontalement en 50 pour permettre à la périphérie de la. poulie 42 de passer au travers.
On comprendra qu'là des emplacements tels que ceux qui sont désignés par 22 (fig. 4), des assemblages de poulies d'angle tels que ceux que représentent les fig. 5 et 6 peuvent être aisément employés, des joints de raccordement entre les parties adjacentes du rail 26 étant faits comme on l'expliquera plus loin.
Les fig. 5 et 6 se rapportent à un coude dans lequel la poulie 42 est entraînée par le câble en mouvement 20. La fig. 7 représente une élévation d'un coude dans lequel une roue d'angle est actionnée pour entraîner le câble.
On y voit un moteur électrique 51 avec un arbre vertical qui, par l'intermédiaire d'un engrenage de réduction logé dans un carter d'engrenages 52 met en rotation une roue dentée 53. Le mode de montage de la roue dentée 53 n'est pas représenté, mais on peut indiquer qu'en ee qui concerne le diamètre et le montage général, cette roue est disposée de la même manière que les poulies 42 et qu'elle est logée entre une plaque raidie su péreure 54 et une plaque raidie inférieure 55. La disposition du rail 26 en relation a. vec les éléments 33 et 34 est également semblable à celle que montrent les fig.
5 et 6, la partie dentée de la roue 53 faisant saillie au travers de la fente horizontale 50 du rail 26 pour permettre au câble de venir en prise avec les dents de la roue 53 par le moyen de ses saillies hélicoïdales. De cette façon, quand le moteur est mis en marche, une impulsion positive est donnée, au câble, c'est-à-dire que la partie du câble venant vers la roue dentée 3 est tirée vers celle-ci, tandis que la partie du câble s'éloignant de la roue dentée 53 est poussée par elle. Ainsi on se rendra compte que le câble travaille tant à la traction qu'à la. compression.
Dans quelques cas, à des coudes, il est simplement nécessaire de courber le rail 26 et les deux cas où cela se présente sont indi- qués par la fig. 4. En ce qui concerne le coude 24, la manière de le réaliser prati quement est visible sur les fig. 8 et 9. L'exa- men de ces figures fera comprendre que le nable passant dans l'élément de guidage 33 est dévié de la ligne droite de l'angle voulu.
L'autre cas d'un coude sans poulie est indiqué par 25 sur la fig. 4 et sa réalisation pratique se fait selon les fig. 10 et 11. Dans ce cas, il est seulement nécessaire d'utiliser des portions d'éléments 34 aux extrémités du rail pour opérer le raccordement avec les sections adjacentes du rail.
Les fig. 12 et 13 représentent un rail muni des éléments 33 et 34 et recourbé pour le raccordement d'une section horizontale à une section inclinée.
On se rendra compte que l'extrémité inférieure du rail 26 peut être raccordée à une section rectiligne de façon que la partie in clinée vers le bas ait la longueur voulue, et qu'à l'extrémité de celle-ci un assemblage analogue à celui que représentent les fig. 19 et 13, mais renversé, est utilisé encore pour le raccordement à une section horizontale.
Lorsque le câble a été installé dans les divers éléments de guidage 33, il est en dernier lieu nécessaire de joindre les extrémités du câble. Ceci peut être fait de diverses manières, mais il est. nécessaire que l'élément 33 soit interrompu sur une courte longueur pour que le joint puisse être fait. Dans ce but, on a prévu un élément d'intercalation indiqué par le nombre 56 dans la fig. 4 et qui est représenté dans les fig. 14 et 15. La seule différence avec la forme normale, c'est que sur cette section du rail l'élément de guidage est remplacé par un élément 57, dont la section en forme de canal n'est pas limitée par une face extérieure retenant le câble, mais seulement par des bords supérieur et infé- rieur.
Comme on s'en rendra compte, le transporteur complet se compose du câble et d'as semblages porteurs coopérant avec des sections de rail de formes diverses, tels que dé- erits ci-dessus, chacune de ces sections étant préparée pour se joindre à la, section suivante, de telle sorte que le chemin de roulement soit continu et que sur ses sections les élé ments 33 et 34 le soient également.
Un seul type de joint est nécessaire pour relier les sections les unes aux autres et un tel joint est représenté par les fig. 16 à 18.
La position des joints est, d'autre part, indi- quée par le chiffre 58 sur la fig. 4.
Le joint comprend une pièce 59 ayant une section en forme de canal rectangulaire, la largeur du canal étant telle qu'il puisse pas ser à l'extérieur de l'élément 34 et sa profondeur telle qu'il puisse s'adapter à la profondeur totale dudit élément. Cette pièce 59 porte une barre d'ancrage 60 de section cir- oculaire. pourvue d'une rainure en forme de V pour laisser la place aux têtes de rivets. En outre, la barre 60 a un diamètre tel qu'elle puisse s'introduire aisément dans l'élément 3 lq de façon que, si on la place dans les extrémités de deux éléments 34 qui se raccor- dent, elle constitue pour ceux-ci un organe de liaison.
Vers ses extrémités, cette barre 60 porte des trous taraudés 61 destinés à recevoir les extrémités filetées de vis 62 qui passent librement dans des trous percés prés des extrémités de la pièce 59. Ainsi, lorsque les rails adjacents 26 avec leurs éléments 34 sont en place, la barre 60 étant dans les extrémités des deux éléments 34, il est évident qu'en vissant dans les trous taraudés 61 les vis 62, qui passent au travers de la pièce 59, et en serrant les vis à fond, on lie solidement l'une à l'autre les deux sections adjacentes du rail 26, pour constituer le chemin de roulement continu.
On profite de la disposition du joint pour réaliser la suspension du transporteur et, dans ce but, la pièce 59 porte une autre vis 63 s'engageant dans un trou taraudé de ladite pièce 59 en forme de canal. La. vis 63 peut ainsi être introduite dans une ouverture ou un oeil ménagé. à, l'extrémité 64 d'un support constitué par un tuyau 65, en remarquant toutefois que l'écartement de ce support doit être suffisant pour le passage des roues 27 de l'assemblage porteur.
Les extrémités supérieures du support 65 peuvent être aplaties ou pourvues d'un file tage. Dans le premier cas, elles peuvent être fixées par une vis dans une douille appropriée pourvue d'un crochet servant à les suspendre à une pièce appropriée d'une charpente ou autre pièce analogue et, lorsqu'elles sont filetées, elles peuvent s'engager dans une pièce pourvue d'un filetage correspondant et conve nablement fixée elle-même à une partie de la charpente ou d'une autre construction. De plus, des supports en forme de tuyaux tels que 65 servant à porter le transporteur peuvent être prévus de longueurs différentes, graduée3 par petites différences linéaires, pour permettre d'installer rapidement un système transporteur dans des conditions très variées.
D'une manière générale, des supports en forme de tuyaux tels que 65 sont prévus à chaquejoint.Ainsi, dans la fig. 4, quoique les numéros 58 indiquent premièrement des joints, ils peuvent aussi être considérés comme indiquant des supports. Cependant, dans certains cas, des supports peuvent se trouver à d'autres endroits et leur fixation au rail peut être réalisé à l'aide des pièces montrées aux fig. 16 et 18.
Quoique le système de rails et d'éléments de guidage et de raidissement représenté par les dessins soit particulièrement avantageux, il peut évidemment y avoir beaucoup d'autres arrangements par lesquels l'invention peut être mise en application. Par exemple, dans certains cas, l'élément de guidage lui-même peut présenter une partie constituant le rail du chemin de roulement et, dans certaines formes d'exécution d'une telle construction, le rail et l'élément de guidage peuvent être constitué par une seule pièce dont la section est apte à supporter le roulement de la roue ou des roues. De plus, on le comprendra, la fente ne doit pas nécessairement se trouver sur le côté, mais pourrait être à la partie supérieure ou en bas.
Il doit en tout cas né- cessairement être prévu des moyens propres à assurer la coopération des moyens d'engagement du chariot et des hélices du câble.
A la place des moyens d'engagement formés d'une manière déterminée pour s'engre- ner avec les saillies du câble, la partie de ces moyens qui vient en contact avec le câble peut être d'une matière telle qu'elle se fa çonne elle-même pour être engrenée par le câble. Par exemple, elle peut être formée d'une semelle de caoutchouc de dimensions et de la consistance voulues qui, pressée contre le câble, vient en prise avec lui et automatiquement est mise en mouvement par ce moyen.
L'exemple particulier décrit et représenté par les dessins est le cas où le câble est mis en mouvement longitudinalement et où il est sans fin, mais le câble ne se meut pas nécessairement longitudinalement et peut être mis en rotation, de façon que par la rotation une action soit exercée sur les moyens d'engagement du chariot. Dans des formes pratiques d'une telle construction, le câble et le transporteur ne sont pas sans fin, mais travaillent entre deux postes.
Ces postes peuvent être disposés comme on veut et le tracé du câble peut comprendre des parties inclinées ou des courbes ; dans certains cas, il peut même être vertical. Dans ces formes d'exécution, les moyens d'engagement du chariot sont convenablement pressés contre le câble et en prise avec lui et, par la rotation du câble, le chariot est amené à se déplacer le long de la conduite par une action semblable à celle d'un écrou mobile, et à transporter les marchandises, même en montant verticalement. Ceci est possible même quand on emploie une faible puissance, en raison du déplacement comparativement lent dû au fait que les moyens d'engagement se meuvent à la façon d'un écrou travaillant sur une vis flexible.
En outre, dans certains cas, deux tra, nsporteurs semblables peuvent être disposé ? parallèlement pour travailler en synchro nisme. Dans un tel transporteur double, les deux chariots, se déplaçant côte à côte seraient reliés l'un à l'autre. A titre d'exemple, un tel transporteur pourrait être utilisé comme un élévateur à briques, mortier ou autres produits dans la construction de bâtiments ; il serait facile à installer et ne demanderait qu'une faible puissance pour son exploitation.
Comme autre variante, le câble pourrait être mis en rotation par un organe semblable à un écrou empêché de se déplacer longitudinalement, de telle façon que le câble se meuve longitudinalement dans son guide fendu. Dans ce cas, le câble serait sans fin et transporterait les assemblages porteurs à une vitesse relativement faible.
Avec d'autres constructions, le câble pourrait, dans certains cas, être monté et ac- tionné non seulement pour se mouvoir longi tudinalement, mais aussi monté et actionné pour tourner et, par une telle rotation, com muniquer un mouvement additionnel aux chariots.
Au lieu d'être constitués par lesdits éléments de guidage, les moyens de guidage du câble peuvent être constitués par une ou plusieurs poulies (à gorge ou autres) et des s parties appropriées du câble peuvent venir en prise avec des parties coopérantes du chariot ou des chariots, de façon que lesdits chariots soient mis en mouvement.
S'il y a lieu, dans de telles circonstances, des moyens supplémentaires peuvent être employés pour donner un support au câble. pour éviter un affaissement et maintenir la coopération des parties en prise, soit par exemple de petites roues porteuses, convena blement supportées, espacées comme il con vient, ou même des portions de conduites séparées, fendues d'une manière appropriée pour permettre le passage des moyens d'en- gagement des chariots.
On peut ne faire passer, suivant les besoins, que des parties du câble dans lesdits éléments ou organes semblables, le tout étant prévu de façon que par le mouvement du câble l'action nécessaire en vue du transport soit effectuée.