Procédé de traitement d'une étoffe sous forme de bande Dans les matières textiles synthétiques, par exemple les matières formées de filaments de polyesters, de poly amides, de résines acryliques, de triacétate, de poly- propylène, de protéines, etc., les fils sont habituellement composés de faisceaux de filaments ou de fibres qui ont été texturés afin de leur conférer le volume, l'aspect et le toucher désirés.
On introduit en général la texturation par frisage, ondulation, pliage ou autre type de défor mation des filaments synthétiques à une température élevée qui est supérieure à la température de l'établis sement d'une déformation permanente mais notablement inférieure à la température de transition vitreuse. La mé moire élastique de ces matières est telle que la texture persiste dans les fibres ou filaments à des tempéra tures au-dessous de celle à laquelle ils ont été stabilisés. Toutefois, les déformations peuvent être éliminées et détruites au-dessus de la température de stabilisation permanente.
Les déformations qui produisent la texturation ont de l'importance pour conférer l'aspect naturel, le volume et les caractéristiques de toucher désirés à l'étoffe tex tile terminée. Quand on soumet une telle étoffe à des températures supérieures à celle de la stabilisation de la texture au cours des opérations ultérieures de traite ment et pendant l'utilisation de l'étoffe, la texturation est partiellement ou entièrement éliminée ou détruite, ce qui a pour effet de compromettre les caractéristiques désirées d'aspect, de volume et de toucher.
Des tentatives ont été faites pour restabiliser la tex ture par des techniques consistant à soumettre l'étoffe à de l'air chauffé à une température supérieure à celle de la stabilisation initiale. Toutefois, une telle technique s'est révélée peu satisfaisante car il est difficile de re- stabiliser de façon uniforme toutes les déformations gé nératrices de la texturisation par le seul expédient de l'action de l'air chaud. Outre les problèmes précités, on a trouvé que lors qu'on tisse, tricote ou enchevêtre d'une autre façon les fils synthétiques pour former une nappe d'étoffe, d'au tres déformations ou boucles d'entrelacement se déve loppent dans les fils lorsqu'on les assemble par tissage ou tricotage.
Ces boucles ou déformations contribuent également à donner à l'étoffe du volume, des caractéris tiques de toucher et un aspect naturel. Lorsque les dé formations ou boucles d'enchevêtrement sont partielle ment supprimées ou aplaties au cours des opérations ul térieures de traitement et en utilisation, l'aspect, le vo lume et le toucher de l'étoffe subissent une nouvelle dé térioration et l'étoffe subit une perte de stabilité dimen sionnelle ou des déformations.
On connaît aussi un procédé de préparation d'arti cles textiles en polyacrylonitrile présentant des déforma tions stables selon lequel on déforme les fibres, par exemple en les frisant, et on leur applique un agent de gonflement, par immersion par exemple, le cas échéant après la déformation. L'agent de gonflement peut être un mélange d'eau et de carbonate d'éthylène et le pro cédé peut être appliqué pour fixer de façon perma nente des frisures ou autres déformations sur les fibres.
La présente invention a pour objet un procédé de traitement d'une étoffe sous forme de bande, étoffe formée de fibres synthétiques qui ont été soumises à une texturation à température élevée et dont la textu ration a subi une déstabilisation, ledit traitement ayant pour but de restabiliser uniformément une partie au moins de la texturation des filaments et de stabiliser également uniformément une partie au moins des défor mations résultant de l'enchevêtrement des fils en une étoffe avec développement d'une mémoire élastique rela tivement élevée,
procédé caractérisé en ce qu'on place la bande sur un support, à l'état ouvert et détendu, de façon que les fibres soient dans un état non tendu et que les frisures de texturation ainsi que les déforma- tions d'enchevêtrement soient conservées, on immerge la bande et son support dans un bain liquide que l'on maintient à une température plus élevée que celle de la texturation précédente des fibres synthétiques, mais in férieure à la température de transition vitreuse de la matière des fibres, de manière à amener la bande sen- siblement à la température du liquide,
on retire la bande du bain et on la refroidit au-dessous de la tempé rature du bain.
Le procédé suivant l'invention n'est donc pas, comme le procédé connu mentionné ci-dessus, un simple pro cédé de fixation des déformations d'articles textiles mais, grâce à des conditions opératoires déterminées qui ne pouvaient être déduites de la technique antérieure, est un procédé qui permet de rétablir, dans toute mesure voulue et de restabiliser une structure plus ou moins détruite par l'effet de températures élevées et, simulta nément, de stabiliser les déformations, importantes pour les propriétés de l'étoffe, résultant de l'enchevêtrement des fils lors de la fabrication de l'étoffe.
L'étoffe traitée conformément à l'invention peut supporter les traitements normaux et les conditions d'usage usuelles, tout en conservant sa texture, son aspect naturel, son volume et son toucher.
On peut, pour exécuter l'invention, faire avancer en continu l'étoffe textile dans un appareil à une vitesse réglée prédéterminée et on supporte la bande d'étoffe sur l'appareil dans un état ouvert et détendu, les fibres n'étant pas tendues, et avec le minimum de tension, de manière à conserver les déformations de texturation et les boucles et déformations d'entrelacement du fil. Pour acheminer une bande d'étoffe à une vitesse donnée, on peut faire appel à tout appareil convenable. Un tel appareil peut être par exemple une élargisseuse qui utilise des picots ou des pinces pour supporter l'étoffe à une largeur réglée entre deux rails en mouvement.
L'étoffe est introduite en continu dans cet appareil et on maintient une largeur prédéterminée réglée ainsi qu'une vitesse constante.
Afin de compenser tout retrait longitudinal éventuel de l'étoffe, on règle l'appareil d'avancement à un taux contrôlé de suralimentation, l'étoffe étant supportée sur l'appareil dans un état non tendu ou de détente, le taux de suralimentation étant sensiblement égal au retrait longitudinal de la bande, qu'on observe après son pas sage dans la zone de traitement. De même, après que l'étoffe a été supportée sur l'appareil, on peut réduire progressivement la largeur de ce dernier à une valeur sensiblement égale au retrait transversal de la bande. On contrôle en général la largeur réglée pendant le pas sage de la bande dans la zone de traitement.
Quand le retrait de l'étoffe n'est pas un facteur à prendre en considération, la vitesse d'avancement de l'étoffe dans l'appareil doit être sensiblement égale à la vitesse d'avancement du support utilisé dans l'appa reil afin de maintenir l'étoffe dans un état ouvert, non tendu et de détente.
La vitesse de la bande amenée sur l'appareil peut être aussi faible que 30 cm/seconde et est de préférence comprise entre 0,3 et 4,5 m/seconde.
On met en oeuvre une zone de traitement qui assure la rentabilisation uniforme des frisures et autres défor mations de texturation des fibres ou filaments et la sta- bilisation des boucles et déformations d'enchevêtrement des fils, avec établissement d'une mémoire élastique re lativement élevée et cette zone de traitement est dis posée sur le trajet de la bande d'étoffe.
Dans la zone de traitement, on dispose un bain de liquide de traitement que l'on maintient à une tempé rature élevée supérieure à celle de texturation des fibres synthétiques et aussi supérieure aux températures aux quelles l'étoffe sera normalement soumise lors des trai tements ultérieurs et de son utilisation, mais cependant inférieure à la température de transition vitreuse de la matière de l'étoffe, ce bain étant installé de manière que la bande soit immergée dans le liquide et traverse celui- ci. La durée de traitement de )
'étoffe est telle que la bande ne sera pas endommagée par l'action du liquide de traitement et cependant suffisante pour élever la température de la bande sensiblement à la valeur de celle du liquide de traitement mais au-dessous du point de transition vitreuse de la bande. Des durées appro priées de traitement peuvent être aussi brèves qu'en viron 1 seconde ou aussi longues que 15 secondes, mais cette durée est de préférence comprise entre environ 3 et 7 secondes.
11 s'est révélé fréquemment avantageux d'amener le liquide de traitement à s'écouler concurremment avec l'avancement de l'étoffe. la vitesse du liquide étant sen siblement égale à celle de l'étoffe, de sorte que la vitesse relative du liquide par rapport à l'étoffe est voisine de zéro. Dans ces conditions, il ne se développe pas de forces supplémentaires de tension quand on soumet l'étoffe au liquide de traitement et les seules forces pré sentes sont les forces développées par la masse de l'étoffe et par la tension superficielle du liquide de traitement.
La texture de l'étoffe est maintenue et la mémoire élastique des frisures et autres déformations de textu ration des filaments ou fibres est renforcée, lorsqu'on soumet le produit à une température plus élevée que précédemment, ladite mémoire élastique étant également introduite dans les boucles et déformations d'enchevê trement des fils.
L'appareil de support retire l'étoffe traitée du liquide de traitement sans application de forces supplémentaires. Toute force exercée sur l'étoffe à ce stade du procédé aurait pour effet de modifier la texture de la bande, c'est-à-dire qu'une force longitudinale risque de faire disparaître tout ou partie de la texture dans le sens longitudinal alors que la force transversale peut suppri mer tout ou partie de la texture dans le sens transver sal.
On fait passer l'étoffe ainsi traitée dans un bain de refroidissement et de lavage que l'on maintient à une température plus basse que celle du liquide de traite ment, ce qui assure une rentabilisation uniforme des fri sures et déformations de texturation des filaments ou fibres et une stabilisation uniforme des boucles et en chevêtrements des fils, et en même temps l'extraction de cette bande du liquide de traitement. Pour des raisons d'économie, la température du bain de lavage est en général la température ambiante mais on peut éven tuellement régler ce bain à une température plus basse, ou comme il a été dit, inférieure à la température du liquide de traitement.
Après le refroidissement et le lavage de l'étoffe, on peut la sécher ou la soumettre à un nouveau traitement par application de substances de finissage, telles que des colorants, des agents antistatiques, des agents d'ab sorption des ultraviolets, etc.
S'il y a lieu de modifier la texture de l'étoffe à traiter, on peut soit régler la tension de la nappe, soit sa vitesse d'avancement et/ou sa largeur, ou encore ré gler le débit et/ou le sens d'écoulement du liquide de traitement.
Si la texture doit être modifiée pour en éliminer partiellement le degré de stabilisation (ou de déforma tion permanente), on peut augmenter le débit d'écoule ment du liquide de traitement dans le sens d'avance ment de l'étoffe, et on peut faire couler le liquide à contre-courant par rapport au mouvement de l'étoffe, en vue d'augmenter le degré de texturation.
Outre la modification des conditions de progression de la bande d'étoffe, on peut introduire une texture dif férente désirée par une suralimentation ou une sous- alimentation réglée, ce qui aura pour effet d'introduire un degré de texturation plus important ou moins impor tant (à un taux uniforme) que celui précédemment in troduit dans l'étoffe. De même, le fait de supporter l'étoffe à une largeur plus grande ou plus petite que sa largeur de détente, permet d'obtenir des effets analo gues dans le sens transversal. On peut donc régler à volonté la texturation dans le sens transversal et/ou longitudinal de l'étoffe traitée.
Le bain de traitement liquide peut comprendre un polyalcool, un carbonate d'alcoylène ou un mélange de ces corps. Le liquide de traitement peut également être composé d'un mélange d'un polyalcoyl avec un acide diglycolique ou phosphorique.
Parmi les polyalcools, on citera l'éthylène-glycol, le diéthylène-glycol, le propy- lène-glycol et le dipropylène-glycol ; parmi les carbo nates d'alcoylène on citera les carbonates d'éthylène, de diéthylène,
de propylène et de dipropylène. Les points d'ébullition des divers polyalcools que l'on peut utiliser sont énumérés ci-dessous Ethylène-glycol 197" C Diéthylène-glycol 244e C Triéthylène-Glycol 278e C Tétraéthylène-glycol <B>307"</B> C Propylène-glycol 188 C Dipropylène-glycol 232o C La température du liquide de traitement peut varier entre de larges limites, c'est-à-dire d'une valeur aussi faible qu'environ 149 C à une valeur aussi élevée que 232 C ou même plus,
selon l'usage auquel on destine l'étoffe et selon la,nature de la matière synthétique trai tée. Par exemple, dans le tableau ci-dessous on indique les points de transition vitreuse de plusieurs matières synthétiques très connues.
Polyamides ( Nylon ) Environ<B>1710C</B> Polyacyliques ( Orlon ) Environ 188 à 193 C Polyesters ( Dacron ) Environ 232o C Triacétate ( Arnel ) Environ 177o C Si la matière doit être utilisée pour la confection de vêtements qui exigent des lavages et des repassages, la température de stabilisation peut être aussi élevée que 177 à 232o C.
Si toutefois on doit utiliser la matière, par exemple pour des carpettes, la température de sta bilisation peut être tout juste suffisante pour supporter le traitement et le finissage, par exemple les opérations de teinture, attendu qu'une carpette ne sera pas nor malement soumise à une température supérieure à celle de l'eau bouillante, c'est-à-dire 100o C.
Le procédé selon l'invention va être décrit à titre d'exemple, en se référant au dessin annexé sur lequel la fig. 1 est une vue de côté schématique d'un ap pareil qui permet le traitement des matières textiles afin de stabiliser leur forme dans des conditions uni-' formes ; et la fig. 2 est une vue de dessus du dispositif de sup port de l'appareil dans lequel l'étoffe est représentée en position avant et après son passage dans la zone de traitement.
L'appareil représenté sur la fig. 1 est une élargisseuse à picots d'un type modifié dans laquelle on réalise une déformation par immersion de l'étoffe dans un bain de traitement. On fait passer une bande d'étoffe fournie sous forme d'un rouleau 10 à travers un mécanisme d'avancement 12 et on la monte sur des picots 14 d'une chaîne élargisseuse 16. L'étoffe est supportée sur les picots 14 dans un état ouvert, détendu et exempt de tension, et pour cela on donne à l'élargisseuse une lar geur sensiblement égale à celle de la bande d'étoffe.
Quand on le désire, on introduit l'étoffe sur l'élargis- seuse avec un degré réglé de suralimentation, degré qui est sensiblement égal au pourcentage du retrait longi tudinal de la bande pour compenser de cette façon le retrait longitudinal de l'étoffe. La chaîne 16 de l'élar- gisseuse est modifiée par l'incorporation d'un déport 18 et c'est cette zone déportée qui assure le passage de l'étoffe dans le bain de traitement 20. Une auge con venable 22 est munie d'une canalisation 24 pour faire circuler le liquide de traitement 20, de préférence dans le sens même d'avancement de l'étoffe. La canalisation comprend un conduit d'entrée 26 et un conduit de sor tie 28.
Le conduit de sortie 28 est accouplé à l'aspira tion d'une pompe appropriée alors que le conduit 26 est raccordé au refoulement de cette pompe. Dans la canalisation 24, est interposé un dispositif de chauffage servant à maintenir la température du liquide de trai tement 20 à la valeur appropriée. Un doseur convenable est relié à la canalisation en vue d'introduire une quan tité supplémentaire de liquide de traitement dans l'auge pour maintenir ainsi le niveau désiré de liquide dans cette dernière.
Quand l'étoffe 10 s'approche de la zone déportée 18 de l'élargisseuse, la matière est entraînée dans le bain de traitement 20 et immergée dans celui-ci. La largeur de l'élargisseuse est amenée progressivement à une va leur prédéterminée pour tenir compte du pourcentage du retrait transversal de l'étoffe, comme il est montré sur la fig. 2.
L'élargisseuse est munie d'un mécanisme qui permet le réglage de sa largeur, et ce mécanisme comporte des organes de réglage associés aux pignons d'entraînement de la chaîne 16 pour permettre de dé placer les éléments du châssis de l'élargisseuse dans le sens d'un élargissement ou d'un rétrécissement. En ajus tant l'écartement des pignons à un bout de l'élargisseuse, on obtient une diminution progressive de la largeur de cette dernière, comme il est montré sur la fig. 2.
Le retrait longitudinal de la bande de tissu est compensé par la valeur de la suralimentation donnée à l'étoffe au moment où elle est amenée sur les picots dé la chaîne de l'élargisseuse. Lorsque la bande passe dans le milieu de traitement 20, le retrait, aussi bien longi tudinal que transversal, est donc ainsi maîtrisé de sorte que la bande d'étoffe traitée se trouve dans un état ou vert, non tendu, de détente grâce auquel la texturation qui a donné naissance aux déformations des filaments, de même que les boucles et déformations des fils, res tent conservées dans ces filaments et fils.
A la fig. 2, on a indiqué en traits mixtes l'augmen tation de la largeur qu'on peut éventuellement imposer à la bande d'étoffe 10 lors de son passage dans le bain de traitement dans le but d'enlever entièrement ou par tiellement à volonté le degré de texturation transversale qui a été introduit initialement dans l'étoffe. De même, on peut modifier la texture dans le sens longitudinal en assurant une sous-alimentation de l'étoffe sur les picots de la chaîne d'élargisseuse 16. Ainsi, lorsque l'étoffe passe dans le bain de traitement 20, elle perd un degré pré déterminé de sa texturation aussi bien dans le sens longi tudinal que dans le sens transversal.
Après passage dans le bain de traitement 20, on enlève l'étoffe de 1'élargisseuse et on la fait passer dans un bain de lavage 30 que l'on maintient à une tempéra ture plus faible que celle du milieu de traitement, de sorte que les frisures et les déformations génératrices de la texturation des filaments ou des fibres sont rentabili sées de façon uniforme et que les boucles et déforma tions d'enchevêtrement des fils sont stabilisées de façon uniforme avec une mémoire élastique relativement éle vée, à une température pratiquement égale à celle du milieu de traitement liquide. On rince ensuite l'étoffe pour en enlever l'excès du liquide de traitement et on la sèche avant de l'utiliser comme on le désire.
Les exemples suivants illustrent l'invention. Exemple <I>1</I> On fait avancer à une vitesse de 0,9 m/seconde sur une élargisseuse à picots modifiée, d'une largeur de 2m, une matière texturée mais non apprêtée en poly ester, vendue sous la marque déposée (@ Dacron dont la texture a été stabilisée à environ 160 C, bobinée en un rouleau d'environ 300m de longueur et 2 m de lar geur,
ladite élargisseuse étant de nature à maintenir la largeur de la matière tout en exécutant le procédé continu selon l'invention pour rentabiliser de façon uni forme les frisures et déformations de texturation des filaments ou fibres et pour stabiliser uniformément les boucles ou déformations d'enchevêtrement des fibres. Quand l'étoffe de polyester est montée sur l'élargisseuse, elle n'est astreinte à aucune force de tension transversale ou longitudinale.
On la fait passer dans un milieu liquide de traitement composé de diéthylène-glycol à une vitesse de 0,9 m/seconde, le liquide étant maintenu à environ 204 C. Pendant son passage dans le bain liquide, la matière de polyester est immergée pendant une durée de plus de 5 secondes dans ce bain et est ainsi portée à une température supérieure à celle à laquelle l'étoffe sera normalement soumise au cours des traitements ulté rieurs et de son utilisation, mais cependant inférieure à la température de transition vitreuse de la matière.
Pendant que le textile de polyester passe dans le bain de liquide, on maintient l'écoulement du liquide de ce bain à une vitesse d'environ 0,9 m/seconde dans le même sens que celui de l'étoffe si bien que la vitesse relative de l'étoffe par rapport au liquide est d'environ zéro. Aucune force de tension supplémentaire n'est exer cée sur la matière. sauf la force de son propre poids suspendu à l'appareil, de l'effet de tension superficielle du liquide de traitement et de la quantité résiduelle du liquide qui adhère à la matière. Aucune force n'est exercée sur la matière pour l'extraire du liquide de trai tement, en dehors des forces précédemment décrites.
On fait ensuite passer la matière dans un bain d'eau maintenu à la température ambiante, ce qui a pour effet de stabiliser la matière à la température de traitement et d'éliminer la solution de traitement résiduelle, à la suite de quoi les déformations de texturation auront été uni formément rentabilisées et les boucles des déformations d'enchevêtrement auront été uniformément stabilisées avec une mémoire élastique relativement élevée, après quoi l'étoffe peut supporter les traitements ultérieurs normaux et les conditions d'utilisation ordinaires, en conservant sa texture, son aspect naturel, son volume et ses caractéristiques de toucher, cette étoffe étant par conséquent prête à subir les traitements ultérieurs tels que la teinture, l'application d'agents antistatiques,
d'agents d'absorption des ultraviolets, etc. Fxemple <I>2</I> On fait avancer à une vitesse de 0,45 m/seconde sur une élargisseuse à picots modifiée d'une largeur de 2 mètres, une matière texturée mais non apprêtée de polyacrylonitrile, vendue sous la marque déposée < @ Orlon , dont la texture a été stabilisée à environ 1501,C, bobinée en un rouleau d'environ 300m de lon gueur et 2 m de largeur, et on traite cette matière comme dans l'exemple 1. La matière n'est soumise à aucune force de tension autre que les forces décrites.
Le liquide de traitement est composé d'éthylène-gly- col et de 8 1% de carbonate de dipropylène, et on le maintient à une température d'environ 177e C. L'addi tion du carbonate de dipropylène à ce liquide de traite ment a pour but de réduire la durée de traitement néces saire pour stabiliser de façon uniforme la texture de la matière.
Toutefois, on peut ne pas incorporer ce car bonate à la condition d'allonger la durée de traitement. La vitesse d'avancement de la matière à travers le li quide est de 0,45 m/seconde, la durée de contact étant de 10 secondes. L'écoulement du liquide, dans le même sens que celui d'avancement de l'étoffe, est d'environ 0,45 m/seconde.
On fait passer la matière dans un bain d'eau, que l'on maintient à la température ambiante afin de sta biliser la matière à la température de traitement et en lever les résidus éventuels de la solution de traitement, à la suite de quoi les déformations de texturation au ront été rentabilisées uniformément et les boucles et déformations d'enchevêtrement auront été stabilisées uniformément, avec une mémoire élastique importante, de sorte que la matière peut supporter par la suite les traitements usuels et l'utilisation normale tout en conser vant sa texture, son aspect naturel, son volume et ses caractéristiques de toucher, la matière étant alors prête pour d'autres traitements comme la teinture, l'applica tion d'un agent antistatique, d'un agent d'absorption des ultraviolets, etc.
Fxemple <I>3</I> On monte sur une élargisseuse à picots modifiée d'une largeur de 2 mètres une matière texturée mais non apprêtée de triacétate, vendue sous la marque déposée Arnel , dont la texture a été stabilisée à environ 150" C, bobinée en un rouleau d'environ 300 m de lon gueur et 2 m de largeur, et on le traite comme dans l'exemple 1, en particulier la même vitesse d'avance ment de la matière, le même débit du liquide dans le sens de l'avancement de la matière, et une durée de contact avec le fluide de traitement qui ne dépasse pas 5 secondes.
Le milieu de traitement est du propylène- glycol à une température d'environ 170 C. On peut ajouter du carbonate de dipropylène à ce polyéthylène- glycol comme il a été expliqué dans l'exemple 2.
On fait passer la matière dans un bain d'eau, que l'on maintient à la température ambiante afin de sta biliser la matière à la température de traitement et d'éli- miner les résidus éventuels de la solution de traitement, à la suite de quoi les déformations de texturation au ront été restabilisées uniformément et les boucles et déformations d'enchevêtrement auront été stabilisées uniformément, avec une mémoire élastique relativement élevée, de sorte que la matière peut supporter par la suite les traitements usuels et l'utilisation normale tout en conservant sa texture, son aspect naturel, son volume et ses caractéristiques de toucher, la matière étant alors prête pour les traitements suivants, comme la teinture, l'application d'un agent antistatique, d'un agent d'ab sorption des ultraviolets, etc.
<I>Exemple 4</I> On monte sur une élargisseuse à picots modifiée d'une largeur de 2 mètres, une matière texturée mais non apprêtée d'un polyamide du type Nylon-6 , dont la texture a été stabilisée à environ 150 C, bobinée en un rouleau d'environ 300 m de longueur et 2 m de largeur, et on la traite comme dans l'exemple 1, avec les mêmes conditions opératoires sauf que l'on maintient la température du liquide de traitement à environ 165" C.
On fait passer la matière dans un bain d'eau, que l'on maintient à 1a température ambiante afin de stabi liser la matière à la température de traitement et d'éli miner les résidus éventuels de la solution de traitement, à la suite de quoi les déformations de texturation au ront été restabilisées uniformément, avec une mémoire élastique relativement élevée, de sorte que la matière peut supporter par la suite les traitements useuls et l'uti lisation normale tout en conservant sa texture, son as pect naturel, son volume et ses caractéristiques de tou cher, la matière étant alors prête pour les traitements suivants, comme la teinture, l'application d'un agent antistatique, d'un agent d'absorption des ultraviolets, etc.
Exemple <I>5</I> On fait avancer à une vitesse d'environ 1 m/seconde, de façon à tenir compte d'un retrait de 10% de la matière dans le sens longitudinal sur une élargisseuse à picots d'un type modifié d'une largeur de 2 mètres, une matière texturée mais non apprêtée d'un polyester, vendue sous la marque déposée Dacron ,
dont la tex ture a été stabilisée à environ 160,, C, bobinée en un rouleau d'environ 300 mètres de longueur et 2 mètres de largeur, dans des conditions telles que la largeur de la matière soit maintenue pendant la mise en oeuvre du procédé continu de restabilisation uniforme des frisures et déformations de texturation des filaments ou fibres, et de stabilisation uniforme des boucles et déformations d'enchevêtrement des fils. Quand la matière de poly ester est montée sur l'élargisseuse, elle ne subit aucune force de tension aussi bien transversale que longitudi nale.
On fait passer la matière dans un bain de trai tement de diéthylène-glycol à une vitesse de 0,9m/se- conde en maintenant la température du bain à environ 220 C. Pendant le passage dans le bain de diéthylène- glycol, la largeur du châssis de l'élargisseuse est réduite à 1,8m, ce qui permet un retrait transversal de 10% de la matière.
Pendant le passage dans le bain de traitement liquide, la durée d'immersion du polyester ne dépasse pas 5 minutes mais la matière est chauffée à une température plus élevée que celle de la texturation initiale de la matière et aussi plus élevée que la température à la- quelle la matière sera ultérieurement soumise au cours des traitements et de son utilisation, mais cependant inférieure à la température de transition vitreuse de cette matière. Pendant le traitement dans le bain liquide, on maintient le débit du liquide à environ 0,9 m/seconde dans le même sens que' celui de la matière, de sorte que la vitesse relative de la matière par rapport au liquide est à peu près nulle.
Aucune forcé de tension autre que celle de la masse de la matière sur l'appa reil, de l'effet de la tension superficielle du liquide de traitement et du liquide résiduel qui adhère à la ma tière ne s'exerce sur cette matière. On n'exerce sur la matière pour la faire sortir du liquide de traitement aucune autre force en dehors de la force précédemment décrite.
On fait passer la matière dans un bain d'eau, que l'on maintient à la température ambiante afin de stabi liser la matière à la température de traitement et d'éli miner les résidus éventuels de la solution de traitement, à la suite de quoi les déformations de texturation au ront été restabilisés uniformément et les boucles et déformations d'enchevêtrement auront été stabilisées uniformément, avec une mémoire élastique relativement élevée, de sorte que la matière peut supporter par la suite les traitements usuels et l'utilisation normale tout en conservant sa texture, son aspect naturel, son volume et ses caractéristiques de toucher, la matière étant alors prête pour les traitements suivants comme la teinture,
l'application d'un agent antistatique, d'un agent d'ab sorption des ultraviolets, etc. <I>Exemple 6</I> On traite la matière de l'exemple 2 par la technique décrite dans l'exemple 5 sauf que le liquide de traite ment est du dipropylène-glycol et que l'on maintient ce liquide à une température d'environ 175e C.
On fait passer la matière dans un bain d'eau, que l'on maintient à la température ambianteafin de stabi liser la matière à la température de traitement et d'éli miner les résidus éventuels de la solution de traitement, à la suite de quoi les déformations de texturation auront été restabilisées uniformément et les boucles et défor mations d'enchevêtrement auront été stabilisées unifor mément, avec une mémoire élastique relativement éle vée, de sorte que la matière peut supporter par la suite les traitements usuels et l'utilisation normale tout en conservant sa texture, son aspect naturel, son volume et ses caractéristiques de toucher, la matière étant alors prête pour les traitements suivants comme la teinture, l'application d'un agent antistatique,
d'un agent d'ab sorption des ultraviolets, etc. <I>Exemple 7</I> On traite la matière de l'exemple 4 par la technique décrite dans l'exemple 5, sauf que le liquide de traite ment est l'éthylène-glycol et que l'on maintient ce liquide à une température d'environ 170e C.
On fait passer la matière dans un bain d'eau, que l'on maintient à la température ambiante afin de sta biliser la matière à la température de traitement et d'éli miner les résidus éventuels de la solution de traitement, à la suite de quoi les déformations de texturation au ront été restabilisées uniformément et les boucles et déformations d'enchevêtrement auront été stabilisées uniformément, avec une mémoire élastique relative ment élevée, de sorte que la matière peut supporter par la suite les traitements usuels et l'utilisation normale tout en conservant sa texture, son aspect naturel, son volume et ses caractéristiques de toucher, la matière étant alors prête pour les traitements suivants comme la teinture,
l'application d'un agent antistatique, d'un agent d'absorption des ultraviolets, etc.
Au lieu des liquides de traitement qui ont été men tionnés ci-dessus, on pourrait utiliser n'importe quel autre polyalcool, carbonate d'alcoylène, ou un mélange de ces derniers, ainsi qu'un mélange de n'importe quel polyalcool avec un acide diglycolique ou un acide phos phorique, les résultats obtenus étant analogues.
Il ressort des exemples ci-dessus que l'on peut uti liser n'importe quelle forme de matière synthétique, tri cotée ou tissée, ou bien un mélange quelconque d'une telle matière synthétique avec des fibres ou fils natu rels, ou un mélange avec d'autres matières synthétiques.