<B>Dispositif</B> effectuant <B>l'intégrale par rapport au temps du produit</B> <B>de deux</B> grandeurs <B>variables.</B> La présente invention a pour objet un dispositif effectuant l'intégrale par rapport au temps du produit de deux grandeurs va riables. Il est caractérisé en ce qu'il comporte un appareil et des moyens actionnant cet ap pareil en fonction de l'écart entre une puis sance de consigne et une puissance effective, et en fonction de l'écart entre une fréquence de consigne et une fréquence effective, le tout de manière que l'appareil susdit fournisse l'intégrale par rapport au temps du produit de ces deux écarts.
Le dispositif selon la présente invention est applicable au comptage de l'énergie de participation au maintien de la fréquence dans les réseaux électriques. On désigne sous ce nom l'intégrale, par rapport au temps, du produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence; l'écart de puissance étant égal à la différence entre une puissance de consigne et la puissance effective enregistrée par ce dispositif, tandis que l'écart de fréquence est égal à la différence entre une fréquence de consigne et la fréquence effective.
On sait que, dans les réseaux à courant alternatif, la fréquence tend à s'écarter de sa valeur de consigne lorsqu'apparaît un dés équilibre marqué entre la puissance demandée et la puissance disponible. Ainsi, lorsque la demande de courant devient momentanément trop forte, la fréquence tend à baisser. De même, dans le cas de plusieurs réseaux inter connectés, si l'un de ceux-ci fournit à l'inter- connexion une puissance moindre que la puis sance de consigne qu'il doit fournir, il oblige les autres réseaux à se surcharger et est la cause d'une diminution de la fréquence.
Il est donc rationnel d'encourager par un avantage financier les exploitants (fournis seurs, réseaux interconnectés et gros consom mateurs) à régler leur charge selon la fré quence effective en vue de maintenir cette dernière à une valeur aussi voisine que pos sible de la fréquence de consigne. Cet avan tage financier consiste en une bonification accordée aux exploitants dont la charge tend à maintenir la fréquence à sa valeur de con signe, tandis que les exploitants dont la charge est la cause d'un écart de fréquence ou qui tend à aggraver un écart existant sont pénalisés.
En règle générale, un fournisseur de courant ou un réseau interconnecté reçoit une bonification lorsque l'intégrale par rap port au temps du produit de l'écart de fré quence par l'écart de puissance est négative et pénalisé quand cette intégrale est positive, alors qu'un consommateur est pénalisé quand ladite intégrale est négative et bonifié lors qu'elle est positive.
Les dispositifs que l'on va décrire, en ré férence aux dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécu tion de l'objet de l'invention, sont précisé ment capables de fournir les indications né cessaires pour déterminer cette pénalisation et cette bonification. La fig. 1 montre le schéma d'une forme d'exécution dans laquelle l'appareil capable de faire, de façon continue, l'intégrale par rapport au temps du produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence est ac tionné électriquement.
Les fig. 2, 3 et 4 montrent le schéma d'autres formes d'exécution dans lesquelles cet appareil est actionné mécaniquement.
La fig. 5 montre un détail de la forme d'exécution selon la fig. 4.
Le dispositif représenté à la fig. 1 se com pose d'un appareil 3 capable de faire Pinté-, grale par rapport au temps du produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence, d'une partie 1 constituant des moyens action nant cet appareil en fonction de l'écart de puissance et d'une partie 2 constituant des moyens actionnant cet appareil en fonction de l'écart de fréquence.
La partie 1 comprend un moteur 4 dont la vitesse est fonction de la puissance effec tive; il peut être constitué par un wattmètre à induction du même type que ceux qui sont montés sur les compteurs d'énergie électrique. Ce moteur 4 entraîne un dispositif 5 consti tué par un induit bobiné à collecteur tournant dans le champ d'un aimant permanent, cet induit fournissant, entre des balais fixes glis sant sur ledit collecteur; une tension fonction de sa vitesse de rotation et, par conséquent, de la puissance effective susdite. Une résis tance fixe 6 est montée aux bornes de l'induit du dispositif 5, de manière à être soumise à une tension variant en fonction de la puis sance effective susdite.
Une résistance fixe 7 est reliée à une paire de bornes A d'une source de courant continu, par l'intermédiaire d'une résistance ajustable 8, grâce à laquelle la tension aux bornes de la résistance 7 peut être ajustée selon une puissance de consigne prédéterminée. On peut prévoir des moyens pour faire varier automatiquement, au cours du temps, la tension à laquelle est soumise la résistance 7 selon un programme de variation de la puissance de consigne ainsi que des moyens pour contrôler les variations de cette puissance de consigne.
Les résistances 6 et 7 susdites sont montées en série entre des bornes P, P' de manière que la tension entre ces bornes soit égale à la différence entre les tensions aux bornes des résistances 6 et 7, c'est-à-dire que la tension entre les bornes P, P' soit fonction de l'écart de puissance.
La partie 2 comprend un circuit oscillant série composé d'une bobine de self-inductance ajustable 9 et d'un condensateur 10 et relié, d'une part, à un redresseur 11 de préférence monté en pont et, d'autre part, à une source de courant alternatif ayant une fréquence égale à la fréquence effective, un stabilisateur de tension 12 étant intercalé entre la source de courant alternatif et l'ensemble formé par le circuit oscillant et le redresseur 11. Une résistance fixe 13 est montée aux bornes à courant continu de ce redresseur. La fré quence de résonance du circuit oscillant sus dit est choisie de façon à. être supérieure à la fréquence de consigne.
Ainsi, à une augmen tation de la fréquence correspondra une di minution de l'impédance de ce circuit oscil lant, donc une diminution de la tension à ses bornes, qui devra être compensée par une augmentation de la tension aux bornes de la résistance 13. On voit donc que la tension à laquelle est soumise cette résistance 13 varie en fonction de la fréquence.
Une résistance 14 est reliée à une paire de bornes B d'une source de courant continu par l'intermédiaire d'une résistance ajustable 15, grâce à laquelle la tension aux bornes de la résistance 14 peut être ajustée selon une fréquence de consigne prédéterminée. Les résistances 13 et 14 sont montées en série entre des bornes P, P', de manière que la tension entre ces bornes soit égale à la différence entre les tensions aux bornes des résistances 13 et 14, c'est-à-dire que la tension entre les bornes P,<B>P</B> soit fonction de l'écart de fréquence.
L'appareil 3 comporte un compteur dy namométrique et une minuterie enregistreuse 20. Ce compteur dynamométrique possède un enroulement inducteur 16 relié aux bornes P, P', un induit tournant bobiné 17 possédant Lm collecteur sur lequel glissent des balais fixes reliés chacun à l'une des bornes r; P', et un disque de freinage métallique 18, en traîné par cet induit et tournant entre les branches d'un aimant permanent 19. La minu terie 20 est entraînée à partir de l'induit 17 au moyen d'une démultiplication telle que son index indique un nombre égal à l'intégrale par rapport au temps du produit de l'écart de puissance par l'écart de .fréquence.
Le mouvement de l'induit 17 est sensible ment proportionnel au produit de la tension entre les bornes P, P' par la tension entre les bornes F, F' et le sens de ce mouvement dé pend du signe de ce produit.
Dans le dispositif représenté à la fig. 2, l'appareil 21, capable de faire l'intégrale par rapport au temps du produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence, comprend une minuterie 22 entraînée, par l'intermédiaire d'un différentiel 23, au moyen de deux arbres 24, 24'. Les arbres 24 et 24', ainsi que des appareils servant à les mettre en mouvement, constituent des moyens pour actionner ledit appareil en fonction de l'écart de puissance et de l'écart de fréquence. Chacun des arbres 24 et 24' est actionné par un différentiel 25, respectivement 25', de manière à être animé d'une vitesse égale à la différence entre la vi tesse de l'arbre 26, 26' d'un ensemble moteur 27, 27' et la vitesse de l'arbre 28, 28' d'un moteur 29, 29'.
Par différentiel, on entend ici tout dispositif capable de faire la diffé rence entre deux mouvements, il peut être du type à pignons coniques communément em ployé dans les ponts arrière d'automobiles, il peut aussi être constitué par un train d'en grenages planétaires, par exemple.
L'ensemble moteur 27, 27' fournit un cou ple ajustable selon la puissance de consigne désirée; il comprend un moteur 30, 30' de vitesse sensiblement constante et portant en bout d'arbre un premier disque 31, 31' contre lequel vient s'appuyer un second disque 32, 32', sous l'action d'un poids 33, 33' monté sur un levier coudé 34, 34', de fagon à pouvoir être déplacé par rapport à l'axe de pivote ment 35, 35' de ce levier qui, à son autre extrémité, porte une tête 36, 36' coopérant avec une rainure 37, 37' d'une poulie, de ma- nière à pousser le disque 32, 32' contre le disque 31, 31' avec une pression bien déter minée, en sorte que, le coefficient de frotte ment entre les disques 31, 31' et 32, 32' étant sensiblement constant,
le couple transmis à l'arbre 26, 26' sera aussi sensiblement cons tant et on pourra le faire varier en dépla çant le poids 33, 33' par rapport à l'axe 35, 35'.
L'arbre 26, 26' porte, à l'une de ses extré mités, un disque métallique de freinage 38, 38' tournant entre les branches d'un électro aimant 39, 39' muni d'un enroulement 40, 40'.
Le moteur 29, 29' est un wattmètre d'in duction, du type employé dans les compteurs d'énergie électrique, qui donne un couple fonction de la puissance effective; son arbre 28, 28' porte, à l'une de ses extrémités, un disque métallique de freinage 41, 41' tour nant entre les branches d'un électro-aimant 42, 42' muni d'un enroulement 43, 43'.
Les enroulements 40, 40', 43, 43' des élec tro-aimants susdits sont reliés, en série, aux bornes C, C' à courant continu d'un redres seur 44, dont les bornes D, D' à courant alter natif sont connectées à une source de courant alternatif dont la fréquence est égale à la fréquence effective, et cela par l'intermédiaire d'un circuit oscillant série, composé d'un con densateur 45 et d'une bobine de self-induc tance 46 de préférence ajustable de manière à pouvoir régler la fréquence de résonance de ce circuit oscillant à une valeur égale à la fréquence de consigne, en sorte que le courant passant dans les enroulements 40, 40', 43, 43' est d'autant plus grand que la fréquence effective est proche de la fréquence de con signe.
Chaque disque 38, 38', 41, 41' comporte un dispositif de blocage constitué par un frein à commande électrique, respectivement. 47, 47', 48, 48', dont chacun comprend un enroulement 49, 49', 50, 50' respectivement., entourant deux noyaux magnétiques 53, 54 tendant à se rapprocher lorsque le courant passe dans cet enroulement. Ces noyaux magnétiques actionnent, par l'intermédiaire de leviers 55, 56, des patins 57., 52 qu'un res- sort 57 tend à presser contre le disqLte cor respondant, pour le bloquer, de sorte que, quand aucun courant ne passe dans l'enroule ment du frein en question, le disque corres pondant et l'arbre qui en est solidaire ne peu vent tourner.
Les enroulements 49 et 50 sont reliés en parallèle et l'une des extrémités de l'ensemble ainsi formé est reliée en perma nence à une borne E' d'une source de courant continu, tandis que l'autre extrémité est reliée à un contact 58 d'un relais de fréquence 60. Les enroulements 49' et 50' sont aussi reliés en parallèle, l'une des extrémités de l'ensem ble qu'ils forment étant connectée en perma nence à la borne E' susdite, tandis que l'autre est connectée à un contact 59 du relais de fréquence 60.
Le -fonctionnement du dispositif repré senté à la fig. 2 est le suivant: L'ensemble moteur 27, 27' est réglé, en dé plaçant le poids 33, 33', selon une puissance de consigne prédéterminée, de manière à don ner un couple égal au couple fourni par le moteur 29, 29' lorsque la puissance effective que mesure ce-dernier est égale à cette puis sance de consigne. Le circuit oscillant com posé du condensateur 45 et de la self-induc tance 46 est ajusté de manière à être en réso nance pour une fréquence de consigne prédé terminée.
Le relais de fréquence 60 est réglé de manière à ce que sa lame de contact 61 soit entre les deux contacts 58 et 59 pour ladite fréquence de consigne, le contact n'étant établi avec l'un ou l'autre des contacts 58 et 59 que pour un certain écart de fré quence minimum. Supposons que cette lame 61 touche le contact 58 pour une fréquence effective plus petite que la fréquence de con signe et le contact 59 pour une fréquence effective plus grande que cette fréquence de consigne, la fig. 2 montrant la lame 61 dans cette deuxième position, donc pour un écart de fréquence négatif.
Les enroulements 49' et 50' des freins 47', 48' sont mis sous tension, en sorte que les disques 38' et 41' sont libérés. Les enroulements 49 et 50 des freins 47, 48 n'étant pas sous tension, les disques 38 et 41 sont bloqués ainsi que les arbres 26 et 28. L'arbre 24 devant être entraîné proportion nellement à la différence de vitesse entre les arbres 26 et 28 sera, lui aussi, immobile. Donc, la minuterie 22 ne sera plus entraînée que par l'arbre 24' et cela grâce au différentiel 23.
L'arbre 26' prend une vitesse telle que le couple, .sensiblement constant, de l'ensemble moteur 27' soit équilibré par le couple de frei nage produit par l'action du champ magné tique de l'électro-aimant 39' sur le disque 38', cette vitesse est d'autant plus petite que ce champ est grand, c'est-à-dire, comme l'inten sité passant dans l'enroulement 40' est fonc tion inverse de l'écart de fréquence (en va leur absolue), d'autant plus petite que l'écart de fréquence est petit. On voit donc qu'en définitive la vitesse de l'arbre 26' est fonction de l'écart de fréquence et de la puissance de consigne représentée par le couple de l'en semble -moteur 27'.
L'arbre 28' prend une vitesse telle que le couple du moteur 29', fonction de la puissance effective, soit équilibré par le couple de frei nage produit par l'action du champ magné tique de l'électro-aimant 42' sur le disque 41', cette vitesse est donc fonction, d'une part, de la puissance effective, représentée par le cou ple du moteur 29' et, d'autre part, de l'écart de fréquence.
Le différentiel 25' fait la différence entre une vitesse fonction de la puissance de con signe et de l'écart de fréquence et une vitesse fonction de la puissance effective et de l'écart de fréquence, en sorte que l'arbre 24', et par conséquent la minuterie 22, tournent à une vi tesse fonction de l'écart de puissance et de l'écart de fréquence.
La vitesse de l'arbre 24' est à peu de chose près proportionnelle à l'écart de fréquence et à l'écart de puissance, car la vitesse de rota tion d'un disque métallique tournant entre les branches d'un électro-aimant à courant con tinu est proportionnelle au couple du moteur qui l'entraîne et inversement proportionnelle au champ magnétique de l'électro-aimant qui est lui-même proportionnel à l'intensité par- courant la bobine de l'électro-aimant, si le cir cuit magnétique de ce dernier n'est pas saturé. L'intensité passant dans l'enroulement de chaque électro-aimant est inversement propor tionnelle à l'impédance de l'ensemble composé du redresseur 44 et du circuit oscillant 45, 46.
Or, l'impédance dudit ensemble peut être considérée comme proportionnelle à l'écart de fréquence, à condition que l'impédance à la fréquence de résonance de cet ensemble soit très petite. En conclusion, on pourra consi dérer les vitesses des arbres 26, 26' comme proportionnelles au produit de la puissance de consigne par l'écart de fréquence, les vi tesses des arbres 28, 28' comme proportion nelles au produit de la puissance effective par l'écart de fréquence et, par conséquent, les vitesses des arbres 24, 24' sont proportion nelles, dans les limites d'erreur admises, au produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence.
Le sens de rotation de la minu terie 22 dépend du signe du produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence, de sorte que, étant donné un écart de puissance, posi tif par exemple, elle doit tourner dans un sens différent selon la position de la lame de contact 61 du relais de fréquence 60. Lorsque le signe de l'écart de fréquence change, par exemple s'il devient positif, la lame 61 du relais 60 touche le contact 58, provoquant le blocage des disques 38' et 41' et le déblocage des disques 38 et 41.; le fonctionnement est le même, sauf que l'entraînement de la minu terie 22 se fait par l'arbre 24.
Si la fréquence effective devient pratiquement égale à la fré quence de consigne, la lame de contact 61 ne touche aucun des contacts 58, 59 et tous les disques de freinage sont bloqués, de sorte que la minuterie n'est soumise à aucun entraîne ment, quel que soit l'écart de puissance.
Le dispositif représenté à la fig. 3 com prend une minuterie 62 constituant l'appa reil destiné à faire le produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence. Cette mi nuterie est entraînée, par l'intermédiaire d'un arbre 63, au moyen d'un différentiel 64, lui- même actionné, d'une part, par un arbre 65, et, d'autre part, par un arbre 66. Le diffé- rentiel 64 et les dispositifs auxquels il est relié grâce aux arbres 65 et 66 constituent des moyens actionnant ledit appareil en fonction de l'écart de puissance et de l'écart de fré quence.
La vitesse de l'arbre 65 est égale à la dif férence de vitesse entre un arbre 67 et un arbre 68, grâce à un différentiel 69. Chacun des arbres 67, 68 est mis en mouvement par un moteur 70, 71 respectivement, fournissant un couple constant et ajustable selon la puis sance de consigne désirée, et un disque de freinage 72, 73 tournant entre les branches d'un électro-aimant 74, 75. L'enroulement 76 de l'électro-aimant 74 est parcouru par un courant inversement proportionnel à la fré quence de consigne.
Comme le couple de frei nage du disque devant équilibrer le couple moteur est proportionnel à la vitesse de ce disque et au courant passant dans l'enroule ment de l'électro-aimant, la vitesse de l'arbre 67 est proportionnelle au produit dudit couple moteur par l'inverse de ce courant, c'est-à-dire au produit de la puissance de consigne par la fréquence de consigne. L'enroulement 77 de l'électro-aimant 75 est parcouru par un cou rant qui, dans les limites de variation de la fréquence effective, peut être considéré comme inversement proportionnel à cette fréquence, en sorte que la vitesse de rotation de l'arbre 68 est proportionnelle au produit de la puis sance de consigne par la fréquence effective.
Le différentiel 69 entraînant l'arbre 65 à une vitesse égale à la différence de vitesse entre les arbres 67 et 68, cet arbre tourne à une vitesse égale à la différence entre, d'une part, le produit de la puissance de consigne par la fréquence de consigne et, d'autre part, le produit de la puissance de consigne par la fréquence effective, c'est-à-dire à une vitesse proportionnelle au produit de la puissance de consigne par l'écart de fréquence.
La vitesse de l'arbre 66 est égale à la dif férence de vitesse entre un arbre 78 et un arbre 79, grâce à un différentiel 80. Chacun des arbres 78, 79 est mis en mouvement par un moteur 81, 82, fournissant un couple sen siblement proportionnel à la puissance effec- tive, et un disque de freinage 83, 84 tournant entre les branches d'un électro-aimant 85, 86. L'enroulement 87 de l'électro-aimant 85 est parcouru par un courant inversement propor tionnel à la fréquence de consigne.. La vitesse de l'arbre 78 est donc proportionnelle au pro duit de la puissance effective par la fréquence de consigne.
L'enroulement 88 de l'électro aimant 86 est parcouru par un courant qui, dans les limites de variation de la fréquence effective, peut être considéré comme inverse ment proportionnel à cette fréquence, en sorte que la vitesse de rotation de l'arbre 79 est proportionnelle au produit de la puissance effective par la fréquence effective.
Le différentiel 80 entraînant l'arbre 66 à une vitesse égale à la différence de vitesse entre les arbres 78 et 79, cet arbre tourne à une vitesse égale à la différence entre, d'une part, le produit de la puissance effective par la fréquence de consigne et, d'autre part, le produit de la puissance effective par la fré quence effective, c'est-à-dire à une vitesse pro portionnelle au produit de la puissance effec tive par l'écart de fréquence.
Comme le différentiel 64 entraîne l'arbre 63 proportionnellement à la différence entre la vitesse de l'arbre 65 et celle de l'arbre 66, il est évident que la vitesse de cet arbre, qui est égale à la différence entre, d'une part, le produit de la puissance de consigne par l'écart de fréquence et, d'autre part, le pro duit de la puissance effective par l'écart de fréquence, est proportionnelle au produit de l'écart de fréquence par l'écart de puissance.
Chacun des moteurs 70, 71 peut être constitué par un induit bobiné à collecteur tournant dans le champ d'un aimant perma nent. Des balais glissant sur ledit collecteur amènent à cet induit une tension continue réglable grâce à un potentiomètre 89. Cette tension est réglée de manière que le couple produit par cet induit soit égal au couple produit par le moteur 81, 82 lorsque celui-ci mesure une puissance égale à la puissance de consigne.
Chacun des moteurs 81 et 82 est constitué par un wattmètre à induction du type de ceux qui entraînent les compteurs d'énergie électrique.
Les enroulements 76 et 87 des électro- aimants 74 et 85, respectivement, sont montés, de préférence en série, aux bornes d'un po tentiomètre 90, de manière à être soumis à une tension continue réglable selon la fréquence de consigne. Cette tension est réglée de ma nière que l'intensité passant dans les enroule ments 76 et 87 soit égale à celle qui passe dans les enroulements 77 et 88 quand la fré quence effective du courant alternatif est .égale à la fréquence de consigne.
Les enroulements 77 et 88 des électro- aimants 75 et 86, respectivement, sont montés, de préférence en série, aux bornes<I>L, L' à</I> courant continu, d'un redresseur 91 dont les bornes G, G' à courant alternatif sont con nectées, par l'intermédiaire d'un circuit oscil lant série comprenant une bobine de self- inductance ajustable 92 et un condensateur 93,à une source de courant alternatif dont la fréquence est égale à la fréquence effec tive susdite.
Le circuit oscillant 92, 93 est réglé de manière que sa fréquence de réso nance soit plus petite que la fréquence de consigne, en sorte que le courant le traversant soit à peu de chose près inversement propor tionnel à la fréquence effective, dans les limites de variation de cette fréquence.
Le dispositif représente à la fig. 4 com prend une minuterie 94 constituant l'appareil destiné à faire l'intégrale par rapport au temps du produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence. Cette minuterie est en traînée, par l'intermédiaire d'un arbre 95, au moyen d'un différentiel 96, lui-même actionné, d'une part, par un arbre 97 et, d'autre part, par un arbre 98. Le différentiel 96 et les dispositifs auxquels il est relié grâce aux arbres 97 et 98 constituent les moyens action nant ledit appareil en fonction de l'écart de fréquence et de l'écart de puissance.
L'arbre 97 est accouplé à un compteur 99 comportant deux moteurs 100 et 101 dont l'un fournit un couple proportionnel à la puissance de consigne et l'autre un couple, de sens inverse, sensiblement proportionnel à la puissance effective. Le couple fourni par le compteur 99 est donc proportionnel à l'écart de puissance. L'arbre 97 comporte encore un disque métallique 102 tournant entre les branches d'un électro-aimant 103 dont l'en roulement 104 est parcouru par un courant continu inversement proportionnel à la fré quence de consigne et réglable grâce à une résistance variable 105.
La vitesse de l'arbre 97 est telle que le couple de freinage, produit par l'action du champ magnétique de l'élec- tro-aimant 103 sur le disque 102, soit égal au couple produit par le compteur 99. Étant donné que, pour un champ magnétique cons tant de l'électro-aimant, le couple de freinage du disque 102 est proportionnel à sa vitesse, la vitesse de l'arbre est proportionnelle au produit du couple fournit par le compteur 99 par l'inverse du champ magnétique de l'élec- tro-aimant 103, c'est-à-dire, si le circuit ma gnétique de cet électro-aimant n'est pas sa turé, par l'inverse du courant passant dans l'enroulement 104.
Comme on le comprend, la vitesse de l'arbre 97 est proportionnelle au produit de l'écart de puissance par la fré quence de consigne.
L'arbre 98 est accouplé à un compteur 106 semblable au compteur 99 et comportant deux moteurs 107 et 108 dont l'un fournit un cou ple proportionnel à la puissance de consigne et l'autre un couple, de sens inverse, sensible ment proportionnel à la puissance effective. Le couple fourni par le compteur 106 est donc proportionnel à l'écart de puissance. L'arbre 98 comporte encore un disque métal lique 109 tournant entre les branches d'un électro-aimant 110 dont l'enroulement 111 est parcouru par un courant variant inversement proportionnellement à la fréquence effective.
La vitesse de l'arbre 98 est telle que le couple de freinage, dû à l'action du champ magnétique de l'électro-aimant 110 sur le dis que métallique 109, équilibre le couple moteur du compteur 106. Cette vitesse est donc pro portionnelle au produit de l'écart de puis sance par l'inverse du courant passant dans l'enroulement 111. Comme ce courant est in versement proportionnel à la fréquence effec- tive, cette vitesse est proportionnelle au pro duit de l'écart de puissance par la fréquence effective.
La vitesse de rotation de l'arbre 95 est. proportionnelle à la différence entre la vi tesse de rotation de l'arbre 97 et celle de l'arbre 98, c'est-à-dire égale à la différence entre, d'une part, le produit de l'écart de puissance par la fréquence de consigne et, d'autre part, le produit de l'écart de puis sance par la fréquence effective. L'arbre 95 tourne donc à une vitesse proportionnelle au produit de l'écart de puissance par l'écart de fréquence.
L'enroulement 111 de l'électro-aimant 110 est connecté aux bornes à courant continu 4, 4' d'un redresseur 112 dont les bornes à cou rant alternatif J, J' sont reliées, par l'inter médiaire d'un circuit oscillant série composé d'un condensateur 113 et d'une bobine de self- inductance ajustable 114, à une source de cou rant alternatif dont la fréquence est égale à la fréquence effective. La fréquence de réso nance du circuit oscillant 113, 114 est plus petite que la fréquence de consigne, de faon que l'intensité du courant passant dans ce. circuit oscillant soit, dans les limites de va riation de la fréquence effective, inversement proportionnelle à la fréquence.
La fig. 5 montre, à titre d'exemple, le dé tail de l'alimentation des moteurs 100, 101, 107 et 108 dans le cas d'un courant alternatif monophasé, tous ces moteurs étant du type employé dans les compteurs d'énergie électri que, 101 et 108 devant mesurer la puissance effective à l'endroit d'une canalisation élec trique où le dispositif est monté, les bobines d'intensité 115 du moteur<B>101</B> et 116 du mo teur 108 sont montées de manière que tout le courant de la canalisation les traverse; les bo bines de tension 117 du moteur 101 et 118 du moteur 108 étant montées entre les fils 119 et 120 composant ladite canalisation. Un stabili sateur de tension 121 est connecté, par ses bornes Z, aux fils<B>119</B> et 120 susdits et four nit par ses bornes V une tension pratiquement constante.
Un enroulement primaire 122 d'un transformateur est relié aux bornes V sus- dites, en sorte qu'in enroulement secondaire 123 de ce même transformateur produit une tension indépendante des variations de la tension entre les fils 119 et 120. Cet enroule ment 123 alimente, par l'intermédiaire d'une résistance variable 124, les bobines d'intensité 125 du moteur 100 et 126 du moteur 107, ces bobines étant montées en série de manière qu'il passe la même intensité dans l'une et l'autre.
Les enroulements tension 127 du mo teur 100 et 128 du moteur 101 sont reliés en parallèle aux bornes V recevant ainsi une tension indépendante de la tension entre les fils 119 et 120 qui peut varier selon la puis sance que traverse la canalisation.