Elément de hourdis pour plancher à ossature. Parmi la multitude des éléments de hour dis employés jusqu'à présent aussi bien dans les planchers à ossature métallique que pour ceux construits en béton armé, aucun n'est susceptible d'être mis en oûuvre sans avoir préalablement donné soit à l'ossature métal lique, soit au coffrage des nervures d'un plancher en béton armé une pose rigoureuse ment parallèle et un écartement exactement uniforme. Cette sujétion rend la pose de ce genre de hourdis difficile et nécessite une main-d'aeuvre stylée.
La présente invention a pour but de sup primer ces inconvénients grâce à. un élément de hourdis qui permette une pose rapide et sûre même lorsque l'écartement des appuis varie de l'ordre de 20 cm. De la forme nou velle de l'élément de hourdis en question ré sulte implicitement la possibilité d'établir des planchers en béton armé sans coffrage.
Suivant l'invention, ledit élément de hour dis comporte une embase et une aile façon nées de telle manière que deux éléments pla cés côte à côte et s'appuyant alternativement sur deux poutres contiguës de l'ossature puissent s'épauler mutuellement. Les hourdis peuvent être en matériaux quelconques, tels que poterie, béton de scories, de gre nailles de briques, de pierre ponce, de sciure de bois et autres. Ils sont au besoin renforcés d'une armature. Pour satisfaire aux exi gences variées qui se présentent dans les constructions, on peut prévoir ces hourdis en dimensions échelonnées suivant l'écartement des ossatures, variant, par exemple, entre 30 et 100 cm en longueur et 10 à 20 cm en hau teur.
L'épaulement peut être unilatéral ou bilatéral.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un tel élément de hourdis et son application à des planchers à ossature métallique, en bois et en béton armé.
Sont représentés à la fig. 1 un élément. de hourdis en perspec tive, fig. 2 une deuxième forme d'exécution d'un tel élément., fig. 3 une troisième forme d'élément de hourdis à exécution creuse, fi-.
4 une quatrième forme d'un élément de hourdis creux en deux parties, fig. 5 une portion de plancher à ossature métallique auquel l'élément de hourdis est appliqué, fig. 6 un exemple d'application de l'élé ment de hourdis à un plancher en béton armé ne nécessitant pas de coffrage, fig. î une vue longitudinale partielle d'une nervure du plancher représenté à la fig. 6 montrant la disposition des armatures, fig. 8 une coupe transversale à plus grande échelle d'une nervure, fig. 9 un exemple d'application de l'élé ment de hourdis à un plancher à ossature en bois.
Cet élément de hourdis (fig. 1 à 4) est constitué par une embase et une aile à ouver ture de préférence obtuse, dont l'embase 1 dé passe l'aile 2 en largeur, de manière à cons tituer unilatéralement ou de part et d'autre de celle-ci des épaulements 3. Ceux-ci servent d'appui aux ailes des éléments voisins, dis posés en sens inverse (fig. 5 et 9).
Dans le but d'améliorer l'assise des em bases 1 sur l'ossature, on peut prévoir dans les embases une feuillure 5 qui prend dans l'arête de la semelle de la poutrelle 4 (fig. 5). Une encoche 6 (fig. 5) permettra de loger des traverses 7 servant de support au lattis 8 d'un plafond en plâtre. On peut aussi prévoir des doguets 9 (fig. 1) en bois, pris dans les em bases 1 pour permettre, à l'aide de clous, d'y fixer le lattis du plafond ou des dalles de plâtre ou autres éléments de plafond. L'angle de l'élément est renforcé par une voussure 10.
On conçoit par l'examen de la disposition adoptée à la fig. 5 que les ailes 2 des hourdis peuvent, sans inconvénient, dépasser les épaulements 3 sur lesquels elles s'appuyent et même surplomber les poutrelles 4, si celles- ci sont de hauteur phis faible que les em bases. De cette propriété résulte le grand avantage de pouvoir poser les hourdis même sur des poutrelles non parallèles.
Des rainures 12 (fig. 1) dans les ailes 2 servent à y loger les lambourdes 13 (fig. 5) sur lesquelles se fixe le parquet 14.
Lorsqu'il s'agit d'établir un plancher en béton armé (fig. 6 à 8), l'ossature, formée par des nervures, est déterminée par des caissons construits, d'une part, à l'aide de deux mem brures parallèles 16 et 17 reliées entre elles par des montants 18. Les hourdis qui peuvent se placer de la même manière que celle illus trée aux fig. 5 et 9 constituent avec les bois 16 et 17 le coffrage des nervures, dans les quelles il suffit de placer les armatures 19 et de couler le béton. Les semelles 16 et 17 de meurent, après coulage du béton, à la dalle.
La semelle inférieure 16 facilite la fixation du lattis du plafond, la semelle 17 fait fonction de lambourde polir le plancher 20. Ces semelles 16 et 17, combinées avec les montants 18, constituent aine poutre dont le moment d'inertie est relativement important, de sorte que l'ensemble résiste à la; flexion et peut, dans la majeure partie des cas, sup porter le poids propre de la dalle lors du cou lage du béton, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à des étais.
Pour assurer un écartement régulier des armatures 19 de la semelle inférieure 16, on peut placer de distance en distance des dé chets de fers ronds 21 d'environ 5 mm de dia mètre (fig. 8).
Dans certains cas, on peut prévoir pour la dalle une légère armature à grand espace ment. On peut aussi prévoir un plancher en béton armé constitué par des poutrelles pré fabriquées à armatures précontraintes sur les quelles reposent les hourdis.
Comme l'indiquent les fig. 6 et 8, l'em base du hourdis représenté diffère de la forme d'exécution montrée à la fig. 1, en ce sens que la feuillure 5 est disposée sur l'arête intérieure qui s'appuie sur des tasseaux ad hoc 23 montés sur la semelle inférieure 16.
Les rainures 12 servent dans ce cas à lier le hourdis intimement à la dalle de béton; de manière qu'il y adhère fortement, indépen damment du coffre-porteur en bois.
Un renforcement éventuel 24 en fer plat ou autre de la semelle inférieure 16 permet d'augmenter la portée des coffres des ner vures sans l'emploi de chandelles.
Quelle que soit la forme d'exécution adop tée polir les hourdis (fig. 1 à 4), l'application à des planchers d'ossature quelconque reste la même.
De légères modifications dans l'emplace ment des doguets 25 (fig. 1), fourrures 26 (fig. 2) ne changent rien au principe fonda mental, pas plus que l'exécution creuse de l'aile 2- (fig. 3) solidaire de l'embase 1 ou assemblée à queue d'aronde 27 (fig. 4) avec celle-ci.
Slab element for frame floor. Among the multitude of hour dis elements used up to now both in metal frame floors as for those built in reinforced concrete, none is likely to be implemented without having previously given either to the metal frame lique, or to the formwork of the ribs of a reinforced concrete floor, laying rigorously parallel and an exactly uniform spacing. This subjection makes the installation of this kind of slab difficult and requires a stylish workforce.
The object of the present invention is to eliminate these drawbacks by virtue of. a slab element that allows rapid and safe installation even when the spacing of the supports varies by around 20 cm. The new form of the slab element in question implicitly results in the possibility of establishing reinforced concrete floors without formwork.
According to the invention, said hour dis element comprises a base and a wing in such a way that two elements placed side by side and resting alternately on two contiguous beams of the framework can support each other. The slabs can be of any material, such as pottery, slag concrete, gravel brick, pumice stone, sawdust and others. They are reinforced with a frame if necessary. To meet the various requirements which arise in constructions, these slabs can be provided in staggered dimensions according to the spacing of the frameworks, varying, for example, between 30 and 100 cm in length and 10 to 20 cm in height.
The shoulder can be unilateral or bilateral.
The appended drawing represents, by way of example, an embodiment of such a slab element and its application to metal frame floors, made of wood and reinforced concrete.
Are shown in fig. 1 an item. of slabs in perspec tive, fig. 2 a second embodiment of such an element., FIG. 3 a third form of hollow execution slab element, fi.
4 a fourth form of a hollow slab element in two parts, fig. 5 a metal frame floor portion to which the slab element is applied, fig. 6 an example of application of the slab element to a reinforced concrete floor not requiring formwork, fig. î a partial longitudinal view of a rib of the floor shown in FIG. 6 showing the arrangement of the reinforcements, fig. 8 a cross section on a larger scale of a rib, fig. 9 an example of application of the slab element to a wood frame floor.
This slab element (fig. 1 to 4) is constituted by a base and a wing with preferably obtuse opening, the base 1 of which passes the wing 2 in width, so as to constitute unilaterally or on both sides. the other of this one of the shoulders 3. These serve as support for the wings of the neighboring elements, arranged in the opposite direction (fig. 5 and 9).
In order to improve the seating of the bases 1 on the framework, a rebate 5 can be provided in the bases which takes in the edge of the flange of the beam 4 (fig. 5). A notch 6 (fig. 5) will accommodate cross members 7 serving as a support for the lath 8 of a plaster ceiling. It is also possible to provide wooden doguets 9 (Fig. 1), taken from the bases 1 to allow, using nails, to fix the ceiling lath or plaster slabs or other ceiling elements. The angle of the element is reinforced by an arch 10.
It can be seen by examining the arrangement adopted in FIG. 5 that the flanges 2 of the slabs can, without inconvenience, exceed the shoulders 3 on which they are based and even overhang the joists 4, if the latter are of low height than the em bases. From this property results the great advantage of being able to lay the slabs even on non-parallel joists.
Grooves 12 (fig. 1) in the wings 2 serve to accommodate the joists 13 (fig. 5) on which the parquet 14 is fixed.
When it comes to establishing a reinforced concrete floor (fig. 6 to 8), the framework, formed by ribs, is determined by caissons constructed, on the one hand, using two membranes. parallel ribs 16 and 17 interconnected by uprights 18. The slabs which can be placed in the same way as that illustrated in FIGS. 5 and 9 together with the timber 16 and 17 constitute the formwork for the ribs, in which it is sufficient to place the reinforcements 19 and to pour the concrete. The soles 16 and 17 die, after pouring the concrete, to the slab.
The lower flange 16 facilitates the fixing of the lath of the ceiling, the flange 17 acts as a joist to polish the floor 20. These flanges 16 and 17, combined with the uprights 18, form a beam groin whose moment of inertia is relatively large, of so that the whole resists the; bending and can, in most cases, support the slab's own weight when pouring concrete, without the need for props.
To ensure a regular spacing of the reinforcements 19 of the lower flange 16, it is possible to place waste round iron 21 of about 5 mm in diameter from one distance to another (FIG. 8).
In some cases, a light reinforcement with a large space can be provided for the slab. It is also possible to provide a reinforced concrete floor consisting of pre-fabricated beams with prestressed reinforcements on which the slabs rest.
As shown in Figs. 6 and 8, the base of the slab shown differs from the embodiment shown in FIG. 1, in that the rebate 5 is arranged on the inner edge which rests on ad hoc cleats 23 mounted on the lower sole 16.
The grooves 12 serve in this case to connect the slab intimately to the concrete slab; so that it adheres strongly, independently of the wooden carrier.
A possible reinforcement 24 of flat iron or the like of the lower sole 16 makes it possible to increase the range of the chests of the nerves without the use of candles.
Whatever the form of execution adopted for polishing the slabs (fig. 1 to 4), the application to any framing floors remains the same.
Slight modifications in the position of the doguets 25 (fig. 1), furs 26 (fig. 2) do not change the fundamentals principle, nor does the hollow execution of the wing 2- (fig. 3). integral with the base 1 or assembled with a dovetail 27 (FIG. 4) therewith.