Procédé pour comparer les phases respectives de deux tensions alternatives, notamment pour la commande des appareils de protection sélective des lignes ' de transport d'énergie, et installation pour la mise en aeuvre de ce procédé. La présente invention, due à M.
Che vallier, comprend un procédé pour comparer les phases respectives de deux tensions alter natives, notamment pour la commande des appareils de protection sélective des lignes de transport d'énergie, ledit procédé étant carac- térisé par le fait que l'on compare ces ten sions en les appliquant à des comparateurs munis de redresseurs et propres à faire apparaître, à la sortie, une tension continue Al AZ cos 92, où Al et A= sont, les valeurs nominales desdites tensions alternatives.
L'invention comprend aussi une installa tion pour la mise en oeuvre de ce procédé, cette installation étant. caractérisée par le fait que les tensions alternatives à comparer sont appliquées à des comparateurs compre nant chacun deux cellules à redresseurs secs qui reçoivent respectivement la somme et la différence des tensions à comparer.
Dans le cas où l'invention est destinée à être appliquée aux appareils pour la protec tion sélective des réseaux, les tensions à com parer peuvent être des tensions en phase avec la tension et le courant à chaque extré mité de section ou des tensions en phase avec les courants respectifs aux deux extrémités de la section.
L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de des cription qui suit, ainsi que des dessins ci- annexés, lesquels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés qu'à titre d'indi cation.
La fig. 1 est un schéma rappelant la dis position des appareils de protection sur plu sieurs sections d'une ligne, avec indication du sens des courants se propageant lors d'un court-circuit.
La fig. 2 est un schéma d'ensemble d'une installation utilisant des relais électroniques. La fig. 3 est un schéma d'un dispositif wattmétrique, de fonctionnement électronique. La fig. 4 montre, schématiquement, un re lais wattmétrique directionnel destiné à être appliqué à un ensemble tel que représenté fig. 2.
Les fig. 5 à 7 montrent, schématiquement, trois autres dispositions susceptibles d'être utilisées pour un tel relais.
La fig. 8 est une courbe illustrant le prin cipe du dispositif de la fig. 9.
La fig. 9 montre, schématiquement, un dispositif pour mesurer le produit de deux fonctions sinusoïdales, notamment destiné à un relais de protection sélective pour réseaux de distribution d'énergie.
La fig. 10 montre, schématiquement, un système d'enroulements complémentaires prévu pour le dispositif de la fig. 9, dans le cas où l'on désire mesurer la puissance des diverses composantes symétriques (homopolaire, di recte et inverse).
La fig. 11 montre, schématiquement, une installation pour mesurer ou enregistrer, éventuellement en vue de réglages, l'angle de déphasage présenté par les tensions ou cou rants à la sortie ou à l'entrée de deux stations d'un réseau de distribution d'énergie.
La fig. 12, enfin, montre une installation pour la protection sélective.
A la fig. 1, on a supposé avoir une ligne d'un -réseau à plusieurs sections telles que <I>AB</I> BC-CD et muni d'un système de pro tection sélective par relais directionnels.
En ce qui concerne ce système dans son ensemble, on prévoit donc, aux extrémités de chaque section, des ensembles d'appareils tels que a2, bl, b2 ... dl comprenant des disjonc teurs et divers dispositifs propres soit à les déclencher, soit, au contraire, à les verrouil ler, cela sous l'action directe ou indirecte de relais directionnels influencés par le sens des courants de défaut.
On sait, en effet, qu'un défaut dissymé trique se comporte, au point où il se produit, comme une source de puissances homopolaires ou inverses, suivant sa nature, se dirigeant vers les éléments équilibrés du réseau, tandis que, dans le cas d'un défaut symétrique, les puissances directes se dirigent vers lui.
Il en résulte, aux extrémités des sections telles que ci-dessus considérées, l'apparition de courants, de tensions et, par suite, de puissances, dont les sens sont déterminés par la position du défaut (et sont indiqués sur la fig. 1 par des flèches, pour un court-circuit supposé se trouver sur la section<I>BC).</I> On conçoit donc qu'il est possible de faire travailler dans des conditions différentes (suivant le sens desdits courants, tensions ou puissances) les relais placés aux diverses extrémités;
c'est ainsi que, pour un défaut tel que celui représenté, les relais agiront de façon à déclencher les dis joncteurs en b2 et & et, de plus, à opérer le
EMI0002.0031
verrouillage, à distance, des disjoncteurs des sections voisines tels que a2 et b'.
Les conditions qui viennent d'être rappe lées ont été réalisées, jusqu'à présent, à l'aide de divers relais, qui étaient généralement du type électrodynamique; or, de tels appareils possèdent une inertie notable, ainsi que des composantes selfiques qu'il faut compenser et ne permettent pas d'obtenir toute sensibi lité désirable.
Au lieu de recourir à ces relais électro dynamiques, on peut procéder de façon telle que les variables à mesurer soient appliquées à des circuits électroniques susceptibles de faire apparaître une grandeur - par exem ple une tension - dont le sens soit fonction de :celui desdites variables, grandeur que l'on utilise pour actionner, automatiquement et de la manière désirée, les disjoncteurs ou autres appareils de protection.
A cet effet, on pourra s'y prendre de nom breuses façons différentes, notamment selon la nature des variables utilisées pour action ner les relais.
S'il s'agit, comme on le supposera dans ce qui suit, de réaliser des relais wattmétri- ques, donc influençables par la puissance, la grandeur à faire apparaître sera de la forme UI cos<B>99:</B> on mettra avantageusement à profit, pour l'obtenir, les principes connus en matière de modulation, en tenant compte de ce que les deux fonctions qu'il s'agit ici de moduler l'une par l'autre sont de même fré quence, mais décalées d'iun angle qp, puis qu'elles correspondent aux tensions et cou rant instantanés:
EMI0002.0046
On sait que la modulation l'une par l'au tre des deux fonctions sinusoïdales de fré quences distinctes S2 et co donne lieu à une fonction de la forme: A (1 + m cos cot) cos Dt, laquelle se développe de la façon suivante: Dans l'application envisagée ici, la fonction précédente deviendra:
EMI0003.0001
On voit. qu'elle comporte un terme cons tant:
EMI0003.0002
cos 95 si l'on considère 9- comme constant, le seul à retenir, puisqu'il est pro portionnel à la puissance moyenne et qu'il change de signe avec celle-ci; les deux autres termes sont de nature alternative et pourront être aisément éliminés par des filtres ou par tous autres moyens.
Pour réaliser une modulation de ce genre, on peut utiliser tous montages connus.
C'est ainsi qu'on a avantageusement re cours à des tubes à plusieurs électrodes, du genre de ceux qui ont déjà été utilisés pour constituer des wattmètres électroniques (les quels n'avaient reçu leur application, jus qu'ici, que sur des compteurs de puissance pour lesquels il s'agissait de mesurer la va leur de cette dernière sans se préoccuper spé cialement de son sens; alors qu'il s'agit ici, au contraire, de déterminer le sens de la puis sance mesurée, puis de s'en servir pour action ner des appareils).
Sur la fig. 3, on a représenté une pen- thode fonctionnant en wattmètre, selon un schéma connu. Si l'on suppose que l'on appli que sur la première grille g1 une tension el qui soit fonction de celle zc à mesurer (et re présentée par u sur le dessin) et, sur une autre grille, notamment la grille d'arrêt g?, une tension e2 qui soit elle-même fonction du courant i (et représentée par i sur le dessin), la différence de phase 9p entre ii et i étant conservée,
on obtient aux bornes d'une résis tance R une tension V de la forme F ci dessus.
Après avoir éliminé les termes alternatifs par un circuit filtre tel que L C, on peut uti liser le terme<I>K U I cos</I> (p pour actionner tous contacts ou relais propres à commander de façon appropriée les appareils de protection et, cela, en fonction du sens de ce terme, donc de la puissance moyenne.
Il y aura lieu, comme on le voit, de faire 5 en sorte que le sens de ladite puissance soit explicite, ce qui peut être obtenu par des montages différentiels appropriés tels, par exemple, que les suivants Dans la forme d'exécution représentée en 5 fig. 4, on applique les tensions (Iii) et (i)<B><I>à</I></B> un tube Ll, auquel on accouple un deuxième tube Lz destiné à fournir une tension de com paraison. Les sources 1-2-3 sont supposées, sur le dessin, représenter les polarisations, 6 lesquelles peuvent, bien entendu, être varia bles.
On prévoit, dans le circuit de sortie, deux résistances RI et R-, dont l'une au moins est variable, de façon à permettre un réglage initial, sur une résistance Q insérée entre deux e points a et b, en parallèle sur RI et R2. Enfin, on applique les tensions régnant en ces points <I>a</I> et b à deux triodes h et 12 (ou à des ampli ficateurs) par lesquelles on fait commander les relais tels que ml et ace, qui sont suscep- 7 tibles eux-mêmes d'actionner les appareils protecteurs par des moyens convenables, éventuellement par émission de courants por teurs.
Il est aisé de régler cet ensemble de façon 7 à, réaliser les conditions requises.
Il suffit, par exemple, que les tensions (u) et (i) étant appliquées aux grilles g1 et ,g3 et étant supposées décalées de
EMI0003.0033
la résistance $ R- soit réglée de telle façon que la tension aux bornes de la résistance O soit alors nulle.
Dans ces conditions, si l'on suppose main tenant que (u) et<I>(i)</I> sont en phase (cos 99 = 1), le courant dans la penthode Ll $ croît de la valeur proportionnelle à -
EMI0003.0039
et la tension résultante prise aux bornes de RI et R- diminue. Il s'ensuit que le point b de vient positif par rapport au point a et que la 9 grille de la triode<B>Il</B> devient positive par rap port au point milieu c : le courant plaque de 12 excite donc le relais in', tandis qu'il ne se passe rien au relais ml.
Si, au contraire, la puissance change de sens (cos P = -1), le point cc devient posi tif par rapport au point b et c'est, au con traire, le relais ml qui se ferme.
On a bien là un ensemble qui répond au but que l'on se propose, cela puisque en l'absence de défaut (c'est-à-dire en l'absence de puissance, si l'appareil est réglé pour mesurer les puissances homopolaires ou inverses), les relais tels que ml et m2 demeu rent hors d'action, et, aussitôt qu'apparaît un défaut (donc une puissance), l'un ou l'autre des relais se met à -fonctionner, selon que la puissance de défaut passe dans un sens ou dans l'autre, ce qui permet, dans les deux .cas, d'opérer des déclenchements et les verrouillages désirés.
Le relais m2 du relais directionnel associé au disjoncteur b2 provoque, par exemple, dans le sens correspondant au cas de la fig. 1 et en étant actionné, le déclenchement de b2, tandis que, au contraire, le relais ml demeure au repos. Le relais m2 du relais directionnel associé au disjoncteur b1 reste au repos, ver rouillant ainsi b1, tandis que le relais ml commande ime émission de signaux verrouil lant a2.
Sur la fig. 5, on a représenté un autre montage différentiel, dans lequel les tensions <I>(u) et (i)</I> sont appliquées aux deux tubes Ll et L2 et, cela, de façon telle que les polarisa tions appliquées par la tension (u) aux grilles g1 en d et e soient de signes contraires, tandis que celles appliquées par la tension (i) aux grilles g3, en f et cg, sont de mêmes signes.
Il est aisé de voir que, dans ces conditions, la tension de sortie entre a et b change de sens avec le signe de<I>U I</I> cos ,m : cette tension est le double de celle obtenue à l'aide du dispositif de la fig. 4.
Il va de soi que c'est seulement à titre d'exemple qu'on a représenté une penthode pour constituer le relais électronique; on pourrait utiliser tout autre tube ou dispositif électronique, constitué par une ou plusieurs lames telles que triodes, heptodes, oetodes, etc.: la modulation pourrait se faire par une seule électrode, grille ou plaque, selon les procédés connus.
Par ailleurs, il convient de dire que tous autres dispositifs modulateurs peuvent être utilisés. C'est ainsi qu'on a représenté, sur la fig. 6, un modulateur en anneau, à redres seurs à contact ou électrolytiques .I31, d'un type connu, auquel on applique les tensions (u) <I>et</I> (i) <I>;</I> à la sortie en a b et après filtrage en 16, on trouve la tension<I>U I</I> cos 9p, que l'on applique, par exemple, à deux triodes ampli- ficatrices ZI et 12, comme plus haut.
Sur la fig. 7, on a représenté un autre mo dulateur du même genre pouvant se réduire à un seul redresseur à contact 17. La tension (u) est, par exemple, appliquée à un trans formateur 18, tandis que la tension (i) peut être en série sur le redresseur 17. Il convient, bien entendu, pour obtenir la modulation, de travailler sur une partie courbe de la caracté ristique du redresseur 17, ce que l'on peut obtenir à l'aide d'un potentiomètre P. On a 0 représenté un seul relais m, celui-ci fonction nant à la manière des relais électrodynami ques; mais on pourrait aussi prévoir deux relais ml-m2, comme plus haut.
De tels dispositifs sont particulièrement simples et économiques.
Pour ce qui est des moyens à prévoir pour brancher sur la ligne des relais du genre de ceux venant d'être décrits, on peut adopter toutes dispositions connues, utilisant notam ment les filtres pour composantes symétriques.
On a représenté sur la fig. 2 un schéma. sur lequel on voit, en 4-5, les transforma teurs de tension et d'intensité; en 6-7, les dispositifs pour filtrer les composantes symé triques; en 8, le dispositif de relais électroni que; en ml-m2, les relais à contact sus décrits; en 9, un relais de mise en marche. Les relais ml et m2 sont supposés agir, sur les appareils ou groupes d'appareils à com mander 10-11, par l'intermédiaire d'autres relais à contact 12-13.
Il y a intérêt à faire en sorte que la va leur moyenne des facteurs venant agir sur les relais électroniques (en l'espèce u et<I>i)</I> de- meure à peu près constante, cela toujours pour la raison que l'on se préoccupe seule ment de relever le sens desdits facteurs et non pas, comme par exemple dans les watt- mètres électroniques connus, de mesurer leur valeur.
A cet effet, on fera, par exemple, précé der les relais tels que 9 de dispositifs com- presseurs, dilatateurs, limiteurs de tension ou dispositifs de volume-contrôle de type connu 14-l5 (fig. 2). Une telle disposition permet tra de faire fonctionner les relais dans des conditions toujours identiques, sur les mêmes points de leurs courbes caractéristiques.
De toute façon, les diverses dispositions précédentes permettent de réaliser un système de protection sélective qui ne nécessite qu'une faible puissance, en comparaison avec celle exigée par les relais électrodynamiques, qui ne donne lieu à aucune composante selfique (puisque l'on peut prendre les tensions direc tement aux bornes des résistances), qui pré sente une inertie réduite - donc une grande rapidité - et qui peut fournir toute la sensi bilité désirable, avec l'adjonction d'amplifi cateurs.
Il est d'ailleurs à noter que c'est seule ment à titre d'exemple que l'on a envisagé la protection sélective des réseaux. Il doit être entendu, notamment, que les fonctions si nusoïdales considérées, au lieu de correspon dre à un courant et une tension, pourraient être quelconques (par exemple: deux tensions ou deux courants) ; le procédé suivant l'in vention est applicable dans les cas les plus divers, notamment pour des applications dans lesquelles on cherche à mesurer l'angle<B>99,</B> étant noté, en effet, que si, par tous moyens appropriés, on s'arrange pour maintenir constant le produit k <I>U I</I> des valeurs efficaces, c'est alors le terme cos 9P que l'on peut mesurer, l'invention per mettant ainsi de réaliser des phasemètres;
pour des applications dans lesquelles on utilise le terme continu obtenu à la sortie des appareils électroniques tels que ceux venant d'être visés (c'est-à-dire le terme de la forme <I>k U I</I> cos<B>99</B> ou le terme cos T, si U 1 est cons- tant) pour actionner, directement ou à dis tance - et, éventuellement, par des liaisons telles que celles par courants porteurs ou, d'une faon générale, par câbles ou par ondes électromagnétiques - tous relais ou appareils à commandes autres que ceux pour la protec tion sélective des réseaux, et pour d'autres applications du même genre.
A titre d'exemple, l'invention s'applique, en outre, à diverses dispositions qui vont être expliquées ci-dessous et qui, faisant plus spécialement usage de redresseurs secs (bien que non exclusivement), permettent de réali ser de faon particulièrement simple et effi cace les principes visés plus haut.
Selon l'une de ces dispositions - applica ble, d'une façon générale, aux procédés pour obtenir, par exemple, un terme représentant le produit de deux fonctions sinusoïdales, telles qu'une tension u, et un courant i - on met à profit la courbure des caractéristiques des redresseurs de type à contact, ceux-ci étant agencés de façon à donner lieu à des additions et soustractions des fonctions si nusoïdales considérées, en vue de faire appa raître finalement le produit cherché.
Pour illustrer le principe de cette dispo sition, on a tracé, sur la fig. 8, la courbe d'un redresseur, par exemple du type des redres seurs secs: on voit qu'elle présente une forme parabolique à son début, pour devenir ensuite linéaire. Le courant redressé j est représenté en ordonnées et la tension v en abscisses.
Il y a lieu de noter, d'ailleurs, que l'on est maître de modifier l'allure de la courbe par tous moyens appropriés. Notamment, si l'on met en série plusieurs redresseurs, on obtient une forme parabolique d'autant plus accen tuée que le nombre des éléments en série est plus grand.
On peut donc écrire, approximativement, pour la loi du courant j dans la portion courbe: j---kv2. Si maintenant on suppose que la tension v, appliquée dans un premier circuit aux bornes d'un tel redresseur et maintenue sen siblement dans les limites de la portion para bolique de la courbe, est égale à la somme de deux fonctions sinusoïdales telles que<I>ai</I> et bu, le courant redressé ; sera de la forme:
.7 <I>= k</I> (tai + bu)z Si, d'autre part, dans un autre circuit comportant lm semblable redresseur, on appli que une tension v qui soit, non plus la somme, mais la différence des susdites fonc tions, le nouveau courant j' obtenu sera de la forme j' <I>= k (bu - ai)</I> =. Enfin,
en combinant les circuits de façon telle qu'on puisse retrancher l'un de l'autre j" <I>= 2 k ab U I</I> cos<I>(2</I> cut <I>-</I> (p) + 2 k ab<I>U I</I> cos<B>99.</B> Le premier terme est de nature alterna tive et sa valeur moyenne est nulle; on peut l'éliminer aisément par tout circuit filtre approprié, après quoi il ne reste plus que le terme continu<I>2 k ab U I</I> cos p.
Ce procédé, qui permet ainsi de faire apparaître, par des moyens très simples n'uti lisant essentiellement que des redresseurs à contact montés de façon appropriée, un terme continu (tension ou courant) représentant le produit U I cos cp et changeant de sens avec lui, est susceptible d'être utilisé dans de mul tiples applications, telles que celles déjà visées plus haut, ainsi que polir la mesure de la puissance, etc.
Polir mettre en couvre ledit procédé, il va de soi que l'on pourra imaginer de nombreux schémas permettant de réaliser les additions et soustractions susvisées.
C'est ainsi qu'on peut avoir recours, par exemple, à au moins deux transformateurs respectivement alimentés par des tensions Ul et Uz proportionnelles aux deux fonctions sinusoïdales considérées, ces transformateurs étant, d'autre part, convenablement couplés à un système de redresseurs agencés de préfé- les termes<I>j</I>et j', on obtient un terme résul tant j" qui est de la forme: j" <I>=</I> j <I>-</I> j' <I>= 4 k ab ni.</I>
On voit donc qu'on peut, d'une façon gé nérale et plus spécialement (mais non exclu sivement) à l'aide des schémas tels que dé crits plus loin, obtenir un produit de deux fonctions, cela par la soustraction de deux termes de type<I>(p</I> + q) -' et (p-q)1.
Dans le cas spécial (seul envisagé dans ce qui suit, à titre indicatif) où il s'agit de deux fonctions de même fréquence, telles que la tension et le courant instantanés u et i, le terme résultant j" représente la puissance instantanée qui, comme on le sait, est la. somme de la puissance fluctuante et de la puissance effective, soit: ronce de façon telle qu'ils puissent redresser l'hile et l'autre des deux alternances.
On peut adopter, notamment, le schéma. représenté sur la fig. 9 et qui va être expliqué. Le premier transformateur T, comporte cinq enroulements; l'un d'eux, A, constitue le primaire et reçoit la tension (Ul <I>= bu);</I> les quatre autres, a-b-c-d (de préférence tous identiques et bobinés dans le même sens; constituent le secondaire et sont destinés à. être respectivement reliés à, des redresseurs ou systèmes de redresseurs correspondants 21. à 24, ainsi qu'aux enroulements secondaires des éléments du second transformateur.
Le second transformateur est établi, de préférence, en deux éléments distincts T2 et T3, q111 possèdent chacun trois enroulements: A'-a'=b' et A"-a"-b".
Les enroulements A' et A" constituent les primaires et sont alimentés par la tension U@ <I>= ai,</I> mais en opposition de phase. Les enroulements a'b' et a"b" constituent les se condaires; ils sont également, pour chaque transformateur, montés en opposition clé phase, comme visible sur le dessin.
Les redresseurs sont disposés de façon telle que, dans chaque moitié correspondant à l'un des deux éléments T. ou T.,, les deux re dresseurs 21-22 ou 23-24 soient alimentés en sens contraire, le courant ne passant donc alternativement que dans l'un ou l'autre des deux.
On voit aisément que l'une des moitiés effectue l'addition<I>(ai</I> + bic), tandis que l'autre effectue la soustraction<I>(bu</I><B>-</B>ai)<B>;</B> on obtient donc bien un courant j" de la forme susdêfinie, que l'on peut soit utiliser directe- (U.. - Uga) (Ueb <I>-</I> UBb) (Ue@ - Uee) (Ued - Ued) où les lettres correspondent à celles repré sentées sur les dessins.
Ces tensions sont toutes de même sens, par exemple positives à la première alternance de la tension U" et toutes négatives à la deuxième alternance, et ainsi de suite.
Si Uz est en phase avec<I>U,</I> pendant la première alternance, les tensions (U88, UBa' ( I@eb' Ueb' sont positives et les tensions (U8$. - Uea") (Ueb" <I>-</I> Ueb") sont négatives.
Ces mêmes tensions auront tin sens inversé à l'alternance suivante.
Il s'ensuit que les tensions proportion nelles à U, et U, s'ajoutent deux à deux dans les circuits des enroulements a-b, a'--b' et se retranchent deux à deux dans les circuits des enroulements c-d, A la première alternance, le courant ne circulera que dans les circuits b-9-2-r,-b' et d-24-b"-rz; dans ce dernier circuit, il ne circulera que si la tension (Ued-Ued) est plus grande que la tension (Uab"- Ueb").
A la deuxième alternance, le courant ne circulera que dans les circuits a-21-rib' et c-23-a"-r,; dans ce dernier circuit, il ne circulera que si (Uee- Use) est plus grand que (U.8,. - Uea..).
Si l'on suppose r, <I>=</I> r, <I>=</I> r, on obtient bien aux bornes GH la tension: w= (rj-rj') -2rkab <I>U I.</I> ment, soit transformer en une tension conti nue correspondante, par exemple en ayant recours à des résistances convenablement branchées telles que r, et r2, ladite tension apparaissant entre deux bornes telles que G-H sur le dessin et pouvant être amplifiée en W.
L'ensemble représenté fonctionne comme suit La tension U, fait apparaître des tensions Cette dernière est continue et positive si U, et<I>U ;</I> sont en phase, c'est-à-dire si<I>U</I> et<I>I</I> sont en phase, nulle si<I>U</I> et<I>I</I> sont décalés de 90e, négative s'ils sont décalés de 180 .
Pour ce qui est maintenant des moyens pour utiliser ce terme continu (j" ou iv) e n vue des diverses applications envisagées, ils pourront eux-mêmes être aisément imaginés dans chaque cas particulier.
S'il s'a=it de réaliser un appareil de me sure du genre des wattmètres ou des phase mètres, ce terme continu viendra actionner, avec ou sans amplification, des dispositifs indicateurs ou enregistreurs appropriés (le type connu.
S'il s'agit de réaliser des appareils de protection sélective, on utilisera. le terme j" ou w pour actionner, éventuellement après amplification, lesdits disjoncteurs ou autres dispositifs de protection, ou des relais à. con tact les commandant, le schéma de la fig. pouvant, par exemple, être -utilisé.
Avec un tel schéma, l'ensemble peut être réglé de faon telle que, dès qu'une tension iv apparaît et selon que le point H est positif ou négatif par rapport au point, G, ce soit i l'un ou l'autre des relais ml et m2 qui soit excité.
Il va de soi que l'appareil peut être solli cité par plusieurs composantes symétriques. Il suffit, par exemple, à cet effet et comme : représenté schématiquement fig. 10, de faire comprendre aux primaires des transforma teurs plusieurs enroulements, par exemple trois (A-B-C, A'-B'-C', Il"-B"-C"\., si l'on désire rendre l'appareil sensible à la s fois aux composantes homopolaires, inverses et directes.
11 semble possible de faire agir simulta nément les composantes homopolaires et in verses, tandis qu'il y a intérêt à recourir à mi dispositif de commutation pour faire intervenir les composantes directes.
Comme ci-dessus, il y a intérêt également à prévoir des moyens pour assurer le main tien des points de fonctionnement sur la par tie courbe de la caractéristique des redres seurs, moyens qui peuvent être constitués par des dispositifs de compresseurs, dilatateurs, limiteurs de tension ou dispositifs de volume- contrôle tels que 14-15 (fig. 2).
Au surplus, de tels moyens peuvent être utilisés chaque fois que l'on désire mesurer seulement cos (le produit U, U@ des valeurs efficaces de vant demeurer constant).
Dans ce qui suit, on va encore illustrer, à titre d'exemples, certaines autres applica- tions particulières de l'invention, susceptibles d'être imaginées; il est bien entendu que l'on peut mettre en oeuvre, pour ces applications, soit les relais ou appareils électroniques à re dresseurs secs, soit d'autres appareils du même genre, notamment à tubes électroniques.
Selon l'une de ces applications, on utilise les relais en question pour comparer les phases respectives de deux courants ou de deux tensions (ou d'un courant et d'une ten. Sion) en deux points quelconques d'un réseau de distribution, cela en vue de tous réglages appropriés.
C'est ainsi que l'on peut enregistrer à cha que instant le décalage angulaire qu'est amené à subir le courant ou la tension le long d'une ligne reliant, par exemple, deux stations S. S2 d'un réseau (fig. 11).
A cet effet, il suffit de disposer, par exemple à la station d'arrivée S., un appareil tel que 8 (fig. 11), et d'y appliquer deux tensions U, et U; dont les angles de phase correspondent respectivement à ceux desdites stations, la tension U., correspondant à la station Sl étant transmise par tous moyens appropriés, notamment par courants porteurs. L'appareil 8, agissant en phasemètre, donne alors à la sortie, dans un circuit de charge 25, un courant continu dont la valeur donne l'angle de décalage cherché et que l'on utilise éventuellement en vue de réglages appropriés.
On voit, en 27 et 28, les transformateurs de tension ou d'intensité donnant lieu aux tensions Ul et Uz à appliquer à l'appareil 8. La tension U. est transmise par ondes por teuses, à l'aide d'appareils émetteurs et ré cepteurs appropriés 29 et 30.
On pourrait agir semblablement pour com mander tous autres ensembles dont le fonc tionnement dépend de la mise en synchro nisme de deux variables ou fonctions alterna tives ou du maintien d'un déphasage déter miné entre ces deux fonctions. En particulier, l'invention pourrait être utilisée pour le cou plage des alternateurs ou machines syn chrones, le terme continu donné par des appareils tels que décrits ici étant utilisé pour régler lesdites machines (ou les groupes qui les entraînent) en vue d'assurer le syn chronisme.
Selon d'autres applications relatives plus spécialement à la protection sélective de ré seaux, on utilisera, au lieu de relais du type wattmétrique tels que plus particulièrement mentionnés plus haut, tous autres types de relais, notamment du type ampèremétrique, voltmétrique, etc., utilisant ou non les compo santes symétriques.
Une disposition avantageuse consiste à appliquer les appareils décrits ci-dessus à des systèmes de protection utilisant l'inversion de phase qui se produit, lors d'un défaut, entre les courants circulant aux deux extrémités de la section comportant le défaut. Lesdits appareils travailleront alors en phasemètres, de faon analogue à .celle déjà illustrée sur la fig. 11.
A titre d'exemple, on a représenté sur la fig. 12 -Lui système de ce genre.
Une section de ligne est représentée avec ses disjoncteurs d'extrémité P -P' destinés à être commandés par le système de protection, les trois éléments interrupteurs de chaque disjoncteur étant actionnables séparément. Les appareils électroniques sont respecti vement montés sur les diverses phases en 81--8a-83, pour une extrémité, et en 8'1-8'm 8'3 pour l'autre extrémité.
Ils sont alimentés, d'une part., par des tensions proportionnelles aux courants traver sant les phases à l'extrémité correspondante de la section et, d'autre part, par des tensions proportionnelles aux courants traversant les phases à l'autre extrémité, celles-ci étant transmises par courants porteurs.
A cet effet, des transformateurs d'inten sité 31-31' sont prévus, qui permettent d'ob tenir des courants et de mêmes phases respectives que ceux 1 et 1' (fig. 12) traversant la ligne, ces courants étant à leur tour transformés, par des résis tances de charge ou tous dispositifs appro priés 34-34', en des tensions elles-mêmes synchrones eï e,, etc., propres à alimenter les susdits appareils.
Ces tensions sont transmises d'une extré mité à l'autre par courants porteurs à l'aide d'appareils usuels émetteurs et récepteurs E--R-E'-R', sur trois fréquences de modu lation différentes fi--f,-f, également syn chrones et obtenues d'une manière quelconque (par exemple: respectivement 50, 100 et 150 périodes, étant entendu que ce n'est là qu'une indication), ces appareils étant couplés à la ligne en 32-32'.
Des dispositifs de volume-contrôle ou autres 14--15 sont prévus à l'entrée des appa reils<B>8,-8,,</B> etc. Enfin,. la tension continue sortant de ceux-ci vient commander tous appareils 33--33' propres à actionner de façon convenable les éléments interrupteurs des disjoncteurs P-P', etc.
On voit clairement que, en l'absence de défaut, les courants 1-1' sur une phase quel conque présentent la même phase ou, en tout cas, un décalage déterminé, de sorte que les appareils 8 ou 8' correspondants sont ali mentés eux-mêmes par des tensions de même phase et sont, de ce fait, sans action sur les appareils 33-33' correspondants.
Si, au contraire, un défaut ou court- eireuit vient à se produire, par exemple sur la phase 1, les courants d'extrémité Il et 1'1 correspondants, qui étaient initialement de même sens, présentent un décalage de 180 ; il en résulte immédiatement l'actionnement des appareils 81 ou 8', et 33 ou 33' correspon- dants, ce qui assure le déclenchement auto matique des interrupteurs de ladite phase.
Aussitôt le défaut disparu, les conditions antérieures se rétablissent et les interrupteurs se réenclenchent automatiquement, comme connu. Le système constitue en lui-même, de par son principe, un trieur de phases (puis que les trois éléments de chaque disjoncteur sont commandés séparément, seuls \ étant actionnés ceux de la ou des phases intéressées par le défaut).
On voit donc que, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut réaliser, par le procédé décrit, des dispositifs de mesure ou de commande dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet et qui se prêtent aux applications les plus diverses.
Il n'est en outre pas exclu d'appliquer, à. un dispositif tel que décrit, deux fonctions sinusoïdales de fréquences différentes, mais multiples ou sous-multiples.
D'autre part, dans des schémas tels que celui de la fig. 9, pour réaliser la somme ou la différence de deux carrés (p -j- q) 2 et (p - q)2, on pourrait remplacer les redres seurs secs par tous autres dispositifs à pro priétés unidirectionnelles, par exemple par des tubes électroniques que l'on ferait tra vailler sur la partie courbe de leur caracté ristique.