Procédé pour comparer deux grandeurs électriques sinusoïdales, notamment pour comparer le sens de ces deux grandeurs, et installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. La présente invention, due à 1VI. André Chevallier, se rapporte à un procédé pour comparer deux grandeurs électriques sinusoï dales et notamment pour comparer le sens de ces deux grandeurs (courants ou tensions) aux extrémités d'une section de ligne, en vue d'ac tionner des appareils de protection ou appa reils analogues, ainsi qu'à une installation pour la mise en aeuvre de ce procédé.
On se rappellera ici le brevet déposé en Suisse au nom de l'Union d'Electricité, le 8 février 1943, portant le N <B>264731</B> pour un Procédé pour comparer les phases respectives de deux ten sions alternatives, notamment pour la com mande des appareils de protection sélective des lignes de transport d'énergie, et installa tion pour la mise en oeuvre de ce procédé .
Dans cette demande antérieure, on a pro posé pour la commande des appareils de pro tection, de même que pour diverses applica tions où il s'agit de comparer deux fonctions, notamment deux courants ou deux tensions (applications aux phasemètres), l'utilisation de dispositifs électroniques en vue de per mettre de réaliser des installations dépourvues d'inertie, lesdits dispositifs pouvant être cons titués soit par des tubes à plusieurs électrodes, soit par des redresseurs à contact. Ces dispo sitifs, auxquels on applique de façon appro priée les fonctions considérées, sont agencés de façon à faire apparaître une grandeur (no- tamment un courant. continu) dont la valeur ou le sens permette de comparer lesdites fonc tions.
On a décrit en particulier, dans ledit bre vet antérieur, un procédé pour assurer la comparaison des phases de deux courants ou tensions aux deux extrémités d'une ligne ou d'une section de ligne, plus spécialement en vue de l'actionnement des appareils de pro tection prévus à ces extrémités, et en tenant compte de ce que l'apparition d'un défaut sur une section provoque l'inversion du courant à l'une des extrémités de celle-ci.
Un tel procédé utilise, aux extrémités des diverses sections, des dispositifs de comparai son susceptibles de commander les disjoncteur et dont chacun est influencé par des tensions représentant les phases des courants aux extré mités de la section considérée, ces dispositifs étant reliés par des moyens de transmission appropriés (courants porteurs sur les lignes du réseau, fils téléphoniques ou tous autres moyens de transmission). Dans les réseaux tri phasés, on prévoit des dispositifs compara- teurs dans chaque phase. On peut ainsi, comme on l'a montré, réaliser une comparai son absolument permanente des intensités aux extrémités des sections, et cela dans chacune des phases du réseau.
Cette surveillance con tinue permet de mettre instantanément en action les appareils de protection dès qu'un défaut intervient dans l'une quelconque des trois phases.
La présente invention a pour but d'amé liorer encore les possibilités d'application de ce genre de protection. et elle vise, notam ment, à prévoir - en particulier dans le cas de l'application aux systèmes de protection, mais non exclusivement - des moyens pour permettre d'assurer un fonctionnement cor rect, même lorsque l'un des termes à compa rer ne peut être transmis pour une cause quel conque au dispositif comparateur correspon dant (cas de la ligne à vide, par exemple, ou défaut dans la transmission entre compara teurs).
L'invention pourra être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complé ment et dessin ne sont, bien entendu, donnés qu'à titre d'exemple.
La fig. 1 est un schéma représentant les diverses sections d'une ligne d'un réseau de transmission d'énergie électrique.
La fig. 2 montre schématiquement un système de protection sélective du genre de ceux déjà décrits dans la demande de brevet antérieure susdite.
La fig. 3 est un schéma d'un des dispo sitifs comparateurs de ce système.
La fig. 4 est la courbe courant-tension d'un redresseur à contact, tel que ceux repré sentés fig. 3.
La fig. 5 est un diagramme.
La fig. 6 montre une partie d'une forme d'exécution de l'installation suivant la pré sente invention.
La fig. 7 montre, avec plus de détails, l'ensemble d'une forme d'exécution de l'instal lation suivant l'invention (les liaisons étant, comme sur la fig. 2, représentées unifilaires à titre de simplification).
La fig. 8 est un schéma d'un dispositif comparateur, du genre de celui de la fig. 3, d'une autre forme d'exécution de l'installation suivant l'invention.
La fig. 9 montre une partie du même dis positif, pour une autre forme d'exécution d'une installation suivant. l'invention. La fig. 10 montre cette même partie en variante.
La fig. 11 est un diagramme pour la com préhension de la fig. 12.
La fig. 12 montre une partie de l'installa tion représentée en fig. 7, comportant certaines modifications.
La fig. 13 est un schéma d'un limiteur de tension.
La fig. 14, enfin, est un diagramme mon trant l'allure des tensions à l'entrée et à la sortie de ce limiteur.
On va d'abord, pour aider à la compréhen sion de l'invention, rappeler les schémas et les principes utilisés pour l'actionnement des moyens de protection, c'est-à-dire des disjonc teurs.
Sur la fig. 1, on a représenté schématique ment, pour fixer les idées, une ligne L sup posée alimentée à ses deux extrémités par des groupes de machines 111, Jf.. Diverses sec tions sont représentées en<I>AB, CD,</I> EE avec leurs disjoncteurs<I>dl</I> d',, d.,. d'@, d3 d',, <I>etc.</I> Si un défaut se produit, par exemple en T dans la section<I>CD,</I> les courants<I>il</I> i'1 dans la section AB demeurent en phase,
de même que les courants i3 i'3 dans la section EI', tandis que les courants i2 i',, dans la section<I>CD</I> où a lieu le défaut s'inversent l'un par rapport à l'autre.
Le procédé décrit dans la demande citée ci-dessus prévoit des comparateurs aux extré mités de chaque section, pour déceler cette inversion et commander le déclenchement des disjoncteurs correspondants.
La fig. 2 représente schématiquement. l'appareillage propre à une section de ligne AB, avec disjoncteurs<I>DA</I> DB. Les compa rateurs sont représentés en BC, et BC.; ils sont influencés, l'un comme l'autre, par les courants Il et I, aux extrémités de la section, @@ partir, par exemple, de transformateurs d'in tensité<I>TA</I> et<I>TB,</I> ou par des tensions u1 et 1c., proportionnelles à ces courants et en phase avec eux.
Le comparateur BC, peut agir sur la bobine bY du disjoncteur DB. Enfin, les deux comparateurs sont reliés l'un à l'autre par une ligne de transmission TR qui peut être de l'un des types visés plus haut.
La fi,-. 3 montre un dispositif compara- teur à redresseurs secs tels que décrits dans la susdite demande antérieure.
Il comporte deux circuits (chacun, de pré férence, double pour redresser les deux alter nances), dans l'un desquels les tensions alter natives u, et u:, s'ajoutent (circuit supérieur sur le schéma de la fig. 3), tandis qu'elles se retranchent dans l'autre (circuit inférieur). .1 cet effet, il suffit de prévoir des dispositifs transformateurs, dont on a représenté seule ment les secondaires sur la fig. 3, étant en tendu que les circuits primaires peuvent être agencés de toute faon appropriée.
Les redres seurs sont représentés en r,, r-.., r." -r,.
Chacun des circuits débitant sur une résis tance R et l'ensemble desdits circuits sur une résistance telle que o1 os (ou o fig. 8), on obtient finalement, entre deux points a et b, une tension dont le sens dépend de la concor dance ou non-concordance des phases des ten sions u1 u2.
Il est alors aisé de commander un relais de déclenchement. R,d du disjoncteur correspon dant, par exemple en utilisant la tension entre a -et b pour polariser tin ou plusieurs tubes électroniques (lampes à plusieurs élec trodes, thyratrons, etc.) agencés de façon à commander ledit relais.
Sur la fig.3, on a supposé que l'on com binait avec le disjoncteur deux relais Rj et R,, destinés l'un au déclenchement, l'autre au verrouillage du disjoncteur. On utilise alors deux lampes h et l:, dont les grilles sont respectivement reliées aux points cr et b, tandis que leurs cathodes peuvent être réunies en un point c séparant les deux portions de résistances 0l et o_, (point qui peut être réglable, de même que lesdites résistances) ; la tension anodique est supposée fournie par la source 1.
En marche normale, c'est-à-dire quand les tensions<B>ii,</B> et u.; sont en phase, le point a. est positif par rapport ait point b, de sorte que la lampe h débite (ce qui actionne et. maintient actionné le relais R,. du dispositif de verrouillage) ; la lampe il, au contraire, ne débite pas (le relais 1?d est doue relâché).
Dès qu'un défaut se manifeste, l'in version qui en résulte sur l'une des tensions u, u2 provoque une inversion du courant entre <I>a</I> et<I>b,</I> de sorte que le point<I>a</I> devient négatif par rapport au point b; le relais Rv se relâche, tandis que le relais R,d est actionné, et le dis joncteur se déclenche.
On peut aussi, comme représenté fig. 8, ne prévoir qu'un relais de déclenchement R,j, au quel cas l'on se contente d'une seule lampe l branchée aux extrémités a et b de la résis tance.
Des capacités telles que C peuvent être prévues soit aux bornes de R (fig. 3), soit aux bornes de o (fig. 8), pour permettre de régler la constante de temps au minimum et assurer ainsi la plus grande rapidité de fonc tionnement. On petit encore, pour diminuer la constante de temps, placer directement la bobine de déclenchement b1 (fig. 9) dans le circuit de la lampe ou du thyratron.
Sur la fig. 9, où l'on a supposé recourir â un thyratron, on a représenté en P la pola risation de la grille avec une résistance r. Un interrupteur est prévu en 9 pour le désamor çage après déclenchement, interrupteur qui pourrait être commandé par le disjoncteur.
Pour faciliter la compréhension de l'inven tion, on expliquera ici le fonctionnement des redresseurs utilisés dans les comparateurs sus visés.
On sait que la courbe courant-tension de ces redresseurs est d'allure parabolique à l'ori gine (fig. 4), pour devenir ensuite progressi vement linéaire; pour les valeurs de la tension ac supérieures à une limite uo, elle peut être considérée comme linéaire.
Dans la portion parabolique, le courant moyen redressé parcourant les résistances n, o., (fig. 3) est de la. forme: i=4ku,u.,- Si u1 et u., sont eux-mêmes de la forme u,=T'lcos(0t ii., =ZT@cos (cot-g-) le courant im est im <I>= 4 k</I> U, U2 cos 9p,
c'est à-dire proportionnel au déphasage entre les courants Il et 1z.
D'où il résulte bien, comme on l'a dit, qu'un défaut survenant sur la ligne et provo quant l'inversion d'un des courants h IZ (la phase d'un de ces courants étant donc décalée de n), a pôur effet d'inverser également le courant moyen dans lesdites résistances: 21n = 4 k U, UZ cos (p.
On a d'ailleurs constaté que l'on obtient la même inversion si l'on fonctionne sur la partie droite de la caractéristique.
En effet, le courant moyen jm traversant les résistances o1 et o. est alors:
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C'est là une fonction périodique de 2 n. D'où il résulte que, si l'on change (p en n -j- <B>99,</B> on obtient bien iule valeur inverse, jm deve nant - j..
Donc, que l'on fonctionne sur la partie parabolique ou sur la partie droite de la ca ractéristique, on obtient le même fonctionne ment: c'est-à-dire l'inversion du courant moyen par l'effet de l'inversion d'une seule ment des tensions ul u;,. A noter d'ailleurs que, si les deux tensions s'inversent (fig. 5), l'angle entre ces deux tensions reste 9p, de sorte que le sens du courant moyen n'est pas modifié.
Il importe aussi de faire remarquer que la forme plus ou moins complexe des tensions ul u2 est sans influence sur le résultat: en effet, le développement en série de Fourier de la fonction représentant le courant redressé montre qu'il ne reste après ce redressement, en dehors du terme constant (valeur moyenne 2n1) , que des termes pairs en<I>2</I> ui <I>t, 4</I> 0o <I>t...</I> dont la valeur moyenne de 0 à az est nulle.
Ayant ainsi rappelé les schémas des com- parateurs à utiliser dans un système de pro tection sélective, il convient maintenant de noter que le fonctionnement, dans un tel système, n'est correct que si les deux termes fonctionnent de façon telle que u1 et u . soient continuellement transmis.
Mais il peut se faire que l'iui de ces termes n'existe pas ou ne soit pas transmis; ce peut être le cas, par exemple: lorsque la ligne est à vide, c'est-à-dire ali mentée seulement par l'une de ses extrémités, ou lorsque la transmission TR entre les comparateurs est défaillante.
Dans un cas comme dans l'autre, la com paraison ne peut s'effectuer, puisque le cou rant continu délivré par les comparateurs est nul et ne fait apparaître aucune différence de potentiel entre les points a et b.
Pour obvier à cet inconvénient, on prévoit. des moyens propres à permettre de faire appa raître quand même, dans les cas susvisés, deux tensions en opposition qui soient ainsi suscep tibles, lors de la survenance d'un défaut sur la ligne, de déclencher les disjoncteurs.
On va voir qu'il suffit de mettre en ré serve, à chaque extrémité de ligne et sur chaque phase, -une tension décalée de
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par rapport à la tension de ladite phase.
On note en effet que, s'il y a défaut sur la ligne; le courant I est pratiquement décalé de en arrière de la tension étoilée de la phase comportant ce défaut. Or, ledit courant I (Il ou I2, fig. 2 et 6, aux extrémités où se trou vent montés les comparateurs BC,<I>ou</I> BC.:) demeure toujours appliqué au comparateur considéré, de sorte que celui-ci reçoit -une ten sion u1 ou Iq décalée de
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en arrière de la tension étoilée de ladite phase;
si maintenant on vient appliquer à ce même comparateur une tension auxiliaire ii,, décalée de en avant, celle-ci se trouve décalée de -L par
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rap port à la tension u1 ou ace, elle provoque donc. bien le déclenchement. Un schéma d'un circuit pour la mise en ceuvre (le ce principe est représenté sur la fi-. 6.
Le comparateur BC, est monté comme celui de la fig. 2, mais il est combiné: d'une part, à un premier relais R"" disposé à l'en trée de la ligne de transmission TR et propre, lorsque aucun courant ne parvient par cette ligne (ce qui s'applique aussi bien au cas de la ligne à vide qu'à celui d'un défaut dans la transmission TR), à ouvrir les contacts C, donc à isoler ladite transmission, et à fermer les contacts C', cc;
qui a pour effet de relier le comparateur à un dispositif E où l'on tient en réserve la tension auxiliaire u;, décalée de en avant de la tension étoilée et, d'autre 2 part, à un second relais ROI,, à maximum d'intensité, interposé entre le dispositif E et les contacts C', ce relais étant tel qu'il ne per mette d'établir la communication entre ledit dispositif et lesdits contacts C' que lorsque l'intensité du courant Ii, sous l'effet d'un dé faut, dépasse la valeur maximum prévue.
Sur la fig. 6, les divers contacts ont été représentés dans les positions correspondant à la marche normale, en l'absence de défaut et la ligne étant en charge.
Chaque fois que l'on se trouve dans l'un des deux cas visés plus haut, le relais R",1 se met dans l'autre position, et, lorsqu'un défaut se déclare, le fonctionnement du relais R M, assure le déclenchement instantané.
Le dispositif E pour mettre en réserve la tension u,, peut être constitué par tout dépha- seur approprié. C'est ainsi que, considérant l'une des phases u1, la tension déphasée u,, à obtenir sera celle régnant entre les deux autres phases zcz et %, comme représenté fig. 11.
La fig. 12 montre l'un des montages sus ceptible d'être imaginé à cet effet.. Les ten sions u1, u., u3 sont données par des transfor mateurs de tension Tpi, Tp2, Tp.,. Les relais Rn, <I>et</I> RM sont combinés l'un à l'autre à l'en trée du comparateur. On a représenté sur cette figure les comparateurs des trois phases.
Il importe de noter que les comparateurs devront être réglés de façon qu'ils ne puis sent pas déclencher les disjoncteurs lorsqu'il n'y a pas de tension entre a et b (fi-. 8), (notamment. dans l'un des deux cas susvisés: ligne à vide ou défaut de transmission). Il suffit. à. cet effet., considérant par exemple le cas de la fig. 8, de polariser de façon conve nable la grille de la lampe Z, afin que le relais R,z ne puisse s'exciter en l'absence clé tension entre a et b.
11 peut d'ailleurs être avantageux de pré voir des moyens pour contrôler le fonctionne ment des appareils, ces moyens étant, par exemple, propres à déceler les ruptures du circuit d'intensité ou la défaillance de la. transmission TR.
Lesdits moyens mettront, par exemple, en évidence - de façon visuelle, acoustique ou autre - la disparition de la tension aux bornes<I>a b</I> de la résistance o (fig. 10). Il suffit à cet effet, par exemple, de prévoir dans le circuit de la lampe L une résistance 2 propre à agir sur l'espace filament-grille d'une lampe auxiliaire 3 propre à commander à distance un système d'alarme 4 par l'inter médiaire d'un relais 5.
Pour une transmission normale (a positif, b négatif), il passe toujours un léger courant dans la résistance 2. Ce courant est amené à disparaître lorsque la différence de tension entre a et b s'annule, pour l'une des causes susindiquées ou par suite du claquage de la lampe I. La tension est alors supprimée sur la lampe 3, le relais 5 se désexcite et l'alarme est donnée.
Dans un dispositif plus perfectionné, on a des limiteurs de tension qu'il y a lieu d'in terposer à l'entrée des comparateurs, comme déjà proposé dans la demande antérieure. S'il est vrai que la rapidité du déclenche ment est proportionnelle au courant moyen redressé dans les comparateurs, courant qui est fonction des tensions ii,<I>et</I> u, croissant elles-mêmes avec les courants<I>Il</I> I:, il im porte cependant de limiter ces tensions à une valeur convenable. Ces limiteurs de type connu devront cepen dant être tels que leurs constantes de temps soient aussi faibles que possible.
C'est ainsi qu'on les constituera avanta- geusenient par -un dispositif du genre de celui de la fig. 13, dans lequel, pour obtenir une tension réduite ur à partir d'une tension ?j,, on a recours à des redresseurs tels que d, cZ, montés en parallèle.
On voit sur la fig. 13 que la source fournissant la tension u débite dans les résis tances R,_ et R, (R= représentant la résistance d'utilisation) avec, en parallèle, des redres seurs d, d2 dont la caractéristique courant tension est de forme parabolique. Ceux-ci présentent donc une résistance dont la carac téristique est de forme hyperbolique, c'est à-dire diminuant avec la tension appliquée aux bornes des redresseurs.
Dans ces condi tions, 1_a chute de tension dans la résistance Ri croît beaucoup plies vite que la tension u; il est d'ailleurs à noter que cette chute de tension est d'autant plus brande que la valeur des résistances des redresseurs<I>dl</I> d2 est pltLs faible.
On obtient finalement, pour la tension d'utilisation ur, une forme telle que celle re produite en F' sur la fig. 14 (où -F repré sente la tension de départ u).
Il est à noter que la courbe aplatie F' que l'on obtient ainsi peut être considérée comme une somme de courbes sinusoïdales de fré quences co <I>t,</I> 2o) <I>t,</I> 3co <I>t,</I> 4uo <I>t,</I> etc., mais dans laquelle le redressement a fait disparaître tous les harmoniques impairs. Il ne subsiste donc que des harmoniques pairs qui, on l'a vu, sont sans influence sur le dispositif com- parateur, puisque leur valeur moyenne est nulle dans une demi-période.
Enfin, on -peut prévoir des déphaseurs pour corriger l'angle de déphasage pouvant résulter de la transmission TR, et pour tenir compte aussi de ce que l'angle de déphasage entre I,. et Iz est un peu inférieur à la valeur -c lors d'un défaut et tend à s'en écarter plus ou moins selon les conditions de charge de la ligne à ce moment.
L'intensité du courant moyen redressé dans les comparateurs, qui conditionne la rapidité du déclenchement, va rie en effet en raison inverse de l'angle p entre I, et I., d'où l'intérêt qu'il y a à com penser le déphasage qui peut intervenir pour les raisons susindiquées.
Après avoir décrit les éléments essentiels des diverses formes d'exécution de l'installa tion suivant l'invention, il a paru intéressant d'en donner, à titre d'exemple, un schéma général sur lequel on a explicité lesdits élé ments.
Sur la fig. 7 qui comporte ce schéma, on a représenté en: Ti,, T2_-, <I>Ti,,</I> les transformateurs d'intensité destinés à appliquer les tensions telles que u, u= aux comparateurs, Tp" Tp2, Tp, les transformateurs de poten tiel pour l'alimentation des déphaseurs, <I>De"<U>De.,</U> De,,</I> les bobines de déclenchement des disjoncteurs, BC" BC., <I>BC,</I> les dispositifs comparateurs,
TR les organes d'émission des comparateurs, RE les organes de réception des comparateurs, L les limiteurs de tension, RIVI les .relais à maximum de courant, D les déphaseurs donnant la tension auxi liaire u, décalée de
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en avant de la tension étoilée, R. les relais commandant les contacts C C' et destinés à agir avec les relais RM, comme décrit plus haut,
d les déphaseurs propres à corriger les varia tions de l'angle de déphasage résultant de l'une au moins des causes envisagées plus haut.
Le dispositif de transmission - qui a été représenté de façon très schématique - peut, comme représenté en pointillé sur la fig. 7 (en 7), être agencé sous forme d'une trans mission bi-ondes à courants porteurs sur la ligne haute tension. Dans ce cas, trois fré quences musicales - modulées elles-mêmes respectivement par les tensions telles que u" u'1, 1',l ou u2, u'2, u"2 à transmettre en cor respondance avec les trois phases - vien dront moduler les fréquences porteuses.
A la réception, après une détection de la haute fréquence et une détection des ondes à fré quence musicale, on reconstituera lesdites ten sions.
Mais on peut aussi prévoir une transmis sion par fil, comme représenté schématique ment en trait plein.
Si, par exemple, on dispose de six con ducteurs entre les extrémités A et B consi dérées (fig. 7), la transmission bilatérale des trois susdites tensions est des plus simples.
Si on ne dispose que d'une paire télépho nique, on peut transmettre des tensions à fré quences musicales différentes modulées par les susdites tensions. Des émetteurs-récepteurs à fréquences musicales seront nécessaires à chaque extrémité.
De toute façon, un dispositif de protection ainsi agencé - et dont le fonctionnement res sort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet -- ré pond aux exigences principales de la pra tique, ainsi qu'on va brièvement le rappeler à titre de conclusion: <I>a)</I> s'il<I>y</I> a un défaut à l'intérieur d'une section, il est immédiatement décelé par l'in version du sens du courant entre les points a et b, comme susindiqué. Ce fonctionnement est instantané, la constante de temps des di vers circuits étant extrêmement faible;
b) s'il y a défaut à l'extérieur de la sec tion considérée, les courants aux extrémités de cette section ne s'inversent pas, de sorte que la tension entre a et b garde son sens, c'est-à-dire polarise négativement la grille de la lampe de commande, les disjoncteurs de meurant donc verrouillés dans leur position de fermeture.
Il est à noter, d'ailleurs, que la polarisation de la grille est d'autant plus forte que les courants de défaut sont phis grands; c) le système fonctionne comme il vient d'être indiqué, quelle que soit la nature du défaut (phase-terre, entre-phase, triphasé symétrique ou triphasé à la terre) ; d) s'il y a rupture de synchronisme, les courants aux extrémités des sections de ligne ne s'inversant pas l'un par rapport à l'autre, la tension entre a et b reste positive et la bobine de déclenchement n'est pas alimentée; par ailleurs, s'il y a un défaut au cours de la rupture de synchronisme, les courants s'in versent et l'ordre de déclenchement est donné;
e) la protection demeure réalisée même dans le cas de la ligne à vide ou dans le cas d'un défaut de transmission entre dispositifs comparateurs, cela grâce aux moyens sus- indiqués; f) le fonctionnement des dispositifs de meure correct même en cas de manque de transmission, puisque la suppression de la tension entre les points<I>cc</I> et<I>b</I> n'a pas pour effet de déclencher; g) enfin, grâce aux moyens de contrôle, on a la possibilité de surveiller à chaque instant le fonctionnement des appareils.
Grâce à l'installation décrite, on peut supprimer tous les relais de mesure, tels que relais ivattmétriques directionnels, relais à minimum d'impédance, etc.; les seuls relais qui interviennent sont des relais de type téléphonique ou à maximum de courant.
Enfin, l'installation de protection en question ne nécessite par de trieur de phases lorsqu'on veut faire du réenclenchement au tomatique phase par phase.
Mais, dans certains cas et si désiré, on peut prévoir la commande simultanée des disjoncteurs des trois phases: il suffit, par exemple, à cet effet et comme indiqué en pointillé en 8 sur la fig. 7, de relier en pa rallèle les fils de commande des bobines des disjoncteurs.