Dispositif de commande pneumatique par aspiration pour machines automatiques à emballer et machines similaires. Dans de nombreuses machines automati ques à emballer et machines similaires, on uti lise des organes d'aspiration pour exécuter différentes opérations de travail et de con trôle. Ainsi, par exemple, on réalise le trans port de feuille de papier et parfois aussi d'ob jets à emballer, ainsi que le contrôle de la pré sence des feuilles et des objets qui doivent être placés en des endroits déterminés de la machine, à certains moments. On peut égale ment utiliser ces moyens pneumatiques pour produire l'arrêt automatique de certaines opé rations ou de la machine elle-même, dans des conditions données.
Dans les machines connues du genre en question, on utilise généralement l'un des deux moyens suivants pour produire la dé pression nécessaire au fonctionnement des or ganes d'aspiration 1 Une pompe agit directement dans une conduite à laquelle les organes d'aspiration de la machine sont reliés. Dans ce cas, on a l'in convénient que, d'une part, la pompe doit avoir un fort débit et, par conséquent, être assez grosse, si l'on veut qu'un fonctionnement correct soit assuré, lorsque, par suite d'une cause accidentelle, l'un des organes d'aspira tion en question ne fonctionne pas normale ment.
Ainsi, par exemple, dans un appareil transporteur de feuilles de papier, lorsque le papier vient à manquer, la dépression qui règne dans la conduite d'aspiration tend à disparaître par suite de l'entrée de l'air atmo- sphérique à son intérieur. Il s'agit que cette entrée d'air ne détruise pas la dépression dans une mesure suffisante pour gêner le fonction nement des autres organes d'aspiration. De plus, la pompe étant généralement du type à piston, il en résulte des fluctuations de la va leur de la dépression à l'intérieur de la con duite, ce qui, dans certains cas, peut gêner le bon fonctionnement de la machine.
2 Emploi d'un réservoir dans lequel on maintient une dépression au moyen d'une pompe. Si l'on veut assurer que la dépression soit maintenue à un degré suffisant dans le réservoir lorsque l'un ou l'autre des organes d'aspiration ne fonctionne pas normalement, comme il vient d'être indiqué, ou lorsque l'on arrête la machine, un ou plusieurs organes d'aspiration étant en fonction sans matériel à. aspirer, il est nécessaire d'avoir, d'une part, un réservoir de grandes dimensions et, d'autre part, une pompe à débit suffisamment élevé pour maintenir dans tous les cas la dépression à la valeur voulue dans ce réservoir. Cette so lution est meilleure que la première du point de vue fonctionnement de la machine, mais elle a le défaut de donner lieu à un appareil lage volumineux et coûteux.
La présente invention a pour but de remé dier à ces défauts en assurant le fonctionne ment correct d'une machine du type indiqué, même en cas de circonstances anormales se produisant à l'un ou à plusieurs des organes d'aspiration de la machine, et cela sans néces- citer un réservoir de grandes dimensions ni une pompe à grand débit.
L'invention a pour objet un dispositif de commande pneumatique par aspiration pour machines automatiques à emballer et machines similaires, comprenant un réservoir, des moyens pour créer une dépression dans ce ré servoir et plusieurs conduites servant à relier ledit réservoir à des organes d'aspiration, le dispositif en question étant caractérisé en ce qu'il comprend, intercalé sur chacune des- dites conduites, un appareil de sécurité com prenant une soupape maintenue normalement en position ouverte par des moyens élastiques,
soupape dont l'organe mobile est amené auto matiquement en position de fermeture lorsque l'organe d'aspiration correspondant ne tra- vaille pas normalement et que la pression atmosphérique tend à s'établir en amont de cette soupape, cet organe mobile coupant alors la liaison entre le réservoir et cet organe d'aspiration.
Le dessin annexé représente, schématique ment et à titre d'exemple, une forme d'exé cution du dispositif objet de l'invention.
Fig. 1 est un schéma d'ensemble du dispo sitif pneiunatique appliqué à une machine. Fig. 2 est une vue en coupe longitudinale de l'appareil de sécurité que comprend le dis positif.
Sur le dessin, on a représenté en 1 une pompe destinée à maintenir en permanence une dépression dans un réservoir 2. Ce der nier est relié par différentes conduites 3, 4, 5 à des moyens d'aspiration qu'on a représentés schématiquement en 6, resp. 7 et 8, en suppo sant qu'il s'agit par exemple de ventouses des tinées au transfert une à une de feuilles de papier à partir de trois piles de feuilles 9, resp. 10 et 11.
On a représenté également d'une façon très schématique, en 12, 13 et 14, trois tiroirs commandant la communication entre le réser voir 2 et les moyens d'aspiration 6, 7 et 8. Ces trois tiroirs, comme il est bien connu, sont actionnés en synchronisme avec la machine non représentée, pour établir et couper la com munication entre les moyens d'aspiration et le réservoir, à des moments bien déterminés de chaque cycle de fonctionnement de la ma chine. Ces tiroirs peuvent être actionnés à des moments différents et pour des durées diffé rentes selon les fins auxquelles: sont destinés les moyens d'aspiration auxquels ils corres pondent.
Sur chacune des conduites 3, 4 et 5 est intercalé un appareil de sécurité qu'on a représenté à plus grande échelle, en coupe axiale sur la fig. 2. On a indiqué en 15 sur la fig. 1 les trois appareils en question, qui sont identiques. Chacun de ces trois appareils 15 comprend un corps à l'intérieur duquel il. est pratiqué une chambre cylindrique 16 dans laquelle glisse un piston 17. Ce piston est sou mis à l'action d'un ressort à compression 18 prenant appui sur le fond 19 de la chambre 16 et tendant constamment à appliquer le pis ton 17 contre un anneau de butée fixe 20, z1 l'extrémité de droite de sa course sur la fig. 2.
La chambre 16 présente, dans sa région cen trale, un bossage 21 à travers lequel est percé un canal axial 22 débouchant dans la chambre 16. Le piston 17 présente une partie annu laire 23, disposée en regard de l'extrémité 21 du bossage 21. Cette partie annulaire est des tinée à venir s'appliquer contre l'extrémité 24 du bossage, qui joue alors le rôle d'un siège de soupape, lorsque le piston 17 est déplacé vers la gauche en comprimant le ressort 18. On voit immédiatement que, lorsque le piston 17 est appliqué contre le siège 24, la commu nication entre le canal 22 et la chambre 16 se trouve coupée.
Le piston 17 présente, dans la région de son fond situé extérieurement à la partie an nulaire 23, -un trou 25 servant à mettre en communication la chambre 16 et le canal 26, par l'intermédiaire de la chambre 27 qui est normalement fermée par un couvercle 28 sou mis à l'action d'un ressort 29. En 30 est re présentée une grille.
Le conduit 22 est relié au côté aval de la. conduite 4, c'est-à-dire au côté de cette con duite allant au réservoir 2. Le conduit 26 est relié au côté amont de cette même conduite 4, c'est-à-dire au côté qui est relié à l'organe d'aspiration 6, resp. 7 et 8. Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant: Tant que la machine fonctionne normalement, le piston 7.7 se trouve dans la position représentée sur la fig. 2, c'est-à-dire à l'extrémité droite de sa course sur la fig. 2, où il est maintenu par l'action du ressort 78.
Chaque fois que le tiroir correspondant 12, 13, 14 relie l'organe d'aspiration associé au réservoir 2, une feuille de papier se trouve aspirée par cet organe et vient obturer la ven touse de cet organe 6, 7 ou 8, assurant ainsi le maintien de la dépression dans la région de la conduite d'aspiration 4, située en amont de l'appareil 15.
La dépression en question régnant sur les deux faces du fond du piston 17, ce dernier reste immobile, car le trou 25 suffit à maintenir cette égalité de pression, Si, au contraire, l'un des organes d'aspiration 6, 7 ou 8 ne fonctionne pas normalement et que, lorsque le tiroir correspondant relie cet organe au réservoir 2, l'air atmosphérique entre librement dans la partie de la conduite 4 située en amont de l'appareil 15, il se pro duit ceci: le trou 25 n'est pas assez grand pour permettre à la pression atmosphérique de s'établir rapidement à l'intérieur de la chambre 16.
Il en résulte que, dès que la dé pression tend à être comblée par la pression atmosphérique dans la partie amont de la con duite 4, le fond du piston 1.7 se trouve sou mis sur l'une de ses faces à une pression assez voisine de la pression atmosphérique et sa face opposée, c'est-à-dire du côté de l'intérieur de la chambre 16, à la dépression régnant dans le réservoir 2. Le ressort 18 est calibré de manière à céder alors sous l'effet de la diffé rence des poussées s'exerçant sur les deux faces du fond du piston. Ce dernier se déplace vers la gauche de la fig. 2 et la partie annu laire 23 formant soupape vient s'appuyer contre le siège 24, en coupant ainsi la commu nication entre le canal 22 et la chambre 16.
Dès ce moment, la pression atmosphérique s'établit définitivement en 26, 27 et dans la partie amont de la conduite 4. Cette pression atmosphérique maintient le piston 17 en posi tion de fermeture de la soupape 23, 24. L'or gane pneumatique fonctionnant d'une façon anormale se trouve dès lors isolé du reste de l'installation et le réservoir 2 ne peut en aucun cas se trouver relié avec l'atmosphère. Le maintien de la dépression à son intérieur est donc assuré. Ce réservoir peut donc être de dimensions réduites au strict minimum et la pompe 1 peut. être prévue juste assez puis sante pour compenser les pertes et sans avoir jamais à faire face à une entrée d'air anormale dans le réservoir 2.
Lorsque l'un des tiroirs 12, 13 ou 14 met en communication avec l'atmosphère un des organes d'aspiration 6, 7 ou 8 correspondant, opération qui, lors d'un fonctionnement normal de la machine pro voque le relâchement de la feuille de papier. par cet organe d'aspiration, la pression atmo sphérique s'établit dans la chambre 16 et le piston 17 reprend sa place contre sa butée 20 sous l'effet du ressort 1.8, les deux faces de ce piston étant soumises à la même pression.
Il est clair qu'au moment où un tiroir relie l'organe d'aspiration correspondant au réser voir, il ne se produit tout d'abord qu'une légère diminution de la pression dans la partie amont de la conduite 4. Le ressort 18 est naturellement prévu assez fort pour s'op poser à, un déplacement sensible du piston 17 sous l'effet de cette légère variation momen tanée de pression. Dès que la feuille de papier vient s'appliquer contre l'organe d'aspiration, l'égalité de pression se rétablit des deux côtés du fond du piston.
Le trou 25 pratiqué dans le fond du pis ton 17 pourrait être remplacé par un by- pass (ou dérivation) 31 représenté en traits mixtes sur la fig. 2 et qui relierait la chambre 27 et la chambre 16 comme il est indiqué.