Installation de distribution de chaleur. L'invention est relative à des installations de distribution de chaleur qui utilisent un agent de chauffage liquide destiné à chauffer au moins un appareil de chauffage.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces installations telles que 1a chaleur puisse être fournie à volonté à un ou à plusieurs appa reils en se servant comme fluide de chauffage d'un liquide qui reste à cet état pour toute la gamme de températures à envisager pour le fonctionnement de l'appareil à desservir, y compris la zone des basses températures aux quelles l'installation, ainsi que cet appareil peuvent être soumis en étant exposés à des températures ambiantes réduites, quand ils ne fonctionnent pas ou quand ils sont établis en plein air ou dans un bâtiment non chauffé.
L'installation de distribution de chaleur objet de l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend une source de chaleur pour chauffer ledit agent de chauffage liquide, un conduit d'alimentation partant de la sortie de la source de chaleur, un conduit de re tour relié à l'entrée de la source de cha leur, une pompe pour produire une cir culation forcée de l'agent de chauffage à tra vers les conduits d'alimentation et de retour et la source de chaleur, un distributeur à tiroir mobile adjoint à chaque appareil de chauffage, chaque distributeur ayant. une entrée en communication avec le conduit d'alimentation et plusieurs sorties, dont l'une communique avec un élément chauffant de l'appareil de chauffage respectif et une autre communique avec le conduit de retour, ledit.
élément chauffant communiquant également avec le conduit de retour indépendamment du distributeur, et des moyens destinés à pro duire un mouvement longitudinal du tiroir mobile du distributeur pour diriger l'agent de chauffage liquide, de faon à permettre son écoulement continu du conduit d'alimen tation du conduit de retour, soit entièrement par la sortie en communication avec l'appa reil de chauffage correspondant au distribu teur, soit entièrement par la. sortie en commu nication avec le conduit de retour, soit par tiellement par ladite première sortie et par tiellement par la seconde sortie.
Une application particulièrement intéres sante de l'invention est celle dans laquelle l'installation présente une source de chaleur commune ou centrale pour alimenter diffé rents appareils de chauffage d'un immeuble, d'un bâtiment industriel ou d'un groupe d'im meubles ou de bâtiments voisins. Ces appa reils de chauffage comprennent, par exemple dans le cas d'une habitation, l'appareil qui sert à la préparation des aliments, y compris le grille-pain (qui doit fonctionner à une température très élevée), les radiateurs de chauffage, un réfrigérateur à fluide chaud. Ces appareils pourraient également servir comme générateur de vapeur pour des buts industriels ou pour commander mécanique ment un générateur électrique.
Le liquide, utilisé comme fluide de chauf fage, doit posséder, de préférence, les pro priétés additionnelles de ne pas être toxique, ni vénéneux, ni irritant pour les personnes et les animaux, de ne pas être explosif en présence de l'air, de ne pas détériorer le bois ou les autres matériaux généralement utilisés pour la construction des maisons ou autres immeubles.
Parmi ces liquides, on peut citer, comme exemple typique, le tétra-erésylsilicate qui possède les propriétés susindiquées, y compris celle de rester à l'état liquide non seulement pour toute la gamme des tempéra tures élevées qui se présentent lors de l'usage dans des appareils établis dans une habita tion, mais également aux températures atmo sphériques minima qui peuvent exister à l'extérieur. Quand on se sert d'une installa tion de ce genre pour une habitation ordi naire, les températures peuvent varier, dans les conditions normales, entre environ 90 et 300 C,
cette dernière température étant né cessaire pour le grillage du pain.
Le tétra-crésylsilicate possède les caracté ristiques suivantes: poids spécifique 1,120; chaleur spécifique 0,45; point d'ébullition 430' C à la pression atmosphérique; liquide depuis -54 C (en étant visqueux) jusqu'à 400 C. Il n'est pas toxique et il n'attaque pas le fer, l'acier, le laiton, le cuivre ou les métaux analogues, de même qu'il ne détruit pas le bois. Il possède iule odeur caractéristi que qui est facilement reconnaissable, de sorte que l'on peut se rendre compte immédiate ment où se produit une fuite et procéder à la, réparation du défaut.
Le tricrésylphosphate, parmi d'autres substances analogues, peut également être utilisé avec avantage comme liquide de chauf fage.
Les formes d'exécution préférées de l'ob jet de l'invention comportent -Lui distributeur- régulateur qui, pour toutes les phases de fonc tionnement de l'installation, assure un écou lement continu du fluide chauffant quand l'appareil commandé par ce distributeur de mande un chauffage en plein, un chauffage partiel ou ne doit pas être chauffé. Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'instal lation objet de l'invention.
La fig. 1 montre un schéma d'une instal lation de chauffage typique, dans laquelle on se sert d'un liquide de chauffage.
La fig. 2 montre, schématiquement, un four qui constitue un appareil d'utilisation typique, desservi par l'installation.
Les fig. 3 et 4 montrent, en élévation et suivant deux côtés diamétralement opposés, un distributeur qui peut être adjoint à un appareil desservi par l'installation.
La fig. 5 montre ce distributeur, en coupe axiale.
Les fig. 6 et 7 montrent ce distributeur dans deux positions différentes de fonction- n ement.
Dans le schéma montré à la fig. 1, on a désigné par 10 une chaudière ou toute autre source d'énergie calorifique et dont la sortie est reliée par un tube 11 au conduit d'ali mentation principal 12. Le condilit de retour principal, désigné par 13, est relié par le tube 14 à la tubulure d'aspiration d'une pompe 15 dont la tubulure de refoulement est raccordée par un tube 16 à l'entrée de la chaudière 10.
Comme il sera décrit plais explicitement ci- après, on a recours à un distributeur, dési gné d'une manière générale par 17, qui est adjoint à chacun des appareils desservis par l'installation et qui assure un écoulement continu du liquide chauffant depuis le con duit d'alimentation principal 12 vers le re tour principal 13.
A la jonction 18 du tube 11 au conduit. d'alimentation principal 12, par exemple, on relie un tube 19 aboutissant à un réservoir d'expansion 20. On peut établir ce réservoir en tout endroit convenable, pourvu que sa paroi supérieure se trouve suffisamment au- dessus du niveau du point le plus élevé de l'installation pour permettre la, dilatation né cessaire du liquide de chauffage par suite du chauffage initial du liquide de la tempé rature ambiante à la température de fonc tionnement.
Dans le cas de l'installation de chauffage d'une maison, l'installation peut comporter, comme montré à la fig. 1, un groupe d'appa reils de chauffage, par exemple des radiateurs 21, 22 et 23; elle peut encore comporter des appareils de chauffage avec ventilateurs ou encore un échangeur de chaleur coopérant avec une installation distincte dans laquelle circule de l'eau sous forme de vapeur ou d'eau chaude, et qui comprend un certain nombre de radiateurs raccordés entre eux. La température de fonctionnement de la partie active de chaque appareil alimenté avec le liquide de chauffage est contrôlée à l'aide d'un thermostat. A la fig. 1, on a dé signé par 24 le thermostat de chacun des appareils 21, 22, 23, etc. desservis.
Ces ther mostats sont, de préférence, du type à dilata tion et à contraction. 25 désignant le tube capillaire usuel qui relie l'intérieur d'une boule thermostatique 24, contenant un liquide dilatable sous l'action de la chaleur, à l'entrée 26 d'un soufflet ou d'une boîte déformable en fonction de la dilatation ou de la contrac tion du liquide thermostatique, ce soufflet intervenant pour déterminer la position et le mouvement de l'organe mobile ou tiroir du distributeur 17 pour permettre un écoulement continu, mais réglable, du liquide de chauf fage depuis le conduit d'alimentation princi pal 12 vers le retour principal 13, cet écoule ment se produisant soit en totalité directe ment du conduit 12 vers le retour 13, soit en totalité par le ou les appareils de chauffage 21, 22 ou 23,
soit en partie par les appareils de chauffage et en partie directement vers le retour principal, comme expliqué en détail ci-après.
On a désigné par 27 des tubes reliant le conduit d'alimentation principal 12 respecti vement aux entrées des différents distribu teurs 17, par 28 des tubes reliant directement une des sorties des distributeurs au retour principal 13, par 29 des tubes reliant l'autre des sorties des distributeurs aux appareils 21, 22, 23 et par 30 des tubes reliant lesdits appareils ait retour principal 13. Le distributeur utilisé dans l'installation, et qui peut être appelé distributeur-régula- teur, est montré dans les fig. 3 à 7. Il com prend un carter à deux compartiments 31 et 32, le compartiment 31 contenant l'organe mobile ou tiroir 33 et le compartiment 32 servant de logement aux moyens de com mande de ce tiroir.
L'orifice 34 du comparti ment 31 sert à l'admission du liquide de chauffage amené par le tube 27 depuis le conduit d'alimentation principal 12. L'orifice 35 sert à la sortie du liquide et communique avec le tube 28 aboutissant au retour princi pal 13. L'orifice 36 sert à la sortie du liquide et est relié par le tube 29 aux éléments chauffants de l'appareil desservi par l'instal lation et qui, dans ce cas, est commandé, en ce qui concerne sa température, par ledit dis tributeur.
Le tiroir 33 porte deux tiges 33a. et 33U orientées en sens inverse et établies de part et d'autre d'une partie centrale 33c, formant obturateur, et dont la. paroi latérale s'ajuste exactement dans un alésage 37 ménagé sui vant l'axe longitudinal du compartiment 31. Cet alésage peut avoir une section transver sale cylindrique sans que cela soit pourtant nécessaire.
La tige 33a est guidée dans un logement cylindrique 38 ménagé dans un couvercle 39 qui obture l'extrémité extérieure du compar timent 31. Dans le logement 38 est placé un ressort 40 qui sert de ressort de rappel pour le tiroir 33. Le couvercle 39 est monté d'une manière étanche sur l'extrémité extérieure du compartiment 31, par vissage sur un man chon 31a qui prolonge la paroi formant cette extrémité extérieure, ce vissage permettant, également, de régler la tension du ressort de rappel 40. La tige 33b du tiroir 33 est guidée dans un trou 41 ménagé au centre de la paroi qui obture l'extrémité interne du comparti ment 31.
Ladite paroi interne présente sur sa face extérieure un bossage 42 concentrique au trou 41 et dans lequel est engagé un téton 43 monté sur un soufflet déformable 44 au quel sont adjoints des moyens appropriés, sensibles aux variations de température et dont il sera parlé plus explicitement ci-après.
Le corps du compartiment 32 est fixé sur le corps du compartiment 31, par exemple par vissage de son extrémité<I>32a.</I> sur le corps du compartiment 31.
Le tiroir 33 peut être déplacé, en ce qui concerne sa position relative par rapport aux ouvertures 35 et 36, par des moyens de ré glage manuels ou autres, à volonté. Il peut être également commandé automatiquement par un thermostat en fonction de la tempéra ture que l'on désire obtenir dans l'appareil auquel est adjoint le distributeur.
Dans le cas de la commande automatique, le soufflet déformable 44 agit sur l'obtura teur<B>33e</B> du tiroir 33 qui, à son tour, règle le débit du liquide chauffant à travers le com partiment 31 du distributeur, c'est-à-dire le passage du liquide depuis l'entrée 34 par l'alésage 37, de manière que ce liquide passe soit en totalité par l'orifice 36 relié au tube 29 aboutissant à l'appareil à desservir (fig. 5), soit en totalité par l'orifice 35 relié directe ment par le tube 28 au retour principal 13 (fig. 6), soit encore en partie par l'orifice 36 et en partie par l'orifice 35 (fig. 7).
Pour obtenir un écoulement du liquide de l'entrée 34 en totalité à travers l'un ou l'autre des orifices 35 et 36, ,.'obturateur<B>33e</B> du ti roir 33 doit avoir une longueur axiale plus grande que la dimension correspondante de chacun de ces orifices 35 et 36, mais cette longueur ne doit pas être supérieure à la somme des largeurs desdits orifices, augmen tée de l'épaisseur de la cloison 33d qui les sé pare, afin que l'on puisse obtenir, comme expliqué phis haut, im écoulement simultané par les deux orifices 35 et 36.
Le soufflet déformable 44 peut être cons titué de toute manière appropriée quelcon que. Généralement, il comporte une paroi la térale ondulée en laiton<B>qui</B> délimite une ca vité ayant un diamètre sensiblement constant. Le bord 44a de cette paroi peut être fixé à im fond 45, par brasure, la soudure ne pou vant pas résister à la température élevée cor respondant à la température maximum du liquide de chauffage circulant dans l'instal lation. Ce fond 45 porte au centre un bos sage creux 46, orienté vers l'extérieur, auquel.
est fixée l'extrémité libre d'un tube capillaire 47, flexible ou non, aboutissant à la boule 48 contenant le liquide thermostatique (fig. 1 et 3) ou à tout autre organe sensible aux va riations de température. Le fond 45 est sup porté dans le compartiment 32 par sa. fixation sur l'extrémité interne d'un manchon 49 placé dans une ouverture 50 ménagée au centre de la paroi terminale 32b du compartiment 32;
ce manchon 49, présente extérieurement un filetage sur lequel est vissé une plaque de ré glage 51; un ressort, de compression<B>52,</B> placé entre la face interne de la paroi susdite 32b et le fond 45 du soufflet 44, sert à main tenir la plaque de réglage 51 dans une posi tion déterminée, tout en permettant sa rota tion par rapport aux parois du comparti ment 32. La. plaque de réglage 51 prend appui sur une nervure circulaire 53 prévue sur la face externe de la paroi terminale 32b du compartiment 32, en étant maintenue élastiquement dans cette position à l'aide du ressort de compression 52.
On donne à la plaque de réglage 51 la po sition angulaire nécessaire pour pouvoir obte nir la température maximum à laquelle l'ap pareil desservi doit être chauffé.
Le réglage de la position angulaire peut être obtenu à l'aide de moyens appropriés. Un exemple de ces moyens est montré dans les fig. 3, 4 et 5. Un volant de commande 54 aisément accessible et convenablement sup porté, est fixé sur un axe 55 portant une vis hélicoïdale 56 (fig. 3), ou tout autre engre nage approprié, qui engrène avec une cou ronne dentée 57 prévue à la périphérie de l a plaque de réglage 51. A ce volant de com mande est adjoint un indicateur portant des indications de température ou autres, telles eue fermé , ouvert , moyen , chaud , etc.
Dans les fi-. 5, 6 et 7, on a montré une forme d'exécution préférée de l'invention dans laquelle un deuxième soufflet creux 60, qui peut se dilater et se contracter, est, établi autour du soufflet 44 du thermostat; ce deuxième soufflet 60 forme un récipient auto réglable pour recueillir le liquide de chauf fage qui peut fuir par les intervalles compris entre la face externe de la tige 33b du tiroir 33 et le bord de son trou de guidage 41, mé nagé dans la cloison séparant les comparti ments 31 et 32 du distributeur. Le soufflet 60 est fermé, d'une manière étanche, à son extrémité externe 60a, celle-ci étant brasée sur la face interne de la plaque 45, en entou rant ainsi la partie correspondante du souf flet 44.
L'extrémité interne 60b du soufflet 60 est fermée, d'une manière étanche, par rapport aux compartiments 31 et 32, par exemple par l'intermédiaire d'un joint à pres sion mécanique obtenu en engageant le bord libre dudit soufflet entre les bords voisins des parois des compartiments 31 et 32 à l'endroit 32a où ces parois sont reliées entre elles par un filetage.
L'utilisation du soufflet extérieur 60 dé formable, qui s'adapte de lui-même à l'empla cement donné au fond mobile 44a, évite l'usage d'un joint d'étanchéité et permet les déplacements libres et exempts de tout frot tement de la tige 33b du tiroir dans son gui dage.
Selon une forme d'exécution préférée, on relie le distributeur à des moyens thermo statiques qui sont sensibles à la température de l'appareil desservi, de manière que l'on obtienne le réglage automatique du tiroir du distributeur pour modifier, selon les besoins, le débit du liquide de chauffage vers l'appa reil de chauffage.
Pour régler la température que l'on veut faire régner à l'intérieur d'un appareil parti culier quelconque, on amène le repère de la plaque régulatrice 51 en regard de la gra duation correspondant à cette température. Avant ce réglage et lorsque la plaque 51 est à l'indication 0 , le soufflet 44 amène, par son téton 43, le tiroir 33 à la position montrée à la fig. 6 pour laquelle le téton 43 bute contre la tige de droite 33b du tiroir en com primant ainsi le ressort 40 et en amenant l'obturateur central<B>33e</B> dans une position pour laquelle il permet le débit. total du liquide chauffant depuis l'entrée 34 à travers le corps du distributeur vers la sortie 35 et par le tube 30 (fig. 1) vers le retour princi pal 13.
La fig. 6 montre des jeux assez importants entre l'extrémité libre du téton 43 et celle de la tige 33b du tiroir, ainsi qu'entre la base du téton 43 et l'extrémité libre du bossage 42. En réalité, ces intervalles n'existent pas et ils :ont indiqués uniquement pour la clarté du dessin.
Quand on déplace la. plaque 51 jusqu'à la position correspondant à. la température vou lue, le téton 43 se déplace jusqu'à la position montrée à la fig. 5 pour laquelle le tiroir 33 est déplacé vers la droite par le ressort de compression 40 et pour laquelle l'obturateur <B>33e</B> vient à la position montrée dans cette fig. 5. Dans ce cas, le liquide de chauffage passe, depuis l'admission 34, par le corps du distributeur-régulateur et s'écoule en totalité par la sortie 36 et le tube 29 vers l'entrée de l'appareil considéré. A la sortie de l'appareil le liquide s'écoule, par le tube 30, vers le re tour principal 13.
Par suite du chauffage de l'intérieur de l'appareil, la température du liquide con tenu dans la boule thermostatique 24, dans le tube capillaire 25 et dans le soufflet 44 aug mente progressivement. Le liquide se dilate en conséquence, en provoquant la dilatation du soufflet 44, ce qui ramène le téton 43 en contact avec l'extrémité libre de la tige 33b du tiroir, de sorte que l'obturateur central <B>33e</B> est refoulé progressivement vers la, gau che de la fig. 6, pour amener cet obturateur à une position intermédiaire par rapport aux orifices de sortie, comme montré à la fig. 7.
Quand la température de l'appareil considéré continue à monter, la dilatation du soufflet 44 continue et quand la température maxi mum, déterminée par le réglage de la posi tion de la plaque 51, est atteinte, l'obturateur 33e est déplacé de manière à interrompre complètement le débit du liquide de chauffage vers l'appareil, comme montré à la fig. 6.
Quand l'intérieur de l'appareil se refroi dit par les pertes de chaleur par rayonne- ment, etc., le téton s'écarte de sa position montrée à la fig. 6 et revient à une position intermédiaire quelconque, analogue à .celle montrée à la fig. 7, ce qui permet un écoule ment partiel -du liquide de chauffage vers l'appareil considéré et un écoulement partiel' direct de ce liquide vers le retour principal 13. Lorsque la température voulue est à nou veau atteinte, l'obturateur 33c est revenu à la position pour laquelle il obture complètement ou partiellement le débit du liquide de chauf fage vers l'appareil.
Le fonctionnement sus- indiqué du distributeur-régulateur a lieu jus qu'à ce que la température voulue à l'inté rieur de l'appareil considéré soit établie.
Le liquide, contenu dans le dispositif de commande thermostatique, peut être le même que celui utilisé comme fluide chauffant dans l'installation de chauffage.
Il est à noter que la construction des di vers distributeurs-régulateurs et des divers conduits ou tubes est telle qu'elle ne nécessite aucun presse-étoupe ou autre élément d'étan chéité analogue puisque les joints sont brasés ou serrés. De plus, les divers organes de cha que distribLLteur-régulateiir sont logés entiè rement dans le corps de celui-ci et actionnés par les commandes sans l'intervention d'au cun axe ou élément mobile se prolongeant jusqu'à l'extérieur dudit corps. En résumé, tous les joints sont étanches pour toutes les phases du fonctionnement, ce qui évite les fuites et les pertes du liquide de chauffage, celui-ci ne pouvant donc pas gêner les per sonnes, détériorer les matières, etc.
Le corps du distributeur et ses autres parties constitutives peuvent être en un mé tal propre à résister à la gamme des tempé ratures entrant en jeu dans l'installation. Du cuivre, du laiton, du bronze, de l'aluminium, de l'acier, etc. conviennent très bien à cet effet. De préférence, on choisit la matière destinée à former ledit .corps et lesdits orga nes, par rapport à celle dont on constitue les canalisations, conduits, tubes et autres par ties de l'installation qui sont exposés à l'ac tion du liquide de chauffage, de manière à éviter des différences de dilatation et de con- traction et à empêcher les effets électrolyti ques entre les différents métaux, ainsi que d'autres effets nuisibles.
Comme on fabrique actuellement les soufflets, boîtes ou capsules anéroïdes en laiton, il est préférable de se servir du laiton ou du cuivre pour constituer le distributeur, ses parties constitutives, les canalisations, etc.
Des moyens appropriés sont prévus pour permettre l'échappement de l'air hors du ré servoir d'expansion quand le liquide de chauffage se dilate, on peut faire communi quer avec la partie supérieure du réservoir 20 (fig. 1) un tube 65 qui débouche à l'air libre, une soupape de retenue 66, s'oiLvrant seule ment vers l'extérieur, réglant le débit de ce tube.
Il est également indiqué d'établir une liaison entre le tube 65 et la partie supérieure du réservoir 20, pour empêcher la production d'une dépression ou d'un vide par suite de la contraction du liquide de chauffage, cette liaison étant réalisée à l'aide d'un tube 6 i dans lequel on établit, par exemple, une sou pape de retenue 68 qui s'ouvre seulement vers l'intérieur du réservoir 20.
De préférence, le conduit d'alimentation principal 12 et le conduit de retour principal 13, ainsi que les parties couchées des tubes aboutissant à ces conduits et reliées aux entrées des distributeurs ou partant des sor ties de ceux-ci, pour permettre l'écoulement du liquide de chauffage en by-pass ou à tra vers les différents appareils, sont incliné vers le bas par rapport à l'horizontale et dans le sens de l'écoulement dudit liquide de chauf fage.
Ceci facilite l'échappement de l'air ou de tout aLitre gaz qui peut s'écouler ainsi vers le haut de l'installation, en opposition avec l'écoulement du liquide, afin que cet air ou ce gaz puisse être dirigé, éventuellement depuis le conduit d'alimentation principal 12, vers le réservoir d'expansion 20 et par le conduit 19 pour être évacué à l'extérieur par la soupape 66 et le tube 65.
Pour réduire au minimum la quantité d'air ou de gaz emprisonné dans les diffé rents appareils, les parois de ces appareils sont disposées de manière à former pour le liquide de chauffage un conduit orienté vers le haut par rapport à l'horizontale et à l'en contre de l'écoulement de ce liquide, ce qui facilite également l'évacuation de l'air ou du gaz inclus.
La fig. 2 montre l'application de ce prin cipe à un four, désigné d'une manière géné rale par 70 et qui comprend un élément chauffant supérieur 71 et un élément chauf fant inférieur 72 montrés sous forme de com partiments dans lesquels peuvent être établies des chicanes (non montrées) pour diriger le liquide de chauffage qui traverse ces compar timents. Dans le cas d'un four, les parois la térales de celui-ci peuvent également compor ter des compartiments analogues avec chi canes et qui sont reliés respectivement aux compartiments 71 et 72 susdits. Le tube 73 correspond à celui désigné par 29 à la fig. 1 et communique, comme celui-ci, avec l'entrée de l'élément chauffant 71.
Le tube 74, relié à la sortie de l'élément chauffant 72, corres pond au tube 30 de la fig. 1. La paroi supé rieure 71a de l'élément chauffant 71 est incli née vers le haut dans une direction opposée à celle correspondant à l'écoulement du liquide de chauffage. La paroi supérieure 72a. est inclinée d'une manière similaire et, pour favoriser davantage l'évacuation des produits gazeux, le tube d'admission 73 peut être relié à l'élément chauffant correspondant 71 au point le plus élevé de la paroi 71a (fig. 2).
L'intérieur du four 70 selon la fig. 2 pré sente une section rectangulaire. De même, son contour extérieur peut avoir une forme analogue.
Il résulte de ce qui précède que l'installa tion décrite permet le chauffage pour toute la gamme des températures à prévoir pour les différents appareils à chauffer, le réglage de la température à adopter pour chaque appa reil pouvant être effectué à la main ou auto matiquement et ces températures peuvent être très différentes entre elles. Par exemple, dans le cas de l'application à un four à cuire pour des cuissons à petit feu, la température peut être d'environ 100 C, alors que pour griller du pain la température nécessaire peut être voisine de 300 C; l'installation permet un ré glage des appareils entre des limites de tempé ratures aussi écartées.
Quand on fait inter venir une commande thermostatique, la ma- noeuvre simple de la. plaque régulatrice 51 permet d'obtenir un fonctionnement automa tique convenable du distributeur de l'appareil correspondant.
Il est à noter, en particulier, que lors qu'on veut griller, cuire, rôtir, frire ou bouil lir des aliments crus, ceux-ci sont soumis à la chaleur rayonnante émanant du liquide de chauffage, de sorte que la température qui règne à l'intérieur de l'appareil dans lequel ces aliments sont traités est celle, notablement plus basse, qui intervient pour le réglage. Des essais pratiques ont montré que ce traitement, par chaleur rayonnante d'aliments frais, ré duit non seulement la durée de l'opération, mais améliore également la qualité des pro duits préparés, qualité qui est bien supé rieure à celle qui peut être obtenue avec les procédés usuels de cuisson.
Les canalisations, y compris les conduits principaux pour l'alimentation et le retour, sont, autant que possible, protégés contre les pertes de chaleur à l'aide d'un revêtement ca lorifuge, tel que des fibres de verre ou tout autre enrobage approprié. Des raccords em- boîtants ou télescopiques peuvent être établis entre les différentes parties de ces eanalisa- ti.ons et ils peuvent être brasés ou soudés pour une température supérieure à la température maximum qui peut se présenter en toutes cir constances, par exemple en se servant d'une soudure à l'argent qui peut résister à une température supérieure à 700 C.
La mise en service de l'installation se fait avec un liquide froid qui peut être intro duit directement dans la chambre de chauf fage de la chaudière faisant partie de l'instal lation, ou par une admission, avec bouchon obturateur, du réservoir d'expansion. Dans ces conditions, l'installation est remplie d'air qui doit, au besoin, être évacué de l'installa tion, y compris les tubes de raccordement, ainsi que les éléments chauffants des diffé rents appareils à desservir. Quand l'installa- tion est disposée de manière à permettre l'écoulement ascendant de l'air ou de tout autre gaz en contre-courant par rapport à l'écoulement du liquide de chauffage, l'éva cuation de ces fluides gazeux est fortement facilitée.
Au cas où l'installation n'est pas construite de cette manière, des soupapes d'échappement d'air peuvent être établies en différents points de l'installation, par exem ple aux endroits où les conduits principaiu; sont reliés aux tubes de raccordement et autres passages pour le liquide; à cet effet, on peut avoir recours à des raccords avec une buselure orientée verticalement et munie d'une soupape de retenue qui peut déboucher à l'air libre et qui s'ouvre vers l'extérieur en étant maintenue dans sa position fermée par des moyens thermostatiques appropriés, pro pres à empêcher l'échappement du liquide chauffé.
La fig. 1 montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution préférée de l'installation selon l'invention, dans laquelle le conduit d'alimentation principal n'est pas relié direc tement au conduit de retour principal, la continuité de l'écoulement du liquide de chauffage étant assurée, à tout moment et pour toutes les phases du fonctionnement de l'installation, par un ou plusieurs distribu teurs à voies multiples, plus spécialement par des distributeurs à trois voies 26, alors que la mise en circulation du liquide de chauffage est obtenue à l'aide d'une pompe 15 qui, si on le désire, est du type à vitesse variable.
La vitesse de fonctionnement de la pompe 15 est déterminée par les conditions particulières envisagées pour le chauffage dans une instal lation donnée et qui dépendent, par exemple, de la nature des appareils desservis pour une température adoptée pour le liquide de chauf fage mis en circulation.
Par exemple, pour un échangeur de chaleur avec ventilateur, utilisé pour le chauffage d'une chambre ou tout autre local d'un immeuble, on doit adop ter une vitesse d'écoulement plus élevée pour le liquide de chauffage, afin de pouvoir four nir le nombre de calories voulu pour une température donnée du liquide de chauffage circulant dans l'installation. Un autre facteur à envisager est, en général, le nombre total des appareils à desservir, car plus ce nombre est grand pour une température donnée du liquide en circulation, plus la vitesse de fonc tionnement de la pompe et la. vitesse d'écou lement du liquide doivent. être élevées.