Appareil de levage pour véhicule. Il existe divers types d'appareils de levage pour véhicule. Ces appareils comportent géné ralement quatre colonnes entre lesquelles est disposé un équipage mobile constitué par des traverses portant des chemins de roulement et dont les extrémités coulissent dans lesdites colonnes. Certains de ces appareils de levage comportent une vis logée dans chacune des colonnes et engagée chacune dans un écrou porté par chacune des extrémités des traverses de l'équipage mobile. Ces quatre vis sont re liées à un moteur par l'intermédiaire de cou ronnes dentées, vis tangentes et arbres de transmission, disposés soit à leurs extrémités supérieures, soit à leurs extrémités infé rieures. Ce genre d'appareils présente divers inconvénients.
En effet, si les organes de transmission reliant les vis au moteur sont. disposés aux extrémités inférieures de celles- ci, ces organes de transmission doivent alors être placés dans des caniveaux, ce qui oblige à des travaux d'installation relativement oné reux. D'autre part, certains de ces organes- de transmission (engrenages, paliers, etc.) doi vent être placés dans des carters étanches, afin de les protéger de l'eau et des boues. Il. est clair que ces carters étanches présentent de grands inconvénients, demandent une surveil lance constante et sont coûteux.
Si, par contre, les organes de transmis sion, reliant le moteur aux quatre vis, sont placés aux extrémités supérieures de ces der nières, les arbres de transmission sont alors disposés entre les extrémités supérieures des colonnes. Ces arbres peuvent alors être très gênants, car dans le cas d'appareils de levage pour véhicules routiers, par exemple, si une portière est restée ouverte par inadvertance ou s'ouvre pendant le levage, cette porte peut s'engager sous l'un des arbres de transmission et provoquer de graves dégâts au véhicule.
D'autres appareils de levage comportent un dispositif d'actionnement de l'équipage mobile constitué par des câbles passant sur des organes de renvoi fixés aux extrémités su périeures des colonnes. L'une des extrémités de chaque câble est fixée à L'une des extrémités des traverses de l'équipage mobile, tandis que leur autre extrémité est fixée à un treuil actionné par un moteur. Dans ce genre d'ap pareils, les colonnes sont soumises à leurs extrémités supérieures à des tractions s'exer- @ant dans un plan horizontal. et rendant né cessaire la présence d'entretoises reliant les extrémités supérieures des colonnes. Ces appa reils de levage présentent donc les mêmes in convénients que ceux cités ci-dessus.
Certains constructeurs ont cherché à ob vier aux inconvénients cités en avant. recours, pour assurer les déplacements de l'équipage mobile, à -Lin mécanisme comportant, par exemple, une vis fixe logée dans chacune des colonnes et un écrou monté sur chacune des dites vis et assurant la. liaison mécanique entre chaque vis et chacune des extrémités des tra verses de l'équipage mobile. Chaque écrou est solidaire d'un pignon denté et ceux-ci sont reliés entre eux par une chaîne sans fin pas- sant sur des organes de renvoi portés par l'équipage mobile. L'un de ces écrous est actionné par un moteur porté par l'équipage mobile.
Ce genre d'appareil ne donne pas entière satisfaction, car il est très difficile d'assurer une protection efficace des vis, des écrous, de la chaîne et des pignons contre les projections de boues. Il. s'ensuit une usure prématurée de ces organes.
La présente invention a pour objet un appareil de levage pour véhicule comportant un équipage mobile disposé entre quatre co lonnes et suspendu par trois de ses extrémités à un dispositif de levage comprenant trois organes de liaison souples passant sur des organes de renvoi portés par l'équipage mo bile, l'une des extrémités de chacun des orga nes de liaison étant fixée à la partie inférieure d'une colonne, tandis que les autres extrémités sont fixées chacune à la partie supérieure d'une autre colonne,
caractérisé par le fait que le dispositif de levage comporte un seul organe d'actionnement suspendu à la partie supérieure d'une colonne et auquel est sus pendue la quatrième extrémité de l'équipage mobile.
Le dessin annexé montre, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appareil de levage, objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective.
La fig. 2 est une vue en perspective sché matique, illustrant les liaisons réalisées à l'aide des organes de liaison souples.
La fig. 3 est une vue en coupe partielle transversale de la colonne A et d'une partie de l'équipage mobile, suivant la ligne III-III de la fig. 4.
La fig. 4 est une vue partielle en coupe axiale suivant la ligne IV-IV de la fig. 3. Les fig. 5 et 6 sont des vues de détails à plus grande échelle, montrant la fixation des extrémités des organes de liaison, dans le cas où ceux-ci sont constitués par des câbles.
La fig. 7 est une vue en coupe partielle suivant la ligne VII-VII de la fig. 3.
La fig. 8 est une vue en coupe transver sale de la colonne B et d'une partie de l'équi- page mobile suivant la ligne VIII-VIII de la fig. 9.
La fig. 9 est une vue en coupe suivant la ligne IX-IX de la fis. 8.
La fig. 10 est une vue en coupe transver sale de l'une des colonnes<I>C ou D</I> suivant la ligne X-X de la fis. 11.
La fig. <B>Il</B> est une vue en coupe suivant. la ligne XI-XI de la fig. 10.
Selon le dessin schématique annexé, L'ap pareil de levage comporte, à l'instar d'autres appareils connus, un équipage mobile consti tué par deux traverses 1 et 2 portant des chemins de roulement. 3 et 4 pour le véhicule (fig. 1). Cet équipage mobile est, disposé entre quatre colonnes ou supports -l, B,<I>C, D,</I> an crés dans le sol par tous moyens connus non représentés; à l'intérieur de ces colonnes est agencé, au moins partiellement, Lin dispositif de levage provoquant le déplacement de l'équi page mobile dans le sens vertical et parallèle ment à. lui-même.
Dans la. forme d'exécution représentée, cha que extrémité des traverses 1 et ? est engagée dans l'une des colonnes -i, B,<I>C, D</I> et, coulisse à l'intérieur de celle-ci. Chaque colonne est constituée par une enveloppe 5 présentant en coupe transversale la forme générale d'uni <B>U.</B> L'une, A, de ces colonnnes présente une di mension a. plus grande que la. dimension b des autres colonnes B,<I>C, D.</I> Cette colonne -1 con tient un organe d'actionnement 6 (fig. 3 et 4) de l'équipage mobile.
Dans la forme d'exécu tion représentée, cet. organe d'actionnement est constitué par une vis dont l'extrémité su périeure porte une couronne dentée 7 engre- nant avec une vis sans fin 8 fixée sur l'arbre 9 d'un moteur M. Ce dernier est fixé rigide ment à la colonne A et un carter 11 protège la vis sans fin 8 et la couronne dentée 7 con tre l'eau de lavage et les boues. Une plaque d'appui 1.2 est fixée rigidement sur l'extr é- mité supérieure de l'enveloppe 5, et comporte un palier 1.3 dans lequel tourne l'extrémité supérieure de l'organe d'actionnement 6.
En outre, ce dernier est suspendu à cette plaque d'appui 12 par l'intermédiaire d'une butée axiale 6a. Dans une variante de construction de l'ap pareil représenté, le moteur 1I pourrait être remplacé par un organe (le man#uvre ma- nuelle, tel qu'une manivelle.
Les traverses 1 et 2 sont constituées cha- enne par -uni fer en forme de double T dont chacune des extrémités porte l'uncle quatre carters 1-la, 111i, 1-1c, 14d (fi-. 1) renfermant des organes de renvoi pour des organes clé liaison souples.
Chaque carter est constitué par la semelle inférieure du double T, deux flasques latéraux 1.6 et. une tôle de proteetion <B>17.</B> L'extrémité de la traverse 1 engagée dans la colonne ,1 porte, en outre, un tube 15 fixé aux extrémités des flasques latéraux 16 du carter 14(c.
A l'intérieur de ce tube 15, dont l'aie est perpendiculaire à celui de l'organe d'action- nement 6, est placé un écrou 18 engagé sur la vis 6. Le corps clé cet écrou a la. forme géné rale d'un tonneau (fion-. 3). 1.1. peut donc se dé placer dans le tube \1.5 angulairement dans deux plans. l'un transversal au tube 15 et l'autre lonriitudinal par rapport à ce tube. D'autre part, il peut glisser axialement dans le tube 15.
La vis 6 traverse le tube 15 par des perçages coaxiaux 19 pratiqués dans les parois dudit tube 7.5. L'extrémité inférieure de l'organe d'actionnement 6 peut tourner dans un palier 20 solidaire d'une plaque de base 21 de la colonne A.
Le carter 14a. (fig. 1, 3 et. 4) renferme quatre poulies à gorges 22, 23, 24, 25 montées rotativement sur des axes 26, 27 dont les extrémités sont fixées dans les flasques laté raux 16. Les poulies 22 et 23 tournent libre ment sur l'axe 26, tandis que les poulies 24 et 25 tournent librement sur l'axe 27. Les gor ges des poulies 22 et 24 sont disposées dans un même plan vertical et les gorges des pou lies 23 et 25 dans un même plan parallèle à ce dernier. Ces deux plans verticaux sont dis posés de part et d'autre de l'âme du double T constituant la traverse 1.
Le carter 7.1b (fi-. 1, 8 et 9) renferme trois poulies à gorges 28, 29 et 30. Les poulies 28 et 29 tournent librement sur un axe 31 dont les extrémités sont fixées dans les flas- ques latéraux 16, tandis que la poulie 30 tourne librement sur un axe 32 parallèle à ]'-axe 31. Une entretoise 33 file la position axiale de la poulie 30, de manière que les gorges des poulies \,?8 et 30 soient situées dans un même plan vertical se confondant sensi blement avec le plan vertical passant par les gorges des poulies 23, 25.
Comme représenté à la. fig. 2, i1 i câble 31 ou autre organe de liaison souple passe dans les gorges des poulies 24, 22 et 29. L'une des extrémités de ce câble 34 est fiée à la partie inférieure de la colonne A, tandis que son autre extrémité est fixée à la partie supé rieure de la colonne B.
On voit que la partie du câble 34 située entre les poulies 22 et 29 est logée dans la partie du double T s'ouvrant sur le côté opposé à celui faisant face aux co lonnes C et D, et que les parties de ce câble logées dans les colonnes sont sensiblement ver- tieales. En effet, les points d'attache de ses extrémités sont situés sensiblement à l'inter section du plan vertical de la gorge de la poulie 29, respectivement 24 avec le plan ver tical tangent à. la -orge de cette poulie 29, respectivement 24.
L'axe 31 porte encore une partie d'un dis positif de sécurité destiné à verrouiller, en cas de rupture du câble 31, l'extrémité de la tra verse 1 dans la position qu'elle occupe à l'ins tant de la rupture du câble, ceci afin d'éviter un basculement de l'équipage mobile. Ce dis positif de sécurité comporte (fig. 8 et 9) tune crémaillère 35 rendue solidaire de l'enveloppe 5 de la colonne B et un organe oscillant 36 monté sur l'axe 31 entre les poulies à gorges 28 et 29.
Cet organe oscillant 36 porte un galet. à gorge 37 tournant librement sur un axe 38 et un doit de verrouillage 39 (fie:. 11), disposé en regard de la crémaillère 35. -Un ressort 40 dont l'une des extrémités est attachée à un bras de l'organe oscillant 36 et l'autre à un point. fixe de la traverse 1 tend à maintenir le galet 37 appliqué sur le câble 34.
8i ce dernier vient à se rompre, le ressort 40 provoque un déplacement angulaire de l'organe oscillant 36 et l'enga-ement du doigt 39 dans la denture de la, crémaillère 35, Les chemins de roulement 3 et 4 sont cons titués chacun par une tôle présentant en coupe transversale la forme générale d'un V ouvert (fig. 1. et 4). Chacune des tôles est rendue rigide par un renforcement 46, respec tivement 47 fixé à sa face inférieure. Ces ren forcements 46 et 47 ont une section transver sale en forme de u dont la base est ajourée entre les traverses 1 et 2 pour alléger les che mins de roulement 3 et 4 (fig. 1).
Les chemins de roulement 3 et 4 prennent appui sur les traverses 1 et 2 par leurs extrémités dépassant les renforcements 46 et 47 (fig. 7). Leur posi tion le long de ces traverses 1 et 2 est fixée par des chevilles 42 logées dans des guides 43 solidaires de l'une des parois latérales des renforcements 46, 47 et dont les extrémités s'engagent dans des percages 45 pratiqués dans l'âme des doubles T constituant les tra verses 1 et 2. L'extrémité opposée de chaque cheville 42 est munie d'un organe de ma- nceuvre 44.
Les renforcements 46 portent à chacune de leurs extrémités deux poulies à gorges 48, 49, respectivement 50, 51 (fig. 2 et 4), tour nant librement sur des axes, verticaux 52, res pectivement 53.
Les carters 14e et 14d (fig. 1, 10 et 11) portés par la traverse 2 renferment chacun une poulie à gorge 54, respectivement 55, tournant chacune librement sur un axe 56, respectivement<B>57,</B> dont les extrémités sont fixées dans les flasques 16.
En outre, chaque axe 56, 5 7 porte un organe oscillant 36 semblable à celui décrit ci-dessus en référence aux fig. 8 et 9. Ces organes oscillants 36 portent chacun un galet à gorge 3 7 et un doigt de verrouillage 39 des tiné à coopérer chacun avec une crémaillère 35 rendue solidaire de chacune des colonnes <I>C et D.</I>
Un deuxième câble 59 ou autre organe de liaison souple passe dans les gorges des pou lies 28, 30, 48, 50 et 55. L'une des extrémités de ce câble 59 est fixée rigidement à la partie inférieure de la colonne B, tandis que son autre extrémité est fixée rigidement à la par tie supérieure de la colonne D.
La partie du câble 59 située entre les poulies 30 et .18 est logée dans la partie du double T de la tra verse 1 s'ouvrant vers l'intérieur, c'est-à-dire sur le côté de la traverse faisant face aux colonnes<I>C et D.</I> La partie du câble 59 située entre les poulies à gorges 48 et 50 est logée entre les renforcements 46 et, enfin, la, partie du câble 59 située entre les poulies à gorges 50 et 55 est logée dans l'évidement du double \( de la traverse 2 s'ouvrant vers l'intérieur, c'est-à-dire sur le côté de cette traverse fai sant face aux colonnes -1 et B.
Enfin, les par-, tien de ce câble situées dans les colonnes B et D sont pratiquement verticales.
Un troisième câble 58 passe dans les gorges des poulies 25, 23, 49, 51 et 54. L'une des extrémités de ce câble 58 est, fixée à. la partie , inférieure de la colonne A, tandis que son autre extrémité est fixée à la. partie supé rieure de la colonne C. La. partie de ce eâble située entre les poulies 23 et 49 est logée dans l'évidement intérieur du double T formant, la ; traverse 1. La partie de ce câble située entre les poulies 49 et 51 est logée entre les renfor cements 46, et la partie située entre les poulies 51. et 54 est logée dans l'évidement. intérieur du double T formant la traverse 2.
Enfin, les ; parties de ce câble 58 logées dans les colonnes A et C sont pratiquement verticales. Comme représenté au dessin 4 et<B>9),</B> les extrémités des câbles fixées à la partie inférieure des colonnes sont fixées à. la pla que de base 21 de leur colonne respective au moyen d'un dispositif d'anerage représenté à la fig. 6. Ce dispositif d'ancrage comporte une cuvette 60 fixée rigidement à la, plaque de base et une douille 61 comportant une col lerette 62 prenant appui sur le fond de la cuvette 60.
Cette douille présente un perçage conique 63 dans lequel les brins du câble, re pliés sur eux-mêmes, sont engagés. Le dia mètre le plus petit du perçage conique est, suffisant pour donner passagle au câble, mais insuffisant pour laisser passer l'extrémité du câble avec ses brins repliés sur eux-mêmes. Par mesure de sécurité, on peut couler du plomb sur l'extrémité du câble engagée dans le perçage conique, de manière à empêcher toute possibilité d'échappement.
Les extrémités des câbles fixées aux parties supérieures des colonnes sont supportées, au moyen de dispositifs de réglage, par les pla ques d'appui supérieures 12 fermant les extré mités supérieures des enveloppes 5. Chaque dispositif de réglage (fig. 5) comporte une douille 65 engagée dans un perçage 69 de la plaque d'appui et présentant un perçage co nique 63 semblable à celui de la douille 61. L'extrémité du câble est fixée dans ce perçage conique 63 de la même manière que décrit ci-dessus en référence à la fig. 6. La douille 65 filetée extérieurement est engagée dans un écrou 66 reposant sur la plaque d'appui 12.
Un contre-écrou<B>67</B> bloqué sur L'écrou 66 après réglage de la position axiale de la douille 65 par rapport à la plaque d'appui permet de fixer cette position.
Enfin, comme représenté aux fig. 3 et 4-, une tôle de protection 68 protège l'organe d'actionnement 6, afin d'éviter le dépôt sur cet organe des résidus des eaux de lavage pro jetés lors du lavage d'un véhicule. Cette tôle 68 est fixée par son extrémité supérieure à la plaque d'appui 12 de la colonne d. Sur cha que côté et sur toute la hauteur de cette tôle de protection est ménagé un passage pour les flasques 16 du carter 14c.
Le fonctionnement de l'appareil décrit ci- dessus est le suivant: On règle tout d'abord la longueur des câbles ou plus exactement la position de leurs extrémités supérieures par rapport aux pla ques d'appui 12, à l'aide des dispositifs de ré glage décrits en référence à la. fig. 5, de ma nière que l'équipage mobile soit situé dans Lin plan horizontal, afin qu'un véhicule placé sur les chemins de roulement 3 et 4 n'ait aucune tendance à se déplacer dans un sens ou dans l'autre.
Lorsqu'on met le moteur 11 en marche à l'aide d'un interrupteur de type standard (non représenté), il entraîne en rotation l'or gane d'aetionnement 6. Selon le sens de rota tion de ce dernier, l'extrémité de la traverse 1 portant le carter 14x et l'écrou 18 est dépla- cée verticalement vers le haut ou vers le bas de la colonne A. Ce déplacement provoque automatiquement, grâce aux organes de liai son souples, un déplacement de même sens et de même amplitude de chacun des carters 1.4b, :14c, 14d. Il s'ensuit que l'équipage mo bile se déplace parallèlement à lui-même.
En effet, la longueur de chaque câble est cons tante et chaque câble est fixé par l'une de ses extrémités à la partie inférieure d'une colonne et par son autre extrémité à la partie supé rieure d'une autre colonne; les câbles étant disposés de manière à porter chacun l'une des extrémités des traverses 1 et 2 portant les car ters 14b, 14c et 14d, il est clair que ces trois extrémités des traverses 1 et 2 sont obliga toirement déplacées simultanément dans le même sens que l'extrémité de la, traverse 1 portant le carter 14a, et que les amplitudes de ces déplacements sont égales entre elles.
Comme décrit plus haut, en cas de rup ture d'un câble, le ressort 40 du dispositif de sécurité correspondant provoque l'oscillation de l'organe 36 et l'engagement de son doigt 39 dans la denture de la crémaillère 35 cor respondante. Ainsi, ce dispositif de sécurité empêche la chute d'un ou de plusieurs des angles de l'équipage mobile qui reste donc horizontal.
L'écartement des chemins de roulement 3 et 4 peut être choisi et fixé à volonté à l'aide des chevilles 42 dont les extrémités peuvent être engagées dans l'un ou l'autre des per çages 45. On voit, en effet, que les câbles passant sur les poulies 30, 48, 50 et 23, 49, 51 sont logés dans les évidements intérieurs du double j formant les traverses 1 et 2 et entre les renforcements 46, de sorte que rien ne s'oppose au déplacement du chemin de rou lement 3 le long des traverses 1 et 2. De plus, un tel déplacement ne modifie en rien la posi tion occupée par l'équipage mobile, ainsi qu'on peut aisément s'en rendre compte en exami nant la fig. 2 du dessin annexé.
Une forme d'exécution de l'objet de l'in vention a été décrite ici, à titre d'exemple, mais il est évident que tous les organes et dispositifs décrits peuvent sans autre être remplacés par des éléments équivalents.
L'organe d'actionnement pourrait, par exemple, être constitué par un câble attaché à l'une des extrémités de l'une des traverses de l'équipage mobile et s'enroulant sur un treuil actionné par le moteur. Dans une va riante d'exécution, l'organe d'actionnement pourrait être constitué, par exemple, par une chaîne ou un vérin hydraulique ou tout autre moyen de levage connu portant l'une des extrémités de l'équipage mobile.
Les organes de liaison souples pourraient, aussi être constitués par des chaînes passant sur des organes de guidage constitués par des roues dentées.
Dans le cas d'appareils de levage destinés au levage de camions ou autre véhicule lourd, il est avantageux de remplacer le dispositif de sécurité décrit par un dispositif comportant des organes de coincement, afin d'éviter le choc dû à l'arrêt brutal de l'équipage mobile lors de l'engagement du doigt 39 dans la den ture de la crémaillère.
Dans une variante de l'appareil de levage décrit, les trois câbles 34, 58, 59 pourraient être fixés au pied d'une même colonne, par exemple au pied de la colonne A qui ren ferme la vis d'actionnement. Dans ce cas, le chemin. de roulement 3 portant les renvois pour le câble 59 dont les deux extrémités sont alors fixées à deux colonnes disposées sur un même côté longitudinal de l'équipage mobile, ne peut plus être rendu déplaçable le long des traverses 1 et 2. Toutefois, l'écartement des chemins de roulement peut être modifié par déplacement du chemin de roulement 4.
Par contre, cette variante présente l'avantage que la -vis d'actionnement et toutes les parties ver ticales des câbles situées en dessous de l'équi page mobile sont logées dans la même colonne. Il s'ensuit que seule cette colonne doit être munie d'un dispositif de protection interdi sant l'entrée des eaux de lavage et des botes.
L'un des avantages de l'appareil de levage faisant l'objet de l'invention est le fait que les colonnes ne sont soumises pratiquement uniquement qu'à des forces verticales tendant à les appliquer sur le sol, à l'exclusion de tout effort de traction ou de poussée suivant un plan horizontal, de sorte que des entretoises ou autres éléments rigides réunissant les co lonnes entre elles, existant dans certains des appareils de levage connus, n'ont plus aucune raison d'être ici et peuvent donc être suppri mées.
Des essais pratiques de levage effectués avec un appareil dont les colonnes étaient sim plement posées sur le sol, niais non scellée ont prouvé la parfaite stabilité de l'appareil, même lorsque le sol n'est pas absolument plat.
Le fait que les colonnes ne sont pas reliées entre elles élimine toute possibilité de dété rioration d'un véhicule lors de son levage par coincement, sous une entretoise, d'une porte restée ouverte ou s'ouvrant au cours du levage.
En outre, l'appareil de levage décrit. rie comporte aucun organe de transmission rigide reliant entre eux des organes mécaniques, tels que des vis tangentes, par exemple, logés clans les colonnes. Dans la plupart des appareils connus comportant de tels organes de trans mission rigides, ceux-ci sont, logés dans des caniveaux qui nécessitent des travaux de fon dation coûteux. Les frais d'installation d'un appareil de levage selon ].'invention sont donc sensiblement moins élevés que ceux nécessaires à l'installation d'un appareil clé type connu.