Machine de meunerie agissant par usure résultant d'une action abrasive. Lorsqu'il s'agit d'obtenir une désagréga tion extrêmement poussée de matières sen sibles à la chaleur qui se dégage au cours de l'opération, on se heurte, comme on le sait., à plusieurs difficultés pour donner à cette opé ration un caractère et un rendement indus triels.
C'est notamment le cas des grains de cé réales qui ont été préalablement débarrassés de leur péricarpe par voie humide, lorsqu'on veut assurer l'ouverture des cellules de leur couche dite couche de l'assise protéique pour permettre d'incorporer à la farine leur précieux contenu sous une forme assimilable par les sucs stomacaux, contenu qui constitue les éléments les plus nutritifs des céréales et qui est indispensable pour l'entretien des êtres vivants.
Différentes machines de traitement par usure des grains sur des surfaces abrasives ont été prévues à cet effet, en vue de dimi nuer la durée de la désagrégation poussée qui est nécessaire à l'obtention de la finesse de mouture requise assurant l'ouverture des cel lules de l'assise protéique.
Certaines de ces machines mettent en #uvre la rotation autour de leur axe de réci pients cylindriques ou coniques dans lesquels on introduit les grains, ce qui ne donne pas des résultats satisfaisants.
On sait, d'antre part, que pour réaliser une telle désagrégation par usure, une con dition absolument indispensable réside dans la nécessité de laisser aux grains une abso lue liberté, de façon qu'ils puissent rouler librement sur les surfaces abrasives en tour nant sur eux-mêmes suivant l'un quelconque de leurs axes, cette liberté étant nécessaire pour obtenir une usure concentrique allant de la périphérie jusqu'au centre des grains, extrémités comprises, ce qui est nécessaire pour l'usure progressive du germe.
Ceci dit, les obstacles principaux auxquels on s'est heurté jusqu'à présent pour la solution du problème résident dans le fait que, dans l'hy pothèse d'un mouvement de rotation, la force centrifuge engendrée doit ne pas dépasser certaines valeurs limites.
Dans d'autres machines de traitement par usure, on anime les récipients d'un mouve ment double, en les faisant non seulement tourner sur eux-mêmes autour de leur axe de symétrie, mais également, de façon simulta née, autour d'un axe parallèle audit axe de symétrie. On élimine bien plusieurs imperfec tions des machines mentionnées plus haut, mais on se heurte toutefois à d'autres incon vénients dus à ce mouvement compliqué des récipients, en ce qui concerne la marche du procédé de l'abrasion en cycle fermé, en par ticulier de l'entrée et de la sortie du produit soumis à l'abrasion, de l'évacuation des pro duits de l'usure, ainsi que de la nécessité d'un double entrainement par système spécial et compliqué.
La présente invention est relative à une machine de meunerie agissant par usure ré sultant d'une action abrasive, caractérisée par au moins un récipient à paroi interne cylin drique et abrasive, destiné à enfermer les grains à traiter, ce récipient étant monté sur des bâtis de faon à être animé d'un mouve ment excentré autour d'un axe parallèle à son axe géométrique en conservant une posi tion anggilaire sensiblement invariable dans l'espace, ce qui réalise entre ladite paroi abra sive cylindrique et les grains à traiter un frottement, donc une usure d'autant plus ac tive que l'excentration du récipient est plus importante.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, différentes formes d'exécution de la machine faisant l'objet de l'invention: Fig. 1 représente le mouvement des réci pients en forme de cylindre et les diverses positions qu'ils occupent lors du mouvement du système.
Fig. ? montre la position qu'occuperaient les grains si les récipients tournaient autour de leur axe propre en même temps qu'autour d'un axe excentré.
Fig. 3 est une vue en coupe verticale d'une première forme d'exécution comprenant deux récipients.
Fig. 4 en est une vue en élévation par côté. Fig. 5 est une vue en élévation par côté d'une seconde forme d'exécution destinée à être suspendue au plafond.
Fig. 6 représente en plan cette deuxième forme d'exécution vue par-dessous.
Fig. 7 en est une élévation de face.
Fig. 8 représente en perspective une autre forme d'exécution pour traitement des grains en circuit fermé.
Fig. 9 est une vue en coupe axiale d'une quatrième forme d'exécution à récipients con centriques.
Comme le représente la fig. l., si l'on con sidère un récipient cylindrique empêché de tourner autour de son axe x de symétrie, mais qui se déplace d'un mouvement excentré au tour d'un axe<I>y</I> parallèle audit axe x et con servant une position angulaire sensiblement invariable dans l'espace, l'on. constate que ce récipient vient occuper successivement les po sitions a', a.2; an, agi, en passant par toutes les positions intermédiaires.
Si, d'autre part, l'on introduit dans ce récipient des grains, b, on constate que ces grains se répartissent en forme générale de couronne, suivant la vitesse de rotation, la quantité de grains contenue dans le récipient et l'excentration x, ,y (fig. <B>1),</B> sur la surface interne dudit récipient a, ce qui constitue un avantage de cette machine par rapport aux machines existant actuellement et du type connu rappelé dans le préambule de la. pré sente description.
En effet, à titre compara tif, la fig. 2 représente comment se compor tent les grains dans le cas d'une machine con nue dans laquelle le récipient a, tout en tour nant dans les mêmes conditions. que ci-dessus, tourne également et simultanément autour de son propre axe x de symétrie.
L'on constate alors, commelereprésente lafi-. 3, que sous l.'ac- tion de la force centrifuge, les gains b se rassemblent en croissant. dans la. partie la phis éloignée de l'axe y, de sorte que la totalité de la, surface interne abrasive n'est jamais active simultanément.
Les fi'-. 3 et 4 représentent une première forme d'exécution d'une machine dont les ré cipients sont soumis nu mouvement comme représenté en fig. 1. L'arbre 1 de cette ma chine, supporté par des bâtis 3 et entraîné par une poulie 2, est solidaire de deux roues dentées 4 montées sur ses extrémités. Les b,#'i- tis 3 portent, en outre, des roues dentées 5 qui engrènent. avec les roues dentées 4 et qui tournent folles siir des arbres 6 portés par le, bâtis 3.
Chaque roue dentée 5 porte excentré un palier dans lequel tourne un arbre 7 soli daire du flasque 9 d'un récipient eyl.indri- que 8 à paroi interne abrasive, par exemple émerisée.
Comme on le voit, les arbres 7 sont mon tés excentriquement par rapport aux arbres 6 des roues dentées 5, de sorte que, pendant la rotation de ces dernières, les centres des récipients 8 se déplacent polir prendre les positions diamétralement opposées, ainsi que toutes positions intermédiaires (fig. 1).
Les arbres 7 des récipients 8 décrivent à chaque tour des roues dentées 5 un cercle dont le rayon représente l'excentration de leurra positions par rapport aux arbres 6 des roues dentées 5.
Toutefois, les efforts de frottement. des paliers des récipients 8 dans les roues den tées 5 qui les portent ont tendance à faire tourner ces récipients autour de leurs arbres. Pour s'opposer à ce mouvement, lesdits réci pients sont retenus par des ressorts 12 ou par un moyen équivalent permettant un libre dé placement des arbres des récipients 8 suivant la circonférence i}a.
Le traitement progressif de, la matière à soumettre à l'abrasion peut se dérouler comme suit: La matière entre dans le récipient su périeur 8 par un tuyau souple 10; elle s'étale progressivement vers l'autre extrémité du ré cipient et sort par un orifice 11 prévu dans la partie basse du récipient; elle peut être amenée par un tuyau souple à L'orifice 13 du récipient inférieur 8, réalisant ainsi un cycle continu.
Dans le cas de la fi-. 4, la machine est représentée comme comprenant deux réci pients, mais ce nombre pourrait évidemment, être plus élevé.
Suivant une autre forme d'exécution re présentée en fig. 5 à 7, une série de consoles formant bâtis, disposées en deux rangées pa rallèles k1, k2 est suspendue au plafond du local ou à un poutrage convenable. Ces con soles servent de support à des roues, respecti vement h, d- tournant folles sur leur axe y et dont les roues<B>Il</B> sont motrices.
Elles sont, à cet effet, munies d'une denture et sont en prise avec des pignons n calés .sur un arbre o également supporté par les consoles k1 et en traîné en rotation par poulies<I>h,</I> courroie <I>i</I> et moteur j.
Les deux roues de chaque paire de roues h, 12 se faisant vis-à-vis sont reliées ensemble par une bielle p montée sur elles au moyen de paliers excentrés x ayant même excentration par rapport à leur axe y. Ces bielles tout en restant parallèles à elles-mêmes, sans sortir du plan vertical, décrivent donc, en chacun ; de leur point, Lin cercle dont le rayon corres pond à celui de l'excentration x, y.
Ces bielles servent de support aux réci pients a qui peuvent être fixés sur elles et sous elles, par tous moyens appropriés, tels ; que par colliers de serrage m.
Les récipients a, qui peuvent être de très gmande longueur (fig. 6), sont donc suppor tés en différents endroits par les bielles p. Ils peuvent ainsi être constitués de tronçons f s'emboîtant les uns dans les autres.
Au lieu d'être suspendue au plafond, cette machine pourrait évidemment aussi être scel lée à un mur, cas dans lequel sa disposition d'ensemble serait identique, mais se présente- , rait avec un décalage de 90 .
Un des principaux avantages de cette dis position réside en ce que les récipients peu vent être de très grande longueur, sans au cune limitation ai-Litre que la longueur du, local et être constitués de tronçons emboîtés bout à bout et n'ayant pas; à présenter une forte résistance du point de vue mécanique., soutenus ou supportés qu'ils sont, de distance en distance, par les bielles précitées.
La ma tière à traiter peut ainsi être introduite à l'une des extrémités des récipients et être re çue complètement terminée à l'autre extré mité, ce qui évite d'avoir à reprendre cette matière pour en achever le traitement dans un autre récipient et permet ainsi de suppri mer tout fonctionnement en cycle fermé, donc toutes les interconnexions nécessaires.
Bien que cette forme d'exécution se prête de façon particulièrement avantageuse au traitement complet des grains dans -an, seul récipient en raison de ce que l'on peut en augmenter la longueur à volonté, c'est-à-dire sans avoir à leur faire accomplir un ou plu sieurs trajets de retour en circuit fermé, l'on peut aussi, lorsque l'on ne veut pas donner à ces récipients une trop grande longueur ou lorsqu'on ne le peut pas en raison des locaux, concevoir la machine pour fonctionner en cir cuit fermé en ménageant aux extrémités des- dits récipients des interconnexions entre eux,
destinées à assurer le cheminement successif inversé des grains dans tous lesdits récipients avec évacuation à la sortie du deznier d'entre eux polir être éventuellement repris et ramenés à l'entrée du premier.
Les orifices d'interconnexions sont avan tageusement pourvus de pales destinées à re tenir les grains, à les attraper et à provoquer leur transfert de l'un des récipients dans l'autre.
La fig. 8 représente une telle forme d'exé cution dans laquelle les récipients a@, a=, ça', ça', accolés les uns aux autres et entraînés d'un. mouvement excentrique au moyen des bielles p, sont agencés comme suit: Le récipient al comprend à une de ses extrémités lin orifice 15 par lequel sont introduits à son intérieur les grains à traiter.
A son autre extrémité, il est en communication avec le récipient a2 par un orifice 16 muni d'une pale 17. Lest ré cipients, respectivement a2, a3 et cas, a4 sont interconnectés entre eux de la même façon pour créer un circuit dans le sens des flèches à. parcours inversé d'un récipient à l'autre. Les grains usés sortent du récipient a4 par un orifice situé en 18.
Ainsi, une fois entrés dans le récipient ai, par 1\orifice 15, les grains progressent dans ledit récipient jusqu'à son extrémité opposée. Au fur et à mesure qu'ils arrivent en regard de l'ouverture 16, ils sont pris par la pale 17 et sont transférés par elle dans le récipient a2 où ils progressent comme précédemment, mais en sens inverse.
Arrivés à l'autre extré mité, ils passent, suivant le même processus dans le récipient ca3, où ils cheminent à nou veau dans le même sens que dans le récipient ai polir passer ensuite dans celui 0 et reve nir dans ce dernier jusqu'à l'orifice 18 d'où ils sont évacués.
(tuant à la forme d'exécution représentée en fig, 9, elle consiste en trois cylindres con centriques 21, 22, 23, délimitant entre eux trois récipients 24, 25, 26, les récipients 26 et 25 étant en communication entre eux, du côté opposé à l'entrée des grains, en 28 dans le centre, par un ou plusieurs orifices 29. Ruant aux récipients 25 et 24, ils sont, eux aussi, en communication par un ou plusieurs orifices 30 situés du côté opposé aux orifices ; 29. Ces trois cylindres sont assemblés entre eux, à leurs extrémités par des flasques de fermeture 27.
Les grains introduits en 28 dans le récipient central 26 s'y étalent sous l'effet du mouvement excentrique précité et progressent vers les ouvertures 29 d'où ils passent dans le second récipient et s'y dé placent en sens inverse, en direction des ori fices 30.
De là, ils passent dans le troi,#iènie récipient 24 où ils subissent un nouveau Irai- , tement avant d'avoir accès aux ouvertures 31 pratiquées dans la paroi du cylindre exté rieur 21 et assurant leur évacuation ou, si le traitement s'avère insuffisant, leur reprise polir les ramener dans le récipient central 28 f d'une autre machine.
Les produits de l'usure peuvent être éva cués par aspiration par des ouvertures 32 mu nies de grilles.