<B>Instrument à équipage mobile.</B> La présente invention se rapporte aux instruments comportant un équipage mobile plongé à l'intérieur d'un liquide et plus par ticulièrement aux instruments de ce type, dans lesquels ledit liquide a une densité égale à la densité moyenne dudit équipage, le cen tre de gravité de cet équipage coïncidant, tout au moiras sensiblement, avec le centre (le poussée du volume de liquide déplacé par cet. équipage. On sait que grâce à cette disposi tion, les impulsions, efforts ou accélérations de translation auxquels est .soumis l'instru ment, ne créent pas d'efforts d'inertie sur l'équipage mobile, si bien que l'appareil est pratiquement insensible aux chocs.
Dans les appareils de ce genre qui ne sont pas destinés à être maintenus à température constante, il est nécessaire (le prévoir des di@-- positifs pour permettre la dilatation du li quide suivant les variations de température.
Ces dispositif; doivent être conçus, toute fois, de manière que le liquide entourant l'équipage ne puisse pas, sous l'effet des chocs, subir des déplacements, rapides à l'intérieur du récipient qui le contient, déplacements qui risqueraient d'endommager les organes de l'appareil.
La présente invention a pour but. de per mettre l'obtention de ce résultat d'une façon relativement simple.
A cet effet, l'instrument à équipage mo bile, plongé dans un récipient rempli de li quide, est caractérisé par le fait que l'inté- rieur dudit récipient communique avec une chambre d'expansion, placée à. l'une des extré mités de celui-ci, par un orifice capillaire dis posé, en position d'utilisation de l'instrument, à la partie supérieure du récipient et ménagé dans la paroi d'une cuvette sphérique de fai ble diamètre (quelques millimètres par exem ple).
Cette disposition oblige les bulles<B>dé</B> gaz, (le forme sphérique elles-mêmes, qui peuvent se trouver dans la chambre à liquide, à pren dre contact intime avec l'orifice du trou capil laire, sans qu'il puisse subsister de film con tinu de liquide. Toute augmentation de tem pérature ayant pour effet de dilater le vo lume de liquide contenu dans la chambre à liquide, entraînera obligatoirement le pas sage de la. bulle dans la chambre de dilata tion. Le dessin ci-joint représente, schémati quement et à titre d'exemple, une forme d'exé cution de l'objet. de l'invention, appliqué à un galvanomètre.
La fig. 1 est une coupe schématique d'un galvanomètre immergé.
La fig. 2 représente une- coupe, à phis grande échelle, du dispositif de mise en com munication des deux chambres, et la fi-.<B>3</B> est une coupe correspondante d'une mitre forme de ce dispositif, donnée à titre de comparai son.
Dans la fig. 1, 1. désigne le récipient rem pli d'un liquide approprié et qui contient l'équipage mobile dont la densité moyenne est égale à celle du liquide et dont le centre d'inertie coïncide sensiblement avec le centre de, poussée du volume de liquide déplacé par cet équipage. Cet équipage, indiqué très sché matiquement en 2, est suspendu par des fils très ténus 3 et 4 servant également à amener le courant d'alimentation du galvanomètre au bobinage dudit équipage.
Le fil 4 est fixé, par exemple en 5, à une tige 13, montée dans la paroi inférieure du récipient 1, mais isolée électriquement de la masse comme cela est représenté, tandis que le fil 3 passe sur im archet 6 et est soudé sur une bande métallique formant ressort enroulé sur une tige 8, elle-même fixé au corps du récipient. Cette disposition assure, du point de vue mécanique, une tension constante des fils 3 et 4 et elle a l'avantage de ne présenter qu'une inertie très faible et aucune résistance appréciable aux mouvements du liquide. Du point de vue électrique, le passage du courant dans le bobinage de l'équipage mobile 2 se fait entre la tige 5 et la masse de l'appareil.
Les mouvements de l'équipage mobile sont observés et enregistrés grâce à un miroir 14, porté par ledit équipage, et qui réfléchit un faisceau lumineux venant le frapper à tra vers une fenêtre 15 disposée à cet effet dans la paroi du récipient 1.
L'intérieur du récipient 1 communique avec une chambre intérieure 9, située à l'ex trémité de celui-ci, opposée à l'équipage, par hintermédiaire d'un orifice capillaire 7 0 de quelques dixièmes de millimètres de diamètre. Cet orifice capillaire est ménagé dans la pa roi d'une cuvette sphérique de faible dia mètre 11 (diamètre de l'ordre de quelques mil limètres par exemple) qui présente une paroi à surface conique 12 séparant la chambre 9 de l'intérieur du récipient; la paroi est dispo sée de façon que le sommet de sa surface co nique soit tournée vers ladite cuvette.
D'autre part, ledit orifice capillaire 10 débouche dans la chambre d'expansion 9 au voisinage du centre de volume de celle-ci, la chambre en question étant limitée à sa par tie inférieure,- de préférence, par la surface tronconique de la paroi 12. L'ensemble est di- mensionné de telle manière que le plan Hori zontal P, P' passant par l'orifice 2, partage le volume de la chambre 9 sensiblement en deux parties égales. Le remplissage de l'appa reil se fait alors de telle manière que cette chambre 9 soit plus qu'à. moitié remplie de liquide, c'est-à-dire que le niveau dudit li quide soit situé au-dessus du plan P,<I>P</I>, même à la plus basse température d'emploi (volume de liquide minimum).
Dans ces conditions, l'orifice 7.0 déboucle toujours dans le liquide clans la position d'uti lisation de l'instrument, mais aussi lorsque celui-ci est complètement renversé, par exem ple pendant le transport ou pendant l'emnia- gasinage.
On se rendra compte facilement que les mouvements chi liquide, dfis à des accéléra tions impomtantes, seront toujours faibles, car l'orifice de circulation entre le récipient 1 et la chambre 9 freine considérablement tort mouvement rapide.
Le dispositif présente, en outre, l'avantage de permettre une évacuation automatique des bulles de gaz pouvant se former pour une cause quelconque à l'intérieur du liquide et qui, lorsqu'elles viennent adhérer à l'équipage mobile, modifient l'équilibrage de celui-ci et le rendent sensible aux vibrations. Ces bulles tendent, bien entendu, à venir se placer à. la partie supérieure de la chambre.
L'orifice 10 étant placé, dans la, position d'utilisation de l'instrument, sri point le plus haut, précisément à l'endroit où viennent. se rassembler les bulles, toute augmentation de température à laquelle correspond une dila tation dur. liquide, a. pour effet de chasser les bulles de gaz dans le réservoir d'expansion 9, d'autant que ces bulles viennent épouser exactement la forme de la cuvette 11 vers la quelle elles sont guidées par la surface coni que de la paroi 12.
La fig. 2 représente, à grande échelle, l'ori fice capillaire et la forme donnée à la partie supérieure de la chambre à liquide. On t- a représenté également une bulle gazeuse qui, comme on le voit, prend contact avec la sur face sphérique prévue au débouché de l'ori- lice capillaire, sans qu'il puise y avoir conti nuité de liquide entre les deux chambres.
Dans la fig. 3, au contraire, on a représenté un orifice non conforme à l'invention, cons titué par une simple surface conique; la bulle qui y est. représentée n'est évidemment pas en contact avec l'orifice capillaire et il y a continuité du film de liquide, les courants de liquide correspondant aux variations de tem pérature pouvant. alors s'établir sans que la bulle gazeuse ne passe à travers l'orifice.
On pourra, bien entendu, apporter de nombreuses modifications à l'instrument dé crit, sans sortir du domaine de l'invention. En particulier, on pourrait remplacer le ré servoir rigide 9 par un réservoir élastique, au quel cas ce réservoir pourra être rempli com plètement de liquide.