Dispositif de réglage de la puissance d'un ensemble de machines synchrones. ])ans la technique actuelle, les régulateurs de machines synchrones, par exemple de tur bines accouplées à des alternateurs, assurent une répartition stable de la charge entre plu- sieur-s machines mises en parallèle. Mais cette répartition n'est. le plus souvent. pas déter minée à l'avance: elle est faite assez au ha sard et n'est généralement ni la plus prati que, ni la plus économique.
On a déjà proposé (brevet. français N" 563760 du 17 juin<B>1922)</B> de réaliser auto matiquement le partage de la charge entre plusieurs machines. Mais cette .disposition a conduit à réaliser une superrégulation élec trique coilteuse, qui n'a été jusqu'ici instal lée que dans un très petit nombre de cen trales électriques. Dans la grande majorité des cas, la répartition de la. charge reste sou mise au réglage manuel individuel de chaque machine.
Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention ont pour effet de réali ser plus simplement, au moyen des seuls régu- lateurs, la répartition automatique de la charge entre plusieurs machines synchrones, suivant telle loi que l'on juge désirable, et de rendre plus aisés leur exploitation et leur con trôle.
On munit couramment de régulateurs tachymétriques les machines synchrones accouplées à. une même charge résistante, qui leur impose à toutes une même vitesse de ro tation. Par exemple, des turbines entraînant des alternateurs couplés sur un même réseau sont munies de régulateurs dont la fig. 1 montre un exemple.
Ce régulateur agit, sous la commande d'un tachymètre, sur un des facteurs de marche de la machine, par exemple sur le débit du fluide moteur. Sur la fig. 1, on voit un tachymètre ?' actionnant, par l'intermédiaire de la sou pape<B>S</B> d'un ser, vo-moteur, le distributeur R d'une turbine hydraulique.
On sait en outre que, pour que la réparti tion de la puissance se fasse de faon défi nie et stable entre les machines, i1 est com- mode de donner à chaque régulateur un dé- ceément de statisme: le régulateur réglera alors sa machine à des vitesses différentes, suivant, la puissance demandée. Les caracté ristiques de statisme, des machines, représen tées graphiquement fig. 2, en portant la. vi tesse de rotation n en ordonnées et, par exem ple, la puissance N en abscisses, déterminent la répartition de la charge entre les machines.
La puissance totale<I>N,</I> marquée en rR, est ré partie, par exemple, entre deux machines JI et P, en <B><I>NI</I></B><I> =</I> yriJ1 et N\ = pP <B><I>2</I></B> <B><I>N1</I></B> + N La caractéristique de statisme est, détermi née, dans les réalisations connues, par une réa.etion, de système approprié, de la sortie du régulateur sur le tachymètre.
Par exemple, fig. 1, le statisme est obtenu par le jeu d'une came dite de statisme ou de répartition <I>Cr,</I> réagissant en A sur le levier flottant<I>L</I> du tachymètre, et mue par une tringlerie du distributeur R.
Pour changer à volonté la répartition de la puissance, on utilise couramment des dis positifs de commande tels que D (fig. 1), dont l'effet est de modifier, indépendamment sur chaque turbine, la caractéristique de sta- tisme. Dans l'exemple de réalisation montré fig. 1, la tige filetée F, que commande le mo teur 11'l par l'intermédiaire d'un manchon fi leté,
a pour effet de déplacer d'un bloc la ca ractéristique de statisme de la machine, pa rallèlement à l'axe de vitesses n (fig. 3) d'in état initial jusqu'à un état final. On appellera commande de répartition ce dispositif.
On repère généralement, dans les réalisa , tiens connues, la répartition de la charge, soit par l'ouverture du distributeur, soit par la position même de la commande de répartition. Sur la fig. 1, .cette indication est donnée par le déplacement des index I et J devant des règles graduées. Dans certains cas, on répète à distance, par exemple sur un tableau de commande, ces indications.
La présente invention, qui a pour but de perfectionner les possibilités de réglage sus , mentionnées, concerne un dispositif de réglage de la puissance d'un ensemble de machines synchrones pourvues chacune d'un régulateur tachymétrique, dont la caractéristique de sta tisme peut être modifiée au moyen d'un dis ; positif de statisme.
Ce dispositif de réglage est caractérisé en ce que, pour répartir la charge entre les diverses machines suivant une loi prédéterminée, les dispositifs de statisme individuels sont réglés au moyen de leur mé canisme de commande, en fonction de ladite loi et que ces mécanismes de commande sont actionnés par une commande unique qui les déplace tous simultanément sans modifier la répartition de la charge.
Le dispositif suivant. l'invention présente l'avantage d'une plus grande simplicité, pour une précision souvent meilleure, que le sys tème de super-régulation électrique. En effet, au lieu (le repérer le partage de la charge d'après la puissance fournie par la machine, le dispositif suivant l'invention le repère d'après l'ouverture du distributeur;
on démontre que ce dernier procédé conserve sans erreur notable la bonne répartition de charge quand la pression du fluide moteur vient à varier, tandis que le repérage de la charge d'après la puissance conduit à une ré partition qui devient rapidement mauvaise quand la pression s'écarte de sa valeur nor male.
La commande unique dont il a été ques tion ci-dessus peut être réalisée par l'applica tion de nombreux systèmes connus, par exem ple ceux de télécommande ou répétition d'ordres.
A titre d'exemple, on a représenté fig. 4, une forme de réalisation du dispositif selon l'invention, utilisant la télécommande par mo- teurs synchrones.
Trois machines I, II, III sont commandées par trois moteurs syn chrones 11Z1, 1112, 1113. Ces trois moteurs sont connectés à trois autres moteurs synchrones <I>N1,</I> N2, N3, que commande, par un jeu d'en grenages, une seule manivelle C ou -un seul moteur asynchrone A5.
Les dispositifs de commande de statisme D de la fig. 1 ne sont alors plus commandés individuellement, mais en bloc, â l'aide de la commande -unique C ou A5, qui les déplace tous ensemble, de quantités en relation définie les unes avec les autres.
Chacun des moteurs synchrones Nl, N2, N3 peut être désolidarisé en El, E2, E3 de son train d'engrenages, la machine correspondante étant ainsi distraite de la commande. unique. Cela peut être utile au moment du démarrage ou de l'arrêt d'un groupe. Ainsi sur la fig. 4, la machine III est libérée de la commande unique.
La man#uvre de cette commande unique fera donc varier la puissance globale fournie par l'installation, tout en maintenant la loi -de répartition imposée par le jeu du méca nisme de statisme, qui sera. alors construit en fonction de cette loi. A titre d'exemple, ce mécanisme pourra comporter des cames de répartition, dont le profil aura été tracé de façon à réaliser cette loi.
En outre, des index<I>J,</I> Jl, J2, J3 mar quent, par exemple au tableau central de com mande, les positions des arbres des moteurs synchrones 11, A"2, 13 et de la. manivelle C de commande unique.
Ce dispositif présente, sur les procédés actuellement. utilisés pour la. commande des centrales, l'avantage de réaliser automatique ment une conjugaison, la meilleure par exem ple, entre les machines, et de permettre la marche la plus économique. En outre, la lec ture de la position de la commande unique, jointe à la répétition des index individuels de chaque machine, permet. de connaître et. de régler simplement sans tenir compte de per turbations passagères, la puissance globale de l'installation.