Régulateur de machine muni d'un dispositif de réglage de statisme. Les régulateurs de machines rotatives,<B>dé</B> turbines par exemple, sont, dans la technique actuelle, souvent munis d'un dispositif de réglage<B>de</B> statisme. Alais ce dispositif est conçu de telle façon qu'on ne peut générale ment pas le man#uvrer, pendant que la ma chine marche, sans faire varier le point de fonctionnement de celle-ci; on doit alors, si l'on veut revenir au régime initial, apporter une correction<B>à</B> la commande de répartition.
La présente invention a pour but de per mettre<B>à</B> toutes les charges de manceuvrer le réglage de statisme sans perturber la répartition de la charge entre les machines.
On réalise couramment, en vue d'améliorer la marche des machines rotatives, des régula teurs susceptibles de posséder uni certain décrément de statisme, c'est-à-dire pouvant fixer<B>à</B> des valeurs différentes, suivant la charge, la grandeur qu'ils règlent. Par exemple, les turbines actionnant des alterna teurs synchrones sont munies de régulateurs tachymétriques qui les règlent<B>à</B> une vitesse différente suivant la puissance demandée.
La fi,-.<B>1</B> montre en exemple une telle caractéristique<B>de</B> réglage, où la vitesse clé rotation n est portée en ordonnées et Fouver- ture <B>0</B> du distributeur de la turbine en abs cisses. Cette courbe est généralement appelée caractéristique de statisme. On appelle décré ment de statisme ou irrégularité statique la différence An existant, du fait du statisme, entre les vitesses de rotation de la machine <B>à</B> vide et en charge (fig. <B>1).</B> On appellera statisme la pente de la caractéristique en un point.
Dans des réalisations connues de régula teurs, on change<B>à</B> volonté la répartition<B>de</B> la charge et la charge totale d'un ensemble de machines, en particulier<B>à</B> l'aide de deux réglages qui modifient la caractéristique de statisme.
Le premier, qu'on appellera commande de répartition, modifie la caractéristique de sta- tisme sans changer son décrément de statisme. <B>Il</B> consiste souvent<B>à</B> déplacer en bloc cette caractéristique, parallèlement<B>à</B> l'axe des vitesses (fig. 2).
Cette commande est, dans certaines réali sations connues, effectuée<B>à</B> distance, et même peut être, par le jeu d'un répétiteur d'ordres, répétée sur un tableau central et actionnée par une commande unique pour tout un ensemble de machines.
Le second réglage, appelé réglage de sta- tisme, a pour effet de modifier<B>à</B> la fois le décrément de statisme et le statisme de la caractéristique. Un index repère généralement la position de ce réglage soit sur le régulateur lui-même, soit<B>à</B> distance sur un tableau de commande de la machine.
Certains dispositifs connus de réglage de statisme ont pour effet de transformer la caractéristique de statisme tout en conservant fixe un de ses points I (fig. <B>3)</B> qu'on appel lera point indifférent . Lorsque la machine fonctionne en ce point, on peut modifier le réglage de statisme sans perturber sa marche.
Dans des dispositions actuellement con nues, le point indifférent I, quand il existe, se déplace suivant une loi quelconque, géné ralement assez compliquée, lorsque, par le jeu de la commande de répartition, on décale la caractéristique de statisme (fig. 4). Il est donc exceptionnel que le point de fonctionne ment de la machine c6incide avec un point indifférent: en général, quand on a modifié le réglage de statisme, il est nécessaire de retoucher la commande de répartition pour revenir au point de fonctionnement initial.
Cela rend pl-Lis difficile le réglage de l'en semble des machines, en particulier lorsqu'on réalise le partage automatique de la charge au moyen de cames de répartition<B>à</B> profils conjugués et d'une commande de répartition unique.
La présente invention a pour objet un régulateur de machine muni d'un dispositif de réglage de statisme et asservi<B>à</B> une com mande de répartition de la #charge, établi en vue d'éviter ces inconvénients. Ce régulateur est caractérisé par le fait que le réglage du statisme est indépendant de la commande de répartition pour toutes les charges de la machine et que la man#uvre de ladite coin- mande déplace le point indifférent suivant une loi telle que ce point reste encdincidence avec le point de fonctionnement de la machine.
En particulier, ce déplacement peut se faire suivant la loi de réglage que tend<B>à</B> imposer l'ensemble de tous les régulateurs qui peuvent concourir<B>à</B> la bonne marche de l'ins tallation; la machine fonctionnera alors cons tamment a-Li point indifférent. En particulier, dans le cas,très fréquent où l'on cherche<B>à</B> maintenir constante la grandeur<B>à</B> régler, le point indifférent doit se déplacer sur l'hori zontale (fig. <B>5)</B> de la valeur normale de réglage.
Les fig. <B>6</B> et<B>7</B> du dessin annexé repré sentent,<B>à</B> titre d'exemple, deux formes d'exé cution de l'objet de l'invention.
La fig. <B>6</B> montre un exemple de réalisation comprenant un régulateur tachymétrique <B>à</B> vitesse constante. Le réglage de statisme est effectué par un système connu, qui consiste <B>à</B> changer,<B>à</B> l'aide d'un galet<B>G</B> que déplace une tige filetée<B>P,</B> le rapport entre les bras des leviers L, et L, La commande de réparti tion se fait, également suivant un système connu, en modifiant,<B>à</B> l'aide d'un manchon et d'une tige<B>P</B> filetés, la longueur de la tringlerie. Le fait que la -commande de répar tition soit disposée entre la came de réparti tion Cr et le réglage de statisme, au lie-Li d'être placée,
comme on le fait dans des réali sations connues, dans le réglage de statisme, ou entre ce dernier et le point<B>A,</B> a pour effet de placer le point indifférent<B>à</B> une vitesse fixe, quelle que soit la position de la commande de répartition. En effet, le point indifférent est obtenu lorsque les leviers L, et<U>L.</U> sont parallèles. La position du levier L, ne dépend, lorsque le régulateur est en équi libre, que de celle du tachymètre, le paral lélisme des leviers L. et<U>L.</U> sera conservé tant que la vitesse de rotation n'aura pas varié. Un ajustement préalable permet d#ob- tenir cette position lorsque le tachymètre est <B>à</B> sa vitesse de réglage normal.
On peut également conjuguer,<B>à</B> l'aide par exemple dun système connu de télécommande ou de répétition d'ordres, les positions des réglages de statisme de plusieurs machines sous l'action d'une commande unique. Ces réglages seront donc en relation définie d'une machine<B>à</B> l'autre.
Cela est en particulier intéressant dans une centrale où le partage de la charge est assuré automatiquement par le jeu des cames de répartition Cr et où il existe une commande centrale unique de répartition. On peut alors avec profit conjuguer de même les réglages de statisme, de faqon que, pour toute position de leur commande centrale, les machines aient toutes le même décrément de statisme.
La fig. <B>7</B> donne en exemple le schéma d'un dispositif permettant de réaliser cette con jugaison<B>à</B> l'aide d'un répétiteur d'ordres uti lisant des moteurs synchrones. Les réglages de statisme de trois machines I, II, III sont mus par trois moteurs synchrones H, 111,, <B>M,</B> qu'actionne un seul transmetteur synchrone pilote<B>N.</B> La position de son arbre indique en<B>J</B> le décrément de statisme réalisé. Un moteur asynchrone<B>A,</B> permet d'actionner<B>à</B> volonté le transmetteur dans un sens ou dans l'autre.