Procédé de cinématographie d'une scène apparaissant sur l'écran d'un tube de télévision et installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. I1 est souhaitable de pouvoir cinématogra- phier l'image qui apparaît sur l'écran d'un récepteur de télévision; une raison. pour la quelle cela est souhaitable est que l'on peut exécuter et conserver un enregistrement com plet (les programmes transmis pour le cas d'une controverse ultérieure.
Naturellement, il est possible d'utiliser un matériel cinéma tographique et de prise de son pour établir un enregistrement directement à partir de la scène qui est transmise, mais l'appareil ciné- matograph_que dans un tel cas ne peut pas toujours enregistrer exactement ce qui est transmis en raison de la. différence dans l'an gle de vision, etc., et dans des scènes prises à l'extérieur, telles que des événements sportifs, il peut. être parfois peau pratique ou impossi ble d'utiliser un appareil cinématographique en même temps qu'une caméra de prise de vues de télévision.
Une autre raison impor tante pour laquelle il est souhaitable d'exé- enter un tel enregistrement est qu'il permet de projeter une scène de télévision sur le vaste écran d'une salle de projection avec une qualité d'images suffisante pour qu'elle soit acceptable pour des spectateurs payants. Par exemple, un événement sportif peut se; pro duire dans une ville, il peut être enregistré et. transmis par télévision à un autre endroit (le la même ville ou d'une autre localité, il peut être reçu dans une salle de projection où l'écran de télévision est. photographié, le film développé, puis projeté immédiatement sur l'écran devant une grande assistance.
Il est fort souhaitable de pouvoir utiliser un équipement standard de cinématographie pour cinématographier un écran de télévi sion. Les plus importantes raisons pour un tel choix sont probablement qu'un tel maté riel a. été mis au point avec soin depuis long temps et qu'il est. tout. à fait. sîtr que son fonctionnement est bien connu d'un grand nombre de praticiens et qu'il opère sur des normes telles que la fréquence d'images, -te., qui sont largement appliquées à travers le monde et, enfin, il est évidemment moins coû teux et plus pratique d'utiliser le matériel existant plutôt que de créer quelque chose de nouveau.
En utilisant un matériel de prise de vues standard, il est également' possible d'assurer immédiatement la. projection dans un projecteur standard.
L'invention a pour objet un procédé de cinématographie d'une scène paraissant sur l'écran d'un tube de télévision. avec un appa reil cinématographique. Ce procédé est carac térisé en ce qu'on éteint l'écran de télévision pendant les déplacements de la pellicule.
L'objet de la. présente invention consiste également en une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif pour éteindre l'écran pendant les déplacements de la pellicule ciné matographique. L'invention va être exposée par un exem ple concret, en choisissant les normes amé ricaines de la télévision, de l'électricité et de la cinématographie, c'est-à-dire des signaux de télévision transmis avec 525 lignes par image avec une fréquence d'images de 30 images par seconde, et -une exploration de 2 à 1, donnant mie fréquence de 60 champs par seconde, un courant d'alimentation de 60 cy cles par seconde et une fréquence d'images cinématographiques de 24 images par seconde.
Cependant, il est bien entendu que l'invention peut s'appliquer également à d.'autres fré quences de courant et d'antres fréquences d'images cinématographiques, aussi longtemps que l'intervalle entre les extinctions de l'écran du tube est exactement de même durée qu'une image de télévision et que le film reste fixe dans l'appareil cinématographique quand l'écran est illuminé.
Le dessin représente, à titre d'exemple et schématiquement, le fcmetionnenient. d'une forme d'exécution de l'installation selon l'in vention.
La fig. 1 est une représentation des carac téristiques d'un signal de télévision transmis conformément aux normes actuelles.
La fig. 2 est une représentation des carac téristiques du fonctionnement. d'un appareil cinématographique.
La fig. 3 est aine représentation schémati que du fonctionnement d'un dispositif d'ex tinction de l'écran.
La fig. 4 représente schématiquement la forme d'exécution de l'installation.
On a représenté en a, dans la fig. 1, le temps qui s'écoule entre le départ de deux images successives d'une transmission de télé vision transmise conformément aux normes actuelles et qui est de 4/12o de seconde, et en b le temps d'exploration de chaque champ de l'image, qui est de 2/12o de seconde.
La fig. 2 est tracée à la même échelle de temps que la fig. 1 et elle représente le fait que, dans un appareil cinématographique, la pellicule se déplace d'image à image pendant im temps c d'environ 1/120 de seconde et qu'elle reste fixe pendant -un temps d de 4/120 de seconde, de sorte que les images se succèdent à un inter valle de temps e de 5/12o ou 1/24 de seconde.
Il est possible d'utiliser un appareil ciné matographique standard pour photographier un écran de télévision sans aucun équipement spécial ou sans prendre de précautions ciales et d'obtenir ainsi un enregistrement sur pellicule. Une telle pellicule, cependant, pré sentera certaines aberrations et ne sera pas d'assez bonne qualité pour être projetée dans une salle de cinématographie. Les raisons de cela. seront comprises en se reportant aux fig. 1 et 2.
Supposons que l'obturateur soit réglé pour des temps d'ouverture de 4/12o de seconde, de sorte qu'il reste ouvert durant tout. le temps où le film est fixe pour chaque image et que la phase de fonctionnement de l'appareil ciné matographique et .de l'image de télévision est celle portée sur les fig. 1 et 2, c'est-à-dire que la pellicule s'arrête et que l'obturateur s'ouvre exactement 1/12o de seconde après le commencement d'une image de télévision pour la première image de la pellicule et ensuite comme représenté dans ces deux figures.
Pour la première image de la pellicule, une moitié du premier champ de l'image de télévision sera manquée, car elle se présente sur l'écran avant que l'obturateur de l'appa reil cinématographique s'ouvre. Cependant, la pellicule enregistrera la deuxième moitié du premier champ, tout le deuxième champ et. la première moitié du premier champ de l'image de télévision suivante. En consé quence, la pellicule enregistrera. une image complète de l'image de télévision. 4u cours du 1/120 de seconde suivant, l'obturateur sera fermé et la pellicule se déplacera vers la posi tion de l'image suivante. L'appareil cinéma togTaphique manquera., par suite, la deuxième moitié du premier .champ de la seconde image.
Cependant., il enregistrera entièrement le deuxième, champ de la deuxième image et entièrement lé premier- champ de la troisième image, de sorte qu'il enregistrera à nouveau une image entière. Le film alors se déplacera à nouveau et l'obturateur sera fermé pendant le 1/12o de seconde suivant, de sorte qu'il maii- quera la première moitié du deuxième champ de la troisième image de l'image de télévisicn. L'obturateur s'ouvrira, toutefois, pour la deuxième moitié du.
second champ de cette image, pour le premier champ de la quatrième image et pour la première moitié du deuxième eliainp de la quatrième image, enregistrant encore une image entière. La pellicule se à. nouveau pendant 1/1=o de seconde, alors que l'obturateur sera fermé et il s'ou vrira à nouveau avec le commencement de la cinquième image, de sorte qu'il enregistrera la cinquième image de télévision tout entière.
En ce point, il y a, lieu de noter que la phase de la pellicule de l'appareil et de l'image de télévision est la même que celle de l'image fi" 1, de sorte qu'il est évident que les images successives de la- pellicule et de la télévision seront les mêmes que celles que l'on vient de décrire.
Ainsi, l'imiige enregistrée sur la pellicule sera une image qui sera un enregistrement de l.'iina-e apparaissant sur l'écran de la, télévi sion. Ce ne sera pas cependant une bonne image en raison des variations mécaniques de l'obturateur de l'appareil cinématographique. C'est-à-dire que si l'on veut obtenir un bon enregistrement sur pellicule, la synchronisa tion entre l'obturateur de l'appareil de prise de vues et l'image de télévision doit être par faite et les temps d'ouverture de l'obturateur doivent être très exacts.
Du fait qu'une ligne (le l'image (le télévision se produit pendant approximativement 64 microsecondes, l'action de l'obturateur devrait, être précise à seule ment quelques microsecondes près, afin d'ob tenir un résultat uniforme. Une telle préci sion mécanique est extrêmement difficile à réaliser et, si on pouvait y parvenir, ce serait nu prix d'une dépense inimaginable.
Si l'action de l'obturateur de l'appareil n'est pas précise à. ce point, il enregistrera sur la pellicule quelque chose de- plus ou de moins qu'exactement une image de l'image de télévision. Il en résulte que, si l'obturateur est, ouvert. trop longtemps, par exemple plus longtemps que 64 microsecondes, une ligne- de l'image (le télévision sera. explorée deux fois alors que l'obturateur est ouvert et une ligne sombre apparaîtra, sur la pellicule. Si l'obtu rateur est ouvert pendant un temps trop court, par exemple plis court. que 64 micro secondes, une ligne claire apparaîtra à tra vers l'image dans laquelle cette ligne n'est pas explorée pendant L'ouverture de l'obtu rateur.
De telles lignes sont aisément percep tibles et elles sont très désagréables dans la projection.
Les fig. 3 et. 4 concernent un procédé et une installation conformes à l'invention et. évi tant les inconvénients signalés ci-dessus. On utilise un appareil cinématogmaphique com mandé par un moteur synchrone alimenté à 60 périodes.
A partir de la ligne de courant f (fig. 3) à 60 périodes, on crée des impulsions g précises à une fraction de microseconde, qui sont émises 24 fois par seconde et dont la du rée est de 1/12o de seconde, on -utilise cette im pulsion pour éteindre (ou masquer) l'écran du tube de télévision en synchronisme avec le déplacement de la. pellicule dans l'appareil cinématographique. En outre, l.'obtura.teur de cet. appareil est, enlevé, de sorte que la, pelli cule est exposée à, tout moment à. l'écran de télévision.
On utilise, d'autre part, -Lin écran de télévision présentant une courte persis tance de luminescence dont on reparlera par l a suite.
Par des essais, on a découvert que ce pro cédé donne constamment de bonnes images de qualité satisfaisante pour une projection ciné- inatographique devant un public averti.
La. fig. 4 représente schématiquement une installation pour la mise en oeuvre du. pro cédé selon l'invention et qui est donné, à titre d'exemple, parmi de nombreux types d'ins tallations pouvant être utilisées. Elle com prend un redresseur à deux alternances 1 qui est alimenté par un courant alternatif f à. 60 périodes. Ce redresseur donne un courant re dressé h. modulé à 120 périodes. Il alimente un oscillateur de relaxation 2 qui produit 120 impulsions i par seconde. Ces impulsions sont envoyées à un multivibrateur qui produit 24 impulsions, de forme carrée, par seconde, d'une durée exacte (le 1/iLo de seconde.
Ces impul- sions cg sont envoyées au tube de télévision 4 pour l'éteindre d'une façon qui sera. expliquée phis loin.
L'appareil cinématographique 7 est en traîné par un moteur synchrone alimenté par le même réseau que le redresseur 1. Au moyen d'un mécanisme tel, par exemple, qu'un inter rupteur qui s'ouvre et qui se ferme, en série avec une source de courant, l'appareil pro duit ume série d'impulsions de synchronisation qui doivent coïncider avec les impulsions pro duites par le multivibrateur 3.
Les impulsions du mnltivdbrateur et celles de l'appareil ciné matographique peuvent être appliquées à, un tube à rayon cathodique, afin de les comparer visuellement et de régler manuellement le multivibrateur pour qu'il fonctionne en syn- ehronisme avec l'appareil cinématographique. Ce réglage est très simple et il est fait une fois pour chaque emploi.
Il y a lieu de noter que le multivibrateur 3 produit une impul sion carrée à chaque cinquième impulsion re çue de l'oscillateur et que le problème de la synchronisation concerne seulement la sélec tion de celle des cinq impulsions qu'il devra suivre. Ceci peut être réalisé en utilisant le tube 6 à rayon cathodique. Le synchronisme sera ainsi établi entre les impulsions d'extinc tion et le fonctionnement- de l'appareil ciné matographique, et comme on l'a déjà dit, il ne sera plus nécessaire de s'occuper de la syn chronisation. Il est évidemment possible de réaliser automatiquement ce synchronisme par différents moyens bien connus des techni ciens, et on a simplement indiqué un moyen manuel pratique.
Une impulsion provenant de l'appareil cinématographique pourrait être utilisée comme impulsion d'extinction pour l'écran de télévision, comme procédé simple de synchro nisation automatique.
On doit noter que les impulsions d'extinc tion envoyées au tube de télévision par le multivibrateur proviennent. du réseau et non pas du signal provenant de la télévision. La raison en -est que l'appareil cinématographi que est actionné par le réseau et que les im pulsions d'extinction doivent être en synchro- nisme avec le fonctionnement de cet appareil et non pas avec l'image de télévision. Ceci étant établi, les fig. 1. et 2 représentent une phase du fonctionnement dans laquelle la pel licule commence à enregistrer au début de chaque quatrième image de télévision et celle- ci en phase exacte. Ces images ont été ainsi dénommées pour les besoins de l'explication.
En réalité, la relation de phase entre les ima ges de la pellicule et de la télévision est sans aucune importance, ce qui importe, c'est. que la pellicule soit exposée pendant la durée exacte d'une image de télévision. Afin d'utiliser avec succès l'installation décrite, il est, en. outre, nécessaire d'utiliser un tube de télévision ayant un écran à courte persistance. La raison en est qu'il n'y a pas d'obturateur mécanique dans l'appareil ciné matographique utilisé et que la pellicule est exposée à la. scène: de l'écran de télévision à tout moment.
Par suite, si cette scène ne s'af faiblissait pas rapidement après que l'impul sion d'extinction du multivibrateur 3 ait été appliquée au tube de télévision, il y aurait assez de lumière sur l'écran pour impression ner la pellicule pendant les instants où elle se déplace d'une image à l'autre. Pour obtenir clé bons résultats, les caractéristiques d'affai blissement de l'écran doivent évidemment être en relation avec les voltages utilisés dans le tube de télévision, avec le matériau de l'écran et aussi avec les caractéristiques de la- pelli cule et du révélateur.
On a découvert, toute fois, qu'un écran est tout. à fait satisfaisant lorsque la lumière de cet écran tombe en 1.16 microsecondes à 10 % de sa. valeur maximum, lorsqu'on utilise cet écran avec une pellicule ayant un seuil de sensibilité telle qu'aucune lumière résiduelle d'image n'est enregistrée par la. pellicule pendant., la partie du temps d'affaiblissement de l'écran pendant la quelle ladite pellicule se déplace.
Les maté riaux et le procédé de fabrication d'un écran présentant cette caractéristique sont bien con nus; il en est, de même pour la pellicule.
Alors que le fonctionnement. de l'appareil décrit comporte l'arrêt de la pellicule chaque fois pendant 1/12o de seconde, durée égale à celle d'une image < le télévision, et un. déplace ment de 1/1-.,o de seconde, ceci représentant le reste du temps disponible pour une image d'appareil photographique, en réalité la pel- Iicule peut rester fixe pendant un temps lé gèrement plus long, afin d e constituer un fac teur de sécurité du point.
de vue de la préci sion du mouvement mécanique par rapport au temps. Cette durée supplémentaire de la pé riode de fixité n'affectera pas le fonctionne ment, puisque ]'écran de télévision sera éteint. chaque fois avec la précision indiquée, en de hors de la durée exacte d'une image complète de télévision. Le facteur de sécurité permet le mouvement mécanique de la pellicule sans le réglage précis dans le temps nécessaire pour un obturateur lo@rsqu'oll l'utilise en essayant de le maintenir ouvert pendant la durée exacte d'une image de télévision.
Ainsi qu'on l'a expliqué précédemment, l'appareil cinématographique 5 peut être du type cinématographique standard, et si on uti lise un tel appareil, il contiendra un appa reil de prise de son sur la pellicule. Le son accompagnant la scène de télévision que l'on photographie peut, par suite, être amené dans l'appareil cinématographique sous la forme d'un signal électrique dérivé du signal prove nant de la télévision et être photographié sur la. pellicule sous la. forme d'une trace de son suivant le procédé habituel..
La pellicule déve loppée contient, par suite, la. trace de son ha bituelle pour projection cinématographique, par l'utilisation du matériel cinématographi que sonore standard qui se trouve dans toutes les salles de projection.