Sélecteur optique<B>à</B> éléments lenticulaires réfringents. Dans les réseaux sélecteurs optiques<B>à</B> élé- inents lenticulaires réfringents, tels que ceux utilisés, par exemple, pour la prise de photo graphies<B>à</B> effet plastique dites photographies en relief, on a jusqu'ici considéré comme nécessaire que le plan tangent aux points focaux de ces éléments coïncide exactement avec la couche photosensible dans laquelle sera enregistrée l'image projetée au loyer de chaque lentille du sélecteur.
Cette obligation de la parfaite edineidence <B>à</B> réaliser entre le plan tangent en question et la surface photo- (ou le plan-image) a été maintes fois exprimée, et elle apparaît comme évidente. C'est pourquoi les sélecteurs lenticulaires ont toujours été jusqu'ici établis en une épaisseur telle que leur face postérieure plane, destinée <B>à</B> venir en contact avec la couche photosen sible ou avec Fimage <B>à</B> observer, e6flicide exac tement avec ledit plan tangent.
Or la demanderesse,<B>à</B> la suite de ses tra vaux et expériences, a reconnu que, dans la pratique, les meilleurs résultats ne pouvaient être obtenus qu'en s'écartant systématique ment de cette règle.<B>Il</B> faut, conformément <B>à</B> la présente invention, que le sélecteur soit établi de façon que son plan tangent se trouve situé au-delà de sa face postérieure plane. La distance sera de préférence déterminée par des conditions<B>à</B> remplir et qui seront spécifiées ci-après.
La technique de la photographie en relief exige l'emploi de deux catégories de sélecteurs: les uns utilisés<B>à</B> la prise de vues, les autres employés comme éléments constitrttifs des photographies en relief. La demanderesse a constaté que le décalage systématique entre le plan tangent et le plan-image devait, polir des raisons qui seront également exposées plus loin, différer selon qu'il s'agit de sélecteurs de prise de vues ou de sélecteurs d'examen. Cette différence de constitution de ces deux écrans jusqu'ici semblables, est importante. En fait, l'écart entre le plan tangent et le plan-image, comme on le verra, doit être pl-Lis grand dans les sélecteurs d'examen que dans ceux de prise de vues.
Les considérations sur lesquelles est basée l'invention sont illustrées dans les dessins an nexés.
Les fig. <B>1</B> et 2 représentent, en coupe hori zontale et<B>à</B> échelle très agrandie, sans souci de l'exactitude des proportions, deux variantes d'un sélecteur de prise de vites du type habi tuellement proposé jusqu'ici.
La fig. <B>3</B> montre,<B>à</B> titre d'exemple et dans les, mêmes conditions, une forme d'exécution du sélecteur suivant l'invention.
La fig. 4 représente un sélecteur d'examen réalisé de la manière habituelle.
La fig. <B>5</B> montre,<B>à</B> titre d'exemple, une seconde forme d'exécution du sélecteur suivant l'invention. Dans ces figures<B>-</B> <B>1</B> désigne la couche gaufrée du sélecteur, dans laquelle sont formées les lentilles cylin driques verticales représentées, 2 montre le support transparent rigide et plan du sélec teur, et<B>N</B> désigne le point nodal de chacune des lentilles, par lequel passent les rayons qui ne subissent aucune déviation, r représente la dis tance séparant le point. Ndu foyer<B>P</B> de chaqae lentille;
les rayons lumineux convergent sur ce point<B>P</B> qui coïncide avec l'axe de chaque len tille, lorsque celle-ci est frappée par les rayons lumineux perpendiculairement<B>à</B> la face plane du sélecteur. Le point F se déplace sur l'arc de cercle de rayon<B>r,</B> au far et<B>à</B> mes-Lire que les rayons-viennent frapper plus obliquement chaque lentille.
Ce phénomène se reprodait évidemment dans les trois sélecteurs représentés aux fig. <B>1,</B> 2 et<B>3.</B>
La fig. <B>1</B> correspond<B>à</B> la fabrication ac- tuelledes réseaux lenticulaires: l'épaisseur du support 2 est choisie telle que sa face posté- rieare plane P coïncide avec le plan-image, situé<B>à</B> la distance<B>D</B> du point nodal<B>N.</B> On voit que cette forme de réalisation ne permet d'obtenir une image parfaitement nette qu'avec des rayons qui frappent le sélecteur perpendiculairement; le foyer<B>P</B> de chaque lentille coïncide alors exactement avec sa face postérieure plane P.
Si, a-Li: contraire, les rayons 1-LunilielLx viennent frapper oblique- ment le sélectear, ils seront réfractés par les lentilles -de celui-ci de manière<B>à</B> venir con verger au point<B>P,</B> par exemple, toujours situé sur l'arc de cercle de rayon r. Ils don neront donc naissance dans le plan P du sélecteur<B>à</B> une image I d'autant moins nette que l'obliquité des rayons aura été grande.
On voit en effet que l'image, concentrée en une ligne<B>P</B> lorsque les rayons sont perpen diculaires<B>à</B> la face arrière du sélecteur, s'étale suivant uine bande I, lorsque les rayons la frappent obliquement.
La fig. 2 montre une solution théorique ment parfaite; la face postérieure P du sélec teur est dans ce cas elle-même gaufrée, pour donner naissance<B>à</B> des surfaces cylindriques de rayon r, c'est-à-dire<B>à</B> des surfaces qui coïncident exactement avec l'arc de cercle constituant le lieu géométrique ides points de convergence des rayons réfractés dans chaque lentille, quelle que soit Fobliquité de ces rayons. Toi--Ltelois, des difficultés matérielles considérables s'opposent<B>à</B> la réalisation in dustrielle de semblables réseaux.
En partieu- 'Lier l'alignement exact -des surfaces lentieu- laires, sur les deux<B>f</B> aces opposées du sélec teur, et le parallélisme rigoureux de leurs len tilles, sont très difficiles<B>à</B> réaliser avec les moyens de fabrication actuellement connus; en tout cas, le prix de revient 4'Lin tel sélec teur serait pratiquement prohibitif.
Suivant l'invention, le sélecteur optiqae est -donc réalisé de façon que la face posté rieure plane P (fig. <B>3)</B> de celui-ci est située <B>à</B> une distance<B>d</B> du point<B>N</B> plus petite que la distance<B>D</B> de la fig. <B>1.</B> Dans ces condi tions, cette face P coupe l'arc de cercle de rayon r en deux points désignés par<B>f.<I>Il</I></B> s'ensuit que, si les rayons qui frappent per pendiculairement la lentille et qui convergent au point F ne donnent sur la f ace arrière P<B>du</B> sélecteur qu'une<B>.</B> image relativement floue -désignée par i, il existera, par contre,
deux obliquités suivant lesquelles les rayons incidents donneront naissance<B>à</B> des images<B>f</B> parfaitement nettes, dans le. plan<B>p.</B>
Or, dans la pratique, les photographies en relief ne sont pas toujours examinées perpen diculairement<B>à</B> leur surface; il<B>y</B> a même beaucoup pl-Lis de chances pour qu'elles le soient obliquement. La forme de réalisation suivant la fig. <B>1,</B> qui ne donne qu'une seule image parfaitement nette dans l'angle total d'ouvert-tire de chaque lentille, est donc moins avantageuse que celle qui fait l'objet de la fig. <B>3,</B> laquelle, dans les mêmes conditions, donne deux images parfaitement nettes.
Les considérations qui précèdent s'appli quent aux sélecteurs de prise de vues, c'est- à-dire aux sélecteurs sur lesquels les rayons 1-umineux incidents n'arriveront jamais sous une obliquité supérieure<B>à</B> Pangle d'ouverture des lentilles<B>(160</B> par exemple). En effet, s'il en était autrement, les rayons lumineux qui viennent frapper une lentille -viendraient con verger sur la bande -de couche photosensible qui correspond<B>à</B> la lentille voisine, ce qui ne doit évidemment jamais se produire. Les appa reils de prise de vues sont établis en consé- quenee.
<B>Il</B> en est autrement, par contre, dans les sélecteurs d'examen entrant dans la compo sition des photographies en relief. Les rayons visuels frappant une lentille sont susceptibles, lorsqu'on examine l'image sous une obliquité croissante, de venir converger, au-delà de la bande d'image qui correspond en largeur<B>à</B> cette lentille, jusque dans la zone qui corres pond aux lentilles voisines.
La fi,-. 4 représente un sélecteur d'examen réalisé de la façon actuellement connue.
La pratique apprend qu'à travers -une même lentille L il est possible d'observer cinq fois l'image enregistrée: une fois dans la zone Z de cette image qui correspond en largeur<B>à</B> ladite lentille et une fois dans chacune descleux zones Zl et Z2 correspondant aux deux lentilles immédiatement voisines désignées par L' et L2. Au-delà, l'image de vient trop floue, en raison de l'allongement du trajet des rayons a-Li travers du sélecteur.
Les lignes-images vues dans ces conditions sont respectivement désignées par<I>F, Il</I> et 1*2. Elles sont situées dans le plan-imagle P, dont la distance au point nodal<B>N</B> de la lentille L considérée est égale<B>à D.</B> Le lieu géométrique des points de convergence des rayons visuels frappant le sélecteur d'examen sous une obli quité croissante est figuré par l'arc de cercle de rayon R.
De la même façon que clans la fi-. 2, il faudrait donc pour que la photographie en relief apparaisse toujours aussi nette, malgré. l'obliquité croissante des rayons lumineux sortant de chaque lentille, que le dos de la photographie c6inei#de avec cet arc de cercle, ce qui est naturellement impossible<B>à</B> réaliser pour toutes les lentilles<B>à</B> la fois.
Suivant la fig. <B>5,</B> les conditions d'examen des photographies en relief sont améliorées par le fait que la distance séparant le point nodal<B>N</B> du plan-image est réduite<B>à</B> la distanee <B>d'.</B> La réduction de l'épaisseur du sélecteur d'examen est choisie telle que ce plan-image edincide avec la ligne d'inter section (points<B>f</B> dans la fig. <B>5)</B> de la surface focale arquée de chaque lentille avec les plans contenant les axes optiques des lentilles L' avoisinant immédiatement la lentille L consi dérée.
De la même manière que précédemment, l'observateur dispose clone de deux positions de parfaite netteté, o-à la ligne-image il passe exactement par le point<B>f.</B> Dans l'axe de la lentille considérée, il verra la ligne-image i presque nette, et il verra encore la ligne- image i2 avec une netteté suffisante.
En tout cas, cette imag i2 lui apparaîtra plus nette ,e que l'imaae, 12 eorrespondante de la fig. 4, attendu que le, trajet des rayons lumineux, au-delà de leur rayon de convergence, est plus court dans la fi-.<B>5</B> que dans la fig. 4.
Là encore, un progrès clans la netteté de la vision est réalisé.
Voici deux exemples numériques. Sélecteur de prise de vues: Largeur des lentilles M mm. Rayon des lentilles<B>0,7</B> mm. <I>r</I><B>=</B> 1,4 mm. La flèche de l'arc de cercle de rayon r est égale<B>à 0,001</B>4 mm environ. Ainsi, l'épaisseur du sélecteur de prise de vues doit être intentionnellement réduite de<B>0,007</B> mm, par rapport<B>à</B> l'épaisseur théorique générale ment admise jusqu'ici.
On tiendra compte en pratique de cette minime réduction d'épaisseur en choisissant simplement en decà de l'épaisseur nominale les verres destinés<B>à</B> entrer dans la fabrication des sélecteurs d'enregistrement et vérifiés an palmer ou au comparateur.
Sélecteur d'examen: Pour un sélecteur d'examen<B>à</B> lentieulation de mêmes caracté ristiques que celles du sélecteur de prise de vues dont il vient d'être question, la flèche de l'arc de cercle de rayon R, correspondant <B>à</B> cinq lentilles, est égale<B>à 0,26</B> miu environ. Uépaisseur de ce sélecteur d'examen est inten tionnellement réduite de OJ mm environ, aux fins indiquées.