Procédé de fabrication d'un tuyau flexible et tuyau flexible obtenu par ce procédé. L'invention comprend un procédé pour la fabrication d'un tuyau flexible ou ondulé et le tuyau obtenu par ce procédé.
Dans certains cas, on a besoin de tuyaux présentant une grande flexibilité alliée à une résistance mécanique élevée et, notamment, à une forte résistance à la pression d'un fluide qu'ils contiennent. L'emploi du tuyaux dont. la paroi comprend plusieurs couches est alors recommandé, une telle paroi présentant une résistance mécanique et une résistance aux pressions à peu près proportionnelle à son épaisseur totale, tandis que la. rigidité, c'est- à-dire l'inverse de la flexibilité du tuyau est également environ égale à la somme des rigi dités de toutes les couches composant cette paroi.
Au contraire, si la paroi du tuyau ne comprenait qu'une seule couche de plus grande épaisseur, la rigidité du tuyau croî trait avec le cube de l'épaisseur de la paroi, de sorte que, dans le cas d'un tuyau à paroi relativement épaisse, on ne peut obtenir qu'un produit ne présentant qu'une flexibilité insuf fisante.
Bien que l'usage de tuyaux à plusieurs couches soit ainsi préférable dans bien des cas, on a rencontré des difficultés pour pro duire de tels tuyaux flexibles satisfaisants, en particulier pour leur fabrication et leur ondu lation.
L'invention a pour but de permettre d'ob tenir des tuyaux flexibles ou ondulés d'une construction et d'un fonctionnement satisfai sants au moyen d'un procédé de fabrication d'une mise en oeuvre facile.
Ce procédé est caractérisé, selon l'inven tion, en ce qu'on enroule une feuille métalli que plusieurs fois sur elle-même, de manière à former un tube dont la paroi comprend plu sieurs couches superposées disposées en spi rale, en ce qu'on relie entre elles un nombre déterminé de couches extérieures de cette paroi au moyen d'une soudure s'éten dant clans le sens de la longueur de ce tube, de façon que les couches intérieures de ladite paroi restent libres de se déplacer en glissant les unes par rapport aux autres et qu'elles conservent sensiblement, pendant cette opéra tion de soudage, la forme tubulaire qui leur a été préalablement donnée.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exern- ples, plusieurs formes de mise en ouvre du procédé objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique en pers pective, montrant une première opération d'une première forme de mise en ceuvre du procédé.
La fig. 2 est une vue en coupe transver sale, à plus grande échelle, selon 2-2 de la fig. 1.
La fi-. 3 est une vue semblable à la fig. 1, représentant une opération subséquente de ladite forme de mise en aeuvre. La. fig. 4 est une vue en coupe transver sale, à plus grande échelle, selon 4-4 de la fig. 3.
La fig. 5 est une vue semblable aux fig. 1 et 3, représentant une troisième opération de ladite forme de mise en oruvre.
La fig. 6 est une vue en coupe transver sale, à très grande échelle, selon 6-6 de la fig. 5.
La fig. 7 est une vue en coupe longitudi nale, selon 7-7 de la fig. 5.
Les fig. 8 et 9 sont des vues représentant des opérations subséquentes d'ondulation du tube.
La fig. 10 est une vue en coupe longitudi nale agrandie au travers de la paroi du tuyau, montrant les soudures d'assemblage des di verses couches de cette paroi.
La fig. 11 est une vue en coupe transver sale au travers de la paroi du tuyau, à encore plus grande échelle, selon 11-11 de la fig. 10.
La fig. 12 est ime vue correspondant à la fig. 5, montrant ime variante de la troisième opération de soudage montrée aux fig. 5 et 6.
La fig. 13 est également ime vue corres pondant à la fig. 5, montrant -une autre va- riante de la troisième opération de soudage.
La fig. 14 est une vue en coupe transver sale, agrandie, selon 14-14 de la. fig. 13. Les fig. 15 à 29 représentent d'autres formes de mise en aeuvre du procédé et des moyens pour effectuer le soudage localisé des couches extérieures, de façon à obtenir un joint étanche. La fig. 1.5 est une vue corres pondant à la fig. 5, représentant le soudage de la couche extérieure effectué à l'arc élec trique.
La fig. 16 est une vue, en coupe agrandie, selon<B>16-16</B> de la fig. <B>15.</B>
La fig. 17 est une vue correspondant à la fig. 5, représentant l'application d'élec trodes constituées par une paire de galets pour effectuer le soudage des couches exté rieures par résistance.
La fig. 18 est une mie en coupe partielle et très agrandie, selon<B>18-18</B> de la fig. <B>17.</B> La fig. 19 est également une vue corres pondant à la fig. 5, représentant le soudage des couches extérieures par projection.
La fig. 20 est une vue en coupe très agran die, selon 20-20 de la fi-. 19.
La fig. 21 est une vue en coupe agrandie, d'un détail du mandrin de la fig. 15.
La fig. 22 est également une vue corres pondant à la fig. 5, représentant le soudage des couches externes à l'aide d'une barre-élec- trode interposée.
La fig. 23 est une vue en coupe très agran die, selon 23-23 de la fig. 22.
La fig. 24 est mie vue similaire à la. fig. 23, représentant le soudage des couches exté rieures au moyen d'électrodes constituées par une paire de galets, conjointement avec -Lin conducteur shunt, en forme de barre.
Les fig. 25 et 26 sont des vues correspon- dant respectivement aux fig. 23 et 24, mon trant l'utilisation d'un fil métallique de son dage par projection.
La fig. 2 7 est une vue partielle en coupe longitudinale, et les fig. 28 et 29 sont des vues en coupe transversale, selon 28-28 et selon 29-29 de la fig. 27 respectivement, dit man drin de la fig. 22.
Les fig. 1 à 11 représentent une première foi-me de mise en aeuvre du procédé. Dans ces figures, 10 désigne un mandrin de support et de soudage dont la construction détaillée est indiquées dans les fig. 2 et 7. Ce mandrin comprend trois parties 12, 14 et 16, pouvant s'écarter les unes des autres, montées sur un arbre central 18 qui peut être monté rotative- ment, de n'importe quelle façon désirable non représentée. Des plaques d'extrémité 20 et 22 sont disposées aux extrémités du mandrin.
Ces plaques présentent des fentes radiales 24 des tinées à recevoir des vis 26, vissées dans les différentes parties du mandrin. Ces vis peu vent glisser dans les fentes 24 pour permettre de déplacer radialement les parties du man drin par rapport aux plaques d'extrémité, le déplacement de chacune de ces parties étant limité par les tiges des vis qui viennent buter .contre les extrémités des fentes des plaques.
L'arbre 18 présente une partie 28 avec filetage à gauche et une partie 30 avec file tage à droite, ces parties coopérant chacune avec un cône taraudé 32 à filet correspondant agencé pour glisser contre des surfaces coni ques 34 ménagées à chacune des extrémités opposées de chacune des parties du mandrin.
Lorsque l'arbre 18 est entraîné en rotation par rapport au mandrin, les diverses parties de ce dernier s'écartent radialement jusque dans des positions relatives déterminées qui dépendent de la longueur des fentes 24. Ces parties peuvent aussi se rapprocher les unes des autres pour permettre d'enlever facile ment de dessus le mandrin une longueur de tube façonnée sur celui-ci. Normalement, au cours des opérations qui vont être décrites, l'arbre 18 ainsi que les diverses parties du mandrin sont fixes les uns par rapport aux autres.
Comme représenté aux fig. 1 et 2, pour fabriquer un tuyau, on fait tout d'abord avancer une feuille 36 jusque sur le mandrin 10,à partir d'une réserve appropriée. On en roule cette feuille autour du mandrin qui est réglé de façon à présenter le plus grand dia mètre possible.
La feuille 36 est faite d'un métal appro prié et sa longueur, transversalement à l'axe du mandrin, est déterminée par le diamètre du tuyau à fabriquer, ainsi que par le nombre de couches désiré, tandis que sa longueur pa rallèlement à l'aie du mandrin est déterminée par la longueur du tuyau désiré. La longueur du mandrin<B>1.0</B> est elle-même déterminée par la longueur du tuyau à fabriquer et son dia mètre, ses parties étant écartées, détermine le diamètre du tube obtenu, avant les opéra tions d'ondulation subséquentes.
On peut fa briquer des tubes de différentes longueurs et obtenir finalement des tuyaux flexibles rela tivement longs ou courts, à volonté; on com prendra que l'expression tuyau utilisée dans la description s'applique à clés produits de n'importe quelle longueur, y compris des pro duits relativement courts, quelquefois dénom més soufflets. Lorsqu'on a enroulé autour du mandrin un peu phis d'un tour complet de feuille, connue indiqué à la fis.
\2, un galet de sou dage 38, qui était précédemment éloigné du mandrin 10, est amené en contact avec le joint à recouvrement ainsi formé. Ce galet de sou dage est déplacé le long du mandrin, comme indiqué par la flèche de la fig. 1, et un cou rant de soudage lui est fourni, si bien qu'on obtient un joint longitudinal soudé, indiqué en 40; cette couche intérieure ainsi soudée, constitue un conduit étanche.
Le soudage longitudinal 40 terminé, le ga let soudeur 38 est à nouveau éloigné du man drin et celui-ci est à nouveau entraîné en ro- t.ation, pour continuer à enrouler la. feuille 36 sur le mandrin. Plusieurs tours de feuille su perposés sont ainsi successivement enroulés sur le mandrin, jusqu'à ce qu'on obtienne l'épaisseur totale désirée. La longueur de la feuille 36 est telle que son extrémité 42 puisse recouvrir légèrement le joint soudé 40 du tube terminé (voir fig. 11).
Pendant le der nier tour du mandrin, une paire de galets soudeurs 44 et 46 vient en contact avec la tôle aux extrémités opposées du mandrin et sont alimentés en courant de soudage, afin de sou der les feuilles entre elles par résistance aux extrémités opposées du tube ou ébauche de tuyaux ainsi formé, selon des soudures margi nales circulaires 48 et 50. Si on le désire, on peut laisser les galets 44 et 46 en contact con tinu avec la feuille, aussi bien pendant le pre mier enroulement représenté à la fig. 1, que pendant les enroulements subséquents, et, si ces galets sont entraînés par un moteur, ils aident à enrouler la feuille sur le mandrin.
Par économie, il vaut mieux que le courant de soudage ne soit appliqué aux galets 44 et 46 que pendant le dernier toulr du mandrin pour pratiquer un joint soudé marginal cir culaire complet, à chaque extrémité du tube.
Afin de fixer la feuille du tube et de la, maintenir en position pendant les opérations subséquentes d'ondulation, son bord arrière 42 est ensuite soudé en position par points, comme indiqué en 52 dans les fig. 5 et 6.
Cette soudure par points peut facilement être effectuée à l'aide d'une électrode de soudage 54 appliquée successivement sur des points alignés dans le sens de la longueur du man drin, à certains intervalles, et en fournissant du courant de soudage à cette électrode. Les points de soudure 52 sont, de préférence, espacés d'une distance correspondant au pas des ondulations à former dans le tube, de sorte que chacun de ces points de soudure se trouvera dans une position déterminée sur une ondulation, ainsi qu'on le verra ulté rieurement.
Les opérations de soudage étant terminées, on peut enlever le tube du man drin après avoir rapproché ses parties les unes des autres, comme déjà décrit.
Des ondulations hélicoïdales ou annulaires peuvent être formées de n'importe quelle ma nière désirée. Comme cela est indiqué dans les fig. 8 et 9, dans la forme d'exécution particu lière représentée, ces ondulations sont annu laires et sont formées par plusieurs opérations de roulage successives entre des galets de for mes appropriées. Comme représenté, on sou met d'abord le tube, à intervalles espacés, à l'action conjuguée d'une paire de galets com plémentaires 56 et 58, respectivement dispo- sés à l'intérieur et à l'extérieur du tube, afin de former successivement plusieurs ondula tions annulaires dans ce tube.
Pour achever la formation des ondulations et pour leur don ner la forme désirée, on les soumet à l'action d'autres galets 60 et 62, représentés à la fig. 9, et qui permettent de donner à ces on dulations la forme finale désirée.
Les détails de la paroi du tuyau terminé sont représentés aux fig. 10 et 11. On obtient une paroi de tuyau ondulé présentant plu sieurs couches superposées en spirale, les ondulations étant annulaires; dans la forme d'exécution particulière représentée, cette pa roi comprend trois couches. La soudure longi tudinale à recouvrement 40 s'étend sur la Ion- gueur totale du tuyau et forme un joint étan che aux fluides tout le long de celui-ci, de sorte que la paroi en spirale est absolument étanche aux fluides.
Toutefois, cette soudure n'est pratiquée qu'entre les deux couches inté rieures, de, sorte qu'elle ne confère à l'ensem- ble qu'un minimum de rigidité. La couche intérieure et la couche extérieure forment seules chacune un tube rigide et les diffé rentes couches sont libres de glisser lune par rapport à l'autre pendant la formation des ondulations, ce qui permet d'éviter la forma tion de tensions internes telles qu'elles seraient produites dans une paroi d'épaisseur sem blable ne comportant qu'une seule couche, et ce qui réduit considérablement la résistance opposée à la formation d'ondulations,
par rap port à la résistance qu'opposerait une paroi à couche unique de même épaisseur. Les dif férentes couches peuvent également glisser les unes par rapport aux autres lorsque le tuyau flexible est déformé, pendant son emploi, assurant ainsi à ce tuyau une grande flexibi lité et une excellente résistance à la fatigue.
On s'arrange pour que les soudures par points 52 ne relient entre elles que les deux couches extérieures, par exemple en isolant les couches intérieures les unes des autres. Ces points de soudure sont effectués à des en droits déterminés, au sommet des ondulations, là où la flexion est minimum lors de l'usage du tuyau, de sorte qu'elles ne réduisent que fort peu la flexibilité du tuyau.
Les soudures marginales circulaires 48 et 50 s'étendent au travers de toutes les épais seurs et relient efficacement entre elles les couches de la paroi du tuyau à ses extrémités. Ces soudures sont situées au-delà de la zone de flexion et ne s'opposent, par conséquent, pas aux déplacements relatifs des couches de la paroi du tuyau, pendant les mouvements de flexion de celui-ci.
Ces diverses soudures assurent, par consé quent, une liaison suffisante et ferme des couches de la paroi du tuyau entre elles, de sorte qu'aucun défaut d'alignement, ni défor mation indésirable, ne se produit pendant la formation des ondulations, quel que soit le type particulier de dispositif utilisé pour cette formation. On obtient ainsi des tuyaux pré sentant le maximum de robustesse et de flexi- bilité, et dont les ondulations sont correcte ment formées et permettent à l'usage une flexion libre et exempte de gauchissement.
Selon une variante de cette première forme de mise en aeuvre du procédé, lorsqu'on n'a pas besoin que le tuyau présente le maximum de flexibilité, il peut être judicieux d'assurer une fixation supplémentaire des couches de la paroi du tuyau, avant les opérations d'ondu lation. Dans ce but, comme représenté à la fis. 12, les points de soudure 52 peuvent être remplacés par un second joint longitudinal de soudure par résistance, indiqué en 52z. Cette soudure peut se pratiquer en faisant.
passer le galet de soudage 38 une deuxième fois le long du tube, après que la feuille 36 a été entièrement enroulée sur le mandrin 10. On s'arrange également pour que cette sou dure ne relie entre elles que les couches exté rieures de la paroi du tube, par exemple en isolant ces couches des couches intérieures. On peut alors aussi, selon une autre variante, supprimer la première opération de soudage représentée aux fis. 1 et 2, puisque la sou dure 52a constitue un joint étanche du fait qu'elle est continue.
Dans les fis. 13 et 14, on a représenté en core une autre variante de cette forme de mise en oeuvre du procédé. Après avoir formé par soudure un joint longitudinal 40, comme représenté à la fis. 1, pendant qu'on achève d'enrouler la feuille 36 autour du mandrin 10, on amène plusieurs galets de soudage 64 en contact avec la feuille, en plus des galets de soudage 44 et 46, et on fournit du courant de soudage à ces galets, de manière à former des ,soudures, comme indiqué en 52b, en même temps que des joints circulaires 48 et 50, sou dés par résistance. Les soudures 52b indiquées dans les fis. 13 et 14 sont des soudures par points espacées.
On pourrait aussi former des joints circulaires complets soudés par résis tance, ou encore une soudure par point uni que, selon les instants auxquels on fournirait du courant de soudage aux galets 64. Ces ga lets sont disposés de façon que les soudures 52b soient effectuées sur des parties du tube qui formeront les crêtes des ondulations du tuyau, après les opérations d'ondulation. On pourrait prévoir un galet de soudage 64 pour la crête de chaque ondulation du tuyau. Comme indiqué à la fis. 13, des galets 64 sont prévus seulement. pour des crêtes d'ondula tions espacées du tuyau.
Après avoir déplacé les galets 64, on soude les crêtes d'ondulations supplémentaires, comme indiqué par les pointillés 52b', après avoir terminé les sou dures 52b.
Dans la deuxième forme de mise en oeuvre du procédé, représentée aux fis. 15, 16 et 21, on utilise un mandrin comprenant également plusieurs parties 12, 14 et. 1.6, susceptibles d'être déplacées radialement et montées sur un arbre central 18 au moyen de plaques d'extrémité 20U et 22a. Ces plaques présen tent des oreilles 70, faisant saillie sur la sur face extérieure du mandrin et délimitant des fentes destinées à recevoir une paire de barres de refroidissement 72 et 74 qui s'éten dent longitudinalement sur le mandrin.
Ces barres sont prévues pour être amenées en con tact avec un tube formé par une feuille 36 enroulée autour du mandrin, de part. et d'au tre du bord extérieur 42 de cette feuille.
Une électrode de soudage 76 est montée de manière à pouvoir être déplacée Longitu dinalement sur le tube. Des moyens pour raient aussi être prévus pour déplacer le mandrin longitudinalement sous cette élec trode. En fournissant. du courant de soudage à l'électrode et au mandrin, comme indiqué schématiquement dans la fi-. 1.5, on forme un joint, longitudinal soudé 78 qui s'étend tout le long du bord extérieur 42 clé la feuille et qui relie entre. elles les deux couches exté rieures de cette feuille. Grace à la présence des barres de refroidissement 72 et 7.1, et en réglant judicieusement la.
vitesse d'avance et l'intensité du courant de soudage, on empê che la soudure 78 de s'étendre au-delà. des deux couches extérieures et on conserve leur liberté de mouvement relatif aux couches res tantes du tube formé à partir de la feuille 36, assurant ainsi une flexibilité maximum du tuyau terminé. L'électrode de soudage 76 est. prévue pour la. soudure à arc, le métal (le l'électrode étant. alors déposé fondu pour for mer la soudure.
On pourrait aussi utiliser la soudure dite héliarc. Dans ce dernier cas, conjointement avec l'électrode, des moyens seraient prévus pour projeter un gaz inerte autour de la soudure pendant l'application du courant de soudage. Le métal de l'élec trode resterait alors intact et une soudure autogène serait formée à partir du métal de la feuille du tube elle-même.
Comme repré senté à la fig. 16,1a. soudure extérieure 17 est disposée en -un point décalé sensiblement de 90 par rapport au joint soudé intérieur 40, de façon à répartir dans le tuyau la rigi dité supplémentaire résultant des deux joints longitudinaux soudés, pour que le tuyau ter miné présente une flexibilité sensiblement uni- forme .dans tous les sens.
Afin de faciliter l'enlèvement de la plaque d'extrémité 20a pour permettre de retirer le tuyau terminé, cette plaque est fixée au moyen de vis 26a munies de têtes en forme de I, de manière qu'il suffit de faire tourner chacune de ces vis d'un quart de tour pour amener sa tête dans l'alignement d'une fente correspondante 24ra de la plaque 20a.
Les fig. 17 et 18, illustrent tune troisième forme de mise en aeuvre du procédé, selon laquelle on utilise des électrodes coopérantes, conjointement avec des moyens permettant de localiser la soudure dans les zones désirées, pour ne souder l'une à l'autre que les deux couches extérieures.
Cette paire d'électrodes coopérantes est constituée par des galets 38 et 38a respecti vement reliés aux pôles opposés d'un trans formateur de soudure, le mandrin étant isolé. Comme indiqué dans la fig. 18, tune couche clé matière isolante 80 est placée entre les di verses couches de la feuille 36 formant le tube et forme une séparation complète entre les couches de la feuille, sauf à l'endroit.
immé diatement contigu au bord extérieur 42 de cette feuille. La couche 80 est faite d'une feuille séparée en matière isolante, superposée à la feuille 36 et enroulée en spirale avec cette dernière; elle pourrait aussi être constituée par un revêtement isolant, tel qu'une peinture ou un autre revêtement appliqué physique ment ou chimiquement sur la feuille, sauf à l'endroit immédiatement contigu à son bord extérieur 42.
A mesure que les galets soudeurs 38 et 38a. se déplacent longitudinalement à partir d'une des extrémités du tube, ces galets étant ali mentés en courant de soudage, une soudure longitudinale indiquée en 82 est formée entre les deux couches extérieures de la feuille, la faible distance séparant les électrodes juxtapo sées et la matière isolante 80 coopérant pour localiser la soudure entre les deux couches extérieures de la feuille et laissant aux autres couches du tube leur entière liberté.
Selon une quatrième forme de mise en #uvre du procédé, représentée aux fig. 19 et 20, on dispose tm fil métallique 84 sous la der nière couche de la feuille, tout près du bord extérieur 42 de la feuille 36, ce fil étant main tenu en position au moyen d'oreilles appro priées 86 .que présentent les plaques d'extré mité du mandrin.
A mesure qu'un galet sondeur unique 38 se déplace longitudinalement au-dessus du fil 84, .ce galet étant alimenté en courant de sou dage et exerçant une pression sur la feuille et le fil 84, de l'énergie est dissipée -dans le circuit à haute résistance formé entre le fil et la feuille du tube et produit -un échauffe ment. Le fil 84 se ramollit et, sous la pression exercée par le galet 38, il se transforme en un joint longitudinal 88, soudé par résistance entre les deux couches extérieures du tube, cette soudure étant localisée aux couches exté rieures qui sont directement en contact avec le fil. 84.
Tout comme la couche de matière isolante 80 décrite plus haut, le fil métallique 84 est représenté dans le dessin plus gros qu'il n'est. en réalité par rapport au tube, ceci pour la. clarté des explications. Ce fil n'est pas utilisé pour fournir un apport de métal, mais pour localiser la zone d'échauffement entre les cou ches de la paroi. Dans certains cas, le fil peut. être très fin et, une fois la soudure 88 termi née, devenir à peu près invisible et se fondre dans la matière de la feuille métallique.
Selon une cinquième forme de mise en oeuvre du procédé, représentée aux fig. 22, 23 et 27 à<B>2</B>9, on utilise une électrode en forme de barre 92 qu'on insère longitudinalement sous les couches extérieures du tube.
Comme on pen le voir aux fig. \? 7 et 28, les plaques d'extrémités 20b et 22b du man drin présentent chacune une ouverture 90, destinée à recevoir la. barre-électrode 92. Cette barre est mise en place juste avant d'enrouler les dernières couches du tube, la section<B>161)</B> du mandrin étant découpée comme représenté en 94 dans la fig. 29 pour permettre aux cou ches intérieures du tube de fléchir sous la barre 92.
Celle-ci peut présenter une épais seur de l'ordre de dix fois celle de l'épaisseur de la feuille, cette dernière épaisseur étant, par exemple, égale à 0,050 ou à 0,075 min, pour former des tuyaux à parois minces, et plus grande pour former des tuyaux à paroi plus épaisse. L'épaisseur de la barre-électrode est, de préférence, aussi petite que possible, afin que les déformations vers l'intérieur du tube des couches intérieures de la feuille soient négligeables, ces déformations non per manentes étant fortement exagérées dans le dessin, pour la clarté des explications.
Le mandrin est isolé et les pôles d'un transformateur de soudure sont respective ment reliés à la barre-électrode 92 et à un galet de soudage 38. A mesure que le galet se déplace le long du bord extérieur 42 de la feuille, un joint longitudinal soudé par résis tance est formé, comme indiqué en 96, entre les couches extérieures du tube. La soudure terminée, on peut. enlever la barre-électrode 92 longitudinalement et on peut. alors effee- tuer ou compléter, si on le désire, des joints circulaires d'extrémités 48 et 50, soudés par résistance.
Selon une sixième forme de mise en aeuvre du procédé, représentée à la fig. 24, on utilise une paire d'électrodes juxtaposées, constituées par des galets 38 et 38a et respectivement re liées aux pôles opposés d'un transformateur de soudure. Un conducteur shunt, constitué par une barre 98, est mis en place entre les couches intérieures de la feuille du tube et les deux couches extérieures de cette feuille, tout comme la barre-électrode 92 représentée aux fi-. 22 et 23.
Cette barre 98 sert à con tribuer au passage du courant entre les galets 38 et 38a, permettant ainsi de localiser la sou dure et de produire un seul joint longitudinal <B>100,</B> soudé par résistance entre les deux cou ches extérieures du tube à mesure qu'on dé place les galets alimentés en courant de sou dage le long du bord extérieur de la feuille. La soudure terminée, on peut retirer la barre 98 longitudinalement.
Certaines des formes de mise en aeuvre dé crites peuvent être utilisées conjointement. Ainsi, une variante de la quatrième combinée avec la cinquième forme de mise en aeuvre est représentée à la fig. 25. Selon cette va riante, on utilise un fil métallique 84, con jointement avec un galet soudeur 38 et une barre-électrode 92. Une autre variante de la. quatrième combinée avec la deuxième et avec la sixième forme de mise en #uvre est repré sentée à la. fig. 26.
Selon cette variante, on utilise un fil métallique 84 conjointement avec une paire de galets 38 et 38a, avec un conducteur shunt, constitué par une barre 98 et, avec, une couche de matière isolante 80.