Procédé de fabrication d'une ailette pour brocbe, notamment pour métier à filer, et ailette obtenue par ce procédé. Dans le but d'augmenter la robustesse des ailettes pour broches, par exemple pour broches de métiers à filer, à boudiner et machines similaires, tout en réduisant en même temps leur poids, pour leur permettre ainsi d'être actionnées à une vitesse plus grande que celle qui a été possible avec les ailettes pour broches forgées utilisées commu nément jusqu'ici dans l'industrie de la fila- ture, il a été proposé, dans le brevet suisse N 261107,
un procédé de fabrication d'une ailette pour broche, suivant lequel on consti tue deux jambes et une traverse supérieure en une seule pièce et par pressage à froid, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on prépare un flan de métal d'épaisseur au moins approximativement uniforme, dont on replie les bords longitudinaux vers le haut sur toute leur longueur, afin de former des nervures marginales, en ce qu'on coude le flan en forme de U renversé, de manière à constituer la traverse supérieure et les deux jambes, puis en ce qu'on rapproche l'une de l'autre les nervures de chaque jambe pour constituer un tube fendu.
La présente invention comprend un pro cédé de fabrication d'une ailette pour broche, notamment pour métier à filer, suivant lequel on constitue deux jambes et une traverse supérieure en une seule pièce et par pressage à froid. Ce procédé est en outre caractérisé en ce que l'on prépare un flan de métal d'épaisseur au moins approximativement uniforme, dont on replie les bords longitu dinaux vers le haut sur toute leur longueur afm de former des nervures marginales, en ce qu'on ménage un dégagement dans cha cune desdites nervures au voisinage du centre de sa longueur, en ce qu'on coude ledit flan sous la forme d'un U renversé pour former la traverse supérieure et les deux jambes,
en ce qu'on ferme incomplètement les nervures de l'une au moins des jambes pour que cette jambe au moins soit constituée par un tube fendu, et en ce qu'on renforce la traverse supérieure, au droit desdits dégagements, par une plaque fixée à ladite traverse.
L'invention comprend aussi une ailette obtenue au moyen de ce procédé, caractérisée en ce que sa traverse supérieure porte une crapaudine centrale de commande disposée au droit des dégagements ménagés dans les dites nervures.
Dans une mise en oeûvre particulière du procédé, on pourrait fermer incomplètement les parties des nervures marginales de la traverse supérieure voisines des jambes, de sorte que les extrémités de la traverse supé rieure soient en forme de tubes fendus.
On pourrait aussi fermer complètement les nervures marginales d'une des moitiés de la traverse supérieure et de la jambe contiguë, afin de former un membre tubu laire fermé, ce qui réduirait le courant d'air.
On peut aussi utiliser une plaque de ren forcement s'étendant, dans la direction trans- versale, sur toute la largeur de la traverse supérieure entre les nervures marginales et, dans la direction longitudinale, sur une longueur au moins égale à la longueur des dégagements dans lesdites nervures.
Dans une autre mise en couvre du procédé, on donne auxdits dégagements une profon deur telle que la base de chaque dégagement découvre tout juste la surface supérieure de la plaque de renforcement, cette dernière étant fixée sur la partie supérieure de la traverse supérieure.
Dans une variante, on pourrait donner aux dégagements une profondeur telle qu'ils occupent la hauteur entière desdites nervures, la plaque de renforcement étant fixée sur la face inférieure de la traverse supérieure.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ples, quelques formes d'exécution de l'ailette pour broche que comprend l'invention, et illustre une mise en couvre du procédé que comprend aussi l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation, avec coupe partielle, d'une première forme d'exé cution de l'ailette.
La fig. 2 est une vue de profil correspon dant à la fig. 1, vue de la gauche.
La fig. 3 est une vue en plan.
La fig.4 est une coupe par la ligne IV-IV de la fig. 1.
La fig. 5 est une coupe par la ligne V-V de la fig. 1.
La fig. 5a est une vue dans la direction de la flèche A de la fig. 1.
La fig. 6 est ime coupe suivant la ligne VI-VI de la fig. 1, à une plus grande échelle. La fig. 7 est une coupe suivant 1a. ligne VII-VII de la fig. 1, à plus grande échelle. Les fig. 8, 9 et 10 sont des vues en éléva tion, en plan et de profil respectivement, d'une plaque de renforcement que présente ladite forme d'exécution de l'ailette.
Les fig. 11 à 13 sont des vues en élévation, en plan et de profil respectivement, d'une variante de cette plaque de renforcement.
Les fig. 14 à 16 sont des vues en élévation, de profil et en plan respectivement, d'une seconde forme d'exécution de l'ailette que comprend l'invention, la plaque de renforce ment étant disposée extérieurement sur la face inférieure de la traverse supérieure.
La fig. 17 est une coupe suivant la ligne XVII-XVII de la fig. 14, montrant le bras presseur.
La fig. 18 est une coupe similaire à celle représentée à la fig. 17, mais lorsque le bras presseur est dans sa position extrême de travail.
Les fig. 19 à 21 sont des vues en élévation, en plan et de profil respectivement, de la plaque de renforcement externe que présente cette seconde forme d'exécution de l'ailette.
Les fig. 22 à 24 sont des vues en élévation frontale en plan et de profil respectivement, de parties d'une troisième forme d'exécution de l'ailette, dans laquelle les nervures margi nales sur un des côtés de la traverse supé rieure sont complètement refermées sur la plaque de renforcement interne.
La fig. 25 est une vue de détail du mon tagç du bras presseur de cette ailette.
La fig. 26 est une coupe suivant XXVI-XXVI de la fig. 25.
La fig. 27 est une coupe axiale au travers de l'extrémité inférieure de la jambe d'une autre forme d'exécution de l'ailette, qui présente une douille au lieu d'un bras pres- seUr.
La fig. 28 est une vue latérale correspon dant à celle de la fig. 27.
La fig. 29 est une coupe axiale au travers de la partie inférieure d'une jambe, mon trant une variante de la douille.
La fig. 30 est un détail de la fig. 29. Les fig. 31 à 42 illustrent une mise en oeuvre du procédé que comprend l'invention.
Dans les fig. 1 à 7, qui se rapportent à une première forme d'exécution de l'ailette des tinée à une broche pour coton, 1 désigne l'ensemble d'une crapaudine de commande qui comprend un membre tubulaire inférieur 2 et un membre tubulaire supérieur 3. Le membre inférieur 2 porte une broche trans versale 4, qui forme une connexion d'entraî nement entre la crapaudine et un arbre de commande (non représenté), qui porte à sa partie supérieure une fourche s'engageant sur la broche 4. Le forage 5 du membre -2 et la surface coopérante de l'arbre de com mande sont de préférence coniques, pour assurer un bon ajustage.
Le membre supé rieur a un orifice axial au travers duquel entre le fil grossier 7 et deux orifices latéraux 8, 8, au travers de l'un desquels passe le fil grossier vers une traverse supérieure désignée dans l'ensemble par 9: Cette traverse supérieure a une section en forme de U ayant un fond plan 10 et des nervures marginales relevées 11, 11. Le fond plat est renforcé par une pla que de renforcement 41 fixée au fond 10 par soudure ordinaire; brasure ou soudure auto gène et par deux rivets 42 (fig. 7). Cette plaque de renforcement 41 est représentée en détail aux fig. 8 à 10.
La hauteur des ner vures marginales relevées 11, 11 est relative ment considérable aux deux extrémités de la traverse supérieure, mais est fortement réduite dans le milieu, comme représenté clairement à la fig. 1, de sorte qu'au droit de la crapaudine, la surface supérieure de la plaque de renforcement 41 et le bord des nervures sont au même niveau et forment une surface unie et ininterrompue (voir fig. 6) et il y a un large dégagement 50 dans les nervures 11, 11,
au droit de la crapaudine. Ceci sert à prévenir la formation d'amas flo conneux se séparant de la torsade et/ou à faciliter l'enlèvement de semblables amas floconneux.
Les fig. 11 à 13 montrent une variante de la plaque de renforcement (pour emploi dans les broches des fig. 1 à 5) désignée par le nombre 43. Ladite plaque porte, à sa partie inférieure, une nervure périphérique 44. La plaque 43 peut être fixée sur la surface supé rieure du fond 10, de la même manière que la plaque 41 et sa surface supérieure doit se situer au niveau des nervures marginales à l'endroit où ces nervures présentent un déga gement.
La largeur de la traverse supérieure dimi nue vers ses extrémités et les nervures 11, 11 sont courbées pour former des coudes 12, 12 (fig. 1), se transformant en jambes tubu laires 13, 14. Les jambes 13, 14 portent des fentes continues 45, 45 qui se prolongent vers le bas jusqu'à l'extrémité des jambes. Ces fentes 45, 45 facilitent grandement le filage du fil de coton au travers de l'ailette. Comme représenté à la fig. 2, les fentes sont courbées pour éviter la sortie accidentelle du fil de coton grossier pendant l'opération.
L'ailette est pourvue, sur la jambe 14, d'un presseur pour guider le fil grossier vers une bobine (non représentée). Le presseur consiste en un bras presseur 15 et une tringle presseuse 16. Le bras presseur 15 a un moyeu 17 qui entoure la partie inférieure de la jambe 14, et une plaque terminale 18 avec un oeil 19, une fente 20 et un évidement 21. Le fil grossier de coton 7, sortant de l'extré mité de la jambe 14, est enroulé autour du bras 15 et inséré au travers de la fente 20 dans l'oeil 19 et l'évidement 21.
Un collier à bride 22, présentant un arrêt 23, est fixé, par exemple par brasure, au sommet de la jambe 14. La tringle 16 est fixée au moyeu 17 et est montée de manière à pouvoir tour ner sur le collier 22 au moyen d'une griffe 24 fixée sur l'extrémité supérieure de la tringle -, 16. L'arrêt 23 limite le mouvement angu laire de la griffe 24 et conséquemment du bras presseur 15 dans les deux directions.
La position initiale du bras 15 est représentée en traits pleins et la position extrême ou finale en traits interrompus aux fig. 4 et 5. A l'effet d'équilibrer le poids du presseur, la jambe 13 est remplie dans la mesure néces saire au moyen de matière de lestage 25, par exemple de plomb. Celui-ci peut, si c'est nécessaire, être fixé à la jambe, au moyen de chevilles ou de toute autre manière appro priée.
Comme représenté à la fig. 6, l'extrémité supérieure réduite du membre tubula"re inférieur 2 de la crapaudine se visse sur l'extrémité inférieure du membre tubulaire supérieur 3 -de la crapaudine. Le fond 10 de la traverse supérieure et la plaque de renforcement 41 sont serrés entre les deux parties 2 et 3 de la crapaudine. La partie 2 de la crapaudine a un épaulement octogonal 45 engagé dans un orifice octogonal 46 prévu dans le fond -10 de la traverse supérieure.
Ceci permet au membre 3 de la crapaudine ainsi qu'aux ouvertures 8, -8 d'être ajustés angulairement, par rapport au membre de crapaudine 2 et à la traverse supérieure 9, et de régler de la sorte la tension du fil grossier.
La construction de l'ailette de broche pour coton, représentée aux fig. 14- à 21, diffère de celle décrite ci-dessus par le fait que le presseur est d'une construction simpli fiée et que la plaque de renforcement est fixée extérieurement sur la surface inférieure de la traverse supérieure.
Un moyeu 33 d'un bras presseur 32 est monté sur un collier 34 fixé sur la jambe 14 par brasure ou toute autre manière appro priée. Le collier 34 à la fois supporte et limite la rotation du bras. Les deux jambes 13 et 14 ont des fentes@45, comme dans la forme d'exé cution précédente.
Le collier 34 et le moyeu 33 ont, tous deux, des fentes 35 et 36 respec tivement qui, dans la position extrême du bras 32 représentée à la fig. 18, correspondent avec la fente 45 de la j ambe. La plaque de ren forcement 47 (représentée en détail dans les fig. 19 à 21) est disposée en dessous du fond 10 de la traverse supérieure et fixée solide ment à celle-ci par soudure ordinaire, auto gène ou brasure, et par des rivets 48, 48. Le fond 10 et la plaque 47 sont serrés entre les membres tubulaires 3 et 2 de la crapaudine 1.
Dans cette forme d'exécution, les dégage ments 50, 50 des nervures marginales 11, 11 s'étendent vers le bas jusqu'au fond 10.
La construction de l'ailette de broche pour coton, représentée aux fig. 22 à 24, diffère de celles décrites précédemment principale ment par le fait que les nervures marginales sur l'un des côtés de la traverse supérieure sont complètement refermées sur la plaque de renforcement, tandis que, sur l'autre côté, les nervures sont incomplètement re fermées pour former un tube fendu. Cette construction montre également une forme simplifiée de montage de la tringle presseuse.
Les nervures marginales 111, 111, du côté du bras presseur, sont refermées incom plètement pour former un tube fendu 112 qui conduit à la jambe 14. Les nervures mar ginales<B>1111, 1111,</B> du côté opposé de la cra paudine 1, sont complètement refermées sur la plaque de renforcement 411 et leurs arêtes intérieures sont constituées pour s'adapter sur le pourtour du membre 3 de la crapaudine. Ainsi les nervures 1111, 1111 constituent une surface supérieure plane con tinue qui, en substance, réduit le courant d'air. La fente 45 est, de préférence, omise dans la jambe 13.
Le collier à bride 22 (fig. 1) est omis dans la construction représentée aux fig. 22 à 24 et, à sa place, une rainure est formée autour d'une partie de la périphérie de la jambe 14, en relevant ou pressant le métal sous la forme de renflements 122, 1221.
Une griffe 124, fixée sur l'extrémité supérieure de la tringle presseuse 116, est supportée par et tourne dans cette rainure. Afin de limiter le mouve ment tournant de la tringle 116 et ainsi du bras presseur 132, un évidement 123, prévu dans l'arête - supérieure de la griffe 124, s'engage sur le renflement 122, visible parti culièrement sur les fig. 25 et 26.
Il peut être mentionné ici que les nervures marginales 11, 11 de la construction de chacune des fig. 1 et 14 peuvent, si on le désire, avoir la forme d'un tube fendu tel que représenté sous 112 dans les fig. 22 à 24. Les fig. 27 à 30 se rapportent à deux ailettes convenant pour emploi avec une broche utilisée dans la préparation du fil -grossier autre que de coton, par exemple de jute, de chanvre, de lin, de soie et fibres similaires, o4 il n'est pas néces:.aire d'avoir un bras presseur.
L'extrémité inférieure 55 de chacune des jambes, désignée ici par le nombre 56, est aplatie et pourvue d'un orifice 57. Dans cet orifice est inséré un moyeu interne 58 qui a une bride externe 59, une partie centrale 60 adaptée dans l'ouverture 57 et une partie saillante 61. Sur la partie 61 est placé un anneau 62 et la partie 61 est ensuite élargie par allongement ou par d'au tres procédés, de manière à s'emboîter sur l'anneau 62. Dans la variante représentée aux fig. 29 et 30, l'anneau 62 est remplacé par un anneau fendu 63 qui est rabattu dans une entaille 64.
Dans les deux constructions, l'extrémité 55 de la jambe peut être formée au moyen d'une bride de renforcement 65. Les avantages de l'emploi d'un moyeu en deux parties, inséré dans une ouverture de l'extrémité de la jambe, en remplacement de la construction usuelle dans laquelle un moyeu en une pièce est emboîté dans l'extré mité en forme de fourche de la jambe, sont que l'extrémité de la jambe n'est pas affaiblie, de sorte que la douille peut être facilement remplacée quand elle est usée.
Une mise en aeuvre du procédé que com prend l'invention, en ce qui concerne les opérations de fabrication de la traverse supé rieure et des jambes de l'ailette en une pièce, en partant d'un simple flan, par pressage à froid, sera maintenant décrite en se réfé- Tant aux fig. 31 à 42. Un flan d'épaisseur uniforme, de section et de forme convenables, comme représenté aux fig. 31 et 32, est préparé. Le flan est arrondi-le long de ses arêtes.
Il est ensuite déformé pour produire la forme représentée aux fig. 33 (en élévation) et 34 (en plan), des nervures marginales relevées 70, 70 étant formées le long des arêtes. Ces nervures ont des dégagements 50, 50 dans le milieu et di minuent de hauteur vers les extrémités. La largeur du fond du flan diminue également de puis le centre jusqu'aux extrémités.
Le flan est alors pressé sur un conformateur convena ble à la forme représentée aux fig. 35 (élévation frontale) et 36 (vue de profil), la partie 72 représentant la future traverse supérieure et les parties 73, 73 les futures jambes de l'ailette. Les deux nervures des jambes sont alors incomplètement fermées, comme re présenté aux fig. 37 à 39, pour former les jambes creuses fendues 74, 74, la largeur et la forme de la fente 75 correspondant à la forme et à la coupe du flan original (fig. 31).
Un orifice octogonal 76 est alors percé dans le fond de la traverse supérieure, comme re présenté à la fig. 39, qui est une vue en plan correspondant à la fig. 35. Un collier 77 pour la tringle presseuse est maintenant fixé sur l'une des jambes 74, une charge de plomb 78 étant placée à 1-'intérieur de l'autre jambe, une plaque de renforcement 79 étant fixée à la traverse supérieure (voir fig.40 à 42).
Il est visible que la traverse supérieure et les jambes de l'ailette, fabriquées par le procédé susdit, sont celles représentées dans la construction suivant la fig. 1. Une mise en couvre similaire, en partant de flans modi fiés, permettra d'obtenir les ailettes des fig. 14 à 22.