Procédé de fabrication d'une ailette pour broche de métier à filer, et ailette obtenue au moyen de ce procédé. La présente invention comprend un pro cédé de fabrication d'une ailette pour broche de métier à filer, ailette destinée à être em ployée dans la préparation de coton, jute, lin, chanvre, soie, fibres synthétiques ou autres, et qui est du type comprenant une traverse supérieure et deux jambes constituées par une pièce unique en forme de<B>U.</B> Jusqu'à pré sent, les ailettes pour broche de métier à filer de ce type ont été fabriquées par for geage, ce qui donnait des constructions rela tivement pesantes et ayant directement ou in directement divers désavantages, parmi les quels on peut mentionner l'impuissance de résister au mouvement de rotation de grande vitesse sans écartement.
des jambes, et la dif ficulté d'équilibrer exactement l'ailette pour broche de métier à filer. Ce dernier fait porte à son tour le désavantage que certaines par ties de l'ailette pour broche de métier à filer, par exemple les bras presseurs, sont difficiles à échanger, puisque chaque ailette doit être équilibrée individuellement. Un désavantage ultérieur est la difficulté d'obtenir des sur faces lisses à cause du traitement à chaud du métal pendant la fabrication.
Le procédé que comprend l'invention éli mine les inconvénients mentionnés ci-dessus, du fait que l'on constitue deux jambes et une traverse supérieure en une seule pièce et par pressage à .froid, ce procédé étant, en outre, caractérisé en ce que l'on prépare un flan de métal d'épaisseur au moins approximative- ment uniforme, dont on replie les bords Ion- gitudinaux vers le haut sur toute leur lon gueur, afin de former des nervures margina les, en ce que l'on coude le flan en forme de <B>U</B> renversé, de manière à constituer la tra verse supérieure et les deux jambes, puis, en ce qu'on rapproche l'une de l'autre les ner vures de chaque jambe pour constituer un tube fendu.
L'invention comprend encore une ailette pour broche de métier à filer, obtenue au moyen dudit procédé, comprenant une tra verse supérieure et deux jambes constituées par une pièce unique en forme de U renversé, caractérisée en ce que la traverse supérieure possède des nervures marginales relevées vers le haut le long des côtés longitudinaux et que, en son centre, est fixée une crapaudine de commande, lesdites nervures marginales s'étendant de part et d'autre de ladite cra paudine. Dans une forme d'exécution parti culière, ces nervures marginales sont adja centes à la crapaudine.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exem ples, quelques formes d'exécution de l'ailette pour broche de métier à filer que comprend l'invention, et illustre une mise en aeuvre du procédé que comprend aussi l'invention. Les fig. 1 à. 5 et 11 montrent une forme d'exécu tion de l'ailette pour broche de métier à filer convenant particulièrement pour filer le co ton. La fig. 1 en est une vue en élévation, par tiellement coupée.
La fig. 2 est une vue latérale correspon dant à la fig. 1 vue de gauche.
La fig. 3 est une vue en plan.
La fig. 4 est une coupe suivant IV-IV de la fig. 1, et la fig. 5 est une coupe suivant V -V de la fig. 1.
Les fig. 6 à 11 montrent une seconde forme d'exécution de l'ailette pour broche de métier à filer convenant particulièrement pour le fi lage du coton.
La fig. 6 en est une vue en élévation fron tale, partiellement coupée.
La fig. 7 est une vue de profil correspon dant à la fig. 6 vue de la gauche.
La fig. 8 est une vue en plan.
La fig. 9 est une coupe suivant IX--IX de la fig. 6.
La fig. 10 est une coupe suivant IX-IX, similaire à la fig. 9, montrant un presseur dans sa position extrême.
La fig. 11 est une coupe suivant XI-XI des fig. 6 ou 1.
Les fig. 12 à 15 montrent une crapaudine de deux autres formes d'exécution de l'ailette pour broche de métier à filer.
La fig. 12 est une coupe en élévation d'une crapaudine et de la partie du bras transver sal supérieur engagé dans la crapaudine.
La fig. 13 est une vue en plan de la par tie du bras transversal supérieur de la fig. 12. La fig. 14 est une vue en élévation de la partie inférieure de la crapaudine, et la fig. 15 est une coupe en élévation d'une autre forme de construction de la crapaudine. Les fig. 16, 17 et 18, 19 se rapportent à deux autres formes d'exécution dans lesquelles l'extrémité inférieure de la jambe est pourvue d'iui oeillet guide-fil (au lieu d'un presseur).
La fig. 16 est une coupe dans l'extrémité inférieure d'une jambe.
La fig. 17 est une vue de profil corres pondant à la fig. 16.
La fig. 18 est une coupe dans l'extrémité inférieure d'une jambe, et la fig. 19 montre en détail une pièce de l'oeillet guide-fil représenté à la fig. 18.
Les fig. 20 à 32 illustrent une mise en aeuv re du procédé de fabrication que com prend l'invention.
En se référant à ces dessins: Les fig. 1 à 5 et la fig. 11 montrent une forme d'exécution de l'ailette pour broche de métier à filer convenant pour filer le coton. Une crapaudine de commande est désignée dans sou ensemble par 1. Cette crapaudine comprend un membre tubulaire inférieur 2 et un membre tubulaire supérieur 3. Le mem bre inférieur 2 porte une cheville transver sale 4, grâce à laquelle il est actionné par un arbre de commande. L'arbre de commande (non représenté) présente à son extrémité su périeure une fourche qui s'emboîte sur la cheville 4.
Le forage 5 (fig. 11) du membre 2 et la surface correspondante de l'arbre de commande peuvent être coniques, afin d'assu rer un bon assemblage. La partie supérieure 3 a un forage central 6 (fig. 11), par lequel entre le fil grossier 7, ainsi que deux orifices latéraux 8-8 au travers de l'un desquels passe le fil grossier vers une traverse supé rieure.
La traverse supérieure est désignée dans son ensemble par 9 et a, dans sa partie centrale, une section en<B>U</B> constituée par un fond plat 10 (fig. 11) et deux nervures mar ginales 11 relevées vers le haut, ces nervures s?'étendant de part et d'autre de la crapaudine et étant adjacentes à celle-ci. Cette partie mé diane de la traverse supérieure forme une coupe autour de la crapaudine, comme repré senté à la fig. 3.
La largeur de la traverse supérieure dimi nue vers ses extrémités et les nervures s'in curvent l'une vers l'autre pour former des coudes tubulaires 12, 12 se prolongeant par des jambes tubulaires 13, 14. Les coudes 12, 12 et les jambes 13, 14 sont pourvus de fentes continues 15, 15 qui s'étendent depuis la coupe autour de la crapaudine jusqu'à l'extré mité des jambes. Ces rainures 15, 15 facilitent grandement le filage du fil grossier de co ton à travers l'ailette pour broche de métier à filer. Comme représenté à la fig. 2, les rai- nures ne sont pas en ligne droite, mais incur vées, afin d'éviter que le coton s'en échappe accidentellement pendant le travail.
La forme de coupe donnée à la partie médiane de la traverse supérieure est très importante étant donné qu'elle évite le ballonnement et l'effile- ment du fil grossier et protège celui-ci, élimi nant ainsi un pourcentage considérable de ruptures. Le filage est très facile du fait de la proximité du trou 8 et de la partie en forme de coupe de la traverse supérieure et de l'existence des rainures 15. Sur la jambe 14 est monté un presseur pour guider le fil grossier vers une bobine (non représentée). Le presseur se compose d'un bras presseur 115 et d'une bielle presseuse 16.
Le bras pres seur 115 a un moyeu 17 qui s'engage sur la partie inférieure de la jambe 14 et une plaque terminale 18 ayant un o:il 19, une rainure 20 et un évidement 21. Le coton 7 sortant de l'extrémité de la jambe 14 est enroulé autour du bras 115 et engagé au travers de la rai nure 20 dans l'ceil 19 et l'évidement 21. Un collier 22 ayant un arrêt 23 est fixé, par exemple par brasure, sur le haut de la jambe 14. La bielle 16 est fixée sur le moyeu 17 et est montée sur le collier 22, de façon à pou voir tourner, grâce à une poignée 24 fixée à la tête de la bielle 16. L'arrêt 23 limite dans les deux directions le mouvement angulaire de la poignée 24 et, par conséquent, du bras pres seur 115.
La position initiale du bras 115 est montrée aux fig. 4 et 5, en traits pleins, et sa position extrême ou finale en traits interrom pus. Afin de compenser le poids du presseur, la jambe 13 est, dans la mesure nécessaire, remplie de matière lestante 25, par exemple de plomb. Ce lest peut être, si besoin en est, fixé à la jambe par des chevilles ou autres moyens convenables.
La forme d'exécution représentée aux fig. 6 à 11 diffère de celle décrite ci-dessus par le fait. que la traverse supérieure 28 n'est pas fermée à ses extrémités. Les nervures ver ticales y forment de nouveau une coupe au tour de la crapaudine, comme figuré en 29, 29, mais elles restent alors parallèles entre elles, comme réprésenté en 30, 30, pour ne se fermer qu'en 31, 31 pour former les jambes tubulaires 14, 13. Le presseur est de construc tion simplifiée, consistant en un bras pres seur 32. Le moyeu 33 du bras est monté sur un collier 34 fixé sur la jambe 14, par bra sure ou tout autre moyen convenable. Le col lier 34 à la. fois supporte et limite la rota tion du bras. Les deux jambes 13 et 14 ont des rainures 1.5 comme dans la forme d'exé cution précédente.
Le collier 34, aussi bien que le moyeu 33, ont des rainures 35, 36 qui, dans la position extrême 32' du bras, repré sentée à la fig. 10, coïncident avec la rainure 15 de la jambe.
Comme représenté à la fi-. 11, la partie inférieure 2 de la crapaudine est vissée dans la partie supérieure 3 de celle-ci et le fond 10 du membre transversal 9 est emboîté entre les deux parties de la crapaudine.
Afin d'assurer une connexion assurant une commande positive entre la. crapaudine 1 et le membre transversal. supérieur 9, et, afin de pourvoir à l'ajustabilité angulaire de la cra paudine par rapport à la traverse supérieure, la. partie constituant le fond 10 de celle-ci est pourvue d'un orifice octogonal 40 (fig. 13) qui s'engage sur une partie prismatique octo gonale correspondante, soit de la partie supé rieure, soit de la partie inférieure de la cra paudine, tel que représenté aux fig. 12, 13, 14 et 15.
Les fig. 12 et 14 montrent une forme de crapaudine dans laquelle la partie infé rieure de la crapaudine a une partie prisma tique octogonale 42 encastrée dans le trou 40, un épaulement 43 et un prolongement tubu laire 44, fileté extérieurement et qui se visse dans le taraudage intérieur au bas de la par tie supérieure 46 de la crapaudine. La tra verse supérieure est emboîtée entre l'épaule ment 43 et l'extrémité inférieure de la par tie 45. Dans la construction de la fig. 15, la partie supérieure 47 de la crapaudine a une partie octogonale prismatique 48, ajustée dans le trou 40, et un prolongement tubulaire 49, fileté extérieurement, sur lequel est vissé un anneau de serrage 50.
Il est évident que la position des trous 8 (le la crapaudine peut être déplacée en faisant tourner la. partie de celle-ci engagée dans le trou 40, et recalant le membre transversal supérieur.
Les fig. 16 à 19 se rapportent à deux for mes d'exécution convenant particulièrement pour le traitement de matières autres que le coton, par exemple de jute, chanvre, lin, soie ét fibres similaires. Dans ces formes d'exécu tion, le bras presseur est remplacé par un oeil- let guide-fil. L'extrémité inférieure 55 de cha cune des jambes, désignées par 56, est munie d'un trou 57.
Dans ce trou est inséré un oeillet guide-fil intérieur 58 qui a une partie exté rieure 59 en forme de bride, une partie mé diane 60 ajustée dans le trou 57 et une partie 61 formant saillie. Sur la partie 61 est placé un anneau 62 et la partie 61 est alors élargie de manière qu'elle encastre l'anneau 62. Dans la forme d'exécution des fig. 18 et 19, l'an neau 62 est remplacé par un anneau fendu 63 qui fait ressort dans une gorge 64. Dans ces deux formes d'exécution, les extrémités 55 des jambes sont pourvues d'une bride de renfor cement 65.
Les avantages qu'il y a à employer un #illet guide-fil en deux pièces, inséré dans un trou à l'extrémité de la jambe, au lieu d'un oeillet guide-fil en une pièce emboîté dans l'extrémité en forme de fourche de la jambe, sont que l'extrémité de la jambe n'est pas affaiblie et que l'#illet guide-fil peut être fa cilement remplacé, lorsqu'il est usé.
On va maintenant décrire, en référence aux fig. 20 à 32, une mise en oeuvre du pro cédé de fabrication que comprend l'invention, selon laquelle la traverse supérieure et les deux jambes sont obtenues en une pièce en partant d'iuie simple tôle, par pressage à froid.
On prépare un flan plat de métal d'épais seur uniforme, de forme et- section convena bles, telles que représentées aux fig. 20 et 21. On en arrondit alors les arêtes comme le mon tre la fig. 22. Le flan est alors rabattu pour produire la forme représentée à la fig. 23 (élévation) et à la fig. 24 (plan), dans la- quelle des nervures verticales 70,
70 sont for mées le long des bords longitudinaux. Ces nervures ont des évidements ronds 71 en leur milieu et diminuent en hauteur vers les extré- mités. La largeur du fond du flan diminue aussi depuis le centre jusqu'aux extrémités. Le flan est alors fixé sur un gabarit conve nable pour lui donner la forme représentée en élévation frontale à la fig. 25 et de profil à la fig. 26, la fraction 72 représentant la fu ture traverse supérieure et les parties 73, 73 les futures jambes de l'ailette pour broche de métier à filer.
Les deux côtés ou nervures des jambes sont alors fermés comme représenté aux fig. 27 et 28 pour former des. jambes creuses et rainurées 74, 74 et la largeur et la forme de la rainure 75 correspondront à la forme et section du flan original (fig. 20). Un trou 76 est alors percé dans le fond 72 comme montré à la fig. 29 qui est une vue en plan correspondant à la fig. 27.
Un collier 77 pour une bielle presseuse est fixé maintenant sur l'une des jambes 74 et un lest de plomb 78 est placé dans l'autre jambe et fixé par des chevilles 79, 79 (voir fig. 30). Les extré mités de la traverse supérieure 72 sont main tenant fermées pour former un tube et pren dre la forme finale représentée à la fig. 31 (élévation frontale) et à la fig. 32 (vue de profil).
Les ailettes pour broche de métier 4, filer décrites ont l'avantage de faciliter le travail de filage à travers l'ailette, de réduire le courant d'air autour de la crapaudine et de permettre de varier la tension du fil grossier par l'ajustement angulaire du trou latéral de la crapaudine par rapport aux jambes.