Navette pour métier à tisser circulaire. La présente invention a pour objet une navette pour métier à tisser circulaire. Dans le brevet suisse N 252515, du 14 septembre 1945, il est décrit un métier à tisser circu laire dont le porte-trame ou navette consiste en substance en un boîtier cylindrique verti cal à profil d'obus dont la transe sort à la défilée par un orifice ménagé à la partie supérieure et qui se déplace à la manière d'un satellite en rotation, non seulement autour de l'axe central du métier, mais également sur lui-même en roulant sur les fils de chaîne de la nappe interne de la foule.
Ce boîtier cylindrique est, en outre, asso cié à une pièce en forme d'étrave qui, le pré cédant dans sa marche et ne participant pas à son mouvement de rotation sur lui-même, facilite sa pénétration au travers de la foule, sert de support à un trolley conduisant le fil de trame et présente un éperon à son extrémité basse antérieure.
Le bon comportement de cet ensemble (boîtier cylindrique et étrave avec trolley et éperon) dépend de son adaptation et de sa réalisation particulière.
La navette selon l'invention comprend aussi un boîtier à surface de révolution, des tiné à tourner sur lui-même en même temps qu'autour de l'axe central du métier, et pré cédé d'une pièce en forme d'étrave avec épe ron, montée sur pivots pour ne pas participer au mouvement de rotation du boîtier.
Dette navette est en outre caractérisée en ce que son étrave est composée d'un corps et d'un sabot articulés l'un sur l'autre à l'avant, de façon à pouvoir s'ouvrir ou se refermer en vue de son montage amovible sur les pivots du boîtier cylindrique, le verrouillage de cette étrave étant assuré par une tringle reliée à la partie supérieure du corps et engagée, à son autre extrémité, avec une rampe inclinée du sabot présentant un cran d'arrêt formant verrouillage, un trolley destiné à conduire le fil de trame étant constitué d'une lame cou dée dont le profil prolonge celui du corps de l'étrave, des orifices étant ménagés tant dans le fond du boîtier qu'à sa partie supérieure, afin d'assurer, lors du rapide mouvement de rotation du boîtier sur lui-même,
une centri fugation -de sa capacité interne par les ori fices supérieurs, ce qui se traduit par un cou rant d'air ascendant à son intérieur évacuant, au fur et à mesure de leur formation, les bourres et duvets qui proviennent de la bo bine de trame lors de son dévidage à la défi lée, dévidage dans lequel la tension du fil de trame est réglée par un frein monté sur la platine supérieure du corps de l'étrave et formant simultanément butée pour le doigt explorateur d'un casse-trame.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la na vette faisant l'objet de l'invention: Fig. 1 en est une vue d'ensemble, en élé vation de côté. Fig. 2 en est une autre vue en élévation, depuis la droite de la fig. 1.
Fig. 3 montre la navette lors de la mise en place de .l'étrave sur le boîtier ou lors de son enlèvement.
Fig. 4 montre, à échelle agrandie, le dé tail d'un sabot de l'étrave, de son éperon et de son assemblage à articulation sur le corps de ladite étrave.
Fig. 5 représente un système à tringle pour le verrouillage de l'étrave en position de montage sur le boîtier.
Fig. 6 représente, en perspective, la par tie supérieure du boîtier de la navette et du corps de l'étrave avec un frein de trame.
Fig. 7 est une coupe longitudinale de la. navette.
La navette représentée comprend -un boî tier cylindrique 1 avec couvercle emboîtant 2, un corps d'étrave 3, un sabot 4 et un trol ley 5.
Le corps 3 et le sabot 4 de l'étrave sont articulés l'un sur l'autre en 6. A cet effet, l'extrémité avant du sabot 4 porte un éperon 7 constitué par une lame d'acier, et le corps de l'étrave se termine en forme de chape en 9 pour venir s'emboîter sur cet éperon (fig. 4). La partie antérieure du sabot est. effilée et suffisamment prolongée en 10 de part et d'autre -de l'éperon 7, de façon à éviter que les fils de chaîne puissent s'accrocher sur l'articulation 6.
Cette étrave se monte, par sa platine supé rieure 12 et par son sabot 4, sur le boîtier 1. Elle présente à cet effet des pivots donL il sera parlé ci-après. Afin de former un ensem ble léger tout en étant rigide, l'étrave est en tôle mince ou en métal fondu.
L'articulation 6 permet la séparation facile du boîtier et de l'étrave, séparation qui est nécessaire pour permettre la mise en place, dans le boîtier 1, de la bobine 13 de fil de trame.
Pour assurer le maintien en place de la dite étrave sur le boîtier, on a recours à -une tringle 14 accrochée par son extrémité 15 sur la platine 12 -du corps 3 de l'étrave et pos sédant à son autre extrémité une bQuele 16 prisonnière d'un arceau 17 fixé sur le sabot 4.
Cet arceau présente mie rampe inclinée 18 se terminant par un cran 19 (fig. 5), la diffé rence de niveau entre ce cran 19 et le point haut de la rampe 18 donnant l'amplitude d'ouverture du sabot 4 par rapport. au corps 3, ce qui permet le montage facile de l'étrave sur le boîtier, comme le représente la fig. 3.
Le cran 19 assure le maintien de l'en semble en position fermée.
La tringle 14 présente en son milieu une sinuosité 20 destinée à lui conférer une cer taine élasticité en même temps qu'à permettre éventuellement son réglage en longueur en accentuant ou en atténuant cette sinuosité par coulage au moyen d'u.ne pince.
22 désigne une roulette dont est muni le sabot 4. Cette roulette est située dans le prolongement de l'axe de rotation du boî tier 1.
Le trolley 5 fait suite au corps de l'étrave 3 et en prolonge le profil. Il est fixé sur lui en 23 et peut osciller dans son plan autour de cette fixation pour pouvoir s'infléchir ou s'orienter à droite ou à gauche, comme le montrent les positions en trait pointillé de la fig. 2. L'amplitude de cette oscillation est limitée par une coulisse courbe 24 dans la quelle est prisonnier un ergot 25 solidaire du corps 3 de l'étrave (fig. 6).
Le pivot supérieur de la navette est porté par le couvercle 2 du boîtier 1. Il est cons titué (fig. 7) par une bague 26, en fibre ou autre, de profil tronconique à sa base et mon tée de façon à pouvoir tourner librement sur la filière 27 de sortie du fil de trame 28. Cette bague 26 est retenue sur la filière 27 par mi jonc 29. Elle vient se loger dans une cuvette 30 rapportée sur la platine 12 et la traverse.
Quant au pivot inférieur de la navette, il est constitué par un ergot cylindrique 32 porté par le sabot 4 et venant s'emboîter dans une bague de frottement 33. Cette bague est portée par le culot ou fond 34 du boîtier et est encastrée dans un évidement pratiqué dans l'embase cylindrique de fixation de la broche 35 sur laquelle vient se placer la. bo bine de trame 13.
On constate ainsi que lorsqu'on a ouvert l'étrave en faisant basculer vers le bas le sabot -1, après avoir dégagé la boucle 16 de la tringle 14 du cran 19, le dégagement oblique du boîtier 1 est chose aisée grâce au profil du pivot supérieur.
Le fil de trame 28 sé dévide à la défilée de la bobine 13 et sort du boîtier par le trou <B>(le</B> la filière 27. Or, il arrive que, notamment lorsqu'il s'agit d'un fil pelucheux ou duve teux, tel que du coton par exemple, une grande quantité de bourre finit par s'accu muler dans le boîtier en formant des flocons qui, lorsqu'ils sont brusquement entraînés par le fil, déterminent sa rupture en se coinçant dans l'orifice de la filière.
Pour éviter cela, on met à profit. le rapide mouvement de rotation du boîtier sur lui même, pour provoquer une aération forcée de sa capacité interne, en pratiquant des orifices 36 sur la paroi latérale du couvercle 2, de même que des orifices 37 dans le culot ou fond 34 (fig. 7). L'air est, en effet, centri fugé dans le sens des flèches par les orifices 36, tandis qu'il pénètre dans la navette par les orifices 37. Un courant d'air ascendant s'établit donc dans le boîtier et assure par les orifices 36 l'évacuation des bourres au fur et à mesure de leur formation.
On sait, enfin, qu'il est parfois nécessaire, pour la bonne qualité du tissu, de donner une certaine tension au fil de trame 28, cette tension devant pouvoir être réglée avec pré cision, car, si le métier à tisser circulaire com prend un grand nombre de navettes, les ïné- galités de tension entre les fils provenant des différentes navettes produisent des barrures dans le tissu.
Dans ce brut, la platine supérieure 12 du corps 3 de l'étrave présente un frein de.trame qui est du type à ,grilles ou échelles , c'est-à-dire est constitué .d'une partie fixe 38 et d'une partie pivotante 39 articulée sur un axe 40 et sollicitée à basculer dans le sens de la flèche 41 par un ressort 42, ces deux par- tics portant des barreaux 43 entre lesquels passe le fil .de trame 28.
Le ressort 42 prend appui fixe en 44 sur l'axe 40 et la position angulaire de cet arbre peut être modifiée pour régler la tension .du ressort 42, donc l'action de freinage exercée sur le fil de trame 28.
En cas de rupture du fil, la partie mo bile 39 est libérée et retombe sur la platine 12. Un saillant 49 qu'elle présente est à même de jouer le rôle de butée pour le doigt explo rateur d'un . casse-trame.
Cet axe 40 est normalement empêché de tourner dans ses paliers 45 par une vis de blocage 46. Il est muni en bout d'une tête de vis 47 à. laquelle l'on peut accéder facilement au travers -d'une lumière 48 existant dans le trolley 5.