Chauffe-eau. La présente invention a pour objet un chauffe-eau électrique comprenant un réser voir qui est surmonté d'un récipient de rem plissage duquel part une conduite débouchant à l'intérieur du réservoir à la partie inférieure de celui-ci, un tube de prise d'eau étant prévu à la partie supérieure du réservoir. Selon Iân- vention, le réservoir possède dans son fond une grande ouverture dont l'obturation est assurée par un couvercle amovible portant un élément de chauffage.
Dans le dessin annexé, une forme d'exécu tion du chauffe-eau selon l'invention est re présentée à titre d'exemple.
La fig. 1 est une vue de côté, principale ment en coupe verticale, du chauffe-eau.
La fig. 2 est une coupe par la ligne 2-2 de la. fig. 1.
La fig. 3 est une vue en élévation partielle du chauffe-eau avec le réservoir renversé dans la position de vidange et de nettoyage.
La fig. 4 est une coupe partielle, à plus grande échelle, d'une partie de la fig. 1.
La fig. 5 est une coupe partielle suivant la ligne 5-5 de la fig. 3, montrant l'articula tion du réservoir sur un de ses pieds.
Bien que ces chauffe-eau soient établis pour un grand nombre d'emplois, y compris le chauffage des eaux pour le ménage, ils ren contrent particulièrement de la. faveur dans les fermes pour l'emploi dans la fabrication du beurre et le traitement du lait, et le chauffe-eau représenté ici a été établi pour de semblables applications.
Un chauffe-eau tel que celui représenté comprend un élément électrique de chauffage et une commande par thermostat destinée à maintenir automatiquement l'eau du réservoir à une température désirée, soit 60 C. Le ré servoir est maintenu plein d'eau à tous mo ments, la prise d'eau chaude se faisant par dé bordement par le haut du réservoir lorsqu'une quantité d'eau froide est versée dans celui-ci.
Le tube d'amenée de l'eau froide débouche à la partie inférieure du réservoir. Grâce à cette disposition, lorsque l'eau froide est intro duite dans le chauffe-eau, une quantité égale d'eau chaude est évacuée de celui-ci, sans au cune réduction de la température, l'eau chaude tendant toujours à se maintenir à la partie supérieure du réservoir et l'eau froide à la partie inférieure. Avec cette disposition, un fermier qui a besoin d'un seau d'eau chaude doit simplement se rendre au chauffe-eau avec un seau d'eau froide, l'y déverser et une quan tité égale d'eau chaude est débitée dans le même seau ou dans un seau différent.
Comme on le voit aisément., un chauffe-eau semblable convient particulièrement pour les laiteries et les beurreries où il n'y a pas de combustible disponible pour le chauffage et où de l'eau chaude est soutirée seulement en petites quan tités à des intervalles de temps plus ou moins longs. Un chauffe-eau du type représenté peut débiter pratiquement tout son contenu à la même température lorsque de l'eau chaude est désirée par exemple au moment. de la. traite et une économie due au chauffage lent peut être réalisée, ce chauffage pouvant s'effectuer entre deux prises d'eau chaude.
La forme d'exécution représentée comprend un réservoir 10 qui peut être en cuivre ou en un autre métal ne se corrodant pas et qui est. formé d'une partie supérieure 10a et d'une partie inférieure 10b assemblées au mi lieu du réservoir par un joint annulaire<B>10e</B> réalisé par soudure autogène ou par soudure tendre. Ces parties inférieure et supérieure peuvent être étirées à la forme désirée à par tir d'une tôle par une opération appropriée d'estampage ou de matriçage avec les ouver tures désirées poinçonnées ou découpées dans la pièce.
En suie d'éliminer les angles vifs et de faciliter le nettoyage, tous les changements de direction de la surface intérieure du réser voir sont formés par des courbes de rayon notable comme on le voit le mieux à. la fig. 1.
Le réservoir est entouré d'un revêtement calorifuge comprenant une enveloppe exté rieure métallique 11 espacée d'au moins 5 em du réservoir, et une matière calorifuge 12 telle que de la laine de verre, des blocs de liège ou toute autre matière appropriée. L'enveloppe extérieure métallique peut être en tôle de fer ou d'acier pourvue d'un émail par exemple; elle est, dans le cas présent, représentée divi sée en trois parties. Ces parties comprennent. un dessus ou un chapeau 11a, un corps cylin drique principal 11b et un fond 11c.
La divi sion de l'enveloppe extérieure en ces parties facilite la. fabrication et rend également plus aisée la mise en place des tubes d'amenée au réservoir 10, et de sortie de celui-ci, l'assem blage des pièces et l'introduction de la matière calorifuge.
Les parois supérieures du réservoir et de l'enveloppe sont, pourvues d'ouvertures en cor respondance, par lesquelles de l'eau froide nouvelle peut être introduite dans le réser voir; cette eau froide est. dirigée vers le fond même du réservoir par un tuyau 13 se termi nant près du fond du réservoir intérieur 10. L'extrémité supérieure du tuyau 13 est vissée dans le tube 14 qui peut être en caoutchouc durci ou en une matière plastique empêchant la transmission de la chaleur à l'extérieur. Ce tube 14 est. fixé par des écrous à l'ouverture située au centre chi chapeau 11a. de l'enve loppe.
Un récipient. de déversement 15 possède une ouverture inférieure destinée à être fer mée par un bouchon 16. Cette ouverture est pourvue d'un ajustage qui s'adapte exactement de façon étanche dans le tube calorifuge 14.
Avec cette disposition, un fermier appor tant un seau d'eau froide peut en verser le contenu dans le récipient 15. placer son seau sur le plancher en dessous du tube d'évacua tion décrit ci-après et enlever alors le bouchon 16 pour permettre l'opération de déplacement ou de débordement et débiter dans le seau un volume d'eau chaude égal à celui versé dans le récipient 15.
La partie supérieure 1.0a du réservoir est pourvue près d'un bord et à quelques centi mètres, en dessous du sommet du réservoir, d'un tuyau de sortie coudé 1.7 soudé ou relié autrement de façon permanente ati réservoir. Une ouverture correspondante prévue dans l'enveloppe est pourvue de moyens pour fixer la tubulure d'évacuation 1.8 comportant une partie extérieure 18a tournée vers le bas et débouchant à un niveau inférieur à celui de l'extrémité 17a du coude intérieur.
Une liaison entre les extrémités adjacentes, mais espacées du tuyau 17 et de la tubulure 18, est faite par un tube 19 en matière plastique oui en une autre matière calorifuge. L'emploi d'une tubulure d'évacuation s'étendant vers le bas crée une action de siphon qui, une fois que le débit. a été amorcé, attire de l'eau dans le réservoir jusqu'au niveau indiqué en 20. L'écoulement ne commence toutefois pas tant que le niveau dans le tuyau d'alimentation 13 et dans le réservoir ne s'est pas élevé jusqu'à la hauteur des parties horizontales des tuyaux 17 et 18.
Ceci procure au sommet du réservoir un espace d'expansion permettant la dilata tion de l'eau froide nouvellement amenée lorsqu'elle s'échauffe, sans écoulement. de gouttes sur le plancher en dessous de la tubu lure d'évacuation. Comme cela résulte de la description qui précède, dans les conduites métalliques traversant l'espace entre le réser voir et l'enveloppe extérieure sont intercalés des tronçons en matière calorifuge, de sorte qu'il n'y a que peu de perte de chaleur par eonductibilité.
lie fond du réservoir est pourvu d'une ouverture centrale de diamètre important d'au moins 16 cm. Pendant l'emploi du chauffe eau, cette ouverture est fermée par une plaque ou un organe de fermeture 21 en métal. Cet. organe de fermeture est fermé hermétique ment par rapport au réservoir sur la périphé rie de l'ouverture par des moyens facilement amovibles qui seront décrits ci-après et qui soit représentés à la fig. -1. L'organe de fer meture sert. de support pour un élément de chauffage électrique désigné par 22 et pour un thermostat clé réglage de la chaleur dési- ;,Yné par 23.
La plaque de fermeture et, les deux éléments électriques constituent un en semble facilement amovible d'une disposition ayant deux avantages: En premier lieu, elle permet l'enlèvement de l'unité pour le con trôle et la réparation ou même pour le renvoi à l'usine en une pièce; l'usine peut ainsi don ner au fermier simplement. un nouveau fond qui peut être mis en place dans le chauffe-eau sans emploi d'aucun outil et sans qu'il soit nécessaire de faire d'antres connexions que l'introduction de l'extrémité du cordon élec trique dans une prise de courant appropriée du mur.
En deuxième lieu, l'enlèvement de cette unité fournit. une grande ouverture dan> laquelle on peut introduire le bras pour laver l'intérieur du réservoir et a pour résultat d'écarter tous les éléments électriques qui pourraient être détériorés par ce lavage. On a trouvé qu'il était désirable de fournir un moyen permettant un tel lavage de l'intérieur (lu réservoir de temps en temps, car sans cela il se forme sur les parois du réservoir des dépôts (par exemple par l'introduction de lait ou d'autres matières avec l'eau) qui peuvent donner une odeur à l'eau chaude extraite du chauffe-eau.
En se reportant plus particulièrement aux fig. 2 et -1, on décrira plus en détail l'agence- ment de la partie inférieure du réservoir et de l'enveloppe. Comme on le voit le mieux à la fig. 4, la tôle à la partie inférieure 10b du réservoir est repliée en 10b' pour former un épaulement annulaire entourant l'ouverture et concentrique à celle-ci, le bord délimitant l'ouverture étant rabattu dans la partie 10b". Un élément annulaire métallique 21 d'épais seur notable (par exemple 13 mm) est. soudé ou fixé autrement de faon permanente au réservoir immédiatement autour de l'ouverture du fond;
il possède plusieurs trous taraudés destinés à recevoir l'extrémité filetée de vis .à, oreille 25. Six de ces vis sont représentées ici (voir fi-. 2), mais il va de soi qu'on peut en employer n'importe quel nombre approprié. Le bord extérieur de l'organe de fermeture 21 forme un canal qui apparaît le mieux sur la fig. .1, et. qui reçoit une garniture d'étanchéité annulaire 26 en caoutchouc ou en une autre matière analogue d'étanchéité. Avec cette dis position, l'organe de fermeture peut être placé de façon hermétique par rapport au réservoir ou être facilement enlevé de celui-ci au moyen des vis à oreille 25.
Un organe cylindrique 27, en matière calo rifuge telle qu'une matière plastique, est des tiné à entourer et à venir en prise intimement avec l'épaulement 10b' à son extrémité supé rieure et à être reçu dans une partie formant canal 11c' dans la partie inférieure 11c de l'enveloppe; cette partie formant canal déli mite dans la partie inférieure de l'enveloppe une ouverture de phis grand diamètre que l'ouverture de fond du réservoir 10 et en correspondance avec celle-ci. Le cylindre calo rifuge 27 délimite donc un conduit à l'inté rieur duquel est disposé l'organe de fermeture 21 et il procure une liaison rigide entre le fond du réservoir et celui de l'enveloppe; cette liaison sert avec celles au sommet du réservoir à maintenir le réservoir rigidement dans la position désirée dans l'enveloppe.
Si on le dé sire, un disque calorifuge 28 en feutre ou en une autre matière fibreuse peut être poussé dans le conduit pour améliorer l'isolement thermique à la partie inférieure du réservoir. Ce disque ou ce tampon 28 peut être pourvu d'une ouverture 28a pour le cordon électrique 29 et une entaille (non représentée) peut s'étendre de cette ouverture 28a jusqu'au bord du tampon pour faciliter l'introduction du cordon dans l'ouverture.
La partie contenant l'eau, qui a été décrite jusqu'à présent, est montée sur trois pieds 30a, 30b et 30c reliés rigidement par une cloison ou un croisillon 30d. Le pied d'arrière 30a (le pied opposé à la tubulure 18) n'est pas fixé à la partie de base Ilc de l'enveloppe, laquelle repose simplement sur l'extrémité supérieure du pied 30a. Les deux autres pieds 30b et<B>30e</B> sont reliés à la partie contenant l'eau par une articulation permettant à la partie contenant l'eau de pivoter autour d'un axe horizontal à proximité des extrémités supérieures de ces deux pieds. La disposition est identique pour chacun des deux pieds, de sorte qu'on peut se contenter d'en décrire une seule d'entre elles.
Si l'on se reporte plus particulièrement à la fig. 5, on voit une patte présentant une partie 31a fixée à la partie inférieure 11c de l'enveloppe et une partie 31b dirigée vers le bas. Cette dernière partie, qui a une longueur d'au moins 5 cm, peut pivoter sur le boulon 32 monté dans l'extrémité supérieure du tuyau constituant le pied 30c. Le bord antérieur de l'extrémité supérieure de ce tuyau est 'pourvu d'une fente 30c' recevant la partie 31b lorsque le réservoir est basculé dans la position repré sentée à la fig. 3.
La partie 31b s'étendant vers le bas à partir du fond 11c de l'enve loppe est nécessaire pour que le réservoir puisse être basculé et descendre jusqu'à la po sition représentée à la fi-. 3 sans être arrêté par le contact avec les deux pieds antérieurs. L'axe de pivotement doit naturellement être espacé suffisamment au-dessus du sol (de pré férence aux environs de 40 cm) pour que le réservoir puisse prendre la position représen tée en traits pleins à la fig. 3.
Cet agencement présente différents avan tages: En premier lieu, il maintient le con duit du fond du chauffe-eau suffisamment. élevé au-dessus du sol pour que la plaque de fermeture 21 puisse facilement être enlevée lorsque les pièces sont dans la position repré sentée à la fig. 3. En second lieu, il maintient. le réservoir dans une position suffisamment inclinée vers le bas pour que l'eau s'écoule facilement par la tubulure 18. Ceci permet de vider complètement le contenu du réservoir avant que l'organe de fermeture soit enlevé et, après que l'intérieur du réservoir a été net toyé, on peut le rincer à l'eau sans que de l'eau de rinçage reste clans le réservoir à la fin de l'opération de lavage. Le simple place ment d'un chauffe-eau sur des pieds rigides sur ses côtés ne produit pas ces avantages.
En outre, comme on peut le voir à I a fig. 1, les extrémités inférieures des pieds sont pourvues de moyens de réglage permettant de placer le chauffe-eau dans une position exacte ment verticale, malgré une légère pente du sol. On obtient ce résultat en prévoyant des organes d'espacement à. la partie inférieure de chaque pied sous la forme de disques de métal d'environ 3 mm d'épaisseur, qui sont désignés ici par 33a et 33b. Plusieurs disques peuvent être placés dans un organe de retenue 34 en forme de cuvette qui peut être en caoutchouc.
Si les pieds sont pourvus initialement. de deux organes d'espacement sur chacun d'eux, on voit que ceux-ci peuvent être déplacés pour la mise de niveau de façon que deux des pieds ne reposent sur aucun disque, et que le troi sième en ait six sous lui. Ceci procure un ré glage suffisant pour répondre aux inclinai sons des aires normalement rencontrées dans les locaux de laiterie ou de beurrerie et pro cure un moyen simple et plus pratique de ré glage que par l'emploi de pièces télescopiques.