Procédé pour rendre friable un produit contenant du dichlorodiphényltricbloroéthane. La présente invention est relative à un procédé pour rendre friable un produit conte- nant de 50 à 90 % en poids de 2,2-bis (p- chlorophényl)-1,1,1-trichloro6thane (composé appelé ci-après dichlorodiphényltrichloro- éthane), produit obtenu, par exemple,
en con densant du chlorobenzène avec du chloral. Le produit de cette synthèse se présente géné ralement sous forme d'une masse fondue qui est ensuite solidifiée, par exemple dans des cuvettes réfrigérantes, en formant ainsi une matière cireuse , état caractéristique sous lequel le produit est. actuellement disponible. Il se peut que des quantités réduites d'iso mères et d'autres composés, formés par des réactions secondaires au cours de la synthèse, accentuent la tendance du produit à devenir cireux à l'état. solide.
De toute manière, la nature cireuse du dichlorodiphényltrichloro- éthane, plus particulièrement du produit qui n'a pas une pureté élevée, procure bien des difficultés pour sa fabrication et sa manipu lation. C'est ainsi que le broyage de cette ma tière est particulièrement difficile. On mé lange d'ordinaire le produit solide avec de la neige carbonique pour le refroidir brusque ment jusqu'à une température où il devient friable et on pulvérise ensuite le mélange.
L'invention a pour objet un procédé pour rendre friable un produit contenant de 50 à 90 % en poids de dichlorodiphény ltrichlor o- éthane, caractérisé en ce que le produit. fondu est refroidi d'une température supérieure à 90 jusqu'à une température inférieure à 60 en moins de dix minutes.
La température au-dessus du point de solidification est, de préférence, supérieure à 110 et la tempéra ture à laquelle on refroidit est, de préférence, comprise entre 20 et 60 et, avantageusement, entre 35 et 55 . Le produit fondu peut être agité tout .au moins pendant les phases ini tiales de la solidification. Le produit fondu peut être mis en contact avec une matière chimiquement indifférente et propre à assu rer l'évacuation de la chaleur contenue dans ce produit.
I1 est important que le refroidissement du produit fondu, de plus de 90 jusqu'à. moins de 60 , puisse se faire en moins de dix mi nutes et, de préférence, environ en 5 minutes. La forme friable et désirable de la matière solide est obtenue, le plus avantageusement, quand une agitation intervient pendant toute la durée du refroidissement et de la solidi fication et quand la matière utilisée pour le transfert de la. chaleur est maintenue à une température comprise entre 35 et 55 , jusqu'à ce que la solidification soit complète.
Le procédé, objet de l'invention, peut être appliqué à toute qualité de produit contenant de 50 à 90 % en poids de dichloro- diphényltrichloroéthane qui, lorsqu'il est fondu et refroidi par la méthode usuelle, relativement lente, dans une cuvette et sans agitation, forme aux températures ordinaires un produit.
qui n'est pas suffisamment fria- ble pour être broyé dans un moulin à mar teaux, jusqu'à ce qu'il puisse traverser un tamis de 20 à 100 mailles par pouce carré. Cette substance est désignée ci-après par di- chlorodiphényitriehloroéthane normalement non friable .
Par exemple, un diehlorodiphénvltrichloro- éthane normalement non friable peut être refroidi de plias de 90 jusqu'à moins de 60 et, de préférence, de 110 jusqu'à moins de 60 , en versant le produit fondu dans une niasse d'eau suffisante et à une température assez basse pour que l'on obtienne le refroidisse ment.
du dichlorodiphéiiy ltrichloroéthane jus qu'à une température inférieure à 60 C en environ 5 minutes ou moins, la masse d'eau et le diehlorodiphényltrichloroéthane étant agités vigoureusement pendant ce refroidisse ment. Le dichlorodiphényltrichloroéthane est ainsi transformé en un produit friable, géné ralement sous forme de gros morceaux ou grumeaux. L'eau est ensuite séparée du pro duit granuleux, par.- exemple par décantation ou filtration.
On peut ainsi refroidir le diehlorodiphényl- trichloroéthane jusqu'à toute température -,voulue en dessous de 60 , et transformer le produit en produit friable. On a toutefois trouvé qu'il est préférable de refroidir le dichlorodiphényltrichloroéthane en moins de dix minutes jusqu'à une température qui est seulement peu inférieure à 60 , par exemple jusqu'à une température comprise entre 35 -et 55 , et de le maintenir à cette température jusqu'à ce que la conversion en produit fria ble soit :complète.
La raison en est que le di- ehlorodiphény ltriehloroétliane, lorsqu'il est amené à une température inférieure à 601, par un refroidissement, en moins de 10 minutes, forme apparemment d'abord -une masse gom meuse ou poisseuse, qui, sans autre (excepté le maintien de :la. température en dessous de 60 ), se transforme en produit friable. Cette transformation se produit beaucoup phis rapidement aux températures peu inférieures à 60 , par exemple de 3:5 à 55 , qu'aux tem pératures ordinaires.
Par exemple, à 40^ cette transformation se fait en 1 à 3 minutes environ, tandis qu'à 20 elle demande environ de 20 à 30 minutes, et qu'à 0 elle se fait en 6 à 8 heures environ.
Comme indiqué plus haut, le dichloro- diphényltricliloroéthane friable est. générale ment obtenu sous forme de grumeaux. On a constaté que cette matière est. suffisamment friable pour qu'elle puisse être broyée ou pul vérisée aisément, aux températures ordinaires, dans les broyeurs ou moulins usuels, par exemple ceux à mâchoires, à couteaux, à ga lets, à boules, à marteaux, etc., jusqu'à deve nir une poudre telle qu'elle puisse traverser un tamis de 60 à. 100 mailles par pouce carré, cette poudre pouvant être mise en dépôt. et manipulée salis s'agglomérer.
Avant ou après le broyage, la matière solide peut être séchée, de préférence en la eliauffant dans un cou rant d'air, à une température inférieure à 60 et de préférence inférieure à 55 . Cette limitation de la température est importante, car la. matière friable, quand elle est chauffée, reprend sa. forme cireuse connue à une tem pérature voisine de 60 .
Le produit friable, plus spécialement quand il est à l'état de poudre finement broyée, est particulièrement avantageux, par exemple pour des insecticides.
A la. place de l'eau, on peut se servir de toute autre matière chimiquement indiffé rente pour l'évacuation de la chaleur, cette matière pouvant être solide, liquide ou ga zeuse. Le dichlorodipliényltrichloroéthane fondu peut être refroidi en moins de 10 mi nutes, par exemple en le projetant. sous forme de jet, dans un fluide chimiquement inerte et suffisamment. froid, pourvu que le refroidisse ment se fasse dans le temps susindiqué et qu'on agite vigoureusement le produit, tout au moins pendant. le début de la solidifica tion.
A -cet effet, on peut se servir aussi de liquides inertes autres que l'eau, dans lesquels le dich.lorodiphényltrichloroéthane est prati quement insoluble. Parmi ceux-ci, on peut citer des liquides organiques, tels que l'étha nol saturé préalablement. avec du dichloro- diphény ltrichloroétha.ne, des liquides aqueux tels que l'éthanol à 80 %,
ainsi que le mer- cure.
On préfère toutefois avoir recours à. l'eau pour le refroidissement, car c'est une matière inerte dont on dispose facilement qui se ma nipule aisément, avec laquelle la corrosion est nulle ou négligeable et qui ne cause aucune difficulté en ce qui concerne l'agitation.
De plus, le broyage humide du dichlorodiphényl- trichloroéthane granuleux constitue une mé thode de pulvérisation avantageuse du pro duit pour lui donner l'état pulvérulent dé siré, et un procédé de broyage de ce genre peut être associé logiquement à la méthode de coulée dans l'eau, pour obtenir la solidi fication du dichlorodiphényltrichloroétliane. On peut alors s'abstenir de toute opération de séchage jusqu'à ce que le dichlorodiphényl- trichloroéthane ait été broyé en poudre. Il est également possible que cette eau serve, jus qu'à un certain point, à la purification du produit.
Exemple <I>1:</I> Le produit. fondu obtenu par la condensa tion du chloral et du chlorobenzène en se ser vant d'acide sulfurique comme catalyseur est séparé de l'acide, lavé à l'eau, neutralisé et soumis à une distillation à la vapeur pour en séparer les produits de départ n'ayant pas réagi.
60 parties du produit ainsi obtenu et maintenu à une température d'environ 110 sont versées, pendant que l'on agite vigou reusement, dans une masse de 100 parties en poids d'eau qui, au début., a une température d'environ 4-0 et dont. la température monte jusqu'à 50 pendant. le refroidissement et la solidification du produit. On continue l'agi tation pendant encore deux minutes, jusqu'à. ce que la solidification soit complète. Les grumeaux ainsi obtenus sont réduits en une poudre assez fine pour passer à. travers un tamis de 20 à 100 mailles par pouce carré, en se servant d'abord de couteaux rotatifs et, ensuite, d'un moulin à marteaux dont l'in térieur est. refroidi et lubrifié par de l'eau courante.
La bouillie, obtenue à la sortie de l'appareil, est. débarrassée de son eau d'abord par filtration et ensuite par séchage dans un s4ehoir à air à une température inférieure à 57 .
La masse fond-Lie peut, également être ver sée sur la surface d'une pièce solide, notam ment sur un bloc de métal chimiquement in différent au dichlorodiphényltrichloroéthane et propre à assurer une évacuation rapide de la chaleur, jusqu'à ce que le produit ait la température voulue, pendant que l'on procède à une agitation par des raclettes, des rateaux, des rouleaux ou analogues.
La matière solide, qui constitue cette sur face de refroidissement, peut être un métal tel que le cuivre, le chrome ou l'acier inoxydable, du verre ou une matière plastique chimique ment inerte, telle que des résines phénol formaldéhyde, ees différentes matières pou vant former des revêtements d'objets dont la surface est refroidie.
Voici un exemple de ce mode de réalisa tion de l'invention. Exemple <I>2:</I> Environ 10 parties en poids de dichloro- diphényltrichloroéthane de qualité indus trielle, obtenu et traité comme dans l'exem ple 1, fondu et maintenu à une température d'environ 110 , sont versées en étant agitées vigoureusement à l'aide d'une raclette, sur la surface d'un bloc en cuivre dont la masse est plusieurs centaines de fois plus grande que celle du produit traité. Le bloc en cuivre, qui au début. avait une température d'environ 40 , reste approximativement à cette température pendant le refroidissement et la solidifica tion du produit.
L'agitation est poursuivie jusqu'à ce que la solidification soit complète. Le produit floconneux ainsi obtenu est dés agrégé facilement, jusqu'à pouvoir traverser un tamis à 20-100 mailles par pouce carré, dans un broyeur ou moulin ordinaire.