Bonde pour fût métallique.
On sait que l'on fixe la plupart du temps les bondes sur les fûts métalliques par sertissage sur la paroi des fûts.
On connaît de nombreux types de bondes destinées à être montées ainsi, mais ces bondes présentent en général, du point de vue soit de la fabrication, soit de l'utilisation, certains inconvénients. Ou bien elles ont une forme massive qui leur donne la rigidité voulue, mais elles sont constituées par des pièces moulées, ou bien elles sont en tôle estampée et ne sont pas rigides, ou bien leur fabrication est coûteuse, ou bien encore elles ne se prêtent pas au capsulage ou au plombage. Souvent enfin, elles forment sur la paroi intérieure du fût une saillie qui s'oppose à une vidange eom- plète.
La présente invention a pour objet une bonde pour fût métallique, qui présente l'in térêt tant d'une fabrication économique que d'un montage facile et rigide sur le corps du fût, qui est de helle apparence et se prête au capsulage et au plombage.
La bonde pour fût métallique, objet de l'invention, est caractérisée en ce qu'elle est constituée en une seule pièce emboutie com- prenant une partie formant une collerette extérieure, mle partie tubulaire centrale passant à travers une ouverture centrale de ladite collerette et une partie intermédiaire réunissant les deux parties précédentes et formant un bourrelet annulaire faisant saillie sur l'une des faces de la collerette.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la bonde objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en coupe selon la ligne 11 de la fig. 2, montrant cette bonde fixée sur un fût métallique.
La fig. 2 est une vue en plan correspondant à la fig. 1.
La bonde représentée est formée par em emboutissage d'un flan de tôle, d'épaisseur sen Jiblement plus grande que celle de la tôle de la paroi 1 du fût métallique sur lequel cette bonde est destinée à être fixée. La bonde ainsi formée en une seule pièce emboutie comprend trois parties: une partie formant une collerette extérieure plane 2 présentant un contour extérieur polygonal, octogonal dans l'exemple représenté; une partie tubulaire centrale 3 passant à travers une ouverture centrale de la collerette 2; une partie intermé dia ire 4 réunissant les parties 9 et 3 et for suant un bourrelet annulaire 5 faisant saillie sur l'une des faces de la collerette 2, comme on le voit sur la fig. 1.
Ce bourrelet 5 présente une surface annulaire plane 6. La partie tubulaire 3, qui est de forme eylindrique, se prolonge en 7 au-delà de la collerette 2 par une extrémité libre 8, cette extrélllité 8 présentant une partie amincie par un chanfrein, comme il est représenté en traits mixtes. Cet amincissement a pour but de faciliter l'opération de sertissage au cours de laquelle cette extrémité 8 est rabattue en 8', pour former un anneau appliqué contre une rondelle 9 qu'il presse contre la face intérieure de la paroli 1. du fût.
Un joint annulaire 10 en matière compressible est disposé au préalable entre la collerette 2 et la surface extérieure de la paroi 1 du fût, au eontaet de la partie 3, pour assurer une bonne étanchéité. On com- prend que, lorsque la partie 8' a été sertie comme il est indiqué sur le dessin, la paroi 1 du fût se trouve fortement pincée entre le joint 10 et l'anneau 8'.
Après sertissage de la bonde en 8', un taraudage 11 de la partie 3 forme les filets nécessaires destinés à recevoir un bouchon fileté non représenté. La surface 6 forme alors une assise ou surface d'appui plane pour la tête de ce bouchon ou pour un joint destiné à être serré entre cette tête et la surface annulaire 6 elle-même.
La partie polygonale de la collerette 2 est de même forme et de même profondeur qu'une dépression 12 9 formée par emboutissage dans la paroi 1 du fût. Ainsi, la bonde se trouve empêchée de tourner par rapport au fût lorsqu'on visse ou dévisse le bouchon.
Lorsque le bouchon est mis en place, la surface plane 6 du liant du bourrelet 5 donne à la rondelle de joint, dont ce bouchon est généralement muni, une surface d'appui convenable pour que cette rondelle assure l'étanehéité. Le bourrelet lui-même, grâce à sa forme surplombant annulairement la collerette, permet la fixation d'une capsule de garantie sertie sous ce bourrelet. Pour le plombage enfin, on peut pincer entre la collerette 2 et la paroi 1 une bande de tôle mince percée d'un trou permettant d'attacher le fil du plombage.
Bien entendu, on peut compléter le sertissage par une soudure par points ou sur tout le pourtour de la collerette 2. On peut encore prévoir que seule la partie tubulaire centrale 3 soit soudée ail fût; dans ce cas, il n'est pas nécessaire que cette partie centrale s'étende au-delà de la collerette en direction du bas sur la fig. 1, puisque le sertissage est alors superflu.
La bonde décrite présente l'avantage d'une simplification considérable de la fabrication pnisclue ccii c bonde peut être .formée au moyen d'une seule opération d'emboutissage à partir d'un flan d'épaisseur uniforme. Néanmoins, en raison de la forme particulière de cette bonde, la partie centrale 3 présente une grande rigidité par suite de la présence du bourrelet 5 entourant le trou u de la bonde.
En outre, la bonde décrite présente extérieurement mi aspect plaisant.
il est à remarquer que la bonde décrite présente ml l autre avantage, à savoir qu'elle ne fera pratiquement pas saillie à l'intérieur du fût sur lequel elle est destinée à être montée, ce qui permettra mie vidange complète de celui-ci, ce qui n'est pas le cas pour la plu part des bondes connes.
Avec toutes les bondes connues pour fûts métalliques, les bordes des ouvertures pratiquées soit sur les fûts, soit sur les bondes doivent encore subir des opérations eomplémen- taires de profilage, lesquelles formes nécessitent l'emploi de tôle avant des qualités appropriées se prêtant à un emboutissage de ces formes souvent compliquées. Avec la bonde décrite, le bord de l'ouverture pratiquée dans la paroi du fût destiné à recevoir cette bonde est de forme simple, qui ne peut donner lieu à aucune rupture, même dans le cas où la tôle n'aurait pas un coefficient d'allongement suffisant.
Concernant la bonde elle-même, on remar quel'a sa forme particulière, établie pour une fabrication ratiomielle par découpage et emboutissage à froid, qui est le procédé le plus économique connu et ne nécessitant pas d'usinage de finition, à part celui du filetage intérieur.
Le bouchon fileté destiné à être vissé sur la bonde décrite peut être soit en fonte de fer, en fer forgé à chaud, en acier doux em bout i ou encore en métal non ferreus coulé.