Procédé de fabrication d'articles en caoutchouc à partir de latex sensibilisé.
Pour la fabrication d'articles en caout chonc affectant les configurations les plus diverses, il est connu d'utiliser du latex sensi bilisé qu'on verse dans s des moules convenable- ment chauffés, de façon à produire sa coagulation.
Le coagulum obtenu dans un moule conserve la forme de ce dernier et doit être séché. Ce séchage demande beaucoup de temps en particulier pour les objets épais. En outre, il nécessite des installations importantes et immobilise im grand nombre de formes. Enfin, le coagulum retient une partie du sérum qu'il y aurait intérêt à enlever.
L'invention a pour objet un procédé de fabrication d'articles en caoutchouc à partir de latex sensibilisé, dans lequel on élimine la presque totalité du sérum contenu dans le latex, de manier. a à obtenir une paroi de caoutchouc très pur et peu sensible à 1 'humi- dité.
Ce procédé est caractérisé en ce qu'on sou met la paroi obtenue par moulage et coagulation de latex sensibilisé à un effort provoquant sa dilatation, en ce qu'on l'abandonne ensuite à elle-même, de fagon qu'elle. se contracte en expulsant une grande partie du sérum, et en ce qu'on chauffe la paroi à sur- face irrégulière ainsi obtenue à 60 degrés centésimaux environ, afin d'obtenir une nouvelle contraction de la paroi, après quoi on la sèche rapidement.
Ce procédé peut être utilisé pour la fabrication d'objets divers, tels que des feuilles de caoutchouc, des ballons, des chambres à air de pneumatique, des tuyaux, etc. L'outillage -uti- lisé dans une telle fabrication est extrêmement réduit, les opérations exécutées sont simples et rapides, de sorte que le prix de revient est très bas.
Quatre mises en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'invention sont déerites ci-dessous, à titre d'exemple, en regard du dessin annexé..
Les fig. 1 à 8 montrent les phases successives de la fabrication d'une chambre à air de bandage pneumatique.
Les fig. 9 à 14 se rapportent à une variante de fabrication de la chambre à air.
La fig. 9 est une coupe verticale d'une presse utilisée pour la fabrication de ladite chambre à air.
La fig. 10 est une coupe horizontale suivant la ligne X-X de la fig. 9.
Les fig. 11, 12, 13 et 14 montrent les phases suivantes de la fabrication de la chambre e à air.
Les fig. 15 à 22 représentent de même les diverses phases de la fabrication d'articles sphériques.
Les fig. 23 à 26 sue rapportent à la fabri- cation d'une nappe de caoutchouc. La fig. 23 est une-coupe longitudinale d'une installation utilisée pour la fabrication de e ladite nappe.
Les fig. 24, 25 et 26 sont -espactivement;'des coupes suivant les lignes À-A, 13-B, C-C de la fig. 16.
Quand il s'agit de fabriquer une chambre à air de caoutchouc ou autre objet tubulaire, on utilise deux tubes concentriques 1 et 2 (fig. 1), et après avoir adapté un bouchon annulaire 3 à leur partie inférieure, on coule du latex sensibilisé 8 entre les deux tubes, puis on ferme la moitié supérieure à l'aide d'un bouchon 5. L'ensemble est alors introduit dans une cuve 6 (fig. 2) contenant en 7 de l'eau à une température de 60 degrés environ, de façon à produire la coagulation du latex.
L'ébauche tubulaire obtenue, qui est représentée en 8 (fig. 3), est alors fermée à une extrémité par une pince 11 et reçoit à l'extrémité opposée un ajutage 12 sur lequel on adapte un tuyau 13, relié à une pompe.
On peut ainsi introduire de l'air comprimé dans le tube 8, de manière à le dilater comme l'indique la fig. 4.
On dégonfle alors brusquement le tube 8 et celui-ci se contracte (fig. 5) jusqu'à des dimensions légèrement supérieures à celles de la fig. 3.
Lors de cette contraction, le tube expulse une grande partie du sérum qu'il contient, mais il prend une surface irrégulière et présente des boursouflures.
Le tube 8 est alors placé dans une cuve 14 (fig. 6) contenant de l'eau à 60 degrés centésimaux environ. (le chauffage produit une nouvelle contraction qui expulse presque tout le sérum restant et l'on obtient un tube très régulier (fig. 7) ayant les dimensions désirées.
Ensuite on sèche rapidement le tube puis on engage ses deux extrémités l'une dans l'autre, comme c'est indiqué en 15 (fig. 8), de façon à les relier et former un tore. Il ne reste plus, dès lors, qu'à adapter une valve 16 pour terminer la chambre à air. On procède enfin à la vuleanisation de manière connue.
Pour fabriquer une chambre à air, on peut avantageusement, après avoir obtenu par moulage un tube de latex 8, comme on l'a in- diqué ci-dessus en référence aux fig. 1 et 2, donner à ce tube une forme cintrée et le placer dans une presse autour d'un disque eircu araire 20 et entre les plateaux 21, 22 (fig. 9 et 10). En agissant sur un volant 23 qui se visse sur la tige fixe 24, on exerce une légère compression sur le tube.
L'expérience montre qu'ayant subi cette compression, le tube de latex conserve la forme cintrée. Comme dans le cas précédent, on adapte à la couronne de latex 8 une pince 11 et un ajutage 12 (fig. 11), puis on gonfle cette couronne (fig. 12), on enlève la pince 11 et la valve 12 de façon que la couronne 8 se contracte (fig. 13) en expulsant une partie du sérum. On la plonge ensuite dans de l'eau chaude (fig. 14) de 60 degrés centésimaux environ, de manière à obtenir une nouvelle élimination du sérum et à lui donner sa dimension définitive. On sèche ensuite rapidement la chambre à air.
Pour la fabrication d'objets sphériques creux, on opère de la façon suivante:
On utilise un moule dont la partie intérieure est constituée par une sphère creuse 31 (fig. 15) munie d'un goulot 32 et exécutée en plâtre ou autre matière cassable. Cette sphère présente de préférence des ouvertures 30 qu'on ferme pour le moulage au moyen de papier gommé. La partie extérieure du moule peut être réalisée par deux coquilles telles que 33 boulonnées l'une contre l'autre. Dans l'espace compris entre les deux coquilles extérieures et la sphère intérieure, on coule en 34 du latex sensibilisé. On ehauffe alors l'ensemble en le plongeant dans de l'eau à 60 degrés environ contenue dans une cuve 35 (fig. 16) et l'on obtient la coagulation du latex.
On sort ensuite le moule de la cuve et on enlève les coquilles extérieures, la sphère 31 restant à l'intérieur de la paroi de latex 34 comme l'indique la fig. 17.
On adapte alors sur le goulot 32 un tuyau de caoutchouc 36 (fig. 18) assujetti au moyen d'un collier 37 relié à une pompe de compression. L'air comprimé ainsi introduit détache les pastilles obturant extérieurement les ou vertures 30 et pénètre entre la forme inté- rieure 31 et la sphère de latex 34.
La sphère creuse 34 étant gonflée comme l'indique la fig. 19, on détend l'air qu'elle contient de telle façon qu'elle se contracte
(fig. 20) en expulsant une grande partie du sérum. On brise alors la forme 31 en petits morceaux en appuyant sur la paroi 34 et l'on extrait ces morceaux par le goulot de l'ébauche de latex.
La paroi 34 présente alors une surface irrégulière (fig. 20) et on la plonge dans l'eau à 60 degrés centésimaux environ
(fig. 21), de manière à produire une nouvelle contraction avec élimination de sérum, la paroi obtenue (fig. 22) affecte alors une surface très lisse. On achève la fabrication en séehant rapidement le ballon et en le vulcanisant suivant les méthodes usuelles.
Les fig. 23 à 26 représentent une installation permettant la fabrication d'une nappe de latex.
En 41 est disposée une cuve qui reçoit le
latex sensibilisé. Cette cuve présente une
fente 42 par laquelle sort une nappe 43 de
latex sensibilisé. (lette nappe est ainsi amenée
à un tapis 44 porté par des tambours tour
nants 45 et 46, ce tapis étant chauffé à une
température d'environ 80 degrés centésimaux,
ce qui provoque la coagulation du latex.
La nappe de latex est ensuite entraînée
par deux paires de bandes sans fin 47, 48, 49,
50 qui serrent la nappe sur ses bords. Ces
bandes passent sur des galets tels que 51, 55
pour la bande 47 et 52, 56 pour la bande 48.
Entre les galets 51, 52, 53, 54, d'une part,
et 55, 56, 57, 58, d'autre part, est disposée
une plaque perforée fixe 61, au-dessous de la quelle est ménagée une chambre 62 reliée par une conduite 63 à une source d'air comprimé.
Sous l'effet de l'air arrivant par la conduite 63, la nappe 43 est dilatée et, étant maintenue sur ces bords par les bandes 47, 48, 49, 50, elle prend d une forme bombée.
Quand elle dépasse le groupe 55, 56, 57, 58, la nappe se contracte en éliminant une grande partie du sérum, puis elle parvient - à un bac 65 rempli- d'eau à 60 degrés centésimaux environ. Ce passage provoque une contraction qui fait disparaître les irrégularités superficielles et achève l'évacuation du sérum.
La nappe est alors enroulée sur un cylindre 66. Elle est ensuite séchée rapidement et vulcanisée.