Procédé pour la fabrication d'un élément tubulaire cintré. Dans le brevet suisse N <B>278661,</B> les titu laires ont décrit un procédé de cintrage de tubes dont la particularité essentielle réside en ce que l'on crée une différence de tempé rature entre la région du tube à cintrer qui correspondra à la partie extérieure du cintre, et la région du tube qui correspondra à la partie intérieure, ou entrejambe, du cintre, cette dernière étant portée, ou maintenue, à une température supérieure à la partie exté rieure du cintre. Dans ces conditions, le cin trage s'opère beaucoup plus aisément et avec beaucoup plus de régularité et permet d'ob tenir des cintres de rayon de courbure beau coup plus réduits que ceux qu'ils est possible de fabriquer d'ordinaire.
Les titulaires ont découvert que, grâce à cette différence de température entre les deux régions du tube, il était possible de cintrer simultanément, et en une seule opération, sur des machines à cintrer ordinaires, deux tubes de diamètres différents et coaxiaux.
Conformément à la présente invention, pour la fabrication d'un élément tubulaire cintré comprenant deux tubes coaxiaux de diamètres différents, on maintient une diffé rence de température entre la région de cha cun des tubes qui correspondra à la partie extérieure du cintre et la région de ce tube qui correspondra à l'entre-jambe du cintre, Bette dernière région étant maintenue à une température supérieure à celle de la pre- mière, on engage le tube de plus petit dia mètre dans le tube de plus grand diamètre et on fait passer les deux tubes coaxiaux dans un appareil à cintrer, comme s'il s'agissait de cintrer seul le tube extérieur de grand diamètre, de faon à, cintrer les deux tubes simultanément et en une seule opération.
Si on le désire, dans certains cas, on peut disposer sur le tube intérieur un certain nom bre de taquets convenablement répartis et ser vant à maintenir l'intervalle entre les deux tubes pendant l'opération de cintrage.
Les cintres ainsi obtenus peuvent être sou dés à des tubes concentriques rectilignes, de manière à obtenir des éléments cintrés pré sentant chacun au moins une longue partie rectiligne. On peut ainsi réaliser des circuits de tubes concentriques ou des serpentins con centriques, de toutes formes voulues, et pou vant servir par exemple à l'échange de cha leur entre deux fluides dont l'un parcourt le tube de petit diamètre et l'autre l'intervalle compris entre les deux tubes.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exem ple, une forme d'exécution du procédé objet de l'invention et des variantes de ce procédé.
La fig. 1 représente, en coupe, deux tubes concentriques<I>a</I> et<I>b</I> qu'on se propose de cintrer.
La fig. 2 représente, en coupe, le cintre obtenu après passage des tubes de la fig. 1 dans un appareil à cintrer. La fig. 3 représente, en coupe, deux tubes concentriques entre lesquels des taquets d'écartement sont disposés.
La fig. 4 représente, en coupe, le cintre obtenu à partir des tubes de la fig. 3.
La fig. 5 est une coupe selon 5-5 de la fig. 4.
La fig. 6 est destinée à illustrer la fabri cation d'un élément cintré présentant deux longues parties rectilignes.
Un tube de grand diamètre < a et un tube de petit diamètre b qui sera logé à. l'intérieur du tube de grand diamètre sont tout d'abord chauffés dans des zones respectives' approxi mativement délimitées par le rectangle ABCD (fig. 1) correspondant à la portion de cha cun de ces tubes qui se trouvera dans la ré gion intérieure du cintre final que l'on désire obtenir. Ensuite, le tube b est disposé à l'in térieur du tube a, comme on le voit à la fig.1. L'ensemble des tubes est alors passé dans un appareil à cintrer, comme s'il s'agissait du cintrage du seul tube extérieur a,.
On cons tate alors, à la sortie de l'appareil à. cintrer, que le tube < a a été cintré de la manière ordi naire et que le tube interne b a également été cintré, comme on le voit à la fig. 2, en restant coaxial au tube rz et sans que l'épaisseur de la paroi des tubes, non plus que la section de passage offerte à. l'intérieur, aient sensi blement diminué.
Ce résultat est dû à ce que la différence de température entre la région interne du coude et la région extérieure facilite l'opéra tion de cintrage à ce point que le tube inté rieur b peut être cintré, concentriquement axi tube a, sans être soutenu par des galets de cintrage au cours de l'opération.
Dans certains cas, si on le désire, et sui vant les épaisseurs des tubes ou la qualité du métal qui les constitue, on peut disposer des taquets sur le tube intérieur b, comme repré senté à la fig. 3. Ces taquets sont par exem ple disposés le long d'une ou de plusieurs gé nératrices de l'un des tubes et de préférence le long de deux génératrices diamétralement opposées du tube intérieur b, comme repré- senté en cl et e2. On peut. aussi disposer des taquets suivant la génératrice la plus exté rieure du tube b, comme représenté en c aux fig. 3 à 5.
Le procédé décrit permet de cintrer des tubes concentriques en une seule opération, et cela selon un rayon de courbure assez petit et selon l'angle que l'on désire. Il permet, en outre, de fabriquer des circuits de tubes con- céntriques ou serpentins concentriques de toutes formes voulues et destinés, par exem ple, à l'échange de chaleur entre deux fluides, dont l'un parcourt le tube interne b et l'autre l'intervalle compris entre les tubes ca et b.
Pour réaliser ces serpentins, on peut avoir à relier un cintre à deux tubes concentriques rectilignes. On opère alors comme représenté à la fig. 6. Le cintre fabriqué est tel que le tube interne b fait saillie au-delà du tube externe a (branche supérieure du cintre de la fig. 6). On soude alors en bout du tube in terne b un tube rectiligne interne d qui le prolonge, après quoi on enfile sur le tube d un tube rectiligne externe e de grand diamè tre qui peut, au moins à une clé ses extrémités, être soudé au tube externe ca du cintre.
l'autre extrémité du tube e, lorsqu'il n'est pas possible de faire coulisser ce tube, par exemple parce qu'il est déjà soudé à un autre cintre du serpentin, il subsiste un intervalle entre les tubes externes a et e, comme représenté à la fig. 6 pour la branche supérieure du cin tre.
On fait alors coulisser sur les tubes externes ca et c un manchon de diamètre supé rieur f, comme on le voit sur la branche supé rieure du cintre à la fi g. 6, et on soude ce manchon sur les tubes ca et e. Selon une va riante représentée sur la branche inférieure du cintre à la fi-. 6, on obstrue l'intervalle compris entre les tubes externes a et e par deux demi-coquilles <B>fi</B> f qui sont soudées entre elles et sur les tubes < a et e et qui, de même que le manchon f, constituent des pièces rapportées.