Appareil pour traiter une surface.
L'invention a pour objet un appareil pour traiter une surface. Cet appareil est en particulier utilisable pour rouler, pour lisser, pour brunir ou polir une surface, pour des traite mentis esthétiques du corps humain, pour des massages et dans d'autres buts médicaux.
L'appareil, objet de l'invention, est caractérisé en ce qu'il comprend un manche portant au moins une bille montée pour tourner librement dans ce manche, de faucon qu'une partie de sa surface fasse saillie au-delà d'une partie du manche conformée pour la retenir, et des moyens de chauffage disposés dans ledit manche et en relation de conduction thermique avec ladite bille.
Le dessin annexé représente, à titre d'cxeînple, sept formes d'exécution de l'appareil objet de l'invention.
Fig. 1, 2 et 3 sont des vues latérales, en coupe axiale partielle, de trois formes d'exécution.
Fig. 4, 5 et 6 sont des vues latérales en coupe axiale de trois autres formes d'exécution.
Fig. 7 est une vue latérale, en coupe axiale partielle, d'une septième forme d'exécution.
Fig. 8 est une vue frontale de cette septième forme d'exécution.
Les mêmes signes de référence désignent des parties correspondantes dans les différentes figures du dessin.
Les formes d'exécution représentées aux fig. 1 et 2 comprennent chacune mi manche cylindrique 1, de proportion semblable à celle d'un erayon, et se terminant à une de ses extrémités par une cuvette 2 dans laquelle est montée une bille 3. Cette bille peut être faite d'acier inoxydable, de verre, de résine synthétique ou d'une autre matière plastique ou encore d'une autre matière non corrosive.
La bille 3 est ajustée pour tourner librement dans la cuvette 2 et le bord 4 de l'embouchure de cette cuvette est recourbé vers l'intérieur pour retenir la bille 3 dans la cuvette, tout en permettant à une partie de sa surface de faire saillie au-delà de ces bords 4. La cu- vette 2 de la première forme d'exécution représentée à la fig. l est faite d'une pièce avec le manche proprement dit. Dans la se conde forme d'exécution, représentée à la fig. 2, cette cuvette est formée dans une pièce démontable 5, fixée à l'extrémité du manche 1 au moyen d'un pivot fileté 6. La bille 3 repose sur un disque 7 en matière conductrice de la chaleur, telle que du laiton, dont la face opposée est en contact avec un élément chauffant constitué par une résistance électrique 8.
L'élément chauffant 8 est disposé sur uu manchon à rebord 9, en matière isolante dure, qui forme également une butée pour un ressort de compression 10. L'autre extrémité de ce ressort prend appui sur le fond de la cuvette 2, cette disposition assurant un montage élastique de la bille 3. Le manche 1 est percé axialement d'un conduit prévu pour recevoir des conducteurs flexibles 11 reliant l'élément chauffant 8 à une source extérieure de cou- rant électrique. Les conducteurs 11 sortent du manche en 12, à travers un trou ménagé latéralement dans ce manche.
On comprendra que la résistance électrique proprement dite de l'élément chauffant 8 est électriquement isolée du disque 7 soit au moyen d'un vernis ou d'une couche isolante appliqué à l'une ou à l'autre de ces parties ou à toutes les deux, soit par une plaque de matière isolante telle que du mica.
Dans la première forme d'exécution repré- sentée à la fig. 1, l'extrémité opposée du manche 1 présente une cuvette peu profonde 2a dans laquelle une bille 3a est montée de fanon non élastique et est retenue, de facon semblable à la bille 3, par une déformation vers l'intérieur de l'embouchure 4a de la cuvette 2a. Dans cette forme d'exécution, le diamètre de la bille 3a est plus petit que celui de la bille 3; cependant, cette bille 3a pourrait être de même diamètre ou de plus grand diamètre que la bille 3, si on le désire. La bille 3a pourrait également être chauffée, eomme la bille 3 ou, si on le désire, elle pourrait également être montée de façon élastique.
Dans la deuxième forme d'exécution représentée à la fig. 2, un rouleau 3b est monté aux lieu et place de la bille 3n de la première forme d'exécution. Ce rouleau présente des extrémités en forme de calotte sphérique qui sont entourées par les parois 4b d'une cuvette 2b de forme correspondante. De même que la bille 3, la bille 3a et le rouleau 3b peuvent être faits d'une matière non corrosive, telle que de l'acier inoxydable, du verre, de la résine synthétique ou d'une autre matière plastique.
Les deux formes d'exécution qu'on vient de décrire en référenee aux fig. 1 et 2 constituent chacune un appareil particulièrement adéquat pour être utilisé par des artistes, des enlumineurs ou des dessinateurs, pour lisser des surfaces peintes, froissées ou endommagées. Ces appareils peuvent également être utilisés pour le travail du cuir ou par des philatélistes, pour lisser des timbres froisses.
La fig. 3 représente une troisième forme d'exécution, de dimensions quelque peu supérieures à celles des deux premières formes d'exécution. Le manche 1 de cette forme d'esécution est tubulaire, la cuvette 2 étant fermée à son extrémité intérieure par un disque 13, formant siège, fixé dans le manche 1 au moyen de vis 14. Ces vis pourraient également être remplacées par des rivets. L'élément chauffant 8 est constitué par une résistance à filaments métalliques qui est enroulée sur un mince support de mica. Une batterie de piles sèches 15 est disposée à l'intérieur du manche tubulaire 1 dont l'extrémité arrière est fermée par un chapeau fileté 16.
Le manche tubulaire 1 et le chapeau 16 peuvent être faits d'une matière électriquement conductrice, telle que de l'aluminium ou du laiton; cependant, si on le préfère, le manche tubulaire 1 peut être fait d'une matière isolante. Les extrémités du filament de l'élé- ment chauffant 8 sont respectivement reliées à un contact central 17 et à un contact fixe 18 d'un interrupteur de commande 19. Un ressort 20, disposé à i'intérienr du chapeau 16, maintient un des pôles de la batterie 15 en contact avec le contact centrai 17 et sert également à relier électriquement l'autre pôle de cette batterie au chapeau 16.
Ce chapeau est électriquement relié à l'autre contact de l'interrupteur 19 soit par le métal constituant le manche tubulaire 1, soit au moyeu d'un conducteur disposé pour venir en contact avec le chapeau 16, si le manche tubulaire 1 est fait d'une matière isolante.
Dans cette forme d'exécution, la bille 3 peut être faite de cuivre recouvert d'une matière résistant à la corrosion. On peut disposer un thermostat dans le circuit électrique de l'élément chauffant 8, de façon que la bille soit maintenue à une température régulière.
Par exemple, le contact fisse 18 de l'interrupteur 19 pourrait être monté sur une lame bimétallique dont l'autre extrémité serait encastrée en bon contact thermiqne avec le disque 13 formant siège. Cette disposition est parti culièrement adéquate lorsque cette forme d'exécution est destinée à être utilisée par un philatéliste. En effet, la bille 3 disposée de la facon décrite permet de lisser très facilement et très rapidement des timbres pour enlever tous les plis qu'ils pourraient présenter. Les formes d'exécution décrites en référence aux fig. 1 à 3 peuvent également être utilisées pour des massages faciaux, par exemple dans des buts esthétiques, ou pour soulager ou guérir des sinusites.
La forme d'exécution représentée à la fig. 4 est principalement prévue pour effectuer des massages ou des traitements esthétiques. Dans cette forme d'exécution, la bille 3 est de dimension beaucoup plus grande que celles des formes d'exécution précédemment décrites. Cette bille est disposée pour pouvoir être chauffée au moyen d'un élément chauffant 8 disposé dans une base 21 de la cuvette 2 dans laquelle la bille est montée. Cette cuvette 2 est eonstituée par un court manchon tubulaire 22 qui est appuyé contre la base 21 lorsque l'appareil est assemblé. L'embouchure 4 de ce manchon est rentrée pour retenir la bille 3. Le manchon 22 est fileté extérieurement à son extrémité arrière pour venir se visser dans un filetage correspondant 23 ménagé dans l'embouchure d'un manche creux 1, en forme d'obus.
La base 21 présente un rebord 24 qui est conformé pour venir s'appuyer contre un épaulement intérieur 25 du manchon 1, en arrière du filetage 23. Les différentes parties sont dimensionnées et proportionnées de façon que la base 21 soit fermement maintenue en position, son rebord 24 étant pressé contre l'épaulement 25 par le manchon 22, lorsque celui-ci est vissé dans le manche 1. La base 21 présente un évidement central cirenlaire 26 dans lequel un élément chauffant électrique 8 est logé, entre une paire de disques en mica. Cet cément 8 et lesdits disques de mica sont fixés entre un disque métallique 27, sur lequel la bille 3 prend appui et tourne, et une plaque circulaire isolante 28, disposée à l'intérieur de l'évidement 26.
L'élément chauffant S est relié à des conducteurs flexibles 30 et 30' qui passent à travers l'extrémité arrière du manche 1 et à travers des trous ménagés dans la base 21 de la cuvette 2. Ces conducteurs sont destinés à être reliés à une source de courant électrique, constituée par une batterie ou par un transformateur adéquat relié à un réseau de distribution d'énergie électrique.
La quatrième forme d'exécution qu'on vient de décrire est particulièrement adéquate pour effectuer des massages dans des cas de fibrosites ou dégénérescence fibreuse, arthritisme rhumatismal et autres. Elle permet d'administrer des massages à chaud de parties du corps, en même temps qu'on administre un traitement par rayons infra-rouges. En roulant la bille chauffée 3 sur la partie malade, on administre en même temps un massage et de la chaleur, tandis que l'élément chauffant 8 fournit en outre des rayons infrarouges. Cet appareil convient également pour des traitements esthétiques, pour enlever des rides, pour conférer à la peau une surface lisse, etc.
La fig. 5 représente une cinquième forme d'exécution destinée à des buts similaires à ceux de la forme d'exécution décrite en réfé rence à la fig. 4. Cependant, dans cette forme d'exécution, le manche 1 dans lequel est montée la bille 3 est pourvu d'une poignée 31, en forme de champignon, à son extrémité postérieure, afin de permettre à l'opérateur d'exer cer plus facilement une pression sur la bille lorsqu'il administre un massage.
Dans cette forme d'exécution, la partie antérieure du manche 1, comprenant la cuvette 2, la bille 3 et l'élément chauffant 8, est construite de façon semblable à la partie eorrespondante de la quatrième forme d'exécution, sauf que l'évidement 26, au lieu d'être constitué dans une base séparée 21, est formé dans l'extrémité frontale d'une partie constituant une tige principale 32 du manche 1.
La poignée, en forme de champignon 31, est ajustée par-dessus cette tige au moyen d'un écrou prisonnier 33, disposé à I'intérieur de la poignée 31 et coopérant avec une partie filetée 34 de l'extrémité adjacente de la tige 32. La tige 32 est percée axialement en 35 pour recevoir les conducteurs flexibles 30 et 30' reliés à l'élément chauffant 8. Lorsque la partie 34 est vissée dans l'écrou 33, l'extrémité antérieure de la poignée 31 est pressée contre un épaulement 36 de la tige 32. Les conducteurs flexibles 30 et 30' sortent du manche à travers un trou ménagé en 37.
La sixième forme d'exécution représentée à la fig. 6 est également adéquate pour administrer des massages. La bille 3 de cette forme d'exécution est encore beaueoup plus grande que celles des formes d'exécution représentées aux fig. 4 et 5. Pour que cette bille puisse tourner librement, elle prend appui sur une petite bille 38 qui est montée pour tourner librement dans une cuvette 39 ménagée à l'extrémité d'une vis axiale 40, disposée dans un fond 42 de la cuvette 2. Les bords de la cuvette 2 qui retiennent la bille 3 en position sont constitués par un anneau séparé 44, fixé au fond 42 de la cuvette 2 par des boulons 45.
L'élément chauffant 8 est constitué par un enroulement qui est disposé contre les parois latérales 43 de la cuvette 2 dont il est isolé par un organe isolant annulaire 46. Un A or- gane isolant similaire 47 est disposé à l'intérieur de l'élément chauffant 8. Cet élément chauffant est relié à des conducteurs flexibles non représentés, qui-peuvent s'étendre à travers le manche 1 ou à travers le fond 42 dans toute position adéquate. Le manche 1 comprend une poignée en forme de T, 1 'extré- mité 48 de cette poignée assurant une bonne prise de l'appareil pour l'opérateur. Cependant, une forme d'exécution analogue pourrait également être pourvue d'une poignée en forme de champignon, telle que celle représentée à la fig. 5.
La septième forme d'exécution représentée aux fig. 7 et S constitue également un appareil adéquat pour administrer des massages.
Cependant, cette forme d'exécution comprend trois billes 53 au lieu d'une seule bille 3, toutes ces billes étant montées dans l'extrémité du manche 1, de facon que leur centre se trouve dans un plan sensiblement perpendiculaire à l'axe dudit manche. Les lignes joignant ces centres forment un triangle équilatéral. Les billes 53 sont montées pour tourner et pour prendre appui contre une base circulaire commune 49, agencée pour être chauffée au moyen d'uni élément chauffant commun 8 fixé entre une paire de disques isolants 50 et 51.
Toutes les billes 53 sont ainsi simultané- ment chauffées. Le manche 1 de cet appareil comprend une poignée 52, fixée à son extrémité antérieure à un organe 54 en forme de cuvette très évasée, qui sert de réceptacle pour la base 49 et pour l'élément chauffant s.
Les billes 53 sont maintenues en position par une plaque de retenue 55, en forme de calotte sphérique, qui présente trois ouvertures cir- culaires laissant ressortir une partie des billes.
Cette plaque 55 est fixée contre la cuvette 54 au moyen d'une tige filetée 56 solidaire de la poignée 59 et coopérant avec un écrou à manchon 57; cet écrou est amovible et il est disposé dans un trou central de la plaque de retenue 55.
Cet appareil est particulièrement indiqué pour administrer des traitements simultanés par chaleur et par massage de grandes surfaces du corps, par exemple dans des cas de fibrosites, d'arthritisme rhumatismal et dans des cas analogues. Les centres des billes 53 étant disposés au sommet d'un triangle, une seule bille, deux billes ou tontes les trois billes 53 peuvent être amenées en contact avec la surface du corps à traiter.
I1 est évident que l'on peut prévoir, si on le désire, un nombre de billes supérieur à trois, les centres de ces billes étant disposés en ligne droite, ou selon une circonférence, ou de toute autre manière. En outre, ces billes peuvent être disposées de manière que les surfaces exposées soient tangentes à un plan commun, ou de manière que ces surfaces admettent une sphère circonscrite commnne, ime des billes étant disposée axialement par rap- port au manche.
Avec une telle disposition, si les billes 53 sont de dimension égale, la base 49, sur laquelle tournent les billes et par l'intermédiaire de laquelle les billes sont ehauf- fées, aura aussi la forme d'une calotte sphérique, de fa con à maintenir le contact avec les surfaces des billes. Par ailleurs, les billes 53 peuvent être de dimensions différentes. Par exemple, s'il est prévu une bille centrale et plusieurs billes disposées autour de celle-ci, la bille centrale peut être d'une plus grande dimens ion que les autres billes. Dans ce cas, la base 49 peut être plane ou même concave relativement à la plaque de retenue 55.
Dans toutes les formes d'exécution cié- crites ci-dessus, des dispositifs thermostatiques peuvent être prévus pour contrôler la température de la bille 3 ou des billes 53.
RE VENDICATIONT :
Appareil pour traiter une surface, caractérisé en ce qu'il comprend un manche portant au moins une bille montée pour tourner librement dans ce manche, de façon qu'nue partie de sa surface fasse saillie au-delà d'une partie du manche conformée pour la retenir, et des moyens de chauffage disposés dans ledit manche et en relation de conduction thermique avec ladite bille.