Rouleau de massage
La présente invention a pour objet un rouleau de massage dont le but est d'assurer simultanément une action de chauffage local de la partie du corps soumise au massage.
Suivant l'invention, ce rouleau de massage est caractérisé par le fait qu'il comporte une résistance électrique de chauffage disposée à l'intérieur d'un tambour tournant, cette résistance étant montée fixe suivant l'axe du tambour, de manière à ne pas participer au mouvement de rotation de celui-ci. Le tambour est préférablement établi en matière plastique thermodurcissable résistant à la chaleur. I1 est avantageusement constitué par un tube monté sur deux joues d'extrémité perforées de manière à assurer une certaine ventilation de la résistance intérieure et à faciliter le montage.
Ce tambour formant rouleau chauffant peut être monté à rotation sur deux bouts d'axe dont chacun est porté par une branche, elle-même solidaire d'une demi-poignée, les deux demi-poignées étant assemblées l'une avec l'autre par un dispositif de serrage, par exemple à vis, ou analogue, de manière à maintenir les bouts d'axe enfoncés à l'intérieur du tambour et à retenir ce dernier axialement. De préférence, chaque bout d'axe prévu creux reçoit une tige de longueur appropriée, et la résistance électrique chauffante, réalisée sous forme tubulaire, est montée sur ces deux tiges aboutées en étant retenue sur elles par les extrémités des bouts d'axe.
De cette manière, les pièces constitutives du tambour et la résistance elle-même peuvent être montées en place rapidement et sans difficulté, leur assemblage pouvant être automatiquement assuré par le dispositif de serrage à vis, boulons ou autres organes, qui assure l'assemblage des deux moitiés de la poignée. Les bouts d'axe et les branches qui les portent comportent préférablement des passages pour les conducteurs d'amenée de courant auxquels on fait traverser la poignée pour les faire sortir par un orifice prévu en bout de celle-ci, des moyens étant prévus pour que ces conducteurs soient pincés, au moins localement, lorsque les deux moitiés de la poignée sont serrées l'une contre l'autre.
On peut avantageusement faire comporter à chacune des deux demi-poignées une arête intérieure disposée de manière que les deux arêtes constituent en quelque sorte les mâchoires d'une pince isolante qui se referment sur le câble d'amenée de courant.
La périphérie du tambour de ce rouleau de massage peut encore comporter une série de dépressions de faible profondeur, orientées longitudinalement ou hélicoîdalement, de manière à déterminer entre elles des lignes de crêtes sensibles.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution et une variante du rouleau faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue générale, avec coupe partielle.
La fig. 2 en est une coupe partielle à plus grande échelle, en vue d'en montrer les détails constitutifs.
La fig. 3 est une vue partielle à grande échelle, montrant l'une des extrémités du rouleau.
Les fig. 4 et 5 sont des coupes de détail, respectivement suivant IV-IV et V-V selon la fig. 2, correspondant à la monture, le tambour et la résistance électrique chauffante supposés enlevés.
La fig. 6 est une vue en plan partielle par-dessous de la monture isolée.
La fig. 7 est une coupe transversale partielle du tambour selon VII-VII de la fig. 2.
La fig. 8 indique, très schématiquement, une variante de réalisation.
Le rouleau représenté comporte une monture en deux pièces. Chacune de ces deux pièces comprend elle-même une moitié de poignée 1, qu'on supposera verticale pour faciliter les explications, cette moitié de poignée étant solidaire, par son extrémité inférieure, d'une branche horizontale 1 a orientée perpendiculairement au plan de jonction des deux demipoignées 1, laquelle branche horizontale est à son tour solidaire d'une branche verticale lb. La branche lb porte enfin un bout d'axe lc orienté horizontalement vers le plan de jonction des deux demipoignées et perpendiculairement à celui-ci, les deux bouts d'axe lc étant disposés suivant un même axe géométrique dans l'appareil assemblé.
Comme montré à la fig. 2, les deux demi-poignées 1 sont serrées l'une contre l'autre par un dispositif de serrage constitué par des vis 2 qui traversent des bossages solidaires de l'une d'elles pour aller se visser dans des écrous 3 noyés dans des bossages solidaires de l'autre demi-poignée. Des pastilles 2a en matière isolante, par exemple en matière plastique, masquent la tête des vis 2. Les branches horizontales la sont à profil en U ouvert vers le bas, comme montré à la fig. 5.
Les deux pièces 1 susdécrites sont préférablement réalisées en matière moulée, notamment en matière plastique thermodurcissable peu sensible à la chaleur.
Sur chaque bout d'axe i c est montée à rotation une joue 4, qui peut avantageusement être, elle aussi, réalisée en matière plastique thermodurcissable. Les deux joues 4 comportent des perforations 4a ; elles sont convenablement épaulées et elles supportent un tube 5, lui aussi réalisé en matière thermodurcissable armée ou non. La longueur du tube 5 est telle que le tambour réalisé par l'ensemble 4-5 soit centré à jeu réduit entre les branches verticales lb. L'assemblage entre les joues 4 et le tube 5 peut s'effectuer simplement par montage à force ou par collage.
Le tube 5 est préférablement réalisé de manière que sa périphérie comporte une série de dépressions 5a à fond incurvé, comme le montre bien la coupe de la fig. 7, ces dépressions déterminant entre elles des arêtes 5b.
L'extrémité libre de chaque bout d'axe lc est creusée d'un alésage borgne id (fig. 2) de faible longueur, et dans cet alésage id est enfoncée à frottement quelque peu dur une tige 6 en matière isolante, par exemple en bande d'amiante enroulée, verre, etc., dimensionnée de façon que les deux tiges 6 en regard ménagent entre elles un certain jeu entre leurs extrémités voisines. Sur l'ensemble des deux tiges 6, ainsi disposées coaxialement l'une à l'autre, est monté un élément chauffant électrique tubulaire constitué, par exemple, par un tube 7 en matière réfractaire (amiante, aggloméré de mica, céramique, etc.) sur lequel est bobiné un fil métallique résistant 8.
Les extrémités de la résistance 8 sont reliées par soudure ou autrement à des conducteurs d'amenée qu'on a schématiquement indiqués en fig. 2 par un tracé 9 en traits interrompus. Comme montré, chaque conducteur 9 est passé dans une fente longitudinale le (fig. 2, 5 et 6) pratiquée dans le bout d'axe i c voisin. Cette fente débouche dans une rainure 1f pratiquée sur la face extérieure de la branche verticale lb correspondante.
L'extrémité supérieure de la rainure 1f considérée communique elle-même avec l'espace situé à l'intérieur du profil en U de la branche horizontale la correspondante, par un trou lg dans lequel on passe le conducteur 9 considéré pour pouvoir le faire ensuite remonter à travers la poignée et le faire sortir en bout de celle-ci par un orifice I li pratiqué en partie dans une demi-poi- gnée et en partie dans l'autre.
Comme montré à la fig. 2, chaque demi-poignée comporte une arete intérieure li en forme de couteau et les deux arêtes intérieures li ainsi réalisées constituent, en quelque sorte, les branches d'une pince isolante qui vient pincer les conducteurs 9, lorsqu'on serre les vis 2, en les retenant en place dans la poignée, sans aucun risque de court-circuit ou autre, puisque lesdites arêtes lj sont faites en matière isolante.
Pour utiliser l'appareil, on branche le conducteur double 9-9 sur une source de courant. La résistance électrique 8 dégage de la chaleur et, par suite, le tambour 4-5, qui est destiné à former rouleau de massage, s'échauffe régulièrement sur toute sa périphérie. On manoeuvre alors l'appareil par la poignée 1 de manière à faire rouler ce tambour sur la peau avec une certaine pression. On réalise ainsi un massage extrêmement efficace en raison, d'une part, de la présence des dépressions de la périphérie du tambour qui forment ventouses et, d'autre part, de la température de ce tambour qui communique sa chaleur à la partie du corps soumise au massage en améliorant ainsi, dans une très large mesure, les effets de l'opération.
On notera que l'appareil est d'une très grande simplicité puisqu'il ne comporte finalement que huit pièces, en y comprenant la résistance montée sur son support. Cette résistance et éventuellement les tiges 6 mises à part, toutes les pièces peuvent être réalisées en matière moulée, c'est-à-dire avec un très bas prix de revient et sous une forme légère et propre, mettant l'usager totalement à l'abri de tout contact avec un conducteur électrique sous tension.
Le montage est particulièremen simple et rapide; on enfonce les tiges 6 dans les deux armatures, on monte les joues 4 sur les bouts d'axe ic, on engage la résistance 7-8 sur l'une des tiges 6, on monte le tube 5 sur la joue 4 correspondant au bout d'axe qui a reçu la résistance, puis il suffit ensuite de rappro cher l'autre moitié de l'armature en ayant soin de faire pénétrer sa tige 6 dans l'extrémité libre du support tubulaire 7 de la résistance 8, ce qui ne présente aucune difficulté puisque la joue correspondante 4 se trouve à ce moment encore assez éloignée de l'extrémité ouverte du tube 5. Il ne reste plus ensuite qu'à tirer les conducteurs et à serrer les deux demi-poignées l l'une contre l'autre.
Bien entendu, on peut éventuellement donner au tambour 4-5 une conformation plus ou moins différente de la forme cylindrique représentée. Dans certains cas, il peut notamment être avantageux de réaliser ce tambour sous la forme d'un ou plusieurs ellipsoïdes creux. A cet effet, le tambour peut être fait non pas en trois pièces, comme représenté, mais bien en deux moitiés seulement avec joints emboîtés.
Une telle forme d'exécution a été très schématiquement indiquée en fig. 8 pour fixer les idées. Elle présente l'avantage de permettre de donner au tambour 10 ainsi réalisé, si on le désire, un mouvement de bascule transversalement à son axe de rotation pendant l'opération de massage.
On pourrait suivant les cas utiliser des tubes 5 lisses ou présentant des reliefs superficiels autres que les arêtes représentées en fig. 7. Les dépressions 5a pourraient, au lieu d'être orientées longitudinalement, être orientées hélicoïdalement. Ces dépressions pourraient aussi être constituées par des séries d'alvéoles juxtaposés. On pourrait prévoir tout autre genre de garniture, par exemple en caoutchouc.