Appareil électromagnétique de signalisation. L'invention concerne un appareil. électro magnétique de signalisation, dont un organe mobile, commandé électromagnétiquement, peut être amené dans au moins trois positions.
Il est d'usage d'équiper ces appareils de deux électro-aimants, dont chacun peut, amener l'organe mobile dans l'une de ses po sitions extrêmes, la position moyenne étant occupée aussi longtemps qu'aucun des élec tro-aimants n'est excité.
Un tel appareil est avantageusement utili sable pour la signalisation de la circulation, par exemple comme appareil de signalisation pour le trafic ferroviaire. Dans des installa tions de signalisation, on utilise normalement des appareils permettant de produire trois signaux, à savoir: un signal libre , un signal danger et un. signal intermédiaire. Il est d'usage d'utiliser une lumière rouge pour danger , une lumière verte pour libre et une lumière jaune pour le signal intermé diaire.
lie passage d'un signal à l'autre peut être obtenu à l'aide d'un organe mobile, à com électromagnétique, pouvant occuper trois positions. Eventuellement, on peut pré voir un plus grand nombre de positions s'il est nécessaire de produire plus de trois si gnaux. Pour des raisons de sécurité, l'appareil sera construit de manière que le signal soit. rouge lorsque les électro-aimants ne sont pas excités pour éviter ainsi qu'un signal, qui aurait<B>dû</B> être rouge, reste blociu é sur vert en cas de panne dans le circuit d'aliinentatioi.
Il nest pas désirable que l'organe mobile passe immédiatement de sa position de repos, dans laquelle il mentionne danger , dans la position où il indique libre . En général, on exige que lors de ce passage soit donné d'abord le signal intermédiaire (jaune). Si la. position de repos correspondait à la position moyenne, il faudrait, pour satisfaire à cette condition, amener d'abord l'organe mobile de sa position moyenne dans la position extrême correspondant au signal. intermédiaire et de là., dans ].'autre position extrême qui donne le signal libre .
Ceci implique un mouvement assez com pliqué, et de plus, lors du passage du signal intermédiaire au signal Libre , donc du jaune au vert, l'organe mobile occupe de nouveau, pendant un instant, sa position moyenne, qui donne le signal danger , ce qui peut prêter à confusion. L'invention fournit un moyen pour éviter ce risque de confusion.
Elle concerne un appareil électromagnétique de signalisation, destiné notamment. au trafic ferroviaire, qui comporte un organe mobile destiné à. occuper au moins trois positions, R, J et T%, et disposé de manière que le déplacement de l'organe de la. position h dans la position J est assuré par un premier électro-aimant à armature mo bile 1, et le déplacement de la position J dans la position V est assuré par l'action d'un se cond électro-aimant à armature mobile 2.
L'invention a pour objet un appareil de ce genre, dans lequel la. position de repos de l'organe mobile est une des positions extrêmes. Suivant. l'invention, l'armature dudit second électro-aimant. 2 est pourvu d'une butée qui, dans la. position non excitée de cet électro aimant 2 bloque dans la position J l'organe mobile commandé par l'armature du premier électro-aimant 1, et en ce que les armatures des deux électro-aimants coopèrent de telle façon que l'organe mobile étant amené dans la position V, la suppression de l'excitation du second électro-aimant 2 provoque le retour de l'organe mobile dans la position J, et la suppression de l'excitation du premier électro aimant 1 provoque le retour de l'organe mo bile dans la position R.
Comparativement au dispositif équipé de deux électro-aimants indépendants, cette co opération des électro-aimants assure un avan tage appréciable. Dans le premier dispositif, lors de l'inversion des positions, par exemple lors du passage d'un signal jaune à un signal rouge, l'organe mobile peut. retourner dans la position de repos R avant que l'électro-aimant qui doit l'amener dans la position désirée soit excité. Dans ce cas, le signal correspon dant à la position de repos serait donc de nouveau perceptible pendant un instant.
L'appareil objet de l'invention assure la plus grande sécurité lorsque la dépendance des deux aimants est exclusivement ou par tiellement obtenue par une construction mé canique judicieuse. A cet effet, l'armature de L'électro-aimant 2 peut comporter une butée pour l'organe mobile. Dans cet. appareil, lorsque l'électro-aimant 1 est excité (l'électro-aimant \' n'étant pas excité), l'organe mobile est amené de la posi tion R dans la. position J, et la butée prévue sur l'armature de l'électro-aimant 2 empêche l'organe mobile de poursuivre son mouvement.
Le déplacement de l'organe mobile depuis la. position J peut s'effectuer de diverses ma nières. On peut utiliser, par exemple, un res- sort et prélever de l'aimant 1 l'énergie néces saire pour tendre ce ressort.
On peut aussi faire en sorte que l'énergie nécessaire pour le déplacement. de la position J jusqu'à, la. position V soit fournie par l'électro-aimant 2; à cet effet, il suffit d'ageii- cer l'appareil de manière que le mouvement de l'organe mobile de la position .7 vers la po sition V soit provoqué uniquement par l'ar mature de l'électro-aimant 2 lorsque celui-ci est excité.
Il faut cependant veiller que l'é1ee- tro-aimant 2 ne puisse agir lorsque l'électro aimant, 1 n'est pas excité, donc prévoir des moyens qui empêchent, l'armature de l'électro aimant 2 d'amener ou de maintenir celle de l'électro-aimant 1 hors de sa position de re pos, lorsque ce dernier électro-aimant n'est. pas excité. Un moyen très simple pour obtenir ce résultat consiste à dimensionner L'aimant 2 de manière qu'il soit. à. même de déplacer l'organe mobile seul, mais qu'il n'ait. pas la force nécessaire pour entraîner ou retenir, en outre, l'armature de l'électro-aimant 1. D'autres moyens utilisables à, cet effet seront décrits dans la suite du mémoire.
On peut aussi agencer l'appareil de ma nière que chacun des électro-aimants peut amener l'organe mobile dans la, position J, mais que seulement lorsque ces deux électro- aimants sont excités simultanément, l'organe mobile peut être amené dans la position V. Ce résultat peut s'obtenir, par exemple, en fai sant agir chacun des électro-aimants sur crie extrémité d'tui levier articulé en soli milieu à l'organe mobile. Si les deux électro-aimants agissent simultanément., ce point de rotation s'élève deux fois plus haut que lorsqu'un seul des électro-aimants est excité.
Il. faut alors empêcher, par un montage approprié, l'exci tation de l'électro-aimant ? seul, sillon l'élec tro-aimant 2 pourrait. aussi amener l'organe mobile dans la position J lorsque l'électro aimant 1 (à qui il appartient d'assurer ce déplacement) n'est. pas excité. Dans ce cas, la coopération désirée est obtenue par des moyens mécaniques et électriques.
L'appareil conforme à l'invention peut particulièrement bien être conjugué avec d'a.li- tres appareils similaires pour obtenir une ins tallation de protection par sections du trafic ferroviaire (fi-. 12). Dans un tel appareil conjugué avec d'autres appareils similaires, l'armature de l'électro-aimant 1 entraîne des contacts; cet électro-aimant sert donc non seu lement à déplacer l'organe mobile, mais il fait. aussi office de relais qui, lorsqu'il n'est pas excité, empêche l'excitation de l'aimant 2 de l'appareil précédent de l'installation.
lie dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est. une vue en élévation de l'ap pareil selon la première forme d'exécution. La fig. 2 montre le même appareil vit en coupe transversale, et la, fig. 3 montre un détail non représenté dans la fig. 1 par le lait que, dans cette der nière figure, l'un des organes mobiles est des siné en coupe.
Les fi-. 4, 5. 6 et 7 illustrent, le fonction nement de l'appareil représenté dans les fig. 1 et 2.
lia g. 8 est une représentation schémati que en perspective d'un appareil selon la se conde forme d'exécution.
La fig. 9 illustre le fonctionnement de l'appareil. représenté à la fig. 8.
La fig. 10 est une coupe longitudinale, par l'un des électro-aimants, de l'appareil. montré clans les fi-. 1 et. 2 ou 8.
La fig. 11 est un schéma de montage qui assure l'ordre de succession requis du fonc tionnement. des aimants.
La fig. 12 est la représentation schémati que d'une installation utilisée pour la signali sation par sections dans le trafic ferroviaire, dans laquelle on utilise plusieurs appareils se lon l'invention.
Dans les<B>f</B>i-. 1 et 2, l'électro-aimant 1 com porte un noyau 3 et l'électro-aimant 2 un noyau 4. Les deux électro-aimants sont dis posés de la même manière. A la fig. 10, qui représente un électro-aimant en coupe longi tudinale, la bobine est indiquée par les chif fres 1 et 2 et le noyau par les chiffres 3 et 4. La culasse de l'électro-aimant comporte en outre des pièces polaires 5 et 6. Celles-ci sont munies de traverses 7 et 8, entre lesquelles est pincée une extrémité du noyau, et de tra verses 9 et 10, entre lesquelles est. pincée l'au tre extrémité du noyau. L'ensemble est fixé à une plaque 1.1 en un matériau non magné tique.
L'extrémité de l'armature 12, qui, à la fig. 10, est dirigée vers la. droite, est poussée contre la pièce polaire 6 par des ressorts 13. Lorsque l'électro-aimant n'est pas excité, l'extrémité opposée repose contre une butée réglable 14. Lorsque l'électro-aimant est excité, les pièces polaires 5 et 6 attirent l'armature 12 et celle-ci tourne d'un petit. ange. Cet angle est. assez petit pour que le mouvement qu'effectue l'extrémité libre de l'armature puisse être considéré comme rectiligne. Cette extrémité de l'armature est indiquée dans les fig. 1 et 8 par 15 pour l'électro-aimant 1 et par 16 pour l'électro-aimant 2.
L'organe mobile est constitué par un culbLi- teur 17 et un bras 18 (fig. 2). Ce dernier est fixé à l'extrémité du culbuteur représenté à la fig. 8. A la fig. 2, le culbuteur se trouve derrière la partie inférieure du bras 18 et n'est pas visible. A son extrémité libre, le bras 18 comporte une lunette 19 munie de trois verres 20, 21 et 22 qui sont respectivement rouge, jaune et vert.
Derrière la lunette (vue à la fig. 2) est placée une source lumineuse. Celle-ci est placée derrière une plaque de verre 23, sertie dans une bague métallique 24. Conformément aux indications données dans le préambule, la po sition qu'occupe l'organe mobile à la fig. '-31 est appelée position R (position occupée par cet organe dans la section C de l'installation re présentée à, la fig. 12). Dans celle-ci, le verre rouge se trouve devant la, source lumineuse. Un système optique (non représenté dans le dessin) qu'il. faut supposer être placé devant la lunette, concentre en un. faisceau la lu mière qui traverse le verre.
De l'appareil sort donc un faisceau lumineux rouge, ce qui im plique que le signal est sur danger .
Le fonctionnement de l'appareil, pour au tant qu'il concerne le déplacement. du culbu- teur et du bras, sera expliqué en détail à raide des figures schématiques 4 à 7.
L'armature de l'électro-aimant 1 comporte Lin bras de levage 25 qui, pendant le déplace ment de l'armature, effectue donc une trans lation pratiquement rectiligne. Le culbuteur 17 qui coopère avec ce bras peut osciller autour d'une aiguille 26 servant d'axe. Par des ressorts 27 agissant sur le culbuteur, les extrémités de l'aiguille 26 sont tenues contre des paliers non représentés. L'aiguille 26 est parallèle aux bobines 1 et 2, et l'axe d'oscilla tion du culbuteur est donc perpendiculaire à la direction du déplacement du bras de le vage 25. Entre le bras de levage et le culbu teur agit une force élastique qui pousse le culbuteur contre une butée 28 portée par le bras de levage 25.
Cette force élastique est fournie par un ressort hélicoïdal 30 qui entoure une tige 31. Cette tige est fixée au bras de levage 25, tra verse une ouverture ménagée dans le culbu teur et s'étend jusqu'au-delà du culbuteur. Le ressort hélicoïdal 30 qui tend à pousser le culbuteur vers le bras de levage est supporté en un point de la tige 31 qui, par rapport ait bras de levage, est situé du côté opposé du culbuteur.
Ce point, d'appui est constitué par un écrou 32 qui est, vissé sur une douille 33. Celle-ci entoure aussi la tige 31, mais est pla cée à. l'intérieur du ressort 30. Elle constitue en quelque sorte une surépaisseur de la tige. Cette tige dépasse le culbuteur, mais le bord de la douille constitue un point d'appui pour le culbuteur. La tige est fixée au bras de le vage en un point tel que la distance de ce point, d'appui à l'axe du culbuteur est égale au double de celle qui sépare cet axe de la. butée 28. Le point d'appui sert de batée pour le culbuteur lorsque l'électro-aimant \? n'est pas excité et que l'armature de l'électro aimant 1 est dans une de ses deux positions extrêmes.
Lorsque l'électro-aimant 1 est excité, le culbuteur peut suivre, sous ]-'influence du res sort 30, le bras de levage 25 jusqu'à ce qu'une vis de réglage 36, portée par le culbuteur, bute contre un bras 29. La vis de réglage 36 n'est pas visible à la fig. 1, car la partie avant du culbuteur v est représentée coupée. C'est. pourquoi ce détail est montré séparément à la fig. 3.
Le culbuteur et le bras 18 portant la lu nette 19 occupe alors la position .I (position du levier dans la, section P, fig. 12). Dans cette position, le verre 21 de la lunette 19 occupe l'emplacement. du verre rouge 20 à. la fig. 2 et l'appareil fournit donc un faisceau lumineux jaune.
L'extrémité 15 de l'armature 'de l'électro-aimant. 1 poursuivant son mouve- ment, la butée 28 s'écarte dit culbuteur, et le ressort 30 est, comprimé entre l'écrou 32 en traîné par le bras de levage 25 et le culbuteur arrêté par le bras 29. Cette compression per met au ressort 30 de déplacer le culbuteur et.
de l'amener dans la position C lorsque, L'élec- tro-aimant 2 étant excité, 16 de L'armature de l'électro-aimant. ?, qui porte la butée 29, s'écarte de la butée 36.
Dans la. position qu'occupent. les parties mobiles dans les fig. 1. et 4, le culbuteur est pincé entre la. butée réglable 28 et le point d'appui sur le bord de la. douille réglable 33. L'extrémité 15 de l'armature est poussée con tre le culbuteur par un ressort 34, et ce culbuteur pousse à. son tour la. douille sur l'écrou 35 qui constitue un point. fixe par rap port à l'extrémité 1.5 de L'armature. On obtient donc ainsi un ensemble rigide, et le culbuteur n'effectuera pas de mouvements gênants lors qu'il subit des chocs ou des vibrations.
Dans la fig. 4, la distance comprise entre l'extrémité 15 de ].'armature et la. pièce polaire 5 est, indiquée par c. Lorsque ].'électro-aimant 1 est excité, cette distance diminue.
La. laitée 28 et la tige 31 se soulèvent., mais comme la distance du. point dit culbuteur qui reposait: initialement sur le bord de la douille 33, à l'axe 26, est. plus grande que celle qui sépare cet axe du poing; ciu culbuteur sur lequel pousse la lattée 28, le ressort 30 a. la. possibi lité de se détendre. Ce ressort maintient alors le culbuteur contre la. butée 28, et comme la.
distance a comprise entre la butée 28 et 1-'axe 26 est égale à la distance b comprise entre la butée 28 et le point d'action du ressort, ce point se soulève de c lorsque la distance com prise entre l'extrémité 1.5 de l'armature et la pièce polaire 5 est réduite de moitié. A ce mo ment, le culbuteur bute par la broche réglable 36 (voir fig. 3) contre la butée 29 prévue sur l'extrémité 16 de l'armature de l'électro aimant 2, et on obtient alors l'état auquel se rapporte la fig. 5.
Entre temps, l'armature de l'électro-aimant. 1 peut se soulever librement. La tige 31 parti cipe à ce mouvement jusqu'au moment où le point d'appui, donc le bord de la douille 33, a clé nouveau atteint le culbuteur. Le culbu teur, qui occupe maintenant la position cor respondant à la position J du levier, est alors enfermé entre ce point d'appui et. la butée 29, il ne peut donc effectuer de mouvements gê nants lorsqu'il subit des chocs ou des vibra tions. L'état. ainsi obtenu est représenté à la fig. 6. La butée 28 s'est écartée d'une distance c du culbuteur.
Lorsque l'électro-aimant 2 est excité et que l'extrémité 16 clé l'armature se déplace à l'en coutre de la pression d'un ressort 37, la butée 29 s'écarte et le ressort 30 peut de nouveau se détendre. Lorsque ].'extrémité 16 de l'arma ture s'est déplacée de c, le culbuteur a, de la position A, parcouru au total un angle égal au double de celui qu'il a balayé pendant le déplacement de la position R à la position J.
lie bras 18 occupe maintenant une position clans laquelle le verre vert 22 de la lunette 19 se trouve à l'endroit qu'occupe à la fig. 2 le verre rouge (position du levier dans la section ,1, fig. 12) ; l'appareil émet donc un faisceau lumineux vert, ce qui indique que la route est libre . Le culbuteur est alors enfermé entre les butées 28 et 29, d'une part, et le res sort 30, d'autre part. Un choc violent qui pro voquerait l'enfoncement du ressort 30 pour rait au rnaxinnum amener le bras de signalisa tion 18 dans une position dans laquelle est donné un signal autre que libre ,
ce qui ne constitue jamais un danger.
Lorsque l'excitation de l'aimait 2 cesse, son armature retombe sur la butée réglable 14, et la butée 29 ramène l'organe mobile 17, 18, 19 dans la position J. Lorsque l'excitation de l'électro-aimant 1 cesse, la butée 28 pousse l'organe mobile dans la position R, que l1exci- tation de l'électro-aimant 2 subsiste ou non.
La fig. 8 montre une forme de construc tion légèrement différente. Le fonctionnement découle de la fig. 9. Comparativement au fornc- tionnement du dispositif représenté à la fig.1, celui-ci en diffère par le fait que le déplace ment de la position J vers la position V s'ob tient par la force qu'exerce sur le culbuteur l'armature de l'électro-aimant 2 lorsque ce dernier est excité.
Les armatures, dont les extrémités sont. de nouveau indiquées par les chiffres 15 et 16, comportent ici toutes deux un bras de levage. Ces bras sont constitués par des fourches entre les branches desquelles joue le culbu teur. Les branches sont de longueur diffé rente; la plus longue constitue le bras de le vage proprement dit; l'autre porte une butée réglable.
Dans la position R de l'organe mo bile constitué par le culbuteur 17 et le bras 78 portant la lunette 19 (signal rouge), le culbuteur est enfermé entre la butée 38, qui se trouve sur la branche courte 39 du bras de levage prévu sur l'armature 15 de l'électro aimant 1, et la butée 41, qui se trouve sur la branche longue 40 de ce bras de levage, la dis tance de la dernière butée, qui comme la butée 38, est constituée par une vis de réglage, à. l'axe 26, est égale au double de celle qui sé pare cet axe de la butée 38.
Dans la position J de l'organe mobile (signal jaune), le culbuteur est enfermé entre urne butée réglable 42, prévue sur la branche courte 43 du bras de levage prévu sur l'arma ture de l'électro-aimant 2 et la vis de ré glage 41.
Dans la position V de l'organe mobile (si gnal vert), le culbuteur est enfermé entre la butée 42 et une vis de réglage 44 montée sur la branche longue 45 du bras de levage prévu sur l'armature 16 de l'électro-aimant 2. Comme la distance de la vis de réglage 44 à l'axe 26 est égale à la moitié de celle qui sé pare cet axe de la butée 42, le culbuteur re pose, dans la position V, de nouveau contre la butée 38. Dans aucune des trois positions R, J et V il ne peut donc se produire de mouve ments indésirables<B>de</B> l'organe mobile sous l'effet de chocs ou de vibrations.
Le culbuteur comporte deux bras 46 et 47, dont le premier coopère avec le bras de levage de l'électro-aimant 1 et le second avec le bras de levage de l'électro-aimant 2. Dans la fig. 9, ces bras sont représentés dans la po sition R par des lignes en traits pleins. Pour augmenter la clarté du dessin, ces traits sont écartés, mais il faut bien se représenter que, comme le montre d'ailleurs la fig. 8, les points de rotation de ces bras, indiqués par 48 et 49 dans la fig. 9, se trouvent tous deux sur l'axe ?6, qui s'étend en réalité perpendiculairement au plan de la fig. 9.
Lorsque l'électro-aimant 1 est excité, son armature se soulève de d; la vis de réglage 41 se soulève donc de même et amène le bras 46 dans la position représentée en pointillé. Comme la distance de cette vis de réglage au point de rotation 48 est égale au double de celle qui sépare ce point de la butée 38 f = 2e), cette butée 38 s'écarte du bras 46 de d. Le bras 47, qui est solidaire du bras 46, parvient aussi dans la position représentée en pointillé et appuie sur la butée 42. L'organe mobile occupe alors la position J.
Lorsque l'électro-aimant \? est excité, son armature 16 se soulève de d, de même que la vis de réglage 44 et la butée 42. Pendant la première moitié de ce mouvement, la vis de réglage 44 se rapproche du bras 47 du culbu teur et la butée 42 s'écarte de ce bras. La vis de réglage 44 saisit alors le bras 47 pour l'amener dans la position représentée en traits mixtes. L'organe mobile occupe alors la posi tion 6'. Comme la distance comprise entre la butée 42 et. le point de rotation 49 est égale au double de celle qui sépare ce point. de la vis de réglage 44 (h. <I>-</I> 2g), le bras 47 appuie tout juste contre la butée 42.
En même temps, dans la position >i7, le bras 46 appuie tout ,juste contre la butée 38.
A la. fig. 9, les distances g et h sont choisies légèrement plus grandes que les distances e respectivement (.'Ceci correspond à. un dépla.- cement du bras de levage de l'électro-aimant \? sur une distance plus grande que celui du bras de levage de l'électro-aimant B.
Une telle différence de déplacements est obtenue en choisissant pour les armatures des deux élec tro-aimants 1 et \' des valeurs différentes pour l'écartement entre le point d'appui de l'arma- tur e d'un électro-aimant sur la pièce polaire 6 (voir fig. 10) et le point de fixation du bras de levage à cette armature. Dans la fig. 8, cette différence a été intentionnellement exa gérée.
Lorsque l'excitation de l'électro-aimant cesse, et que celle de L'électro-aimant 1 sub siste, le culbuteur reprend la position J. Lors que l'excitation de l'électro-aimant 1 cesse aussi, le culbuteur revient à la position R; le bras 46 repose alors sur la vis de réglage 41 et le bras 47 tout juste sur la vis de réglage 44.
IL faut cependant éviter que l'électro aimant ? étant seul excité, il ramène ou main tienne le culbuteur hors de la position R. Ceci ne peut se produire que si cet aimant est suffisamment fort pour amener ou maintenir, par l'intermédiaire du culbuteur et du bras de levage de l'électro-aimant 1, également l'armature de cet électro-aimant, hors de sa position de repos.
On peut éviter ce risque en dimensionnant l'électro-aimant 2 de manière qu'il ne soit pas à même de développer un aussi grand effort, donc qu'il n'ait pas la force nécessaire pour maintenir à. la fois sa propre armature à. l'encontre de la tension du ressort 37 et l'armatrue de L'électro-aimant 1 à l'encontre de la. tension du ressort 34.
Un autre moyen pour obvier à cet incon vénient consiste à réaliser l'électro-aimant 1 sous forme de relais, donc de le munir d'élé ments de contact qui sont entraînés par l'ar mature. L'interrupteur à commande électro magnétique ainsi formé est inséré dans le cir cuit d'alimentation de la bobine de l'électro aimant 2 d'une manière telle que lorsque L'électro-aimant 1 n'est pas excité, le circuit de l'électr o-âimant ? soit interrompu.
Dans ce cas, même si :l'électro-aimant 2 était suffi samment puissant pour entraîner à la fois le culbuteur et. l'armature de l'électro-aimant 1, cet entraínement ne se produirait pas, car 1 excitation de l'électro-aimant 2 nécessite celle de l électro-aimant 1.
-Dans ce cas aussi, la dépendance mutuelle des deux électro- aimants est donc obtenue partiellement par la construction mécanique et partiellement par le montage électrique.
La fig. 11 montre une autre manière d'ob tenir un résultat analogue, particulièrement indiquée lorsque l'appareil est alimenté par de longues lignes et qu'il importe donc de ré duire au minimum le nombre de fils utilisés à cet effet.
Dans cette figure, 50 représente schémati quement la culasse magnétique de l'électro aimant 1 et 0-l celle de l'électro-aimant '?. L'enroulement de l'électro-aimant 2, constitué par les deux parties 5;? et 53, est monté en série avec l'enroulement 51 de l'électro-aimant 1. L'électro-aimant 2 est polarisé, ce qui est représenté par un aimant permanent 55. Cet aimant permanent est aussi représenté dans les fig. 1 et 2. Pour cet aimant, le sens du courant dans l'enroulement a donc une grande importance.
Lorsque ce sens est tel que l'élec- tromagnétisine aux pôles donne la même po larité que le magnétisme permanent, l'aimant attire soit armature. Par contre, lorsque le courant circule en sens inverse, les lignes de forces engendrées par le magnétisme se fer ment presque entièrement à travers la tige 55.
L'alimentation des deux électro-aimants ne nécessite ainsi que deux conducteurs d'alimen tation. Pour sortir l'organe mobile de sa posi tion.<B>(le</B> repos (position I>'), on lance du cou rant et c'est du sens de courant choisi que dé pend la position qu'occupera l'organe mobile (J ou V).
Pour tenir compte du magnétisme réma nent, il est. désirable que le sens du courant dans l'enroulement 51 de l'électro-aimant 1 soit toujours le même. C'est, pourquoi la con nexion électrique entre les deux enroulements comporte un redresseur 56 monté suivant. le principe (le Graetz. Chacun des demi-enroule- ments 52 et 53 est branché dans une des lignes d'alimentation du redresseur pour protéger celui-ci contre les trop fortes pointes de ten- sion que pourrait, par exemple, provoquer la foudre.
Au lieu d'être constitué par un aimant permanent, le noyau de l'électro-aimant <B>21</B> peut être polarisé par voie électromagnétique; à cet effet, on peut utiliser un enroulement auxiliaire qui lui aussi est monté en série avec la bobine 54, mais alors du même côté du re dresseur, de sorte que, indépendamment du sens du courant dans les lignes d'alimenta tion, le courant clans l'enroulement auxiliaire polarise le noyau de l'électro-aimant 2 tou jours dans le même sens.
La disposition des divers éléments de l'ap pareil, disposition qui est nettement visible dans les fig. 1 et 2 et que montre aussi la fia. 8, est particulièrement, avantageuse du point de vue encombrement, limitation des masses en mouvement ainsi que longueur des mouvements à effectuer.
Ce résultat avanta geux est attribuable au fait que le culbuteur est placé entre les deux électro-aimants pa rallèles, de manière que son axe est. dirigé sui vant la direction longitudinale des électro aimants, tandis que les axes de rotation des armatures des électro-aimants sont dans le prolongement ].'un de ].'autre et à, des extré inités des électro-aimants opposées à celles où se produit l'entraînement du culbuteur, per pendiculairement à l'axe de ce dernier.
La fig. 72 montre comment on peut conju guer un certain nombre d'appareils de signa lisation agencés conformément à l'inveution pour protéger un réseau ferroviaire suivant le système dit par sections.
Les lignes 57 et 58 représentent les rails d'une voie ferrée. Le trajet représenté est subdivisé en. cinq sections cet, P, C, D et L'. La, dernière n'est chie partiellement montrée dans le dessin. Les- rails de chaque section sont isolés électriquement i'lni de l'autre et ils sont aussi, ou du moins l'an d'eux, isolés de ceux des sections voisines. Entre les rails de chaque section, une source de courant 59 est.
montée en série avec une résistance 60 et les rails sont reliés aux conducteurs d'alimenta tion de l'électro-aimant 1 d'un appareil. élec tromagnétique de signalisation agencé suivant la description donnée ci-dessus. Chaque sec tion comporte un tel appareil de signalisation, monté tout juste avant le début de la section. Le sens de circulation est supposé, dans la fig. 12, de la gauche vers la droite, et c'est pourquoi les appareils de signalisation, sché matiquement représentés<I>SB, SC, SD</I> et SE, correspondant respectivement aux sections b', <I>C, D</I> et E, se trouvent à gauche des limites des sections indiquées par de courtes lignes transversales.
Les électro-aimants 1 des appareils de sec tion sont indiqués par 61, les électro-aimants 2 par 62 et le bras avec lunette par 63. Le cercle 64 au-dessus de la lunette représente la source lumineuse qui est recouverte par celui des trois verres qui se trouve immédiatement au-dessous. Le verre de gauche est le vert, ce lui de droite le rouge. Dans la figure, les si gnaux de section SB et SE sont dans la posi tion libre . SD indique danger et SC donne le signal jaune.
Le fait que le signal<I>SD</I> est dans la posi tion danger provient de ce qu'un convoi, indiqué par 65, se trouve sur la section D. La liaison entre les deux rails par les roues et les s des voitures .court-circuite la bobine de axe l'électro-aimant 1 de<I>SD;</I> cet électro-aimant n'est donc pas excité.
Les électro-aimants 1 sont réalisés sous forme de relais munis d'interrupteurs doubles. Dans la fig. 1 sont représentés trois de ces interrupteurs 66, 67 et 68. Ils sont constitués par une tige 69 fixée à ].'armature, un organe de contact mobile élastique 70, tune paire de contacts de repos 71 et un contact de travail 72. Dans le schéma représenté à la fig. 12, on n'utilise que deux de ces interrupteurs 66 et 67; des conducteurs d'alimentation ne sont. connectés qu'aux organes de contact, mobiles et aux contacts de travail.
Le troisième interrupteur 68 et les con tacts de repos 71 peuvent éventuellement ser vir à d'antres buts. Suivant les besoins, on peut modifier les organes de contact. et aug menter leur nombre.
L'interrupteur 66 de chaque appareil de signalisation est inséré dans le circuit de L'électro-aimant 2 correspondant dans le but qui a déjà été mentionné dans la description des fi-. 7 et 9. L'interrupteur 67 est inséré dans le circuit. de l'électro-aimant 2 de l'appa reil de signalisation appartenant à, la, section immédiatement précédente.
L'interrupteur 67 de<I>SD</I> se trouve donc dans le circuit de l'élec tro-aimant. ? de SC et comme l'électro-aimant: 1 de<I>SD</I> n'est pas excité et que l'interrupteur 67, commandé par cet électro-aimant, est donc ouvert, l'électro-aimant ? de SC n'est pas excité, même lorsque l'interrupteur 66 est fermé par l'électro-aimant 1 de<B><I>SC.</I></B> Donc seul l'électro-aimant 1 de SC est excité, de sorte que, pour cette section, le signal se trouve sur jaune. Le machiniste d'un convoi qui, dans la section B, se rapproche de la lunette entre les sections B et C, est donc préven t que la sec tion C est libre, mais que la, suivante ne l'est pas encore.
Dans l'appareil de signalisation SB, les deux aimants sont excités, tout comme dans l'appareil de signalisation .\'E, de sorte que les signaux sont sur libre .
Dans le cas de convois très courts, l'isole ment des roues par rapport aux rails, provo- ciué par des encrassements locaux ou par des chocs ou vibrations, petit supprimer momen tanément le court-circuit de la bobine. On peut obvier à cet inconvénient, en construi sant cet aimant de manière que son fonction nement soit suffisamment lent pour assurer le pontage d'une interruption momentanée du courant.
Au lieu de connecter directement les élec tro-aimants 1 aux rails, on peut. aussi provo quer la fermeture et l'ouverture du circuit d'excitation de ces électro-aimants par un re lais indépendant- dont. la bobine est reliée aux rails et donner à ce relais une inertie suffi sante pour supprimer l'influence nuisible des interruptions accidentelles précitées.
Le cou rant d'excitation du relais petit encore tra verser le contact de repos de l'interrupteur 68 et on petit relier une prise de la bobine, par ].'intermédiaire d'une résistance, ait con tact de travail de cet, interrupteur, de sorte qu'après avoir effectué son travail, le relais n'est plus excité que par un courant d'une intensité faible, mais néanmoins suffisante pour maintenir l'interrupteur dans sa posi tion de travail, sans suffire cependant à ame ner cet interrupteur de sa position de repos clans la position de travail. Dans ce cas, il est cependant désirable que l'interrupteur<B>68</B> soit. construit de manière que l'organe de con tact mobile ne quitte pas le contact de repos avant qu'il ne touche le contact de travail.
L'installation de protection par sections décrite ci-dessus pourrait encore être sujette à la perturbation suivante. Supposons que le convoi 65 soit très court et qu'il roule de la section<I>D</I> à la section E <I>à</I> une grande vitesse. Il se pourrait alors que le convoi ait déjà quitté la section D et que l'électro-aimant. 1 de SD soit donc déjà excité alors chie l'électro-aimant 1 de SE n'a pas en core lâché son armature, ou du moins que l'interrupteur 67 de l'électro-aimant 1 de SE ne soit pas encore ouvert.
Dans ce cas, non seulement ].'électro-aimant 1. de SD est excité, mais par suite de la fermeture de l'interrup teur 66 (le SD par ]'électro-aimant 1, l'électro aimant; ? de SD est aussi excité. Enfin, l'élec- tro-aimant 1 de SE lâche son armature, l'in terrupteur 67 de SE s'ouvre et ].'excitation de l'aimant ? de SD cesse. Dans ces conditions, le signal SD initialement sur rouge parvient d'abord sur jaune, puis pendant un instant sur vert et finalement il s'arrête sur jaune.
Le fait que le machiniste d'un convoi suivant perçoit un instant. le signal vert alors que seul le signal jaune lui est, destiné, peut pré- ter à confusion. Pour éliminer cette possibilité d'erreur, on construit. les électro-aimants 1 (les appareils de l'installation. d'une manière telle qu'ils travaillent avec un certain retard, c'est-à-dire qu'ils attirent plus lentement leur armature qu'ils ne la lâchent. De cette ma nière, l'électro-aimant 1 de SE ouvre son in terrupteur 67 avant, que ].'électro-aimant 1 (le SD ait le temps de fermer son interrupteur 66 et, de ce fait, une excitation indésirable (le l'électro-aimant 2 de<I>SD</I> est. évitée.
Cet enclenchement différé de l'électro aimant 1 peut s'obtenir, par exemple, en mu nissant cet électro-aimant d'un enroulement de court-circuit à faible résistance, par exem ple une grosse bague de cuivre qui contre carre l'établissement. rapide du champ ma gnétique.
Cet appareil permet encore d'éviter d'au tres perturbations, mais pour donner une idée de l'importance de l'excitation différée de l'électro-aimant 1, il aura suffi de montrer la possibilité d'un signal erroné. Il permet aussi d'éviter une perturbation dans le fonctionne ment des appareils de contrôle qui, sur la lo- eomotive, indiquent qu'on a dépassé un signal pour lequel le convoi aurait. dû être arrêté.