Installation pour actionner des dispositifs de sécurité contre l'incendie. La présente invention a pour objet une installation pour actionner des dispositifs de sécurité contre l'incendie.
On connaît déjà un type avertisseur d'in cendie fondé sur le principe du thermomètre différentiel. à liquides ou à métaux, dans le quel l'une des branches renfermant le corps thermométrique soumis à. la dilatation est ren due, par l'intermédiaire de tout moyen connu, plus rapidement sensible aux variations ther miques que la seconde branche, de façon à réaliser une différence de temps dans l'égali sation de température avec celle du milieu où il est placé.
Dans ce type connu d'avertisseur, l'appa reil est composé de deux ampoules réunies au moyen d'un raccord tubulaire contenant de préférence du mercure et replié en<B>U,</B> de ma nière à diminuer le plus possible les oscilla tions du mercure et la différence de rapidité de dilatation est. utilisée pour obtenir, par l'intermédiaire du mercure, la fermeture ou l'ouverture d'un circuit électrique.
La propriétaire du brevet à réalisé déjà un dispositif d'avertisseur de changements de température à capsule manométrique présen tant deux chambres séparées par une mem brane déformable élastiquement.
Dans ce dispositif, le réseau d'exploration qui assure la surveillance des locaux soumis à des risques d'incendie est composé de deux tubes concentriques remplis de gaz, par exemple de l'air, une fuite étant ménagée, en un point quelconque, entre les deux tubes, de manière qu'une élévation lente de tempéra ture soit de nul effet, tandis qu'une élévation brisque provoque le fonctionnement d'un si gnal d'alarme. Le signal d'alarme est obtenu par l'ouverture d'un circuit électrique, par l'intermédiaire de la membrane séparant les deux chambres de la capsule manométrique dans lesquelles débouchent, respectivement, les deux tubes composant le réseau d'explo ration.
Dans les deux systèmes ci-dessus rappelés, l'alarme signalant l'élévation anormale de la température des lieux surveillés est donnée par la voie électrique.
Le but de l'invention est la réalisation d'une installation qui peut être utilisée pour actionner des dispositifs de sécurité contre l'incendie en cas d'élévation anormale de tem pérature, aussi bien par voie électrique que par voie mécanique, ce dernier cas étant par ticulièrement intéressant lorsque. les disposi tifs de sécurité sont disposés dans des mines ou autres lieux dans lesquels l'emploi de dis positifs électriques est dangereux ou interdit.
L'installation pour actionner des disposi tifs de sécurité contre l'incendie sui-vant la présente invention est ca=ractérisée en ce qu'elle comprend Lin équipage mobile renfer mant une masse mobile, présentant, de chaque côté de la masse mobile, deux tubulures dont l'une est connectée à un tube en commuta tion avec un réseau d'exploration parcourant les locaux à protéger et l'autre à un deuxième tube débouchant dans le premier tube, instal lation qui est.
disposée de manière telle qu'une variation de pression dans le premier tube cor respondant 'à une élévation anormale de tem pérature dans les locaux parcourus par le ré seau d'exploration, déplace la masse mobile et, par suite, le centre de gravité de cet équi page mobile en provoquant un mouvement de cet équipage qui actionne des dispositifs de protection contre l'incendie.
Deux formes d'exécution de l'invention se ront décrites ci-après, à titre démonstratif et non limitatif, en :référence au dessin, dans lequel La fig. 1 est une vue schématique d'un équipage mobile en forme de<B>V</B> ouvert.
La fig. 2 est une vue analogue à la fig. 1, montrant l'équipage à différentes positions. La fig. 3 est suie vue analogue à la fig. 1, montrant l'équipage mobile à une position intermédiaire.
La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 1, montrant l'équipage mobile à la position d'alarme.
La fig. 5 montre l'équipage mobile com biné à une résistance auxiliaire à liquide.
La fig. ô montre l'équipage mobile com biné à une -résistance par rhéostat.
La fig. 7 montre, en vue de face, un dis positif détecteur d'incendie utilisant un équi page mobile à siphon polir la commande di recte d'une liaison mécanique.
La fig. 8 montre le même dispositif vu par l'arrière.
La fig. 9 est une coupe verticale montrant l'axe horizontal de l'équipage mobile, faite suivant la ligne A-A de la fig. 7.
La fig. 10 est une vue partielle relative ait réglage du degré de sensibilité du dispo sitif.
Les fig. 1 à 4, qui ne sont que de simples schémas, montrent un .équipage mobile qui comprend un tube en verre en forme de<B>V</B> largement ouvert a, dans lequel on a intro duit fine certaine quantité de mercure; le mer cure représentant, ici, la masse mobile dont le déplacement, sous l'effet dune pression, doit modifier le centre de gravité dudit. équipage mobile pour occasionner la. rupture de l'état d'équilibre, génératrice d'un couple suscep= tible de déclencher une liaison mécanique.
Dans la réalisation mécanique qui consti tue cette première forme d'exécution de ce dis positif détecteur d'incendie, ce tube en verre est monté dans une armature métallique qui porte un axe horizontal comportant les moyens capables de manoeuvrer une liaison mécani que. Cet. axe horizontal et les moyens, non représentés, sur ces fig. 1 à 4, seront décrits par la suite, en référence à la seconde forme d'exécution.
Au schéma de la fig. 1, le tube a présente deux branches s'étendant symétriquement à partir du sommet b.
Sur l'armature métallique, non représen tée, est disposée une tige c le long de laquelle on peut déplacer une masselotte d dans le but. de régler à volonté le degré de sensibilité du dispositif.
Le degré de sensibilité petit encore être déterminé à l'origine en donnant à l'une des branches du tube a une inclinaison plus aceen- tuée, relativement à l'autre branche.
Une branche est connectée, par son extré mité, à un tube d'exploration,. qui parcourt les locaux à protéger, tandis que la deuxième branche est connectée, par son extrémité, à un autre tube qui vient déboucher en un point quelconque dans le premier tube, dans le but de permettre, en cas d'une élévation normale de la température dans les locaux à protéger, une compensation s'opposant. au fonctionne ment de l'appareil.
Dans le cas d'une élévation anormale de la température dans les locaux à protéger, l'élé vation de la pression du fluide dans le pre mier tube agit sur la colonne de mercure dans cette branche du tube a pour procurer le fone- tionnement de l'appareil.
Att schéma de la fig. 2, on a représenté en traits mixtes deux positions de l'équipage mobile a. La position e correspondant ati bas culement maximum de l'équipage a, c'est la. position d'alarme. La position intermédiaire f correspond à une position indiquant que le système détecteur commence à fonctionner.
Au schéma de la fig. 3, les flèches g et h re présentent les contacts électriques qui seraient montés sur l'armature métallique du tube en verre et qui correspondent, respectivement, aux positions f et e de la fig. 2.
Au schéma de la fig. 4, l'équipage mobile est à la position de basculement complet cor respondant à la position e de la fig. 2.
Les fig. 5 et 6 montrent des dispositifs à résistance auxiliaire susceptibles d'indiquer, par lecture directe et à distance, la position de l'équipage mobile a.
A la fig. 5, la résistance auxiliaire est une résistance liquide i et à la fig. 6, c'est un rhéostat j.
Sur les deux figures, des biellettes sont accouplées à l'armature métallique du tube en verre, de manière à agir convenablement. sur les résistances auxiliaires.
Aux fig. 7 à 9, qui montrent -une variante d'exécution du dispositif des fig. 1 à 4, l'équi page mobile est constitué de deux capacités 1 et 2 communiquant entre elles par un con duit 3 qui s'étend jusqu'au fond de la capa cité 1 et constitue siphon.
Les deux capacités sont logées dans une armature métallique ou conductrice; cette armature est constituée de deux enveloppes entourant le bas des capacités, respectivement 4 et 5, et convenablement entretoisées par une barrette 6.
L'enveloppe 4 porte un axe horizontal 7 pouvant tourillonner dans les paliers 8 et 9 d'un support fixe 10.
La masse mobile suivant cet exemple est une colonne de mercure 11 qui, à l'état d'équi libre de l'équipage mobile 1-2-3, est com prise en totalité dans la capacité 1.
Le réglage de l'état d'équilibre désiré de l'équipage mobile est réalisé par l'adjonction d'une masse 12 rapportée sur l'enveloppe 4 de la capacité 1, le couple dû à cette masse peut, de préférence, être réglable.
La capacité 1 est connectée, par son col 13, au tube 14 qui, pratiquement, constitue à 1.11i 8e111. le réseau- d'exploration des locaux à protéger; tandis que la capacité 2 est connec tée, par son col 15,à un tube 16 débouchant, d'autre part, en un point quelconque 17 dans le tube 14.
Une chambre d'expansion 18, dont le rôle sera décrit au fonctionnement de l'appareil, est disposée sur le tube 16 au voisinage de la sortie du col 15 de la capacité 2.
Avant le point de communication 17, entre les tubes 14 et 16, est prévu un dispo sitif 19 permettant d'établir la compensation entre les pressions dans les deux tubes, lequel dispositif 19 sera décrit par la suite.
L'axe horizontal 7 est solidaire en rotation d'une came 20 présentant une partie méplate 21 sur laquelle repose, à l'état d'équilibre de l'équipage mobile 1-2-3, une liaison méca nique dont la disposition va être décrite.
Sur un point fixe 22 est articulée une biellette 23 articulée, d'autre part, autour d'un axe 24,à une autre biellette 25. Les deux biellettes 23, 25 constituent un système de genouillère.
A la position qu'occupent les différents organes sur la fig. 8, la biellette 23 repose; par son extrémité opposée au point fixe 22, sur la partie méplate 21 de la came 20.
A son extrémité opposée à l'axe 24 de la genouillère 23-25, la biellette 25 est articu lée au moyen de l'axe 26, à l'extrémité infé rieure de la branche verticale 27 d'un levier de sonnette 28.
Le levier de sonnette 28 peut tourillonner autour d'un axe fixe 29 et sa branche hori zontale 30 porte à son extrémité un axe 31 la traversant et pouvant s'engager dans l'extré mité en forme de fourchette 32 d'une oreille 33 solidaire d'in secteur oscillant 34 portant un axe 35 supporté dans un palier fixe d'-an bâti non représenté.
Sur le secteur oscillant 34 est placé un câble 40 qui s'étend vers le bas et porte un poids 41.
Un ressort de rappel 36 du levier de son nette 28 est attaché en un point 37 du bâti fixe, il a pour but de rappeler la liaison mé canique à une position à laquelle l'axe 31 peut être happé par la fourchette 32 pour la mise en position d'armement du dispositif.
Une butée fixe 38 est portée par le bâti pour limiter le déplacement chi levier de son nette 28 et le maintenir dans la position exacte convenant pour l'armement de la liaison méca nique. Cette position est représentée en traits mixtes à la fig. 8 du dessin.
Pour faciliter la mise en état d'armement du dispositif, l'extrémité de la branche infé rieure de la fourchette 32 du secteur oscillant 34 présente une _partie 39 convenablement arrondie disposée pour glisser facilement sous l'axe 31 de la branche horizontale 30 d11 levier de sonnette 28.
Le fonctionnement du détecteur d'incendie est le suivant Le tube 14 qui parcourt les locaux à pro téger est connecté; comme déjà indiqué, à la capacité 1 de l'équipage mobile, laquelle est remplie de mercure jusqu'à la hauteur dési rée qui ne doit cependant pas dépasser le coude du siphon et de manière qu'un amor çage de ce dernier ne soit pas possible tant qu'une élévation anormale de la température ne se soit produite.
On comprendra facilement que le degré de sensibilité du dispositif est fonction de la hauteur de la colonne de mercure dans la ca pacité 1 de l'équipage mobile. Plus le niveau de la colonne de mercure dans cette capacité se rapproche du niveau d'amorçage du siphon 3, plus la sensibilité est grande - voir la cote <I>h</I> à la fig. 10. En effet, plus l a dimension<I>h</I> est grande, plus la pression au-dessus de la colonne de mercure doit être élevée pour amorcer le siphon.
L'appareil est armé en faisant tourillon- ner le secteur 34 autour de son axe de pivo tement 35. A la suite d'un déplacement angu laire suffisant, la fourchette 32 vient atta quer l'axe 31 du levier de sonnette. La conti- nuatidn du mouvement de pivotement du sec teur 32 procure le soulèvement de la branche horizontale 30 du levier de sonnette \38 qui, en pivotant à son tour autour de son pivot. fixe 29, amène, en mettant soies tension le res- sort de rappel 37, la genouillère 23, 25 à la position représentée à la fig. 8.
A cette position armée, la biellette 23 re pose, par son extrémité opposée au pivot fixe 22, sur le méplat de la came 20 de l'axe hori zontal 7 de l'équipage mobile.
Le câble 40 du secteur 34 portant comme déjà indiqué un poids 41, il est. préférable de prévoir sur l'un des côtés de son axe 35 des moyens pouvant recevoir une clé de re montage facilitant ainsi la mise en état d'ar mement de l'appareil.
Si une élévation anormale de la tempéra ture se produit dans les locaux parcourus par le réseau d'exploration, la pression s'élève dans le tube 14 dudit réseau de protection et cette pression vient agir sur la colonne de mercure contenue dans la capacité 1, ce qui a pour effet de refouler le mercure dans le tube du siphon 3. Dès que le siphon est amorcé, tout le mercure contenu dans la. ca pacité 1 s'écoule rapidement dans la capacité 2. Il résulte de ce transvasement rapide une modification de l'état d'équilibre de l'équipage mobile qui bascule brusquement autour de son axe horizontal 7.
L'axe 7 étant solidaire de l'équipage mo bile, la came 20 qui en est solidaire vient sou lever la biellette 23 de la genouillère qui oscille autour de son pivot fixe, la biellette con juguée 25 de la. genouillère pivote autour de l'axe 24 et la. genouillère 23, 25 permet au ressort 36 de tourner la branche verticale 27 du levier de sonnette qui oscille autour de son pivot fixe 29. L'axe 31, après avoir glissé sur la partie arrondie 39 de la branche inférieure 32 de la fourchette 33, se trouve dégagé de cette dernière et le poids 41, n'étant plus sou tenu, tombe brusquement, sa chute peut être utilisée pour mettre en action des dispositifs de protection contre l'incendie.
Il est évident que la mise en fonctionne ment des dispositifs contre l'incendie pour rait également résulter d'une transmission mé canique portée par le secteur 34 qui oscille brusquement par la chute du poids 41.
Il y a lieu maintenant d'indiquer le rôle de la chambre d'expansion 18 disposée sur le tube 16 en communication avec la capacité 2 de l'équipage mobile.
Au moment du transvasement du mercure, si cette chambre d'expansion n'était pas pré vue, l'air contenu dans la capacité 2 se trou verait comprimé et constituerait un frein s'opposant au fonctionnement correct du dis positif.
Le rôle de cette chambre 18 est d'éviter cet inconvénient..
Le volume de la chambre 18 est, calculé par rapport au volume d'air déplacé, de ma nière que eelui-ei puisse se loger sans que s'élève sensiblement la pression dans la capa cité 2 et le tube 16.
Le dispositif 19, monté sur le tube 1.6, entre la chambre d'expansion 18 et le, point. 17 où le tube 16 débouche dans le tube 14, est. prévu pour établir la compensation entre les deux capacités de l'équipage mobile lors d'élévations normales de température dans les locaux parcourus par le tube d'exploration. Il agit comme un étranglement et a pour but clé permettre la compensation des pressions de chaque côté de la colonne de mercure dans les deux capacités 1. et 2 de l'équipage mobile. Il est. représenté par un serpentin tubulaire dans l'exemplo choisi et on comprend aisément que la longueur donnée à ce serpentin est régu latrice de la compensation.
Il suffit en pratique de quelques serpen tins de longueurs différentes pour donner sa tisfaction à des installations soumises à des élévations lentes de température plus ou moins sensibles.