Procédé de fabrication d'un objet en pâte à papier moulé, à partir d'une ébauche. Dans la fabrication des objets à partir de pâte à papier ou analogue par moulage, on réalise d'abord des ébauches de formes voisines de celles de l'objet à obtenir; ces ébauches présentent une surface grumeleuse, et la con texture des fibres feutrées qui les constitue est trop peu compacte dans un grand nombre de cas. Aussi, on fait suivre la fabrication de l'ébauche d'une opération de finissage dite ca- landrage quia pour but de donner à l'objet les qualités requises de surface et de compacité.
Jusqu'ici, ce calandrage a été opéré en sou mettant l'ébauche à une puissante compression dans des moules, correspondant à la forme définitive de l'objet. Mais ce procédé, pour être efficace, exige l'application de pressions consi dérables de l'ordre de 600 kg par cm2, ce qui entraîne l'utilisation d'un appareillage extrê mement coâteux, encombrant et le plus souvent compliqué.
Le procédé de fabrication d'un objet en pâte à papier moulé, à partir d'une ébauche voisine de la forme définitive que comprend l'invention, est caractérisé par le fait que l'on calandre les parties cylindriques de l'ébauche entre un mandrin et un manchon comportant une surface d'introduction conique.
L'invention comprend également un appa reil pour la mise en #uvre du procédé, carac térisé par le fait qu'il comporte un mandrin cy lindrique coopérant avec un manchon possédant une surface d'introduction conique suivie d'une partie cylindrique. De 1a_ sorte, les parois de l'ébauche seront soumises à une sorte de laminage entre le man- drin cylindrique par rapport auquel l'ébauche reste fixe, et le manchon par rapport auquel l'ensemble constitué par le mandrin et l'ébauche se déplace.
Cette opération sera faite de préférence à chaud; il sera avantageux de choisir pour la fabrication des objets par le présent procédé des ébauches faites en une pâte contenant une certaine proportion d'une substance thermo plastique ou. thermodurcissable; on obtiendra ainsi une meilleure conformation de l'ébauche et un colmatage des fibres améliorant l'homo généité et le compacité de la matière. La tem pérature sera choisie suivant le point de fluage de la matière employée: Le dessin annexé illustre, à titre d'exem ple, une mise en oeuvre particulière du procédé que comprend l'invention.
La fig. 1 est une coupe axiale montrant comment se fait le calandrage de la partie cylindrique d'une ébauche de boîte.
Les fig. 2 et 3 sont deux coupes axiales montrant comment s'effectue la formation du fond de la boîte.
La fig. 4 est une coupe d'une ébauche d'un couvercle de cette boîte.
La fig. 5 est une coupe axiale montrant comment est obtenu le couvercle par calandrage de l'ébauche de la figure 4.
Les fig. 6 et 7 sont des coupes axiales, respectivement à petite et à grande échelle, montrant comment peut être obtenu par calandrage -un rétreint de diamètre- légèrement réduit.
En se reportant au dessin annexé, on voit (fig. 1) que le calandrage d'une ébauche de boîte s'opère en coiffant un mandrin 2 de l'ébauche 1 et en forcant l'ensemble à travers un manchon 3 jouant le rôle d'une filière. Le mandrin 2 est cylindrique et le manchon 3 comporte une partie cylindrique 6 et une entrée conique 5, séparées par une arête nette 4.
Les meilleurs résultats paraissent devoir être obte nus quand l'angle de la partie conique est d'en viron 28 à<B>300.</B> On pouvait craindre, étant donnée la fragilité relative des ébauches en pâte moulée, qu'il se produise des déchirures ou criques dans une opération de ce genre, notamment à l'instant oià commence le serrage de l'ébauche entre, le mandrin et le manchon.
L'expérience a, au contraire, montré qu'à partir du moment où la paroi de l'ébauche est enga gée entre le mandrin 2 et le manchon 3, l'ébau che est entraînée par le mandrin sans glisse ment par rapport à lui, tandis qu'elle s'aplatit en glissant sur la surface conique 5 et l'arête 4 du manchon 3, acquérant ainsi la surface lisse et la compacité désirée. Pour faciliter cette opération, il est avantageux de pulvériser un lubrifiant approprié, par exemple une solu tion aqueuse de savon, sur l'ébauche à l'endroit où- elle pénètre dans le manchon.
De préférence, l'opération est faite à chaud; i1 est avantageux de préparer les ébauches en additionnant la fibre d'une substance thermo plastique ou thermodurcissable dans une pro portion variable et qui peut atteindre et même dépasser un peu 10 /o. Une bonne température pour l'application du présent procédé avec des ébauches de ce genre contenant des substances thermoplastiques est 100 à 140 , de préférence 1200 environ.
Lors de la fabrication d'une boîte par ce procédé, le fond est simplement calandré par pression directe après l'opération décrite ci- dessus; cette formation du fond peut se faire en fin de course du calandrage ci-dessus décrit par écrasement du fond de l'ébauche contre un sommier métallique 7 (fig. 2) placé au-dessus du manchon 3. Le procédé se prête particulièrement bien pour la fabrication des boîtes à l'exécution d'une nervure sur le bord du fond de celles-ci.
L'ébau che est placée sur le mandrin de manière qu'il reste au-dessus de celui-ci une partie de l'ébau che suffisamment importante pour qu'en venant s'appuyer sur le sommier 7 il se forme un bourrelet annulaire 8 qui remplit une gorge 9 pratiquée dans ce sommier.
Au-dessus du manchon 3 est disposé un autre manchon annulaire 10, qui demeure au contact du manchon 3 pendant la première partie de la course du mandrin 2 et même, de préférence, jusqu'à ce que le mandrin soit venu s'appliquer sur le sommier 7. Le manchon an nulaire se détache alors du manchon 3 et vient prendre la position représentée en 10' à la fig. 3, donnant ainsi par pression sa forme définitive à la nervure emprisonnée dans la rainure 9.
Dans le cas où l'on voudra obtenir une boîte susceptible d'être fermée avec précision par un couvercle, on procédera comme suit: On prépare une ébauche de couvercle, telle que celle représentée à la fig. 4, comportant un bord rabattu 11. On coiffe de cette ébauche un mandrin comportant une partie cylindrique extérieure 14 et un corps intérieur 15. Cet ensemble est enfoncé dans un double manchon 16, 17 qui comporte une surface conique d'in troduction 12 jouant le même rôle que la partie correspondante 5 de la fig. 1.
Le couvercle se trouve ainsi conformé de manière à pouvoir s'adapter sur le bord supérieur d'une boîte qui prendra exactement la position occupée par la partie 14 du mandrin dans la fig. ¯v.
Pour que la fermeture de la boîte soit plus parfaite, il peut être utile d'améliorer encore la précision de la formation de ses bords des tinés à recevoir le couvercle fabriqué comme il a été dit ci-dessus et conformer une partie de diamètre inférieur à celui du corps de boîte de la quantité correspondant à l'épaisseur du couvercle. A cet effet, après les opérations décrites avec références aux fig. 1, 2 et 3, on peut procéder à une nouvelle opération de calandrage de la partie cylindrique de la boîte, mais n'intéressant cette fois qu'une hauteur de celle-ci correspondant à celle de la partie cylindrique extérieure 11 du couvercle.
Cette opération pourra se faire, comme il est repré senté aux fig. 6 et 7, en employant un mandrin et un manchon dont les surfaces ac tives 18 et 19 ont des diamètres correspondant aux dimensions de la partie rétrécie de la boîte à obtenir. Le mandrin 20 étant coiffé de la boîte 21 est introduit dans le manchon 22 de la même manière qu'il a été décrit ci-dessus, avec référence à la fig. 1, mais cette fois les lèvres de la boîte étant tournées vers le man chon. En prenant contact avec la surface d'in troduction 23 du manchon, la lèvre 24 de la boîte s'infléchit jusqu'à venir s'appuyer sur le mandrin 26 (fig. 7).
Mais à partir du moment où cette lèvre a dépassé l'arête 27 du manchon et se trouve prise entre le manchon et le man drin, l'entraînement se fait par le mandrin sans que le corps de la boîte subisse un effort anormal d'écrasement, et le rétrécissement 25 se produit comme il est représenté en traits discontinus à la fig. 7.