Installation de signalisation automatique. L'invention a pour objet une installation de signalisation automatique disposée pour comparer des tensions, destinée par exemple <B>à</B> l'usage dans un montage de marquage, don- ilant un signal quand une certaine tension prise dans une série de tensions consécutives entre dans une relation prédéterminée pat rapport<B>à</B> une tension de marquage.
Pour la mise en place de sélecteurs selon la méthode de marquage en pont, on se sert de facon connue d'un dispositif d'essai de tension zéro (indicateur zéro). Un commuta teur de marquage donne, dépendant de sa position, un potentiel qui se trouve par exem ple entre la terre et<B>- 60</B> V, les intervalles de tensions entre les divers potentiels étant par exemple de 2 V. Les contacts dans l'arc de commande des sélecteurs sont reliés<B>à</B> des potentiels correspondant<B>à</B> la série de poten tiels du commutateur de marquage.
L'indicateur zéro est, d'une part, relié au commutateur de marquage, d'autre part, a-Li balai de commande du sélecteur<B>à</B> positionner et entre en jeu quand le potentiel du balai de commande diffère du potentiel du com mutateur de marquage par moins de<B>+ 1</B> ou <B>- 1</B> volt.<B>Il</B> contient un relais d'essai dont le contact est connecté en série avec le sélecteur <B>à</B> positionner. Ce contact interrompt le mou vement du sélecteur au moment où le poten- tiel du balai de commande est égal ou<B>à</B> peu près égal au potentiel indiqué par le commu tateur de marquage.
Si le commutateur de marquage indique un potentiel de<B>-</B> 20 V, le sélecteur est arrêté sur un contact portant également un potentiel de<B>-</B> 20 V.
De même,<B>-</B> 34 V cherche<B>-</B> 34 V,<B>- 52</B> V cherche<B>-52</B> V, etc. Dans le cas d'intervalles de tensions de 2 V les limites<B>de</B> discrimina tion de l'indicateur zéro sont fixées<B>à + 1</B> et <B>- 1</B> volt, de sorte que les tolérances pour les tensions<B>à</B> comparer peuvent être aussi grandes que possible, c'est-à-dire dans ce cas<B>1</B> volt<B>+</B> ou<B>-.</B> L'indicateur zéro doit être<B>à</B> même de constater l'égalité des tensions indépendani- ment de leur valeur absolue. Ces valeurs abso lues ne doivent pas influencer les limites de discrimination non plus.
Ensuite, la résistance intérieure de l'indi cateur zéro doit être élevée pour éviter que les potentiels des contacts des sélecteurs ne soient influencés considérablement, ce qui don nerait lieu<B>à</B> de mauvais positionnements.
On connaît un indicateur zéro<B>à</B> trois tubes électroniques égaux, alimenté par une source d'alimentation accessoire dont l'un des pâles est connecté<B>à</B> l'une des bornes d'entrée. Ce montage a le désavantage que pour chacun<B>de</B> ces dispositifs il faut une source d'alimenta tion individuelle bien isolée.
Une autre solution consiste en un indica teur zéro contenant, il est vrai, quatre tubes, mais qui a l'avantage que la source d'alimen tation est connectée<B>à</B> la terre, pouvant ali menter, par conséquent, plusieurs indicateurs zéro<B>à</B> la fois (alimentation collective).
Ce dispositif a, cependant, le désavantage que les limites de discrimination pour les différentes valeurs absolues des potentiels<B>à</B> comparer varient; on a constaté que cette va riation dépend en grande mesure de l'inéga lité des caractéristiques des deux tubes d'en trée.
La présente invention a pour objet un système de positionnement de sélecteurs où il n'est pas question de rechercher l'égalité de potentiels, mais où il la-Lit, pour le positionne ment d'un sélecteur, que la somme du poten tiel du commutateur de marquage et celui du sélecteur soit, par exemple, de<B>-60</B> V; si, par conséquent, le commutateur de marquage indique -20 V, le balai de sélecteur est arrêté sur une jonction qui porte un poten tiel de<B>-</B> 40 V. De même,<B>- 10</B> V cherche <B>-50</B> V;<B>-30</B> V<B>- 30</B> V; -48 V -12 V, etc.
Le fonctionnement d'un exemple d'exéeli- tion de l'installation selon l'invention sera expliqué<B>à</B> l'appel du dessin annexé.
Si les deux potentiels<B>à</B> comparer sont entreconnectés par un montage en série de deux résistances égales, le branchement mé dian a, quand le sélecteur atteint la position correcte, toujours un potentiel de<B>- 30</B> V.
Le potentiel du branchement médian peut être comparé, au moyen d'un montage de tubes,<B>à</B> une tension normale de<B>- 30</B> V, de sorte que, quand le sélecteur a atteint la posi tion correcte, la mesure se fait toujours sur le même niveau.
On peut citer comme désavantage que la résistance d'entrée de l'indicateur zéro n'est pas infiniment grande. Si, cependant, pour lesdites deux résistances égales, on prend la valetir de<B>1</B> M.Q, la résistance d'entrée est encore suffisamment grande. La fig. <B>1</B> donne, par une représentation schématique, un exemple d'exécution de l'ins tallation de signalisation selon l'invention.
L'arc .1,18 du commutateur de marquage est connecté<B>à,</B> un potentiomètre R3/R4.
Le sélecteur K est le sélecteur<B>à</B> position ner, l'arc<B>k</B> représente l'arc de commande; la tension aux contacts est donnée par les résis tances RlIR2.
R-5 et R6 sont les résistances égales sus nommées ayant -une valeur de par exemple <B>131</B> JQ.
Le potentiel du point n égale
EMI0002.0014
<B>où X</B> et<B>y</B> sont les potentiels aux points<B>1</B> et 2.
Or, le dispositif d'essai doit fonctionner quand la tension de
EMI0002.0015
se trouve entre <B>- 29,5</B> V et<B>- 30,5</B> V. Pour constater cela, on se sert d'un montage de tubes ayant pour tubes d'entrée Bl- et B2. La grille de com mande du tube Bl est reliée au point de con nexion des deux résistances R5 et R6 (le point n).
La grille de commande du tube B2 est reliée au point de connexion des résistances égales R13 et R14 (le point m); le potentiel de ce point est de<B>- 30</B> V.
Des deux tubes, la grille-écran de l'un est reliée a-Li point de connexion de résistances R7 et R8, resp. R11 et R12 du circuit d'anode de l'autre, et réciproquement. L'amplification ainsi obtenue a été choisie tellement grande que si la tension sur le point n est de<B>- 31</B> V, le tube Bl ne conduit presque pas le courant, tandis que B2 est<B>à,</B> l'état conductif; si cette tension est de<B>- 29</B> V, le contraire a lieu.
L'allure des courants anodiques des tubes Bl et B2 en fonction du potentiel du point n est représentée sur la fig. 2.
L'allure des tensions anodiques de ces deux tubes se produisant sur les points a et<B>b</B> est représentée sur la fig. <B>3.</B>
Le potentiel du point<B>e</B> de la combinaison de cellules reetificatrices <B>G</B> suit toujours le potentiel le plus bas des deux potentiels ano diques (fig. 4); le point<B>d,</B> au contraire, a toujours le plus haut de ces deux potentiels. Le potentiomètre R16 est commandé par le potentiel. du point<B>d;</B> le potentiel du point <B>p</B> est représenté sur la fig. 4. Dans une forme de réalisation alternative, on pourrait, rempla cer le potentiomètre par une résistance R16, connectée entre le point cl et le pôle négatif, en reliant le point,<B>p</B> au point<B>d.</B> La grille du tube B3 doit alors être connectée au contact curseur d'un potentiomètre substitué<B>à</B> la ré sistance R15.
Les points<B>c</B> et<B>p</B> sont connectés, respec tivement,<B>à</B> la grille de commande des tubes B3 et B4. Ces deux tubes sont, par la con- iiexion de la grille-écran de l'un<B>' à</B> l'anode de Fautre et réciproquement, couplés de telle sorte qu'il se produit un basculement quand les tensions de grille de commande des deux tubes Bl et B2 s'égalent (voir courbes<B>p</B> et<B>c</B> dans la fig. 4).
Si le potentiel de n est en dessous de <B>- 30,5</B> V,<B>p</B> sera positif par rapport<B>à c.</B> Dans ce cas, le tube B3 n'admet pas le courant, tandis que le tube B4 est<B>à</B> l'état conductif. Si le potentiel de n est de<B>- 30,5</B> V, les poten tiels de p et de<B>c</B> s'égalent, et les tubes B3 et B4 changent de conductivité.
Dans l'intervalle de<B>- 30,5 à - 29,5</B> V, c est positif par rapport<B>à p</B> et, par consé quent, B3 est conductif, par opposition<B>à</B> B4, qui ne conduit pas;<B>à - 29,5</B> V les potentiels de<B>p</B> et c s'égalent et, au-dessus de<B>- 29,5</B> V, le tube B3 est de nouveau non conduetif, B4 étant de nouveau<B>à</B> l'état conductif.
L'allure des courants anodiques des tubes B3 et B4 est représentée sur les fig. <B>5</B> et<B>6.</B> Dans les circuits anodiques des tubes B3 et B4, on a intercalé<B>le</B> relais polarisé T, qui n'est en position de travail que lorsque le po tentiel<B>-</B> de n se trouve entre<B>- 30,5</B> V et <B>- 29,5</B> V, interrompant alors, avec le con tact t, le circuit du sélecteur K, Le potentiomètre R9 permet de rendre symétrique les limites de discrimination au cas où l'on se sert de tubes Bl et B2 inégaux. Avec le potentiomètre R16, on peut régler l'intervalle entre les limites de discrimination.
Puis il faut remarquer qu'on peut égale ment se servir de ce dispositif en coopération avec un récepteur tel qu'ils s'emploient dans un système de sélection<B>à</B> boutons, où les cri tères sont transmis sous forme de potentiels caractéristiques, dans lequel cas le dispositif d'essai de tensions ne doit avoir qu'une seule transition repos-travail; dans ce cas, on peut supprimer le redresseur<B>G</B> et connecter<B>e à</B> a et<B>d à b.</B>