CH293559A - Procédé de fabrication d'électrodes activées pour tubes à décharge électrique. - Google Patents

Procédé de fabrication d'électrodes activées pour tubes à décharge électrique.

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CH293559A
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barium
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Inventor
Pierre Delrieu Mm
Claude Andre
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Ets Claude Paz & Silva
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Description


  Procédé de fabrication     d'électrodes    activées     pour        tubes    à décharge     électrique.       La présente invention est relative à la  fabrication d'électrodes activées pour tubes à  décharge électrique, en particulier ceux à  atmosphère gazeuse. Les électrodes utilisées  pour les tubes à décharge dans des atmo  sphères gazeuses sont généralement classées  en deux groupes: les électrodes dites  froides ,  dont la température ne dépasse généralement  en aucun point le rouge sombre, et les élec  trodes dites  chaudes  qui, en fonctionnement,  présentent généralement un point au rouge  blanc, ou même à température plus élevée.  



  Les électrodes  froides  ont une longue  durée de fonctionnement, pratiquement indé  pendante de la fréquence des amorçages et  très souvent supérieure à 10 000 heures; elles  peuvent supporter un très grand nombre  d'amorçages     instantanés,    c'est-à-dire par la  simple application d'une tension suffisamment  forte, par exemple 100 000 et plus. Par contre,  elles donnent lieu à une chute de     tension'    éle  vée: 100 à 250 volts, les chutes les plus faibles  étant obtenues lorsque ces électrodes métalli  ques sont garnies d'un revêtement émissif à  base de composés     alcalino-terreux.     



  Les électrodes  chaudes  ont une durée de  fonctionnement     phis    faible et sont plus forte  ment détériorées par les     amorçages,    notam  ment par les amorçages instantanés: les durées  des lampes fluorescentes basse tension, qui    sont munies de ces électrodes, sont générale  ment     indiquées    par leurs     constructeurs    comme  étant inférieures à 10 000 heures lorsqu'elles  sont amorcées une     fois    toutes les trois heures.  Cette durée est d'autant plus     courte    que la  lampe est     somnise    à un amorçage plus fré  quent, par exemple 1000 heures à raison d'un  amorçage toutes les deux minutes.

   De plus,,  le courant de décharge qu'une électrode   chaude  donnée peut débiter doit être com  pris entre des limites assez étroites, par exem  ple entre 0,3 et 0,6 ampère. Par contre, ces  électrodes ont une chute de tension totale (ca  thodique     +anodique)    égale à 15 à 25 volts  seulement, ce qui améliore l'efficacité lumi  neuse des lampes à décharge sur lesquelles. elles  sont montées, spécialement lorsque la longueur  de celles-ci est relativement faible.  



  Les électrodes obtenues selon le procédé  faisant l'objet de l'invention possèdent les  avantages de ces deux     types    d'électrodes à la  fois sans en présenter les inconvénients, ce  qui semble n'avoir jamais été réalisé jusqu'ici:  son nombre d'allumages instantanés possibles  peut dépasser 200 000, sa durée est générale  ment d'au moins 10 000 heures, sa chute de  tension totale est de 15 à 40 volts, et le cou  rant de décharge admissible débité par une  même électrode peut varier entre un maxi  mum et de 1/5 ou le     1110    de ce maximum.

        Les électrodes     ainsi    fabriquées peuvent  être de petit volume; de préférence, elles sont       réalisées    sous la forme connue creuse, pourvue  intérieurement du produit. émissif, présentant  un orifice par où passe la décharge, et munie  de moyens empêchant la décharge de se pro  duire autre part que sur la surface interne de  sa cavité.  



  Suivant l'invention, on fabrique ces élec  trodes en mettant en présence une substance  contenant au moins dans sa majeure partie  du peroxyde de     baryum    avec au     moins    un  métal réfractaire ayant un point de fusion  compris entre 2400 et 3000  C et un poids     ato-          mique    compris entre 95 et 182, et -en faisant  réagir chimiquement le peroxyde de baryum  avec ledit métal en portant ces     deux    corps à  -une température comprise entre 500 et 1300  C,  le produit gris noir en résultant étant destiné  à constituer la matière     émissive    de l'électrode,

    au moins la fin de ladite réaction étant réali  sée dans     ime    atmosphère non oxydante à une  pression voisine de la pression atmosphé  rique.  



  Comme métal réfractaire, on peut envisa  ger le molybdène et le tantale. Ladite réaction  peut être effectuée, très simplement, par       fusion    du peroxyde de baryum en présence  du métal réfractaire qui peut être, par exem  ple, du molybdène ou du tantale, ou ces     deux     métaux à la fois.  



  Le peroxyde de     baryum    utilisé peut être  pur ou mélangé à d'autres substances, ces der  nières pouvant, ou non, donner naissance à  des matières émissives. On obtient avec des  garnissages de matière activante épais des  résultats bien     meilleurs    qu'avec des garnis  sages peu épais.  



  Il n'est généralement pas utile de fixer la  matière activante à son support par un frit  tage; en effet, la simple fusion du peroxyde  (le baryum fait adhérer d'une     façon    très satis  faisante sur des supports de diverses natures  le peroxyde lui-même, ainsi que ses produits  de réaction sur le molybdène et le tantale et  ses produits de décomposition. La matière  activante peut ainsi former un revêtement  épais,     quoique    solide, sur son support, ce qui    permet à l'électrode ainsi constituée de fonc  tionner pendant très longtemps et de suppor  ter de très     nombreux    amorçages sans pré  chauffage, tout. en ne présentant     qu'une    chute  de tension cathodique faible.  



  Les figures ci-jointes représentent, à titre  d'exemple non limitatif, diverses électrodes  obtenues par des mises en     oeuv        re    particulières  du procédé selon l'invention.  



  La     fig.    1 est une vue en élévation     dîme     partie de lampe à atmosphère de mercure et  de gaz rare, notamment argon, krypton,  xénon.  



  La     fig.@    2 est une coupe par l'axe de l'élec  trode représentée sur la     fig.    1.  



  La     fig.    3 représente, partie en coupe, par  tie en élévation, une autre électrode avec son  support formant arrivée de courant, l'extré  mité du pied de tube à décharge auquel est       fixée    cette électrode, et la. partie     voisine    de  l'enveloppe de ce tube.  



  La     fig.    4 représente     ime    autre électrode  avec les amorces de ses     deux    supports-arrivées  de courant, ainsi que la bobine utilisée pour  un stade de sa fabrication.  



  La     fig.    5 représente une électrode avec  l'amorce de son     support-arrivée    de courant.  La     fig.    6 représente les résultats d'essais  effectués sur un tube à décharge muni d'élec  trodes semblables à celle représentée sur la       fig.    3.  



  L'électrode représentée sur les     fig.    1 et 2  présente -une zone chaude et une zone froide,       particularité    qui semble avantageuse dans cer  tains cas. Elle comporte une paroi, formée  par la soudure l'un sur l'autre d'une virole 1  à fond replié, d'un disque 2 placé par-dessus  le fond de la -virole et bouchant le trou de  ce fond, et     d'une    cuvette 3 placée par-dessus  de disque 2; les bords de cette cuvette tou  chent la virole ou, tout au moins, en sont  très proches, afin d'empêcher la matière     acti-          vante    de s'écouler en dehors de l'électrode  lors de la fabrication de celle-ci.

   Les pièces 1,  2, 3 sont en feuille de molybdène de 0,1 mm  d'épaisseur; elles forment une cavité dont la  paroi intérieure est garnie d'une couche 4,  relativement épaisse, de matières émissives,      cette couche étant obtenue, par exemple, de  la faon indiquée     plus.loin.     



  La paroi 1, 2, 3 est soudée à un étrier en  nickel 5 qui la relie aux arrivées de courant  8, 9 de l'électrode et, de plus, refroidit la  partie inférieure de celle-ci, créant ainsi une  zone  froide  à cet endroit.  



  Une coiffe 6 en matière isolante, en stéatite  par exemple, recouvre la majeure partie de  la surface extérieure de la paroi de molyb  dène, laissant découverts le fond et une zone  annulaire voisine de ce fond; elle recouvre  également le bord supérieur de la virole 1 et  déborde un peu à l'intérieur de celle-ci. Cette  coiffe empêche les décharges électriques de  jaillir des parties de la surface de la paroi  qu'il recouvre et, de plus, calorifuge ces par  ties, créant ainsi une zone  chaude  située du  côté de l'orifice de cette paroi. La coiffe com  porte un orifice 7 par lequel passent les dé  charges, qui ont ainsi accès à l'intérieur de  l'électrode.

   Elle est maintenue sur la paroi de  molybdène,     d'une    part, parce qu'elle est enfi  lée sur celle-ci, d'autre part par les arrivées  de courant 8 et 9 qui sont repliées sur son  évasement 10.  



  Pour éviter que des décharges ne     prennent     naissance autre part qu'à l'intérieur de l'élec  trode, les parties de la surface     externe    de la  paroi de celle-ci qui ne sont pas couvertes par  la coiffe 6 sont revêtues d'une couche     anti-          émissive    11, d'alumine par exemple. Ce dépôt  est obtenu, par exemple, en enduisant ces sur  faces, au pinceau ou par     pulvérisation    au pis  tolet, avec clé     l'alumine    finement divisée en  suspension dans un liquide organique, l'alcool  éthylique par exemple. Les arrivées de cou  rant 8, 9 et l'étrier 5 sont revêtus de la même  couche.

   De cette façon, ni ces pièces, ni la sur  face extérieure du fond de la paroi de molyb  dène et de la zone annulaire voisine de ce  fond ne sont chauffées par un fonctionnement  en anode ou en cathode, ce qui contribue au  refroidissement de la zone  froide ; ce refroi  dissement est également assuré par la triple  épaisseur chu fond de la paroi et, comme il a  été indiqué     plus    haut, par transmission de  chaleur par les pièces 5, 8, 9 dont la section    est relativement importante. On pourrait éga  lement empêcher que des décharges ne partent  de la surface extérieure de l'électrode ou des  pièces qui lui sont connectées en enfilant sur  la coiffe 6 une rondelle de mica dont la péri  phérie sera voisine de l'enveloppe 18 de l'ap  pareil à décharge comportant cette électrode.  



  Ainsi qu'il est habituel dans l'industrie des  tubes luminescents, l'électrode est montée sur       Lui    pied en verre 12, pincé sur ses arrivées  de courant 8, 9 et qui peut, comme dans le cas  représenté sur la     fig.    1, comporter un     queü-          sot    13.  



  Pour obtenir la couche 4 de matière     émis-          sive,    on peut procéder de la façon suivante:  On commence par mettre dans la cavité cons  tituée par la paroi 1, 2, 3, de la matière     acti-          vante,    du peroxyde de     baryum    en poudre dans  le cas présent, puis on fond sur place cette  matière, par chauffage au chalumeau par  exemple;

   cette fusion forme alors une couche  de matière activante tapissant l'intérieur de  la paroi de molybdène.     Il    peut être avanta  geux, pour rendre plus rapides les opérations  ultérieures, de chauffer ensuite l'électrode  vers 850  C pendant une demi-heure     sous    vide,  ou dans un gaz inerte comme l'azote, ou ré  ducteur comme l'hydrogène.

   La formation de  l'électrode et l'opération correspondante pour  l'autre électrode sont ensuite réalisées,     comme          il    est     usuel        dans    cette     technique,    par exemple  en faisant passer des décharges entre ces deux  électrodes, montées dans la lampe, après avoir  dégazé celle-ci et y avoir introduit une atmo  sphère convenable, par exemple de l'argon,  sous une pression de quelques millimètres de  mercure.  



  L'électrode représentée sur la     fig.    3 com  porte une paroi en     molybdène    dé     i/ic    mm  d'épaisseur et formée     d'im    cylindre 21 et     d'im     fond 22. Ce. cylindre est soudé à -un' fil 24,  de nickel de 0,8 mm de diamètre par exemple,  qui supporte l'électrode et lui amène le cou  rant. Ainsi que pour l'électrode représentée  par les     fig.    1 et 2, le fil 24 est scellé de façon  étanche dans un pied 26, en verre,     lui-même     soudé à l'enveloppe 27.

   Le molybdène a, de  préférence, été soumis au préalable à un      chauffage vers 1200  C dans une atmosphère  d'hydrogène, qui, entre autres,     élimine    toute  trace d'oxydation.  



  La paroi de l'électrode est revêtue, sur sa  face interne, d'une couche relativement  épaisse 23 de substances émissives, obtenue  de la façon suivante: On remplit tout d'abord  la cavité     limitée    par la paroi 21, 22 de bioxyde  de     baryum    pur ou mélangé à d'autres ma  tières.

   Le tout est ensuite chauffé, au moins  à la température du rouge, dans une atmo  sphère réductrice, constituée par exemple par  un mélange d'azote et d'hydrogène ou par  du gaz     ammoniac;    la durée de ce chauffage  doit être au     'moins    égale à celle au bout de  laquelle le bioxyde de baryum est devenu  gris noir, la production de     baryum    métalli  que n'étant pas nécessaire; si l'on chauffe  vers 1250  C, cette durée est de l'ordre d'une       demi-minute,    donc relativement courte.

   Ce  chauffage peut être obtenu en induisant dans  la paroi 21, 22,     un    courant électrique à haute  fréquence, à l'aide d'une     bobine    telle que celle  représentée en 28 sur la     fig.    4. Cette opéra  tion de chauffage a pour effet de faire fon  dre le bioxyde de     baryum-    et- de faire réagir  l'un sur l'autre le bioxyde de     baryum    et le  molybdène.

   Le produit obtenu contient géné  ralement     environ    73% de baryum, 7% de  molybdène et     201/o    d'oxygène, ce qui corres  pond approximativement à la formule  7 Ba02     +    1     Mo03;    cette formule n'est indi  quée que comme une représentation de la com  position centésimale de la substance, car on  n'a pas pu déterminer de quel corps elle est  le mélange, ou même si elle n'est pas compo  sée     d'im    produit défini, pour     la"majeure    par  tie ':et pour le reste, de petites quantités de  produits à d'autres stades de la réaction.  



  Ce chauffage peut être effectué en atmo  sphère -simplement non oxydante (azote, gaz  rares), mais il est préférable que cette atmo  sphère soit réductrice, au moins pendant la       fin    de la réaction; en pratique, il est plus  simple d'utiliser pendant toute la durée du  chauffage une atmosphère réductrice. La ré  action ci-dessus se fait assez rapidement, mais  ne donne généralement pas lieu à un déborde-    ment des matières contenues dans la cavité,  débordement qui aurait pour effet gênant que  la face externe de la paroi de l'électrode  serait recouverte, au moins localement, de  substances émissives.  



  Dans l'opération     telle    qu'on la réalise en  pratique et qui s'effectue dans     un    mélange  d'azote et d'hydrogène, tout d'abord le chauf  fage à haute fréquence fait monter progres  sivement et en quatre secondes environ la       température    de la paroi à 900 ou 1000  C. A  ce moment, la réaction s'amorce, ce qui se  traduit par une brusque montée en tempé  rature de la paroi et par     im    bouillonnement  des matières contenues dans la cavité de  l'électrode; en une seconde environ, la tem  pérature de la paroi monte vers 1300  C, puis  retombe vers 1100  C. La réaction ne s'effec  tue pas brutalement.

   Lorsque le bouillonne  ment cesse, la réaction est pratiquement ter  minée, mais on continue à chauffer encore  pendant quatre secondes environ pour main  tenir la température vers 1100  C, afin d'être  Au que la réaction soit complète. Depuis le  début du chauffage, il s'est écoulé environ  9 secondes. La matière contenue dans la cavité  de l'électrode a alors une couleur gris noir. Il  est généralement inutile de pousser le chauf  fage au point que du baryum métallique se  dégage des substances émissives par     volatili-          sation,    en quantité sensible.  



  On laisse ensuite l'électrode se refroidir  pendant 10 ou 12 secondes     dans    la même  atmosphère que celle où le reste du traitement  a été effectué.  



  On recouvre ensuite d'un dépôt isolant  d'alumine 25 toutes les surfaces, autres que  l'intérieur de la cavité, où une tache cathodi  que pourrait se produire: surface externe de  la paroi 21, 22, arrivée de courant 23. Ce dépôt  25 est obtenu, par exemple, par projection au  pistolet d'une suspension d'alumine pulvérisée,  dans l'alcool; il peut, sans inconvénient, recou  vrir également une partie du pied 26.  



  Le remplacement du peroxyde par un  autre oxyde de baryum ou par un hydrate de  baryum donne de mauvais résultats: un autre      oxyde ne réagirait pas sur le molybdène, un  hydrate ne réagirait pas non plus et, dans  certains cas, provoquerait des' débordements  gênants pendant la réaction.  



  Si l'on veut faire réagir de faon analogue,  sur le peroxyde de     baryum,    du     tungstène,    la  réaction est violente et a même une allure  explosive. La plus     grande    partie des matières  est chassée de la cavité de l'électrode et ce     qtü     reste n'a aucune adhérence sur les parois;  cette adhérence est cependant une qualité  primordiale lorsque l'électrode doit fonction  ner à haute température et sans qu'on la pré  chauffe avant l'amorçage des décharges. La  réaction est également trop violente lorsque  le peroxyde de baryum est en contact avec cer  tains corps trop réducteurs comme l'alumi  nium ou le carbone.  



  Par contre, le dépôt émissif obtenu par le  procédé ci-dessus forme sur la paroi une croûte  très adhérente et dense, bien qu'il n'y ait au  cune opération de frittage. Ce dépôt est peu  détérioré par un court séjour à l'air, con  trairement aux oxydes ou aux hydrates sou  vent utilisés. On     petit    donc manipuler les élec  trodes sans précautions spéciales pendant les  opérations subséquentes. .  



       DeiLY    électrodes ainsi obtenues peuvent  être immédiatement mises en place par sou  dage des pieds auxquels elles sont     fixées,    res  pectivement aux deux extrémités d'un tube  de verre, revêtu ou non de matières fluores  centes. L'ensemble est     ensuite    soumis     aulx    opé  rations habituelles de la fabrication des lampes  fluorescentes et des tubes à décharge analo  gues: dégazage par les moyens habituels  (chauffage sous vide dans une étuve ou par  des décharges, chauffage des électrodes par  champ à haute fréquence), remplissage de gaz  rare et introduction d'une goutte de mercure,  fonctionnement pendant quelques minutes  afin de faire diffuser le merci-ire dans la  lampe.

   Il est à remarquer que, en général,  l'opération de dégazage n'est plus accompa  gnée de la  formation  de l'électrode et n'a  plus besoin d'être effectuée par des dé  charges prolongées et à très forte intensité;  l'électrode est en effet à l'état  activé  dès    que la réaction entre. le bioxyde de     baryum     et le molybdène est terminée.  



  Si l'on désire conserver une électrode     un-          certain    temps avant de la monter, il suffit de  déposer     ime    goutte de collodion     dans    sa     cavité.     En séchant, cette goutte laisse sur la surface  des substances émissives une pellicule de     nitro-    ;  cellulose étanche; cette pellicule disparaîtra  ensuite lors du dégazage du tube dans lequel  sera montée l'électrode.  



  Il est probable que, lors du fonctionnement  de cette électrode, le bioxyde de     baryum    con  tinue à réagir sur le molybdène de la paroi:  on constate, en     effet,,que    celle-ci est rongée       progressivement    et finit même par se percer.  



  On     petit    également constater que les taches  qui, après un certain temps de     fonctionne-    ,  ment, se produisent au voisinage des élec  trodes ainsi fabriquées; contiennent un peu de  molybdène; par contre, contrairement aux  taches dues aux électrodes activées au baryum  par les procédés connus, le     baryLun    n'y est     -,     souvent pas décelable et, en tous cas, y est en  quantité si faible qu'on ne     petit    le doser par  les moyens chimiques usuels.  



  Une telle électrode, destinée .à émettre un  courant pouvant varier de 0,1 à 0,5 ampère;  peut avoir, par exemple, un     diamètre'de    4 mm  et     -une    longueur de 10 mm; la quantité corres  pondante de bioxyde de     baryum        utilisée    pour  l'activer est de l'ordre de 100 milligrammes:  Cette électrode, en fonctionnement sous  0,4 ampère, peut     subir    au     moins    200 000 allu  mages avant d'être mise hors d'usage, chacun  de ces allumages étant suivi     d'une    période de  fonctionnement de 10 secondes et d'un arrêt,  pendant 10 secondes.

   D'après les résultats  obtenus jusqu'ici dans la construction des  lampes fluorescentes à cathodes froides ou  chaudes,     tut    tel nombre d'allumages possibles  correspond à une vie probable en service nor  mal de l'ordre- de 15 000 heures. La     somme    de  la chute anodique et de la chute cathodique  pour une telle électrode est, en fonctionne  ment, d'environ 20 à 40 volts pour des cou  rants de 0,2 à- 0,5 ampère; ces     tensions    sont  voisines de celles que l'on obtient dans le cas  d'électrodes formées d'un filament enroulé en      hélice et revêtu de -matières émissives, et sont  très inférieures à celles des électrodes dites   froides .

   La  zone chaude  de l'électrode est  une très petite surface, presque     un    point, dont  la température, dans le cas de l'électrode  ayant les dimensions indiquées, varie de 1200  à 1800  C selon l'intensité du courant débité  (0,1 à 0,6 ampère). Au voisinage immédiat de  cette zone chaude, la température s'abaisse très  rapidement, par exemple à 700  C pour un  débit de 0,4 ampère, ou 900  C pour un débit  de 0,6 ampère; la température s'abaisse encore  lorsqu'on - s'éloigne davantage de la  zone  chaude  et que l'on se rapproche de     l'-emplace-          ment    où est     fixée    l'arrivée de courant.  



  Le volume de cette électrode, qui n'est que  de 0,12 cm? pour un débit     maxim-un    normal  de 0,5 ampère, est beaucoup plus faible que  le     volume    des électrodes non     filamentaires     usuelles de cette puissance. Dans ce     volume,     on peut introduire 0,1 g de peroxyde de ba  ryum sans que l'on soit gêné par des déborde  ments pendant la réaction ou le chauffage qui  la précède; cette quantité est relativement im  portante, ce qui est une des raisons de la  longue durée de vie d'une telle électrode.  



  L'électrode représentée sur la     fig.    4 est       analogue    à celle représentée sur la     fig.    3;  mais sa paroi 29 n'est pas en molybdène,  mais     en    fer très pur, le molybdène     métallique     étant fourni par un fil 30 de ce métal, enroulé  en hélice et disposé dans la cavité avant que  l'on     introduise    le bioxyde- de baryum dans  celle-ci.

      Sur cette même     fig.    4 est représentée, en  coupe, la bobine 28 au milieu de laquelle on  place l'électrode en vue de chauffer le bioxyde  de baryum et de le faire réagir sur le molyb  dène; lorsque cette bobine est parcourue par  un courant de fréquence et     d'intensité    conve  nables, elle induit dans la paroi de l'électrode'  et, dans le cas présent, dans l'hélice de molyb  dène 30, des courants de Foucault qui chauf  fent ces parties métalliques et, par conduction  thermique, le bioxyde de     baryum    et les autres  matières pouvant être contenues dans la cavité  de l'électrode.

      La     fig.    5 représente une électrode dans la  quelle la paroi 33 est en céramique, en stéatite  par exemple, le courant électrique est amené  par le fil 34, qui se prolonge en une sorte  d'hélice 35, au sein des substances émissives  23. Le molybdène métallique servant à cons  tituer ces dernières est introduit dans la cavité  de l'électrode, par exemple sous forme de  grains de molybdène, grossièrement mélangés  au préalable au bioxyde de baryum. Une ron  delle 36, en molybdène ou en fer par exemple,  empêche le bioxyde de baryum fondu de cou  ler par le jeu existant entre l'arrivée de cou  rant 34 et l'orifice de la paroi 33 par lequel  cette arrivée pénètre dans la cavité de l'élec  trode.  



  Sur les     fig.    3 et 4, l'ouverture de l'électrode  est dirigée vers le pied auquel est fixée cette  dernière, afin que les taches noires que l'on  observe généralement au voisinage des élec  trodes se produisent près du pied; sur la     fig.    5,  au contraire, l'ouverture de l'électrode est diri  gée en sens inverse. Il est évident que l'une  ou l'autre de ces dispositions peut être utilisée  indifféremment pour les     trois    types d'élec  trodes représentés sur les     fig.    3, 4, 5. De  même, chacune des électrodes peut être mu  nie     d'un    ou de deux supports, ou même     phis,     un ou plusieurs de ces supports pouvant ne  pas servir d'amenée de courant.

   Le molybdène  métallique pour chacune de ces électrodes peut  être sous forme de feuille, fil, poudre, etc. ou  sous plusieurs de ces formes simultanément.  



  Comme indiqué plus haut, la réaction du  peroxyde de     baryum    peut être effectuée égale  ment sur du tantale (le molybdène étant, ou  non, présent également).  



  L'électrode peut alors être encore, par  exemple, du type représenté sur la     fig.    3. Sa  paroi comporte     -une    virole cylindrique et un  fond, tous     deux    en feuille de molybdène de  0,1 mm d'épaisseur. Cette paroi a été, au  préalable, désoxydée par chauffage vers 1200  C  dans l'hydrogène, puis soudée à une arrivée  de courant, elle-même scellée dans un pied.

   Le  revêtement émissif de l'électrode est obtenu de  la façon suivante: On introduit dans la cavité  de la paroi un mélange de bioxyde de baryum      pulvérisé et de poudre de tantale métallique,  mélange que l'on a laissé à l'air humide pen  dant -une journée; l'électrode,     suspendue    à son  pied, est ensuite installée dans une enceinte  parcourue par un mélange d'azote et d'hydro  gène. On porte ensuite, à l'aide d'un champ  magnétique à haute fréquence, la paroi de  l'électrode à une température supérieure au  rouge, ceci pendant une durée suffisante pour  obtenir la fusion du peroxyde de baryum et  sa réaction sur le molybdène.

   Cette étape de  la fabrication a été décrite en détail ci-dessus,  à propos de la     fig.    3; dans le cas présent, du  tantale est en présence du bioxyde et réagit  sur ce dernier, mais cela ne change pratique  ment pas les températures et durées de réac  tion, qui sont, par exemple, une dizaine de  secondes vers 1200  C.  



  L'intérieur de l'électrode se trouve, après  cette réaction, recouvert d'une croûte adhé  rente,     granitée    et noirâtre, qui constitue la  substance émissive activant l'électrode. On  laisse l'électrode se refroidir une dizaine de  secondes dans l'enceinte, puis on l'enlève et  on recouvre d'alumine sa surface externe et  son arrivée de courant.  



  Une électrode ainsi fabriquée a très peu  tendance à produire des taches noires sur l'en  veloppe de la lampe dans laquelle elle est  montée; de plus, on peut la laisser quelques  minutes à l'air libre sans qu'elle soit altérée  d'une façon gênante.  



  Une telle électrode, destinée à émettre un  courant pouvant varier de 30 à 250 milli  ampères peut avoir, par exemple, un diamètre  de 4 mm et une longueur de 5 mm; les quan  tités correspondantes de bioxyde de baryum  et de tantale que l'on a utilisées sont respecti  vement de l'ordre de 60 milligrammes et de  40 milligrammes. .  



  Ces quantités, et même leurs proportions,  peuvent d'ailleurs varier fortement tout en  donnant d'aussi bons résultats. Le tantale  peut être utilisé sous d'autres formes qu'en  poudre, par exemple en fil ou paillettes; il  peut même constituer tout ou partie de la  paroi de l'électrode. Le tantale peut être com  plètement noyé dans le peroxyde de baryum,    mais il peut aussi, par exemple, s'il est     utilisé     sous forme de fil, dépasser la surface du per-,  oxyde et même sortir de la cavité de l'élec  trode.  



  La paroi de l'électrode peut être ni en  molybdène, ni en tantale, mais, par exemple,  en fer très pur ou en céramique, comme décrit  plus haut.  



  Du moment que du tantale est en contact  avec le peroxyde de baryum, il n'est pas né  cessaire que du molybdène métallique soit en  contact avec le peroxyde de baryum pendant  la réaction; l'électrode peut même ne pas com  porter de molybdène.  



  L'atmosphère dans laquelle on effectue la  fusion     petit    être autre     qu'un    mélange d'hydro  gène et d'azote, par exemple de l'hydrogène,  du gaz ammoniac, de l'azote, un gaz rare, etc.;  mais il est généralement préférable que la  réaction du bioxyde de     baryton    sur le tantale,  et éventuellement le molybdène, se termine en  atmosphère réductrice.

   L'eau, dont la présence  petit ne pas être nécessaire, peut d'ailleurs  être introduite avec une seule des matières  servant à produire les substances émissives,  par exemple en humectant légèrement le  bioxyde de baryum, ou bien être ajoutée sous  forme d'une très petite goutte d'eau à ces ma  tières après leur mise en place dans la     cavité     de l'électrode, mais avant la réaction ou bien  en utilisant un gaz humide pour     constituer     l'atmosphère dans laquelle cette réaction est ,  effectuée.  



  On a constaté que la réaction du peroxyde  de baryum lors de sa fusion s'effectue avec  une rapidité gênante dans certains cas, en  particulier lorsque ce corps est très pur et ,  très sec. Cette réaction peut être ralentie par  l'addition de substances relativement inertes  comme un oxyde ou un carbonate     alcalino-          terreux    ou un mélange     d'oxydes    ou de carbo  nates alcalino-terreux. On utilise, par exemple,<B>,.</B>  5 g de carbonate de baryum pour 100 g de  peroxyde. La présence d'une trace d'eau, uti  lisée comme indiqué ci-dessus, ralentit égale  ment la réaction.  



  La réaction du peroxyde de baryum sur au ,  moins l'un des métaux     molybdènë    et tantale,      et pouvant être mélangé à d'autres substances  comme le carbonate de     baryum,    peut être  effectuée à l'extérieur de la cavité de l'élec  trode. Les conditions préférées pour cette  réaction sont analogues à celles indiquées     ci-          avant,    à savoir -un chauffage au-dessus du  rouge, pouvant ne durer que quelques secondes,  dans une atmosphère qui, au moins à la fin,  est réductrice ou     noir    oxydante.

   Cette réaction  donne -une matière émissive utilisable pour les  électrodes; une fois ainsi fabriquée, cette ma  tière doit être fixée sur la partie de l'électrode  qui est     destinée    à supporter la substance     acti-          vante.    Cette fixation peut être réalisée d'une  façon tout à fait satisfaisante en mélangeant  la matière obtenue et broyée, avec. une nou  velle quantité clé peroxyde de baryum, en dis  posant ce mélange sur la partie à activer de  l'électrode, et en chauffant cette partie de  façon à faire fondre le peroxyde de baryum.  



  La     fig.    6 représente, à titre d'exemple, les  résultats d'essais dans lesquels on a étudié la  variation, en fonction de l'intensité du cou  rant de décharge, de la tension aux bornes de  lampes fluorescentes de 150 cm de long et de  15 mm de diamètre intérieur, munies soit  d'électrodes obtenues selon une mise en     couvre     du procédé selon la présente invention, soit  d'électrodes froides.  



  Les points de la     courbe    38 ont été obtenus  avec une lampe munie de deux électrodes dites   froides , non activées, en fer nickelé, et de  12     cm2    de surface chacune. Ceux de la courbe  39 sont relatifs à une lampe munie d'élec  trodes ayant la même forme et la même     dispo-          sitioii    que celle représentée sur la     fig.    3, acti  vées à l'aide d'un mélange contenant, par élec  trode, environ 60 milligrammes de bioxyde     _    de       baryum    et 40 milligrammes de poudre de tan  tale; dans le cas présent, chaque électrode a  4 mm de diamètre et 5     mm    de long.  



  On peut voir sur la courbe 39 que la ten  sion aux bornes de la lampe reste nettement  inférieure à celle obtenue avec des électrodes  froides et augmente peu lorsque le courant  diminue, tant que ce dernier reste supérieur à  25 milliampères.-La chute cathodique de ces  électrodes est faible, même pour des courants    aussi faibles que 25 milliampères; elle est de  l'ordre de 25 volts (18 volts à 60 milliampères,  15 volts à 100 milliampères). Ceci est un ré  sultat particulièrement remarquable car, jus  qu'ici, on n'est pas parvenu à faire fonction  ner     Lune    électrode en régime à faible chute de  tension pour des courants inférieurs à 100  milliampères.  



  La comparaison des courbes 38 et 39  montre que la tension aux bornes de la lampe  à électrodes fabriquées selon une mise en       aeuvre    du procédé selon l'invention est infé  rieure d'environ 200 volts à celle de la lampe  à électrodes froides. Cette différence est due       aiLY    électrodes car celles-ci constituent la seule       différence    entre les deux lampes.

   Ce gain de  tension permet, par exemple, d'alimenter en  série     deux    lampes du     type    correspondant- à la  courbe 39 avec     un    transformateur à fuites  magnétiques ayant une tension à vide de  1300 volts et un courant normal de 50 milli  ampères; ce transformateur est normalement  utilisé pour alimenter un unique tube corres  pondant à la courbe 38, ayant mêmes dimen  sions et même puissance     lumineuse    que cha  cun des tubes précédents.  



  Une autre conséquence de cette faible  chute de tension est que,     lorsqu'une    lampe,  munie de ces électrodes, fonctionne au régime  de 50 milliampères, la température de son  enveloppe n'atteint, à hauteur des électrodes,  que 75 ou 80  C, et seulement sur moins d'un       centimètre    de longueur, bien que ces élec  trodes soient des électrodes dites  chaudes ;  par contre, pour une lampe analogue et fonc  tionnant également sous 50 milliampères, mais  munie d'électrodes dites  froides , la partie  correspondante de l'enveloppe atteint environ  120  C et mesure à peu près 4 cm de long.  



  Un autre avantage de ces électrodes par  rapport aux électrodes froides, dont elles ont  la longue durée, est leur très faible encom  brement. Ces électrodes permettent d'obtenir  que la lampe sur laquelle elles sont montées  soit     lLUnineuse    sur toute sa longueur, spéciale  ment lorsque leur ouverture est tournée vers  le pied qui les supporte, comme représenté  sur la     fig.    3.

   On peut, en montant -bout à bout      de telles lampes, constituer une source lumi  neuse de longueur aussi grande qu'on le dé  sire et ne présentant pratiquement pas de  solution de continuité; par contre, si l'on  veut obtenir le même résultat avec des lampes  à électrodes froides, on est obligé de loger  celles-ci dans des tubes de longueur corres  pondante     qu,    l'on soude aux extrémités du  tube     eonstitaant    la partie visible de la lampe  et que l'on ramène parallèlement à celui-ci.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de fabrication d'électrodes acti vées pour tubes à décharge électrique, carac térisé en ce qu'on met, en présence une subs tance formée au moins dans sa majeure partie de peroxyde de baryum avec au moins un mé tal réfractaire ayant un point de fusion com pris entre 2400 et 3000 C et un poids ato mique compris entre 95 et 182, et en faisant réagir chimiquement le peroxyde de baryum avec ledit métal en portant ces deux corps à une température comprise entre 500 e# 1300 C, le produit gris noir-en résultant étant.
    destiné à constituer la matière émissive de l'électrode, au moins la fin de ladite réaction étant réalisée dans une atmosphère non oxy dante à une pression voisine de la pression atmosphérique. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que ledit métal réfractaire est le mol ybdène. 2. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que ledit métal réfractaire est le tantale. 3. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que l'on effectue la fin de la réac tion dans une atmosphère réductrice. 4. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce qu'on arrête la réaction avant la volatilisation de baryum métallique. . 5.
    Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que l'on effectue ladite réaction en présence d'ïm peu d'eau. 6. Procédé selon la revendication, caracté risé en ee que l'on mélange le peroxyde de baryum, lors de ladite réaction, à une subs tance relativement inerte. 7. Procédé selon la sous-revendication 6, caractérisé en ce que ladite substance relative ment inerte est du carbonate alcalino-terreux. 8.
    Procédé selon la revendication, pour l'obtention d'une électrode de forme creuse et garnie intérieurement de la matière émis- sive, caractérisé en ce que l'on introduit ladite substance dans la cavité de l'électrode et en ce qu'on la fond ensuite dans cette cavité en présence dudit métal réfractaire. 9.
    Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que l'on broie le produit obtenu par ladite réaction, en ce qu'on -le mélange à ime quantité supplémentaire de peroxyde de ba- ryiuu, en ce qu'on dispose ce mélange sur la partie de l'électrode qui doit supporter la ma tière émissive, et en ce qu'on chauffe cette partie de façon à faire fondre le peroxyde de baryum. 10.
    Procédé selon la sous-revendication 8, caractérisé en ce que ledit métal réfractaire sur lequel réagit le peroxyde de baryum cons titue, au moins partiellement, une partie de la paroi de ladite cavité.
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