Procédé de construction d'un plancher chauffable et plancher obtenu par ce procédé. La présente invention a pour objet un pro cédé de construction d'un plancher chauffable au moyen de gaz chauds, et un plancher ehauffable obtenu par ce procédé.
Les planchers connus de ce genre cojti- prennent des conduits en poterie de grandes dimensions transversales ou, de préférence, des tuyaux métalliques, par exemple en tôle galvanisée, noyés dans une couche de béton.
Ces tuyaux rectilignes et parallèles sont ou cylindriques, d'un diamètre de l'ordre de 8 centimètres, ou rectangulaires et d'une sec tion transversale sensiblement équivalente.
La forme rectangulaire a sur la. forme cylindrique l'avantage de réduire l'épaisseur\ nécessaire de béton d'enrobage; mais, de toute façon, ces formes de réalisation sont très oné reuses et, de plus, très lourdes.
L'invention a pour but d'éliminer cet inconvénient en permettant la réalisation d'un plancher dans lequel les conduits n'ont qu'une faible hauteur et n'exigent par conséquent qu'une faible épaisseur de la couche de béton d'enrobage. Elle vise, en outre, à. permettre la réalisation d'un plancher dans lequel ces con duits ne sont pas nécessairement rectilignes, ce qui favorise leur disposition rationnelle et contribue à rendre plus égale due dans les constructions connues la répartition de la elia- leur à la surface du plancher. Le procédé de construction d'un plancher ehauffable au moyen de gaz chauds selon l'invention est caractérisé en ce qu'on ménage à la surface d'une couche de béton maigre destinée à supporter un dallage, au moment.
même de son épandage, des rigoles destinées à servir de conduits pour les gaz chauds, qu'on recouvre ensuite ces rigoles de plaques de tôle, qu'on rend étanche cette couverture par appli cation d'une couche de mortier, et qu'on applique le dallage sur celle-ci.
Selon l'invention, le plancher chauffable obtenu par ce procédé est caractérisé en ce qu'il comprend une couche de béton maigre dans laquelle sont ménagées des rigoles, des plaques de tôle recouvrant ces rigoles, une couche de mortier superposée à cette couver ture, et un dallage appliqué sur cette couche de mortier et. fixé par elle.
Le dessin annexé illustre. le procédé et représente, à titre d'exemples, quelques formes d'exécution du plancher obtenu par le procédé.
La fig. 1 représente, en coupe verticale, une partie du plancher chauffable en béton avec dallage, cette coupe étant faite perpen- dieulairernent à une rigole de chauffage.
La, fig. 2 montre, également en coupe verti cale faite perpendiculairement à une rigole de chauffage, mais à phis petite échelle que la fig. 1, une partie d'un plancher comprise entre deux poutrelles. La fig. 3 est une vue en coupe verticale d'un plancher chauffable, montrant en coupe longitudinale une rigole de chauffage et eu coupe transversale une gaine d'alimentation.
La fig. 'Da est une vue en coupe selon la ligne IIIa-Ma de la fig. 3.
La fig. .1 montre une partie d'uri plancher ehauffable avant la mise en place (les plaques de tôle et l'application du dallage.
La fig. 5 est une vue en plan d'une autre forme d'exécution du plancher.
Dans les planchers représentés, des rigoles 1. de section trapézoïdale sont ménagées dans une couche de béton maigre \? au moment même de son exécution et elles sont recou vertes ensuite de plaques de tôle 3, de faible épaisseur, sur lesquelles repose un dallage 4 par l'intermédiaire d'une couche habituelle de mortier de fixation 5, de 1 à 3 cin d'épaisseur.
Les plaques de tôle 3 servent. en même temps de couvercles aux rigoles 1 et d'ailes de répartition de la chaleur sous le dallage. La chaleur est, transmise par les plaques 3 de l'air ou du gaz chaud circulant dans les rigoles 1, directement à la couche de fixation 5 et de celle-ci au dallage .1, sans passer par la couche de béton maigre 2. Les plaques de tôle 3 étant en contact avec la couche de fixa tion 5 sur une grande partie de la face infé rieure de celle-ci, les inégalités de température à la surface du dallage sont relativement fai bles.
La forme de section trapézoïdale de la rigole, la plus grande base de celle-ci étant tournée vers le haut, est particulièrement avantageuse, car elle permet de donner au gaz circulant dans une rigole de section détermi née une grande surface de contact, avec les plaques clé tôle 3. En outre, grâce à la résis tance à la flexion de ces plaques, il est. pos sible de réaliser des rigoles relativement larges et peu profondes, et. par conséquent de donner à la couche de béton 2 une épaisseur et un poids relativement faibles.
Quant au tracé en plan de ces rigoles, il peut être quelconque, rectiligne, sinueux, en zigzag, etc. et être adapté à la forme et aux dimensions du plancher. Les rigoles partent d'uii petit nombre de conduits 6, alimentés chacun en air chaud par un ventilateur monté à un emplacement appro prié. La forme de la section transversale de ces conduits peut être choisie selon l'épaisseur de la couche de béton.
Ces conduits d'amenée d'air chaud peuvent i-tre eux-mêmes soit fortement isolés au moyeu clé plaques î-3 d'isolants connus, tels que le carton d'amiante, le liège, ou le bois agglo méré, s'ils servent avant tout au transport à distance de l'air chaud à des rigoles éloignées, ou bien ils peuvent n'être que moyennement isolés, ou même présenter des parois relative ment conductrices de la chaleur vers le haut, sur les flancs, ou même vers le bas, si ces con duits doivent eux-mêmes contribuer au chauf fage du plancher, ou également à celui d'un local situé au-dessous.
A ces conduits 6 d'air chaud, les rigoles 1 de chauffage proprement dit décrites ci-des sus sont raccordées chacune par une de leurs extrémités. Le nombre, la disposition, la lon gueur et la section transversale de ces rigoles sont choisis selon les dimensions en plan et l'épaisseur du plancher.
De l'extrémité de ehaque rigole opposée à celle par laquelle elle est raccordée à -uni con duit 6, l'air refroidi partiellement se déverse dans le local à. chauffer, à travers des bouelies de soufflage soit au sol, soit en plinthes, de l'un clés nombreux types connus.
.1 la fig. 3, par exemple, est représentée une bouche de soufflage au sol 9 dans laquelle le réglage du débit d'air à. la sortie de chaque rigole 1 est obtenu au moyen d'une langue de tôle 10 qu'on replie plus ou moins fortement à la main pour lui donner la forme de déflec teur.
Une même bouche de souffla-e 9 (fi-. 4). en forme de caniveau allongé, peut d'ailleurs servir au débouché de plusieurs rigoles 1. Il cat avantageux de loger les bouches de souf flage aussi près que possible des parois froides devant lesquelles elles créent. un rideau d'air tiède. Il est facile de donner à. chaque rigole une longueur voulue et déterminée par le cal cul avant son aboutissement à une telle bouche, en lui donnant un tracé en plan con venable, puisque ce tracé, comme dit ci-des sus, peut- n'être pas rectiligne.
Il est bien évident que tout ce qui vient ( t êt i -c dit ne s'applique qu'au cas du chauf- fage par air chaud; si le chauffage doit se faire par d'autres gaz chauds, ceux-ci, à la sortie des rigoles, sont dirigés vers une cheminée d'évacuation au mopen de conduits semblables aux conduits d'alimentation 6.
Enfin, le plancher peut être agencé de layon à comprendre deux conduits d'alimenta tion 6 (fig. 5) dans lesquelles l'air chaud eir- etile dans des sens opposés et de chacun des quels partent des rigoles 1, les rigoles partant de l'un des conduits alternant avec celles par tant du conduit opposé, afin de répartir la chaleur d'une faon aussi uniforme que pos sible à la surface du dallage.
Chaque rigole aboutit, par son extrémhé opposée à celle par laquelle elle est raccordée à l'uti des conduits 6, et sans communiquer avec le conduit opposé, à une bouche à air montant dans la plinthe d'une paroi verticale bordant le plancher.
Bien que la fig. 5 indique des bouches de soufflage en plinthe, celles-ci peuvent. évidem ment. être réalisées sous forme de bouches ménagées dans le plancher, comme dans l'exemple de la fi-. 3.
Le plancher selon la fig. 5 est spécialement avantageux lorsque la chute de température calculée dans les conduits et rigoles est importante.