Procédé pour former des caractères sur une matière à imprimer et machine pour la mise en aeuvre du procédé. L'invention comprend un procédé pour former des caractères sur -une matière à im primer, notamment sur du papier, et une machine pour la mise en aeuvre :du procédé.
Elle a pour but de fournir une machine telle que l'impression puisse se faire auto matiquement, à une vitesse relativement éle vée, à l'aide d'un ou de plusieurs styles. Par l'expression vitesse relativement élevée , on entend la faculté d'un ou de chaque style de foi-mer des caractères à une vitesse d'au moins 150 caractères .par minute.
Le procédé que comprend l'invention est caractérisé en ce qu'on, déplace la matière à imprimer dans une direction à une vitesse linéaire qui détermine une dimension maxi- nium d'un caractère, qu'on anime d'un mouvement de va-et-vient le bout traceur seulement d'au moins un style dans une di rection perpendiculaire à la direction du mouvement de la matière à. imprimer et sui vant un trajet déterminant l'autre dimen sion maximum chi, caractère, et.
qu'on fait agir des impulsions sur le style pendant son mouvement de va-et-vient, pour produire un mouvement axial de celui-ci l'obligeant à tra cer ainsi des marques qui forment le carac tère voulu sur la matière à imprimer.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine que comprend l'invention. . Les fig. 1A, 1B et 1C, prises ensemble, montrent en vue de côté une forme d'exé cution de la machine commandée par tune carte documentaire pour former des indica tions fournies par des cartes perforées.
Les fig. 2A, 2B et 2C, prises ensemble, montrent., en plan, cette même forme d'exé cution de la machine.
La fig. 3 illustre le fonctionnement d'un style d'impression.
La fig. 4 montre, en coupe axiale, un style et ses moyens de commande.
La fig. 5 montre, à plus grande échelle, le bout traceur d'un style.
La fig. 6 montre un disque destiné à commander la formation de la lettre A .
La fig. 7 montre, graphiquement, la ma nière dont, sous la commande du disque de la fig. 6, le style forme la lettre A sur la matière à imprimer.
La fig. 8 montre, -à plus grande échelle, une partie d'un dispositif explorateur de cartes documentaires, tel que montré sur la fig. 1C.- La fig. 9 montre un. schéma de circuit, destiné à expliquer comment la sélection des caractères est effectuée.
La machine représentée au dessin com prend plusieurs styles, constitués chacun par un organe en forme d'aiguille, formé par une mince tige en acier 11 avec un bout traceur conique. Ce bout n'est toutefois pas finement pointu, mais est aplati en ayant un petit dia mètre, comme indiqué en 12 (fig. 5). Dans une variante, ce bout peut également être arrondi.
Les styles sont susceptibles de cou lisser dans des guides 13 (fig.1A et 2A) montés sur -un bâti 14 ,de la machine, de manière qu'ils puissent être rapprochés et écartés axialement de la face voisine d'une platine 15 comprenant un barreau rigide fixé sur -Lin support 16 monté sur le bâti 14.
Les styles sont. supportés de manière telle que leurs bouts traceurs puissent exécuter librement un mouvement de va-et-vient dans une direction qui s'étend .dans le sens de lon gueur de la platine<B>15</B> et, à cet effet, les bouts passent à travers des trous 17 (fig. 3) ménagés dans un organe suscéptible d'être animé d'un mouvement de va-et-vient et cons titué par une plaque 18 guidée longitudi- nalement dans des guides .fixes 19 et 20 (fig. 1g et 2A)
. Cet organe 18 est relié par suie biellette 21 (fig. 2Ë1) et un excentrique 22 à un arbre 23 solidaire rotativement d'une poulie 24 et une courroie 25 (fig. 1B et 2B) et par un moteur électrique non représenté. L'excentricité est telle que ï'amplitude du mouvement de va-et-vient -du bout traceur du style est égale à la largeur maximum d'un caractère à tracer (fig. 7).
Sur les fig. 1E1 et 2A, on montre une tête d'impression avec. vingt-cinq styles 11 disposés dans la tête en cinq rangées ayant chacune cinq styles, une rangée étant seulement montrée sur la fig. 2A.
Les styles sont disposés dans la tête de manière telle que les bouts traceurs viennent tous frapper le centre de la platine 15, comme visible sur la fig. 1E1.
Plusieurs .disques 26, qui déterminent les caractères et qui sont au nombre de trente- neuf (fig. 1B, <I>2B</I> et 6), sont montés -de ma nière à pouvoir totuner simultanément avec un arbre 27, qui repose dans des paliers 28 fixés au bâti 14, et l'arbre 27 tourne en syn- chronisme avec l'excentrique 22 à l'aide du couple réducteur 29, 30 dont un pignon 29 est calé sur ;l'arbre 23.
Le -long du contour de chaque disque 26 sont montés -plusieurs contacts électriques, et sur la fig. 6 ces contacts sont désignés par 26e-26cc. A chaque disque 26 sont adjoints deux balais électriques 32 qui prennent appui sur le contour du disque pour venir succes sivement s'appliquer sur les contacts péri- phériques de ce disque quand celui-ci. tourne.
On voit sur la fig. 6 que les contacts sont répartis autour de la périphérie d'un disque, de manière telle qu'à des intervalles pré déterminés des circuits électriques soient fer més par l'application des balais sur les con tacts, de sorte que des impulsions électriques sont fournies à des mécanismes de com mande 33 (fig. 1A, 2t1 et 4) pour obtenir le mouvement axial des styles 11 vers la pla tine 15. Les mécanismes de commande 33 sont montés sur une tête 34 fixée au bâti.
14 et (fig. 4), chaque mécanisme comprend une boîte 35 contenant une pièce polaire 36 et un aimant permanent 37. Une armature 38 est susceptible de coulisser sur l'extrémité. externe de l'aimant permanent - 37, et est logée dans l'entrefer existant, entre la- pièce 36 et l'aimant 37. L'armature 38 porte une bobine 39 reliée par des fils 40 à un des ba- lais 32 de chacun des disques 26.
Chaque style 11 est fixé à son armature 38, ,de manière à se déplacer axialement avec elle (fig. 4), de sorte que le style est déplacé axialement sui vant in mouvement alternatif vers la platine 15 à des intervalles déterminés, sous la com mande d'un disque 26, de manière à tracer sur la matière à imprimer un caractère par un grand nombre de petits points qui, dans certains cas, peuvent être des traits, ladite matière étant déplacée de la manière décrite ci-après, entre le bout trace-tir 12 du style et de la platine 15.
La matière à imprimer est constituée par une bande de papier 41 (fig. 1.. et 3) four nie par un mécanisme débiteur bien connu et non représenté, de manière telle qu'elle avance avec tune vitesse linéaire constante entre le bout traceur 12 du style et la pla tine 15 pour déterminer la hauteur du carac tère formé par le style. Avec la bande de papier 41 avance un moyen de transfert constitué par un ruban encreur 42.
Quand le style 11 reçoit une impulsion qui le déplace axialement, il vient frapper le ruban 42, de sorte qu'un petit point ou trait, suivant la durée de l'impulsion déterminée par les con tacts d'un disque 26, est marqué sur le pa pier par le transfert de l'encre :Fournie par le ruban. Il est à noter que le mouvement axial du style est très court, et que celui-ci revient à sa position initiale par rebondisse ment.
Les fig. 6 et 7 montrent, respectivement. un disque 26, qui détermine le caractère et qui agit sur les mécanismes de commande 33 (fig. 1f1., 2B et 4) commandant un style par lequel on forme la lettre A , et la manière dont, sous la commande du disque, la lettre A est formée par le style.
Sur la fig. 7, les deux verticales indiquent les deux extré mités de la course du bout 12 d'un style, et qui se produit par suite de son mouvement alternatif-' sous la commande de la plaque<B>18,</B> alors due les lignes obliques indiquent approximativement le trajet suivi dans l'espace par le bout 12 par rapport à la bande de papier 41, pendant que celle-ci est déplacée transversalement à une vitesse liné aire constante, comme expliqué plus haut.
Sur la fig. 7, les positions extrêmes du bout 12 sont choisies de manière telle que, pour un tour complet du disque 26, le bout 12 suive vingt-deux trajets dans l'espace par rapport à la bande de papier. De ces vingt- deux trajets, seize sont -utilisés polir la for tnation d'un caractère, et les six trajets res tants sont des blancs et représentent l'inter valle pendant lequel, dans la. machine en question, une carte est explorée et pendant lequel les indications, relevées sur cette carte, sont. interprétées.
Les contacts électriques 26a-26cc sont répartis de manière telle le long de la péri phérie du disque 26, qu'à des intervalles et à des périodes déterminés par ces contacts, on obtienne l'excitation de la bobine par la quelle le bout 1.2 vient frapper contre le ru ban encreur, de telle sorte que, suivant la longueur ou durée d'un contact, on marque sur la bande de papier 41 lin point ou uza trait.
Les chiffres de référence 26ca-26cc (fig. 6 et 7) désignent les contacts ainsi que les points et traits marqués à l'aide de ceux- ci, le contact 26p, par exemple, permettant le tracé d'une ligne. Il est évident que, de l a manière connue, les moyens d'avancement du papier comportent des moyens de réglage, par lesquels on peut faire varier la vitesse linéaire du papier afin que l'on puisse mo difier à volonté la hauteur du caractère à former.
Dans @ce qui précède, on a décrit la ma nière dont un caractère individuel est formé par un style 11, mais il est évident que l'on peut, par une constitution particulière des disques de commande 26, obtenir que chaque style soit actionné sélectivement .polir :Former un quelconque ou plusieurs caractères prédé terminés.
A titre d'exemple, on admet que l'impres sion doit être faite en se basant directement sur l'exploration de cartes de statistiques perforées et que chaque style est susceptible de former, sous la commande d'un groupe de disques 26, un. quelconque des trente-neuf caractères constitués par les vingt-six lettres de l'alphabet; les chiffres 1 à 9 et quatre caractères spéciaux correspondent respective ment aux signes & , -h , - et 0 .
A cet effet et comme connu, les indications autres que celles représentées par les chiffres 1 à 9, sont poinçonnées dans une carte selon un code à deux trous et, à, titre d'exemple, on suppose que l'on se sert de cartes dans lesquelles il existe .douze positions pour les indications dans chaque colonne verticale de la carte, ces positions correspondant aux nombres 1 à 12.
Par conséquent, dans une colonne quelconque d'une carte, un troc unique percé à laie quelconque des positions N# 1 à N 9 a son identité normale, mais quand un trou est percé à une des positions, en combinaison avec un autre trou polir Pluie des positions N 10, N 11 ou N 12; les deux trous ont un caractère prédéterminé.
Ceci est montré sur la fig. 9 qui indique, pour une colonne seulement, les moyens sélec teurs destinés à interpréter les indications explorées dans -une seule colonne de la carte, et -à sélectionner pour cette colonne, le style qui est à actionner. Il est à noter, toutefois, que des circuits analogues sont destinés pour chacune des autres colonnes de la carte, à explorer et à interpréter les indications qui doivent être imprimées par le dispositif dé crit plus haut.
Les liaisons existant entre les colonnes sont indiquées d'une manière plus détaillée ci-après. Les cartes documentaires perforées sont placées dans un magasin 43 (fig.1C, 2G\ et 8) hors duquel. elles sont enlevées une à une par un prélévateur 43a, comme connu, pour être engagées dans une chambre exploratrice for mée par une plaque supérieure perforée 44 et un fond 45 en une matière isolante avec des plots 46 (fig. 8) en une matière conductrice, et. qui se trouvent en regard -de.
trous 47 mé nagés dans la plaque 44. Une butée 48, actionnée de la manière connue et destinée à maintenir la carte en place dans la chambre exploratrice, et une tête 49 qui supporte des aiguilles perforatrices 50 guidées axialement par des plaques 51, 52 contre l'action de res sorts 53, est destinée à effectuer l'explora tion.
La tête 49 se trouve au-dessus de la cham bre exploratrice et est susceptible d'être rap prochée et écartée de cette chambre par des excentriques 54 et des biellettes excentrées 55. Les excentriques 54 sont destinés à être entraînés par un arbre transversal 56, ac tionné par unie chaîne 57 depuis l'arbre 27. L'arbre- 56 est également destiné à entraîner un autre excentrique 58 commandant à son. tour, de la manière connue, une biellette 59 destinée à actionner le prélévateur 43a du magasin 43. Quand l'exploration est ter minée, la carte est introduite, de la. tisanière connue, .dans un collecteur 60.
Quand la tête exploratrice est abaissée, les aiguilles 50 qui sont en regard des trous de la ca=rte traversent celle-ci et viennent en contact 'avec les plots 46 pour fermer par les fils -61 les circuits électriques qui aboutissent aux' organes sélecteurs, et qui -comprennent des relais 62 (fig. 9). Le chiffre qui suit la barre inclinée indiquant, comme à l'ordi naire, le nombre de contacts sur le relais.
L'ordre des connexions des contacts pour une colonne, en se référant au relais particulier, suivi du nombre de contacts du relais, par exemple R12/1 ou R9/4, est également in diqué.
Chacun des relais R12, R11 et R10 n'a que deux contacts, et les contacts N 2 sont des contacts de retenue normalement ouverts. alors que les contacts N 1 sont en circuit avec certains contacts des relais Rl à R9, leurs positions normales étant montrées sur la fig. 9. Pour les relais R1 d .R9, tous les contacts normalement ouverts et les contacts N 5 sont des contacts de retenue.
Le circuit est alimenté par du courant à partir d'une source 63 (fig. 9) et une came 64 (fig. 9) montée sur l'arbre transversal 56 intervient pour relâcher les relais une fois par cycle.
On suppose que pour la colonne montrée, une aiguille 50 traverse -Lui trou à la position N 1 et que ce trou est: le seuil percé dans cette colonne de la carte. L'aiguille 50 vient en contact avec .le plot et quand la came 64 ferme, à ce moment., le circuit du courant passe de la source 63 au relais R1 pour fer mer le contact de retenue R1/5 et le contact 11/1.
Ceci permet aux impulsions de cou rant de parvenir à la bobine 39 du style 11 de 1a colonne explorée en passant. par le disque 26, déterminant le caractère pour for mer le chiffre 1 , par le contact R/l et par les contacts fermés R12/1, R11j1 et R10/1.
Comme autre exemple, on suppose que les aiguilles exploratrices de la colonne trouvent deux trous dans une carte, dont un à la posi tion N 1.1 et l'antre à la position N 4 ce qui, pour le code montré sur la, fig. 9, cor respond à la lettre lld .
Il est à noter, comme montré schéma tiquement sur la fig. 9, que pour chacun des disques qui définissent les trente-neuf carac- tères, on fait agir deux balais 32 dont un est relié, .par un fil commun 65 (fig. 9), à la masse. Les autres balais partant des fils 66 aboutissent chacun à -Lin contact analogue clans chaque colonne de relais.
Par consé quent, si dans deux ou un plus grand nom bre de colonnes de la carte se trouvent des trous explorés représentant la même lettre, le disque correspondant à celle-ci permet les envois simultanés d'impulsions vers la bo bine 39 des styles 1l. de chacune de ces co lonnes. Dans ce qui précède, les disques déter minant les caractères ont été décrits comme comportant des contacts électriques le long de leur périphérie, mais il est entendu que ces disques peuvent. être remplacés par des tambours analogues avec des plots sollicités magnétiquement pour commander l'envoi des impulsions vers des bobines 39.
On peut également ménager dans ces disques des pas sages conducteurs susceptibles de laisser pas ser un courant électrique à intensité très réduite et à faible tension qui agit sur l'électro-aimant. par l'intermédiaire d'un am plificateur qui amplifie le courant pour pro duire une impulsion suffisante pour aetion- iier la bobine 39. Dans une variante, le style peut com prendre tin produit marqueur par lequel l'impression peut être obtenue par contact di rect avec la matière à imprimer. Quand on se sert d'un style de ce genre, le moyen de transfert. tel. que décrit n'est plus nécessaire.
Quand on se sert d'un style de ce genre, il peut, comporter un tube dans lequel est logée une mèche mince auquel le produit mar queur est fourni pour faire des marques, par des points ou des traits, sur le papier. Dans ce qui précède, les organes sélec teurs ont été décrits comme étant commandés par des impulsions électriques résultant de l'exploration des indications portées par uiïe carte à statistique, mais il est.
évident. que ces impulsions peuvent- être déclenchées autre ment, par exemple par les organes d'un mé canisme à poinçons, d'une machine à addi tionner avec poingons actionnée par une ta bulatrice ou par les organes indicateurs du résultat dans une machine à multiplier.