Appareil tourne-plats. La présente invention a pour but de faci liter la manutention dans un four des plats ou autres ustensiles servant à. la cuisson des mets. On sait que les plats mis au four dol- ; vent, dans la, plupart. des cas, être tournés slip eux-mêmes pour assurer une cuisson uni forme des mets; cette opération est générale ment malaisée et comporte de sérieux risques de brûlures. L'appareil tourne-plats selon la présente invention obvie à ces divers incon vénients.
Selon l'invention, l'appareil comprend un plateau destiné à supporter un ustensile de cuisson, ce plateau étant monté rotativement autour d'un axe vertical sur un socle destiné à prendre appui sur la sole du four; ce socle est muni d'un manche amovible servant à tourner l'ustensile de cuisson, à soulever et à déplacer l'appareil et permettant d'extraire du four l'appareil chargé de l'ustensile de cuisson sans risque de se brûler contre les parois du four.
Le dessin annexé représente deux formes d'exécution de l'appareil selon l'invention. Ces deux formes d'exécution ainsi que les varian tes mentionnées dans la description qui suit ne sont données, bien entendu, qu'à titre d'exemples.
La. fig. 1 est une vue en élévation, partiel lement en coupe verticale, d'une première forme d'exécution dont la fig. 2 est une vue en plan. Les fig. 3 et q sont deux vues analogies aux précédentes de la deuxième forme d'exé cution, et la fig. 5 est une vue en plan de l'extrémité antérieure du manche amovible.
Comme matériel pour l'exécution du tourne-plats entrent en ligne de compte en premier lieu les alliages légers et l'acier inoxy dable.
L'appareil tourne-plats représenté aux fig. 1 et 2 comprend un socle constitué par une croix dont les branches Al et A2 sont réunies par rivetage au moyen d'une douille E dont l'alésage sert de palier à un pivot ver tical<I>H</I> rivé au centre d'un plateau<I>B</I> destiné à supporter le plat ou autre ustensile servant à, la cuisson des mets que l'on doit mettre au four. Ce plateau B repose sur la tranche su périeure de la douille E par l'intermédiaire de l'épaulement H1 de ce pivot H.
Le plateau B est constitué par une plaque obtenue par emboutissage, en alliage d'alumi nium par exemple, qui peut être légèrement creuse et pleine, ou ajourée, comme montré à la fig. 2, de faon à présenter de larges ouver tures facilitant la circulation de l'air sous le fond de l'ustensile.
Ce plateau est renforcé par une nervure circulaire N et des nervures , radiales 11T1. Un des bras de la branche A2 est plus long que l'autre et que ceux de la bran che Al, et est muni d'iure coulisse C; cette coulisse est formée par une pièce ayant une section transversale en forme de -U dont la f base est. fixée sous le bras long de la bran che A2 et dont. les joues sont traversées par une tige L, dont les extrémités ont été matées. Entre cette tige L et la branche A2 est mé nagé un espace permettant d'y loger l'extré mité D2 d'un manche ou levier D servant à manipuler l'appareil.
Cette extrémité présente encore un trou R destiné à s'engager sur un piton F rivé sur le bras long de la branche A2. L'autre extrémité du levier D est munie d'une poignée D1 en matière isolante.
Le mode d'emploi de l'appareil est le sui vant: un plat à mettre au four étant placé sur le plateau B, lui-même placé sur le socle ,11/A2, on engage l'extrémité D2 du levier <I>D</I> dans la coulisse C, au-dessous de la tige<I>L,</I> et, en basculant le levier vers le bas, on fait pénétrer le piton F dans le trou R. On peut ainsi, en empoignant le manche D, soulever P appareil et le plat dont, il est chargé et glisser le tout dans le four à la profondeur désirée. On retire le levier en le basculant d'abord vers le haut et on ferme le four.
Sui vant les besoins en cours de cuisson, on pourra tourner le plat sans peine et rapidement en se servant du levier D dont l'extrémité D2 présente une encoche P facilitant l'opération, en ce sens qu'elle permet d'y engager facile ment le bord du plat. La cuisson terminée, on introduit le levier dans la coulisse, comme indiqué ci-dessus et on retire le tout. Toutes ces manoeuvres peuvent être exécutées sans r isque de se brûler.
Dans l'exemple selon les fig. 3 et 4, le socle A et, le plateau B sont tous deux cons titués par un cadre de forme carrée à angles arrondis et. ses deux diagonales. Au point de croisement des deux diagonales du socle est ménagé un trou qui sert de palier à- un pivot H fixé au point de croisement des diagonales du plateau. Le pivot pourrait être fixé au socle A, le trou servant de palier étant ménagé dans le plateau B.
Le manche D est analogue à celui de l'ap pareil des fig. 1 et 2; son extrémité se loge dans une cavité ménagée au bout d'une cou lisse solidaire d'une des diagonales du socle. Le mode d'emploi de cet appareil est identi que à celui de l'appareil précédent. Le pla teau et le socle pourront avantageusement être obtenus par moulage et seront, faits de préférence en alliage léger. Les cadres pour raient être circulaires et munis de deux ou phis de deux bras diamétraux.
Selon une autre variante non représentée aux dessins, le socle et le plateau pourraient être constitués chacun par une étoile, en alliage léger fondu par exemple, ces deux étoiles étant pivotées l'une à l'autre en leur centre.
Le système d'accrochage du manche amo- vible, tout en restant en principe le même que celui des deux exemples donnés, pour rait varier dans les détail. C'est ainsi que, par exemple, l'encoche P de l'extrémité D2 pourrait s'engager sous la tête d'un clou rivé près de l'extrémité interne de la coulisse C, à la branche du socle à laquelle cette coulisse est fixée.
Sur la fig. 2 on voit., en pointillé, une va riante pour un appareil destiné à supporter des plats lourds et de grandes dimensions; le socle est à cet effet, muni de deux manches amovibles formant entre eux un angle aigu et permettant de saisir L'appareil à deux mains.