Procédé pour la confection d'un article formé d'au moins deux épaisseurs de tissu reliées entre elles, et article obtenu par ce procédé. 1.a présente invention comprend un pro cédé pour la confection d'un article formé d'au moins deux épaisseurs superposées de tissu textile reliées entre elles par une cou ture ne se rétrécissant. au lavage qu'au plus dans -une faible mesure et ne provoquant donc au lavage qu'au plias un faible froncage des épaisseurs de tissu ainsi réunies. L'invention comprend aussi un article obtenu au moyen de ce procédé.
On a depuis longtemps reconnu que, lors qu'on réunit des tissus textiles par leurs bords en les cousant à l'aide de fil à coudre ordi naire, et plus spécialement. en se servant d'une machine à coudre, une opération subséquente de blanchissage provoque un nouveau rétré cissement sensible des tissus réunis, même si ceux-ci ont été prérétrécis . La formation de fronces entre les points de couture observée à la suite d'un blanchissage constitue aussi un problème dont la solution a fait. l'objet. de nombreuses recherches.
On a. cherché à sur monter la. difficulté à laquelle donne lieu le rétréeÏssement des coutures parce que, dans la fabrication des vêtements, il est nécessaire de donner à. ces derniers des dimensions légère ment supérieures aux dimensions désirées, même lorsque le tissu utilisé a subi un pré- rétrécissement à un degré assez poussé pour que le rétrécissement subséquent soit à peu près nul, afin de tenir compte du rétrécisse ment, des coutures.
Un des moyens proposés consistait à disposer une feuille de matière sur les tissus à réunir, à coudre le tout et à enle ver alors la feuille supérieure, en la déchirant, de manière à donner un certain relâciement aux points de couture. Ce moyen ne donne pas satisfaction parce que la couture devient alors une opération longue et coûteuse.
D'autres chercheurs ont proposé des moyens basés sur le principe que le rétrécisse ment des coutures dans un tissu serait occa sionné par les efforts auxquels est soumis le fil à coudre pendant l'opération de couture à la machine et par le rétrécissement subséquent subi par le fil au cours des blanchissages, de la même manière qu'une corde à linge se con tracte lorsqu'elle est mouillée puis séchée.
D'antres efforts tentés aux fins de compenser un tel rétrécissement ont abouti à la solution qui consiste à placer des doigts au-dessous du fil pendant l'opération de couture et à retirer ces doigts une fois la couture terminée, mais cette solution n'est. pas entièrement satisfai sante pour diverses raisons -d'ordre mécani que, entre autres l'impossibilité de faire tra vailler la machine à coudre à sa pleine vitesse. Il a aussi été proposé, mais sans succès, d'em pêcher le tissu de goder à l'endroit des cou tures par l'emploi de fils faits de différentes matières.
Il a. été établi que, bien que le rétrécisse ment du fil ait réellement quelque effet sur le rétrécissement des coutures et la formation résultante de fronces entre les points, d'autres facteurs influent davantage sur les effets ob- servés, l'un d'eux étant le type de tissu dont il est fait usage. On a constaté que les fibres que contiennent les parties des fils du tissu emprisonnées ou encerclées par les boucles du fil de couture gonflent considérablement pen dant le lavage du tissu et que le degré de gon flement dépend de la sorte de fibre du tissu.
Ce gonflement a pour effet de rassembler les boucles du fil de couture qui se tirent mu tuellement en provoquant le rétrécissement des tissus cousus et la formation de fronces le long des coutures. Pour vérifier l'exacti tude de cette observation, on a réuni par cou ture un certain nombre de tissus par groupes de plusieurs épaisseurs, toutes les épaisseurs d'un même groupe étant faites de la même sorte de fibres et celles-ci étant différentes pour les différents groupes, mais tous les groupes étant cousus avec la même sorte de fil de coton. Les tissus ainsi cousus ont alors été lavés et le rétrécissement des coutures a été déterminé.
Si le rétrécissement du fil de coton était seul la cause du rétrécissement de la couture, on aurait<B>dû</B> trouver le même rétrécissement, quel que soit la nature des fibres dont sont faits les tissus cousus. Cependant, tel n'a pas été le cas. Par exemple, lorsque les tissus étaient faits de fibres qui ne gonflaient pas à un degré appréciable par l'effet du mouillage, le rétrécissement était relativement. faible. Ainsi, les coutures des tissus à base de fibres de verre cousus par le fil de coton en question n'avaient. qu'un très faible rétrécissement et godaient très peu, alors que, dans le cas de tissus de coton, les coutures présentaient un fort rétrécissement et des fronces très pro noncées.
Le procédé que comprend l'invention tient compte de ces observations et permet d'obte nir une couture qui, au lavage, ne se rétrécira pas, ou au plus dans une faible mesure, et ne provoquera donc aucun ou seulement un faible fronçage des épaisseurs de tissu réunies par cette couture.
Ce procédé est. caractérisé en ce qu'on coud entre elles ces épaisseurs de tissu au moyen d'au moins un fil composite comprenant au moins deux brins dont l'un est capable de résister au lavage et l'autre est susceptible de se désagréger au lavage, ces brins étant entrelacés (le manière telle que, lors de la désagrégation du brin .susceptible de se désagréger, le brin résistant puisse se redresser en donnant au fil une longueur su périeure à sa. longueur initiale.
On peut par exemple incorporer au fil composite le brin susceptible de se désagréger de telle manière que le brin résistant soit espacé et maintenu, au moins dans une cer taine mesure, hors de contact des couches de tissu avec lesquelles le fil composite est sus ceptible d'entrer en contact et qu'il est destiné à réunir, de sorte que, lorsque le brin suscep tible de se désagréger a été éliminé au cours du lavage, la disparition de ce brin a comme résultat qu'une section transversale accrue se trouve offerte au tissu à l'intérieur de chaque point de couture.
Bien qu'un fil à coudre puisse être revêtu d'une matière soluble qui le maintienne écarté du tissu, la dissolution du revêtement n'assure généralement. pas un relâchement suffisant pour résoudre de façon convenable le problème des fronces occasion nées par les points de couture. C'est pourquoi il est prévu, selon une mise en ouvre parti culière du procédé selon l'invention, que les deux brins .sont tordus ensemble, par exemple à. raison d'au moins 4 tours par cm de Lon gueur.
Le brin résistant peut alors avoir la forme d'un corps tortueux ou en hélice au redressement duquel le brin susceptible de se désagréger s'oppose tant qu'il est. présent. Dans un tel fil composite, un ou plusieurs brins susceptibles de se désagréger au lavage peuvent. être entrelacés avec un ou plusieurs brins résistant au lavage.
Lorsqu'on lave ou blanchit, à la manière habituelle, un article obtenu au moyen d'une telle mise en oeuvre du procédé, le brin du fit_ composite qui se désagrège au lavage dispa raît, et. il en résulte la formation d'un espace dans lequel le brin résistant au lavage peut se redresser et se relâcher pour dégager ou libérer le tissu enveloppé par chaque point.
On utilisera de préférence un fil compo site obtenu en doublant ou réunissant un ou plusieurs brins faits de toute matière connue propre à fabriquer les fils à coudre, avec un ou plusieurs brins à. coudre faits d'une ma tière qui est. soluble ou qui se désagrège dans les solutions de lavage usuelles. Le doublage ou l'entrelacement de ces brins élémentaires peut être réalisé de toute manière appropriée, comme dans la fabrication des fils textiles ordinaires.
Le dessin annexé illustre, schématiquement et à, titre d'exemple, une mise en oeuvre par ticulière du procédé que comprend l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan de plu sieurs couches de tissu superposées qui sont. reliées entre elles par un fil composite, puis soumises à une opération de lavage ou de blanchissage pour éliminer ou désagréger l'un des constituants du fil, une portion de la couche supérieure du tissu avant été repré sentée à une plus grande échelle à l'intérieur du cercle de cette figure.
La fig. 2 est une coupe par la ligne 2-? (fig. <B>1.),</B> représentant la portion agrandie des couches de tissu reliées entre elles.
La fig. 3 est une coupe verticale semblable à la fi-. 2, mais avant que les tissus cousus aient, été lavés, le fil de couture composite étant. aussi représenté à grande échelle.
La fig. 4 représente, également à grande échelle, un petit tronçon d'un fil composite qui peut être utilisé pour une mise en ceuvre du procédé selon l'invention.
La fig. 5 est une vue semblable à la. fig. 4 d'un autre tronçon de fil composite suscep tible d'être utilisé dans une autre mise en aeuv re du procédé.
Les fi-. 6 et 7 représentent, par des vues semblables aux fig. 4 et 5, deux autres formes de réalisation d'un fil à coudre composite.
Dans les fig. 1 à 3, on a représenté plu sieurs couches superposées 1, 2 et 3 d'un tissu textile, réunies par une couture exécutée sur une machine à coudre ordinaire, en se servant d'un fil à coudre composite 4 pour ré-unir les couches.
Ce fil composite, qui" peut. être l'un de ceux représentés par les fig. 4 et 5, com prend un brin filé 5 composé de fibres d'tme matière qui est soluble ou qui se désagrège dans les solutions de lavage qu'on utilise cou ramment dans les blanchisseries. Dans ces figure, le brin 5, fait d'une matière soluble, est entrelacé avec un brin filé 6 fait. d'une matière qui est. relativement insoluble ou inerte dans un bain de lavage et, pour simplifier la fabrication, le brin insoluble est. enroulé héli- coïdalement autour du brin soluble, comme représenté à la fi-.
5, ou bien les deux brins sont torsadés hélicoïdalement, comme repré senté à la fig. 4. Dans les deux cas, la désagré gation du brin soluble permet att brin inso luble de se redresser en donnant au fil une longueur supérieure à sa longueur initiale.
Certains fils faits de différentes matières possèdent différents coefficients d'élasticité ou différentes résistances à l'extension; par con séquent, lorsque le fil composite est soumis à une tension longitudinale, comme cela se pro duit lorsqu'il est utilisé dans les machines à coudre modernes travaillant à des vitesses éle vées, un de ces brins s'allonge plus que l'au tre, ce qui modifie dans une certaine mesure la torsion d'un brin sur l'autre.
Il peut en résulter un fil qui tend à se tordre lorsqu'il est bouclé dans le mécanisme de formation de point et qui possède un contour superficiel non équilibré et rugueux, de tels fils pouvant donner des résultats peu satisfaisants dans les machines à coudre modernes travaillant à des vitesses élevées. Toutefois, par un choix conve nable de la torsion et par l'application d'un débit plus grand d'un des brins par rapport à l'autre, on petit compenser ce comportement et obtenir un fil apte à la. couture.
On petit. entrelacer le constituant soluble et le constituant insoluble de telle manière que, lorsque la partie soluble se désagrège ou se trouve éliminée par dissolution, on obtienne dans le constituant insoluble restant., à l'inté rieur d'un point, exactement l'excès de lon gueur disponible du brin insoluble qu'on dé sire ou qui est nécessaire pour empêcher le tissu de se rétrécir le long de la couture et diminuer ou éliminer en principe les fronces.
Lorsque les brins de matière soluble et inso luble sont tordus ensemble de la manière ré- présentée à la fig. 4, le degré de relàchement disponible désiré s'obtient. en augmentant ou en diminuant le nombre de tours de torsion par centimètre de longueur des brins ou to rons du fil composite.
En raison de la. différence d'extensibilité des différentes matières dont sont faits les brins, i1 peut, dans certains cas, être désirable d'entrelacer ensemble une série de filés compo sites du type représenté à la fig. 4, pour en obtenir le type de fil composite représenté à la fig. 6, ce type de fil étant moins sujet à subir un allongement relatif des filés élémen taires que lorsque ceux-ci sont entrelacés de la façon indiquée aux fig. 4 et 5.
On peut aussi entrelacer des filés du type représenté à. la fig. 5 pour établir un autre type de fil com posite représenté à la fig. 7, dans lequel l'en trelacement des filés composites empêche l'allongement relatif des constituants solubles et insolubles sous l'influence d'une force de traction longitudinale.
A la fig. 6, le fil composite est désigné par 7; à la fig. <B>7</B>, le fil composite est désigné par 8. Lorsque les fils composite des fig. 6 et 7 sont. soumis à une tension longitudinale, comme cela, se produit pendant. la couture, l'allongement est le même pour tous les fils élémentaires, de sorte que le glissement relatif de ces filés les uns par rapport aux autres est minimum. La. grosseur des filés utilisés, le nombre de brins dans chaque filé élémentaire et le nom bre de filés élémentaires de chaque fil compo site dépendront. de la force désirée et de l'as pect du fil à coudre.
Les deniers des fibres, filés ou fils seront aussi choisis conformément à la force désirée, à l'aspect de la. couture et au rétrécissement prévu. De plus, il. v a de soi que les matières relativement insolubles utilisées pour les divers filés peuvent être l'une ou plusieurs quelconques de celles dont on se sert ordinairement pour la couture, telles que des fibres, filaments ou fils de nylon, des fibres d'acétate, des fibres de téré- pht.alate de polyéthylène, des fibres de coton, de lin, de soie, de rayonne, de laine, d'acétate de cellulose et de protéine, des fibres acryli ques, des fibres de ramie, de jute et d'autres fibres propres à la fabrication des fils à coudre.
Les matières utilisées pour les coiistititarits solubles peuvent être des fils, fibres, fila ments, brins ou autres corps ténus faits de toutes matières solubles pouvant être eonver- ties en fibres ou filaments et telles que, par exemple, l'alcool polyvinylique, la carboxv- méthvlcellulose (par exemple la carboxvmé- thvlcellulose sodique), l'acide polvniéthacrvli- que et l'acide polyaerylique,
ainsi que d'autres matières qui sont solubles dans les solutions de lavage, telles que les rayonnes d'alginate qui sont solubles dans les .solutions alcalines faibles. Une forme de carboxvméthvleellulose qu'on peut maintenant se procurer est. fabri quée à, partir d'un filé de coton, en traitant d'abord le filé par de l'acide mono-chloro- acétique, en éliminant l'excès d'acide, par exemple par essorage centrifuge, en traitant ensuite le filé par une solution de soude eau.,;
- tique à 50 %, en éliminant l'excès d'alcali, en lavant le filé à l'alcool éthylique, en neutra lisant le filé lavé, en éliminant l'excès d'agent neutralisant, et en séchant finalement le filé. Ce produit est aussi appelé filé de coton so luble et quelquefois aussi carboxyméthvl cellulose sodique . Il doit aussi être bien en tendu que tous les filés peuvent être faits de filaments ou de fibres en mèches et que les filaments et fibres doivent être considérés comme étant des équivalents.
Les matières relativement solubles peuvent être des ma tières qui sont solubles ou qui se désagrègent dans des liquides autres que l'eau ou les solu tions faibles d'alcali, liquides dans lesquels les autres filés sont sensiblement inertes, bien que, pour des raisons économiques, les ma tières utilisées soient. de préférence celles qui sont solubles dans L'eau ou celles qui sont solubles dans les solutions de lavage eouram- ment utilisées dans les blanchisseries. Les brins 5 et 6 peuvent être constitués soit par des fibres, soit par des filaments, soit même par un seul filament ou corps ténu.
De préférence, chaque brin 5 et. 6 est fait de plu sieurs fibres ou filaments mais, en l'absence cFun terme générique englobant convenable ment et de façon claire un ou plusieurs fila ments, les termes brins et filés lorsqu'ils sont appliqués aux éléments 5 et 6 doivent être considérés en gros comme clés équivalents et comme comprenant chacun une ou plusieurs fibres ou filaments formant collectivement un brin.
Il n'est pas nécessaire que les fils reliés entre eux pour établir la couture, tels que le fil d'aiguille et le fil de canette quelquefois appelés le fil de dessus et de dessous, possè dent tous le même degré de torsion ou de mou disponible, mais il importe que le mou dispo nible total ménagé par la réunion des fils de couture, une fois éliminé le constituant. solu ble, soit suffisant. pour empêcher la couture clé se rétrécir ou de goder. Comme le degré clé mou nécessaire varie avec le caractère (les Fibres dont sont faits les tissus à coudre, ce mou est. sujet à varier quelque peu.
Si le mou disponible est trop grand, ou si l'excédent du débit d'un constituant sur l'autre est trop élevé, le mou ou relâchement. restant dans le point de couture, une fois le tissu lavé on traité pour éliminer le constituant soluble, peut être disgracieux. S'il n'est fait usage du fil composite que dans un des fils reliés entre eux de la. couture, par exemple dans le fil clé dessous ou de canette, et. que le ou les autres fils de la couture, par exemple le fil d'aiguille, soient constitués par un fil à coudre en coton, il peut être recommandable d'utili ser un excès de fil d'au moins 28% environ pour constituer le mou disponible par l'élimi nation du constituant soluble.
Dans la. fabrication des vêtements, les di verses couches superposées sont réunies par des coutures ou piqfires qui font partie des opérations de fabrication du vêtement et, lors qu'on se sert d'un fil composite pour l'un ou pour chacun des fils destinés à former ces eoutiires, on peut obtenir des coutures d'aspect normal, cependant que, après que le vêtement ainsi fabriqué a été lavé, le mou créé par l'élimination du constituant soluble empêche les coutures de rétrécir et de goder.
Dans les pieds de col des chemises et faux-cols, il existe souvent une série .de rangées étroitement dis posées de coutures qui donnent lieu à des difficultés sérieuses du point, de vue du rétré- eissement et des fronces qui en résultent, mais, en utilisant un fil composite pour l'un ou cha cun des fils dont est constituée chaque cou ture, le vêtement fini aura l'aspect ordinaire, et il sera impossible, par un examen occasion nel, d'observer que les coutures sont établies autrement qu'à l'aide d'un fil à coudre ordi naire. Une fois le vêtement lavé et le consti tuant soluble désagrégé ou éliminé, le fil à. coudre restant dans la couture possède tou jours le même aspect normal.
On sait qu'il n'est. pas nécessaire d'utiliser un fil aussi gros que celui qu'on utilise habi tuellement pour les coutures, pour obtenir la résistance mécanique que doit posséder la cou ture, mais on utilise un fil plus gros parce qu'un fil plus petit risquerait souvent de se rompre au cours de l'opération de couture en raison de la force de traction à laquelle il est soumis. Le fil composite peut donc compren dre, à titre de constituant ou brin insoluble, un fil plus fin que celui qui avait été néces saire jusqu'à ce jour, le fil composite ayant néanmoins une résistance mécanique suffi sante.
A titre d'exemple particulier, trois cou ches d'un tissu de coton en grande largeur; qui avait été prérétréci de façon que le ré trécissement résiduel soit inférieur à 10/0, sont cousues sur une machine à coudre ordinaire en utilisant, dans un des cas, un fil à coudre en coton ordinaire et, dans l'autre cas,
un fil composite spécial comprenant un brin en alcool polyvinylique du denier 200 sur lequel est enroulé un fil à coudre en coton câblé ordinaire N 60/2 avec un débit de ce fil de coton ordinaire excédant de 6 % celui du brin en alcool polyvinylique.
Des échantillons éta blis de cette manière ont été soumis à trois essais de lavage couramment appliqués pour déterminer le rétrécissement des tissus en co- ton, essais préconisés par les bulletins Fede- ral Specifieations du Department of Com merce des Etats-Unis.
Le résultat des essais est. donné ci-dessous, le rétrécissement des coutures ayant été me suré après chaque lavage:
EMI0006.0008
Pourcentage <SEP> de <SEP> rétrécissement
<tb> ler <SEP> lavage <SEP> me <SEP> lavage <SEP> 31ne <SEP> lavage
<tb> Tissus <SEP> cousus <SEP> par <SEP> un <SEP> fil <SEP> à <SEP> coudre <SEP> ordinaire <SEP> 3 <SEP> ?,8 <SEP> 12,4
<tb> Mêmes <SEP> types <SEP> de <SEP> tissus <SEP> cousus <SEP> avec <SEP> le <SEP> fil <SEP> composite <SEP> 0 <SEP> 0,2 <SEP> 0,? Les résultats obtenus mettent en évidence le fait que le rétrécissement et les fronces des coutures peuvent être pratiquement. supprimés en utilisant un fil composite comme fil de ca nette ou comme fil d'aiguille ou à la. fois comme fil d'aiguille et de canette.
Les ma chines à coudre n'exigent. aucune modification et peuvent travailler aux vitesses habituelles et à la manière habituelle.