CH298964A - Alliage comprenant du nickel et du chrome. - Google Patents

Alliage comprenant du nickel et du chrome.

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CH298964A
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Limited British Driver Company
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    • C22METALLURGY; FERROUS OR NON-FERROUS ALLOYS; TREATMENT OF ALLOYS OR NON-FERROUS METALS
    • C22CALLOYS
    • C22C19/00Alloys based on nickel or cobalt
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Description


      Alliage    comprenant du nickel et du     chrome.       La présente invention se rapporte à un  alliage comprenant du nickel et du chrome  et résistant à la chaleur et     à     une oxydation  sélective du chrome; il est destiné à constituer  notamment des. éléments de résistance pour  rhéostats et des parties métalliques de fours  soumis à de hautes températures dans une  atmosphère favorisant une oxydation sélective  du chrome.  



  L'alliage selon l'invention est caractérisé  en ce qu'il contient 0,2 à 5     1/o.    de colombium.  Divers alliages sont connus comme étant  aptes à résister, sous de hautes températures,  à des atmosphères oxydantes, c'est-à-dire à  des atmosphères produites, par exemple, par  la     combustion    de gaz d'éclairage ou autres  hydrocarbures ou d'hydrogène, à l'aide d'un  grand volume d'air.

   Parmi ces alliages, on  peut citer les alliages de nickel et de chrome  et des alliages de nickel, de fer et de chrome,  avec une teneur relativement faible d'autres  éléments, qui doivent leur résistance à l'oxy  dation à la formation d'une couche     superfi-          vielle    d'oxyde produite aux températures éle  vées, laquelle agit comme couche protectrice,  et empêche une pénétration ultérieure de  l'oxydation.  



  Si un volume d'air limité est     utilisé    dans  la combustion d'hydrocarbures par exemple,  le gaz résultant sera principalement composé  d'oxyde de carbone, d'hydrogène libre, de va  peur d'eau et d'un faible pourcentage d'acide  carbonique.     Etant    donné que ce gaz ne con  tient pas d'oxygène .libre, il se comporte comme    une atmosphère réductrice, grâce à la pré  sence d'un excès d'oxyde de carbone et  d'hydrogène libre, qui agissent comme agents  réducteurs sur la plupart des métaux avec  lesquels ils entrent en contact.  



  Il existe bon nombre de fours dans lesquels  des atmosphères     réductrices    doivent être uti  lisées, par exemple dans les fours pour re  cuire les alliages de fer, de nickel ou de  cuivre ou bien encore dans les     fours    pour le  brasage de parties en acier au moyen de  cuivre. Dans ces cas, il     est    nécessaire de  maintenir une atmosphère réductrice afin  d'éviter l'oxydation des parties soumises au  recuit ou au brasage.  



  On s'attendrait, normalement, à ce que les  alliages de nickel et chrome ou nickel, fer et  chrome, qui fournissent de si excellents résul  tats au sein d'atmosphères oxydantes, aient  une durée de vie encore plus longue sous des  conditions réductrices. En fait, on a cons  taté que ces alliages, dans lesdites conditions,  sont l'objet d'une nouvelle-forme de détério  ration qui amène une rapide destruction des  parties métalliques d'éléments de résistance  pour rhéostats et des parties métalliques de       fours;    constituées en lesdits alliages, tout en  laissant inaltérée la charge du four elle-même.  Par conséquent, le four devient rapidement  inutilisable et les parties détériorées de cette  faon doivent être remplacées.  



  Ce résultat -tout à fait inattendu est dû  au fait que des atmosphères, lesquelles, nor  malement, ont un effet réducteur sur le fer,      le nickel ou le cuivre et sur la plupart de  leurs alliages, ont un effet oxydant sur le  chrome entrant dans les alliages de nickel  chrome ou de nickel, chrome et fer. L'oxyde  vert de chrome ainsi formé ne     produit.    pas  une couche protectrice superficielle, comme  c'est le cas dans les atmosphères oxydantes,  mais l'oxydation continue de se propager en       profondeur    jusqu'à ce qu'il ne reste plus (le  chrome à l'état métallique. Le produit final  est un mélange d'oxyde vert de chrome et de  nickel métallique ou de nickel et de fer.

   Cette  forme de détérioration est souvent. désignée       sous    l'appellation de  Green Rot  ( putréfac  tion verte ). Comme résultat de cette oxyda  tion sélective du chrome au, sein de ce qui,  autrement, serait considéré comme étant une  atmosphère réductrice, les alliages au chrome  sont rapidement. désagrégés et rendus     inuti-          lisables.    Cette nouvelle forme de détérioration  est. particulièrement énergique dans des atmo  sphères stagnantes et aux températures com  prises dans les limites de 927 à 982  C. Cet  effet peut se produire dans les éléments de  résistance électrique du four et même dans  d'autres parties du four. Par suite des carac  téristiques magnétiques du nickel ou du fer  qui restent après l'oxydation du chrome, la.

    détérioration des     éléments    ou des parties du  four peut être découverte par des     essais    por  tant sur la perméabilité magnétique ou des  propriétés analogues.  



  Le caractère que revêt l'attaque, désignée  ici par  putréfaction verte , diffère totale  ment de la corrosion normale observée dans       des    alliages comportant du chrome, soumis à  des atmosphères oxydantes. Dans ce dernier  cas, la pénétration de l'oxyde est     intercristal-          line,        c'est-à-dire    qu'elle s'opère dans l'inters  tice séparant les     grains.    L'explication géné  ralement acceptée est que des carbures de  chrome sont précipités dans les interstices  existant entre les grains, enlevant du chrome  du métal à proximité immédiate de la limite  des grains, rendant     ainsi    le métal épuisé plus  sensible à un effet de corrosion.

   L'adjonction  de matériaux susceptibles de former des car  bures, tels que le titane et le colombium, em-    pêcheront cette détérioration à la limite des  grains, étant donné que les carbures de titane  ou de colombium sont bien moins solubles  dans les alliages contenant du chrome. La mi  gration de carbone vers la limite (les grains  est ainsi réduite à un minimum et la tendance  de corrosion à s'effectuer à la limite des  grains se trouve ainsi éliminée.  



  La forme de corrosion dite  putréfaction  verte  revêt toutefois un caractère entière  ment différent. Premièrement, elle n'est     pas          intergranulaire,    c'est-à-dire qu'elle n'a     pas     lieu entre les grains. Elle est effectivement       transgranulaire,    c'est-à-dire qu'elle s'effectue  à. travers les grains. Elle pénètre les cristaux       individuels    et transforme tout le chrome mé  tallique en un oxyde vert. de chrome non mé  tallique. En outre, il a été observé que, lors  que des alliages contenant du chrome sont  carburés, ce qui fait. augmenter la teneur en  carbone à la surface, ils sont moins     sensibles     à l'attaque de la putréfaction verte.

   Ceci ne  signifie pas autre chose qu'une concentration  élevée de carbure de chrome sur la surface  rend le matériau     moins    sensible à l'attaque.  Dans ces conditions, on s'attendrait, par l'ad  jonction de titane ou de colombium à l'alliage,  à ce que cette adjonction réduise la teneur en  carbures à la surface et rende ainsi, par con  séquent, l'alliage     phis    sensible - aux attaques  de la putréfaction verte.  



  Il a été toutefois     constaté    que la présence  de     colombium    dans un pourcentage de 0,2 à 5  produit exactement l'effet contraire. Il n'y a  aucune attaque par la. putréfaction verte dans  ces alliages au nickel, comprenant du chrome,  dans des atmosphères réductrices à des tempé  ratures s'étendant de 540 à 1204  C environ.

    Tandis que la     raison    de cette action protec  trice du colombium ne peut être définitive  ment expliquée, l'on peut, tout au moins,     con-          clore    que la. présence de colombium dans les  alliages au nickel comprenant du chrome pro  voque la formation d'un film protecteur   probablement un carbure ou un oxyde de     co-          lombium    - sur la surface de l'alliage, qui  empêche la pénétration des éléments de l'atmo  sphère réductrice, lesquels, normalement, sont      des composants réducteurs, qui sont suscepti  bles d'oxyder le chrome dans les alliages con  sidérés.

   Cependant, quelle que soit l'explica  tion que l'on puisse donner à- ces phénomènes,  il a été maintenant prouvé comme un fait  expérimental, que la présence de colombium  dans ces alliages se révèle être un antidote  spécifique à la putréfaction verte.  



  L'alliage selon l'invention est     avantageu-          sement        composé        de        35    à     89,799        %        de        nickel,          (le        1.0    à     30        %        de        chrome;

          de        0,2    à 5     %        de          colombium,    et de fer, en proportion, ne     dépas-          sant        pas        50        %.     



  Plus particulièrement, cet alliage peut. être       constitué        substantiellement        de        35        %        de        nickel,          18    à     22        %        de        chrome,        0,2    à 2     %        de        colom-          bium,    le solde se composant essentiellement de  fer.  



  Lorsque, pour réaliser l'invention, du     co-          lombium    est ajouté à un alliage     nickel-chrome     du type 80-20, l'alliage final peut présenter  une composition dans laquelle la teneur<B>-</B>des  composants varie entre les limites     ci-aprés:

       
EMI0003.0047     
  
    Chrome <SEP> . <SEP> <B>10-300/0</B>
<tb>  Colombium <SEP> 5 <SEP> % <SEP> max.
<tb>  Fer <SEP> 0-20/0
<tb>  Manganèse <SEP> 4 <SEP> % <SEP> max.
<tb>  Silice <SEP> <B>31/0</B> <SEP> Max.
<tb>  Carbone <SEP> 0,251/o, <SEP> max.
<tb>  Autres <SEP> éléments,
<tb>  outre <SEP> le <SEP> nickel <SEP> 1% <SEP> max.
<tb>  Nickel <SEP> solde       Les taux préférés des composants de  l'alliage sont les suivants  
EMI0003.0048     
  
    Chrome <SEP> 18-221/o
<tb>  Colombium <SEP> 1-21/0
<tb>  Fer <SEP> 0,2-21/0
<tb>  Manganèse <SEP> 2,0 <SEP> % <SEP> max.
<tb>  Silice <SEP> 1-20/0
<tb>  Carbone <SEP> a <SEP> 0,02-0,15 <SEP> 0/0.
<tb>  Autres <SEP> éléments,

  
<tb>  outre <SEP> le <SEP> nickel <SEP> 1% <SEP> max.
<tb>  Nickel <SEP> solde       Tandis que les meilleurs résultats ont été  obtenus lorsque le colombium et les autres  composants mentionnés sont ajoutés à un    alliage de     nickel-.chrome    à 80-20, il a égale  ment été trouvé que l'élimination de la putré  faction verte peut être obtenue par des ad  jonctions analogues aux alliages de     nickel-          chrome-fer;

          tel        que        l'alliage        formé        de        60        %        de          nickel,        de        15        %        de        chrome,        le        solde        étant     essentiellement du fer, et -l'alliage formé de       35        %        de        nickel,

          de        15        %        de        chrome,        le        solde     étant     enssentiellement    du fer.  



  Par l'expression  solde essentiellement du  fer , on entend qu'exception faite pour les  éléments énumérés et pour le fer, l'alliage ne  contient au     phis    que de faibles quantités d'au  tres éléments n'affectant aucunement     les    fonc  tions du colombium dont il est fait mention  ci-dessus. L'alliage peut toutefois encore con  tenir des éléments tels que ceux utilisés comme  désoxydants lors de la fonte, et généralement  utilisés avec un faible excédent dans les quan  tités usuelles.  



  L'attaque par la putréfaction verte -peut  avoir lieu dans des éléments de résistance -de  rhéostats, mais dans maints cas elle se pro  duit également sur des     parties    métalliques ou  d'autres éléments des fours soumis aux mêmes  températures et à l'effet des mêmes atmo  sphères que     les    éléments de chauffe. C'est  pourquoi l'alliage selon la présente invention  peut non seulement être utilisé pour les élé  ments de chauffe, mais également pour la  fabrication de toutes les parties constructives  métalliques de     ces    fours ou dans d'autres  appareils susceptibles     d'être    soumis à ces  même conditions de température et d'atmo  sphère.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Alliage comprenant du nickel et du chrome, et résistant à la chaleur et à une oxydation sélective du chrome aux températures élevées, caractérisé en ce qu'il contient 0,2 à 511/o de colombium. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Alliage selon la revendication, caracté risé en ce qu'il est composé d'au moins 351/a de nickel, de 10 à ,30 % de chrome, de 0,2 à,
    5 % de colombium et de fer en proportion ne dépassant pas 50 0/0. 2. Alliage selon la revendication, caracté risé en ce qu'il est substantiellement constitué par 35 % de nickel, 18 à 22 % de chrome, 0,2 à 211/o de colombium, le solde se composant essentiellement de fer.
    3. Alliage selon la sous-revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend 0,2 à 2 parties de colombium pour 80 parties de nickel et environ 20 parties de chrome.
CH298964D 1952-02-12 1952-02-12 Alliage comprenant du nickel et du chrome. CH298964A (fr)

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