Maison d'habitation construite au moyen d'éléments préfabriqués. La présente invention a pour objet une maison d'habitation construite au moyen d'élé ments préfabriqués, maison d'édification ra pide et de construction économique.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple et d'une manière schématique, diffé rents éléments préfabriqués d'une forme d'exé cution de la maison objet de l'invention.
Les fig. 1, 2 et 3 montrent un plancher de profil, en perspective et en coupe trans versale suivant la ligne X-X de fig. 2, res pectivement.
Les fig. 4 en vue de face et 5 vue en bout représentent un entrevous de plancher de hau teur réduite.
Les fig. 6 en élévation et 7 en bout mon trent un entrevous de plancher de hauteur plus grande.
Les fig. 8 en élévation et 9 en bout repré sentent également un entrevous aménagé pour le passage de tirants.
Les fig. 1.0 en plan, 11 en élévation et 12 en section transversale montrent un fragment de semelle de base.
Les fig. 13 en plan et 14 en élévation représentent un pilier d'angle à évidements. Les fig. 15, 16 et 17 sont des vues en plan de piliers à évidements latéraux.
Les fig. 18 en plan et 19 en élévation montrent une plaque de hourdis pour murs extérieurs.
Les fig. 20 et 21 sont des vues en plan de plaques de hourdis pour murs extérieurs. La fig. 22 est une vue partielle en pers pective des éléments, séparés les uns des autres, composant l'ensemble de la semelle de base, des piliers et de la semelle supérieure.
La fig. 23 est une vue en perspective d'une jardinière.
Les fig. 24 en plan, 25 en élévation et 26 . en section transversale montrent un appui de fenêtre.
Les fig. 27 en plan et 28 en élévation représentent une huisserie de porte dont l a fig. 29 est un détail à plus grande échelle.
La fig. 30 montre un linteau en perspec tive. . Les fig. 31 en plan, 32 en élévation et 33 de côté montrent un boisseau de cheminée. Les fig. 34 en élévation et 35 de côté sont des vues de panneaux de placards simples.
Les fig. 36 en élévation et 37 dé côté sont des vues de panneaux de placards doubles. La fig. 38 montre, en perspective, une plaque de hourdis en plâtre pour cloison.
La fig. 39 est une vue en perspective d'un plafond d'étage et la fig. 40 en est une sec tion.
La fig. 41 est une vue en élévation d'une solive dont les fig. 42 et 43 sont des vues en bout.
La fig. 44 est une vue en élévation d'une plaque de hourdis en plâtre pour cloison et plafonds,. dont la fig. 45 est une vue en bout, la fig. 46 une vue de profil, la fig. 47 une vue en. plan et la fig. 48 une section partielle de l'extrémité inférieure de l'arête de ladite plaque.
Les fi-. 49 en élévation et 50 en bout re présentent un chevêtre de plancher.
Les fig. 51 en plan et 52 en section trans versale montrent une corniche montée sur la semelle supérieure.
Les fig. 53 et 54 représentent un panneau pour la construction d'une cloison de doublage des murs extérieurs.
La fig. 55 est une section en plan d'une cloison interne avec crampon de scellement. Enfin, les fig. 56 en plan et 57 en pers pective sont des vues fragmentaires du mur extérieur avec cloison de doublage.
Les éléments préfabriqués représentés s'assemblent les uns aux autres pour former une construction de grande stabilité dont le montage peut s'effectuer dans un laps de temps très court.
Le plancher du rez-de-chaussée (fig. 1, 2 et 3) est composé de poutrelles a en béton armé vibré ayant une section transversale en forme de trapèze régulier avec la grande base orien tée vers le haut. La petite base du trapèze située à la partie inférieure est prolongée par des ailes latérales a1. Des entrevous b, bi, de plus grande hauteur, affleurent le sommet des poutrelles @ca. Ces entrevous servent d'entre toises auxdites poutrelles et certains d'entre eux sont traversés longitudinalement par des tirants c. Le plancher est garni d'un remplis sage d, en tous matériaux appropriés, par exemple en mâchefer.
Ces garnitures pour raient aussi être choisies insonores. Elles rem plissent les intervalles des poutrelles jusqu'à leur partie scipérieure pour donner au plan cher une surface plane sur laquelle on puisse établir un sol<B>dl.</B> Le carrelage, éventuelle ment le parquet, est posé sur une couche de mortier maigre ainsi qu'une couche de mor tier normal, les lambourdes en bois reposant alors sur les poutrelles et supportant les lames de parquet.
Les semelles de base (fig. 10, 11 et 12), telles que e pour les angles, f pour les parties rectilignes, g pour les croisements, h pour les refends, se composent d'éléments en béton armé vibré. Ces éléments s'assujettissent les tins aux autres par emboîtement par tenon et mortaise en queue d'aronde pour former des chaînages. L'ensemble de la semelle est. fixé à la partie supérieure des murs de fon dation ou au plancher au moyen des évide ments i qui portent ces éléments et qu'on gar nit de ciment en cours de pose.
En cours de fabrication, chaque élément est pourvu de trous j, destinés au passage des extrémités des fers d'armature des piliers qui reposent sur eux ainsi que des tétons k, pour fixer les extrémités desdits piliers. Pour chaque étage sont prévues une semelle de base, ou semelle inférieure, et une semelle semblable mais re tournée, c'est-à-dire présentant ses évidements i tournés vers le haut, pour l'assemblage de la partie supérieure.
Les piliers (fig. 13 à 17) sont constitués par des pièces creuses en béton armé vibré dont les fers d'armature, à espacements entre axes standardisés, correspondent aux trous j des semelles décrites. Ces piliers ont une section appropriée à l'emplacement qui leur est réservé suivant la position qu'ils doi vent occuper dans la construction, à savoir:
position d'angle, position rectiligne, position en croix oui position en<B>T.</B> Tous ces piliers portent à leurs angles des nervures latérales 1, laissant entre elles des évidements ni formant glissières, dans lesquels, au montage, vien nent successivement s'insérer les panneaux de hourdis qui constituent les murs extérieurs et intérieurs ainsi que les huisseries, jardinières, appuis de fenêtres, etc.
Les murs extérieurs sont formés à l'aide de panneaux ou plaques de hourdis en béton armé vibré, de dimensions standard aussi bien en épaisseur qu'en longueur et hauteur. Ils comportent des évidements intérieurs et leurs extrémités sont conformées en saillies latérales qui peuvent être glissées dans les évidements m, des piliers. De cette manière, les panneaux sont superposés, puis jointoyés au ciment jusqu'à une hauteur comprise entre la semelle inférieure et la semelle supérieure, ces plaques étant naturellement remplacées à certains endroits par les huisseries quand il y a, lieu.
Les jardinières (fig. 23) sont établies en béton armé vibré et W'insèrent à la place d'un panneau de hourdis extérieur entre les ner vures de piliers correspondants. Chaque jar dinière pourrait comporter une ou plusieurs cases séparées. La jardinière comporte des saillies latérales qui se glissent dans les rai nures ou évidements latéraux verticaux des piliers. La jardinière est généralement dispo sée sous un appui de fenêtre, ledit appui por tant comme précédemment des saillies laté rales verticales qui s'insèrent également dans les évidements des piliers. L'appui possède en outre un larmier sous le rebord de la face extérieure.
L'huisserie (fig. 24-29) comporte des portes et fenêtres à dimensions standard cor respondant en largeur à l'espacement des piliers et en hauteur à un nombre entier de plaques de hourdis. Les bords latéraLLx de ceux-ci sont conformés en saillies que l'on fait glisser, au cours du montage, dans les évide ments verticaux des piliers comme pour les autres éléments de la construction.
Ainsi, la pose de l'huisserie s'effectue au cours de la construction même des murs. Il en est de même des linteaux (fig. 30) qui s'ajustent sur le haut d'une porte ou d'une fenêtre et qui glissent par leurs bords verticaux dans les évidements des piliers. Les fers d'arma ture, visibles à la face supérieure du linteau, se relient au chaînage.
Les cheminées sont constituées par des boisseaux (fig. 31 à 33) superposés et join toyés, s'emboîtant les uns au-dessus des autres, entre les piliers correspondants, lesdits bois seaux étant simples pour les conduits unitaires et doubles pour les conduits jumelés. Le,des- sin montre les extrémités latérales conformées pour être glissées dans les évidements des piliers et quand les cheminées doivent traver ser une semelle, cette dernière affecte la forme élargie représentée au bas de la. fig. 10, soit en f 1 quand l'élément est rectiligne, soit en f 2 quand il est d'angle.
Chaque élément de boisseau est moulé en deux sortes de maté- riaux, l'extérieur en béton armé vibré, éven tuellement en plâtre pour les cheminées inté rieures, et l'intérieur en argile, par exemple en volcanite, matière très réfractaire. Des espaces tels que n (fig. 31) sont prévus tout autour du ou des conduits, servant à la fois au bon isolement ainsi qu'à la formation de gaines d'aération. Des boisseaux de base peu vent être obturés au moyen d'un fond pour servir de départ et, dans ce cas, ils sont pour vus de portes de ramonage.
D'autres boisseaiLx sont pourvus de manchettes de raccordement pour les cornets de poële.
Des placards, simples ou doubles, disposés contre les murs des pièces d'appartements, sont réalisés par l'installation de panneaux du type représenté aux fig. 34, 35, respective ment 36, 37. La légère saillie x que présente à sa partie supérieure chaque panneau cons titue un tasseau pouvant supporter, avec celui qui lui fait face, un rayon, si l'installation l'exige.
Les cloisons (fig. 38) sont constituées par la superposition d'éléments semblables aux plaques précédemment décrites, mais, au lieu d'être en béton, ils sont fabriqués en plâtre.
Le plafond d'un étage est composé de so lives creuses o (fig. 43), en béton armé vibré. Sur cette figure, on a représenté l'armature reposant sur la semelle supérieure par une extrémité de hauteur réduite. Ces solives ont une forme parallélépipédique présentant à leur base des épaulements latéraux. Des pla ques de hourdis .(fig. 44), en plâtre,, reposent horizontalement sur les épaulements des so lives voisines, ces plaques se trouvant réunies entre elles par un joint formant emboîtement et montré à plus grande échelle en fig. 48.
Le plancher surmontant le plafond com porte des chevêtres (fig. 49 et 50) également en béton armé vibré sur les ailes inférieures desquels sont disposés, comme précédemment, des entrevous du genre déjà décrit, qui ser vent de base au sel de cet étage supérieur.
Le sommet de la maison comporte, cimen tée sur la semelle supérieure renversée f (fig. 51 et 52), une corniche formée d'élé ments longitudinaux p et d'éléments d'angles p1. Sur cette corniche reposent des poutres creuses q en béton armé vibré, de section ana logue à, celle des poutres ou poutrelles dé crites entre lesquelles reposent à leur tour, sur les ailes débordantes et sur les bords de la corniche prévus à cet effet, des entrevous semblables à ceux susmentionnés.
Si la toiture est constituée en terrasse, celle-ci est pourvue d'une isolation en béton de machefer ou sable avec une chape r, ayant. forme de pente voulue, ainsi que de rigoles- cheneaux s, le tout revêtu d'une étanchéité réalisée avec le produit marque Paxalumin ou tout autre revêtement étanche. Si la cou verture de la maison est au contraire consti tuée par -Lui toit à pans inclinés, sa charpente, préparée à l'avance, repose avec les ancrages voulus sur la corniche et les poutres susmen tionnées.
Une fois la toiture posée, on procède au doublage des murs extérieurs, en formant, à petite distance desdits murs et du côté inté rieur de l'habitation, une cloison à l'aide de panneaux en plâtre tels que celui représenté en fig. 53 et 54. Ces panneaux, de dimen sions standard; portent sur leur pourtour une gorge qu'on garnit de plâtre pour les jointoyer. On monte ainsi la cloison interne, avec l'espacement voulu, à l'aide de crampons de scellement t, suivant la disposition mon trée en coupe en fig. 55. Les fig. 56 et 57 montrent la disposition des murs extérieurs et de la cloison de doublage.
Le vide u qui les sépare forme matelas d'air qui isole complète ment l'extérieur de l'intérieur. Aux endroits de la construction où sont prévues des portes ou des fenêtres, les panneaux de doublage pénètrent par un de leurs bords dans des rai nures de retenue prévues à cet effet, comme représenté en v en fig, 29.
La construction de la maison d'habitation décrite a l'avantage de pouvoir être réalisée en un temps très court, par exemple deux mois, clés en main, après achèvement des fon dations. Ces maisons sont conçues pour être salubres et d'habitation agréable. Elles sont construites selon des types très divers, à vo lonté à un ou plusieurs étages et dotées du confort moderne.