Procédé de réalisation d'une poutre en béton armé précontraint et poutre obtenue par<B>ce</B> procédé. Les procédés connus de réalisation de poutres en béton précontraint ont comme effet<B>1</B> a création artificielle de tensions préa lables<B>à</B> la mise en charge, ai--L moyen d'une traction exercée sur des files ou des barres en acier<B>à</B> haute limite élastique. Cette traction est équilibrée par une compression correspon dante dans le béton.
Suivant -une première variante des pro cédés connus, la traction s'exerce avant. le<B>bé-</B> tonnage de la poutre. Dans ce cas, la traction doit être. temporairement équilibrée par un troisième corps, par exemple un très solide coffrage ou par une installation<B>à</B> culées. Le béton enrobe les fils prétend-Lis en<B>y</B> adhérant. Après durcissement, les fils sont lâchés et le béton, par Pintermédiairedes tensions d'adhé- renee, les empêche de se raccourcir jtisqu'à atteindre leur longueur initiale. De ce fait., il se met en compression.
Une deuxième variante des procédés con nus consiste<B>à</B> tirer sur les fils en s'appuyant contre la poutre en béton<B>déjà</B> exigtant et durci. Dans ce cas, l'on doit réserver une place (par exemple des gaines) pour les fils, leur permettant de glisser librement. Etant, donné que l'adhérence ne peut, plus interve. nir, les fils doivent être ancrés aux extrémités au moyen d'appareils spéciaux et protégés ensuite contre les agents atinosphériques, le plus souvent par enrobage ou injection au mortier de ciment, dans les gaines où ils passent.
La présente invention a comme objet un procédé de réalisation de poutres en béton précontraint qui ne présente pas les difficul tés inhérentes aux procédés précités.
Dans le procédé suivant l'invention, on fait fléchir, dans le sens où elle fléchira sous l'effet des sollicitiitions de service, une arma ture métallique rigide qui forme une poutre pour la portée envisagée, et l'ai-mature fléchie est empêchée de revenir dans sa-position ini tiale sous !'effet de son élasticité, par<B>du bé-</B> ton adhérent, sur au moins -une partie des fi bres de cette armature dont les tensions pro- voquée,s par les sollicitations de service sont des tractions.
Dans une variante du procédé, on pré- fléchit mécaniquement l'armature susdite et on enrobe de béton a-Li moins une fraction de la partie de l'armature soilinise <B>à</B> traction, par suite de la flexion.
La flexion préalable de Parmature, qui peut être avantageusement constituée par une poutrelle laminée, peut êtreeffectuée de ma nière très simple par l'application d'une force en un point de l'armature compris entre les extrémités qui sont maintenues fixes, ou inversement, par l'application de force-s aux extrémités de la poutre dont un point inter médiaire est maintenu fixe.
L'enrobage #d'au moins une fraction de la partie de l'armature qui est soumise<B>à</B> la trac tion, après fléehisement, peut relativement facilement être réalisé de manière convenable. Uatilisation de poutrelles ou autres poLL- tres métalliques rigides en tant qa'armatures do poutre en béton armé ordinaire est, connue: c'est la charpente enrobée.
Elle est cependant limitée dans ses possibilités par les considérations suivantes: 11, N'étant pas précomprimé, le béton ne peut suivre sans se fissurer les fibres tendues du métal dès que lear tension de traction<B>dé-</B> passe environ 1200 kg/em2. <B>E</B> en résulte l'im possibilité dexploiter les propriétés des aciers spéciaux<B>à</B> haute limite élastiqLie tels que, par exemple, l'acier au chrome-cuivre, généralement connu sous la dénomination d'acier<B>A52,</B> do-nt la tension de sécurité est.
de 2400 kg/'CM2 ou l'acier dénommé A44, dont la tension de sécurité, est d'environ<B>1800</B> kg/CM2 et. même celles des poutrelles ordinaires que l'on pourrait. faire travailler<B>à</B> 1400<B>à</B> <B>1600</B> kz/Cnl2.
2,1 -Même en ne dépassant. pas la. tension de 1200 kg/cm2 dans l'armature, l'on ne peut. -Lière garantir le. béton tendu contre Papp & rition de fissures et de décollements (surtout sous l'effet d'efforts dynamiques répétés) d'autant plus que, généralement, les fibres de béton les plus exposées sont aussi les plus difficiles<B>à</B> bétonner convenablement. (sous les semelles inférieures des poutrelles).
Le procédé suivant. l'invention permet d'é-#iter ces inconvénients et permet de réali ser des constructions pl-Lis légères, plus éco nomiques et aussi meillettres (antifisstire), par suite d'utilisation plus rationnelle de la, matière.
Son application est spécialement avanta geuse quand on emploie, pour les armatures rigides, de l'acier<B>à</B> haute limite élastique qu'on fait travailler<B>à</B> des tensions de traction de sécarit,6 d'ati moins<B>1800</B> k#-r/eni2.
La simplification de Foutillage. nécessaire <B>à</B> la réalisation du procédé suivant l'invention est forte-ment acertie qaand, pour souimettre simultanément<B>à</B> préïl#exion les armatures de deux poutres, on les dispose parallèlement, et on maintient certains de leurs points<B>à</B> dis tance constante, tandis qu'on fait varier la distance entre d'autres points, par applica- tion, <B>à</B> l'une de ces poutres, d'efforts dont les réactions sont supportées par FaLitre poutre.
En particulier, on a intérêt,<B>à</B> faire fléchir les armatttres des deux pouitres en écartant leurs milieux pendant qu'on empêche leurs extrémités de s'écarter.
Dans ce cas, suivant Line variante, après avoir réuni entre elles les extrémités corres pondantes de deLLx armatures placées l'une le lono, de FaLitre, il saffit de placer un vérin entre les milieux de ces armatures et de les écarter. Pais, quand la flexion voulue est réalisée, on maintient. les inilieLix écartés Fun de l'autre par un ou deux poussards. Après quoi, on retire le vérin (ce qtti permet de le faire servir pour une autre préflexion).
Lorsque le béton dont on a entre-temps en robé les parties tendues des armatures fléchies a durci, on replace temporairement. le, vérin afin de potivoir enlever le ou les poussards, puis on réduit progressivement la. longueur du vérin jusqu'à ce que les deux poutres aient retrouvé Lin état d'équilibre provenant de l'état de tension de l'armature et, da béton.
Cette dernière intervention du vérin petit d'ailleurs être évitée si on utilise des pous- sards de longueur réglable dont on réduit progressivement, la longueur quand on a<B>dé-</B> cidé de supprimer la cause de la préflexion.
Dans une variante da procédé suivant l'in vention, on propose de préfléchir Parmatttre susdite en créant, entre au moins une partie des fibres de l'armature dont les tensions dues aux sollicitations de service sont, des tractions et au moins une partie des fibres de l'arma ture dont les tensions dites aux sollicitations de service sont des compressions, une diffé rence<B>de</B> température telle que les premières fibres soient plas chaudes que les dernières, La préfle-xion de l'armature est donc, dans ce cas, provoquée par l'intervention dune énergie thermique,
au lion d'une énergie mi- canique telle que celle prévue dans la variante exposée ci-dessus.
La différence de température<B>à</B> créer pour réaliser la préflexion de Farmature petit être obtenue en chauffant au moins une partie des fibres de l'armature dont les tensions dites aux sollicitations de service sont des tractions et/ou en refroidissant au moins une partie des fibres de l'armature dont les tensions dues aux sollicitations de service sont des compressions.
L'invention a également comme objet la poutre obtenue par le procédé suivant. l'in vention et comprenant une armature niétalli- que présollicitée <B>à</B> laquelle adhère du béton.
La poutre suivant l'invention est earacté- risée en ce quelle comprend, d'une part, une armature métallique rigide qui forme.une poutre pour la portée envisagée, qui est pré- fléchie dans<B>le</B> sens où elle fléchira sous l'effet (les sollicitations de service et, d'autre part, du béton pr6comprim6 qui adhère<B>à</B> au moins une partie de ladite armature préfléchie.
Dans une forme #cle.-m--écLitioii particulière, cette poutre comprend, en outre, du béton non pr & ,conipi-imé.
Le dessin annexé représente, schématique ment et<B>à</B> titre d'exemple seulement, diffé- rents stades de quelques exemples du procédé suivant l'invention ainsi que différentes for mes d'exécution de la. poutre réalisée par ce procédé.
La fi-.<B>1</B> représente schématiquement un premier stade d'un exemple du procédé sui vant l'invention.
La fig. 2 est une coupe transversale dans une première poutre réalisée par le procédé suivant, l'invention.
La fig. <B>3)</B> représente les lois de variation des tensions normales d'une section transver sale de l'armature dans différents stades (con sidérés isolément et superposés) de la réalisa tion d'une poutre suivant l'invention ainsi qu'après mise en service.
La fig. 4 représente les lois de variations des teii < ,,ions normales de la même section tram,- versale qu'à la fig. 3 des bétons précom- primé et non précomprimé.
Les fig. <B>5</B> et<B>6</B> représentent, respective ment en, coupe transversale et en coupe lon gitudinale, une partie de l'armature inétalli- que de la fil--. 2 dont on a augmenté l'adhé rence avec le béton, par certains artifices.
La fig. <B>7</B> est une vue en élévation schéma tique<B>de</B> la réalisation de l'application simul- tanée du procédé suivant l'invention<B>à</B> deux poutres.
Les fig. <B>8 à 10</B> représentent chacune, de manière purement schématique, trois variaii- tes de l'application simultanée du procédé'- suivant. l'invention<B>à</B> deux poutres.
La fie,<B>11</B> schématise en coupe transver sale une variante du procédé suivant Finven- tion <B>à</B> un stade qui suit celui de l'obtention du béton précontraint dans la poutre, suivant la fig. 2.
La fig. 12 est -une coupe transversale de la poutre finalement obtenue suivant la va riante dont il est question<B>à</B> la fig. <B>11.</B>
Les fig. <B>13 à 15</B> représentent chacune, en coupe transversale, une forme d'exécution, d'une poutre réalisée par le procédé suivant l'invention.
La fig. <B>16</B> est une coupe transversale sui vant un plan désigné par la ligne XVI-XVI de la fig. <B>17,</B> dans une autre forme d'exéeu- tion de la poutre suivant, l'invention.
La fig. <B>17</B> est une vue latérale de l'arma ture métallique seulement de la poutre sui vant la fig. <B>16. -</B> La fig. <B>18</B> est une coupe transversale sem blable<B>à,</B> celle de la fig. <B>16</B> clans encore une autre poutre établie suivant l'invention.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
<B>A</B> la fig. <B>1,</B> on a représenté une poutre 2 posée sur deux appuis<B>3</B> et soumise<B>à</B> -une flexion simple sous l'action d'un effort P appliqué en son milieu. Cet effort estexercé, par exemple,<B>à</B> l'aide d'un vérin prenant appui contre un bâti fixe 4.
La poutre 2, représentée<B>à</B> la fig. <B>1,</B> est supposée être une poutrelle laminée en forme de<B>1</B> telle que celle représentée<B>à</B> la fig. <B>2.</B> Cette poutrelle est évidemment. suffisamment rigide pour constituer par elle-même une pou tre pour la portée envisagée.
Lorsque cette poutrelle est fléchie, comme représenté<B>à</B> la fig. <B>1,</B> son état de tension, dans la section du milieu par exemple, peut être schématisé paw les lignes<B>5</B> et<B>6</B> de la, fig. 13) où les tensions <B>de</B> traction ont été représentées<B>à</B> dTeite de la ligne verticale<B>5</B> et les tensions de compres sion<B>à</B> gauche de cette ligne.
La variation des tensions est donc repré sentée par une ligne oblique<B>6</B> avec la ligne<B>5</B> comme ligne de repère.
Pendant que la poutrelle 2 est maintenue dans cet état de tension, on applique du<B>bé-</B> ton<B>7</B> (fig. 2) sur la plus grande partie de la fraction de cette poutrelle soumise<B>à</B> des efforts de traction.<B>A</B> cet effet, on enrobe par exemple cette partie de la poutrelle par du béton. La mise en place, convenable de ce<B>bé-</B> ton même en dessous de la semelle inférieure de la poutrelle peut être effectuée relative ment facilement surtout -si l'on recourt<B>à</B> la vibration.
L'armature est maintenue dans sa position fléchie pendant tout le temps que le béton<B>7</B> met<B>à</B> durcir. Lorsqu'on estime que ce durcis sement est suffisant, on cesse de faire agir l'effort P de la fig. <B>1</B> appliqué au milieu de la poutre. Cet effort n'est pas supprimé brus quement, mais est réduit progressivement, en quelques minutes par exemple.
On obtient<B>à</B> ce moment, une poutre dont l'armature métallique 2 et le béton<B>7</B> pr6sen- tent des états de tension représentés par les diagrammes limités entre les lignes<B>5</B> et<B>8</B> de la fig. <B>3</B> pour l'armature métallique 2 et par les lignes<B>5</B> et<B>9 à</B> l'a fig. 4 pour le béton. Comme on le comprend aisément, la tendance de la poutrelle 2<B>à</B> revenir dans son état de tension nulle, qui était celui d'avant son<B>flé-</B> chissement suivant la fig. <B>1,</B> est contrariée par le béton<B>7</B> qui enrobe la partie inférieure de cette poutrelle.
L'adhérence du béton<B>à</B> la poutrelle a comme effet de laisser, après sup pression de la force P, des états de tension permanents aussi bien dans le béton que dans l'ap,ier. La ligne<B>10</B> lue par rapport<B>à</B> la ligne de repère<B>5</B> (fig. <B>3)</B> représente les tensions du métal dues<B>à</B> la seule opération<B>de</B> sup pression de la force P. La superposition<B>de,</B> ces tensions<B>à</B> celles que représente la ligne<B>6</B> donne les tensions résultantes représentées par la ligne<B>8,</B> avec toujours la ligne<B>5</B> comme repère.
On enrobe ensuite de béton frais<B>11</B> (fig. 2) la partie de la poutrelle 2 non encore enrobée. Aee moment, le béton frais n'inter vient pas encore dans la résistance de la pou tre, mais il charge de tout son poids mort l'ar mature métallique 2,et le béton précomprimé. Ce poids mort. crée dans l'armature métallique un état de tension supplémentaire qui, sU était sel-il, serait représenté par le diagramme 12<B>à</B> la fig. <B>3.</B> Ce diagramme doit être super posé au diagramme<B>8</B> pour obtenir l'état de tension résultant dans l'armature.
Cet état de tension est représenté par le diagramme<B>13.</B>
Quant<B>à</B> l'état de tension dans le béton précomprîmé, résultant dit poids mort. du<B>bé-</B> ton sans tension, il est représenté par le dia gramme 14<B>à</B> la fig. 4. L'état. de tension réel résulte de la. superposition des diagrammes<B>9</B> et 14 et donne lieu a-Li diagramme<B>15.</B>
Lorsque le béton supérieur<B>11</B> a également durci, il peut coopérer avec l'armature 2 et le béton préconiprimé <B>7, à</B> la résistance aux sol licitations résultant<B>de</B> la mise en service.
La charge en service don-ne, par exemple, lie-Li <B>à</B> des états de tension dans l'armature et dans les bétons, représentés respectivement par le diagramme<B>16 à</B> la. fig. <B>3</B> et par le dia gramme<B>1.7 à</B> la fig. 4. La superposition des diagrammes<B>13</B> et<B>16</B> et celle des diagrammes <B>15</B> et<B>17</B> donne lieu respectivement aux dia grammes<B>18</B> et<B>19.</B>
En pratique, on a intérêt<B>à</B> soumettre Far- mature métallique en cours de son fléchisse ment initial<B>à</B> une tension de tract-ion supé rieure<B>à</B> celle<B>à</B> laquelle elle pourra. être sou mise en service.
On a même intérêt<B>à</B> soumettre monienta- nément l'armature, par sa flexion,<B>à</B> une ten sion de traction supérieure<B>à</B> sa limite élasti que originelle. Le métal de l'armature subit ainsi un écrouissage qui relève sa limite élas tique.
Si on craint que l'adhérence entre le béton <B>7</B> et l'armature métallique 2 soit insuffisante, on munit l'ai-mature métallique de saillies qui augmentent cette adhérence.
<B>A</B> la fig. <B>5,</B> on a représenté, dans l'aile de droite de la, -semelle inférieure de l'armature, des saillies 20 qui ont été obtenues par relè vement d'une partie du métal constituant la semelle. Uaile de gauche de cette semelle est pourvue de plaquettes 21 maintenues en plaee par des boulons 22.
Les saillies 20 peuvent aussi étre <I>réalisées</I> par des additîons de métal<B>à</B> la semelle de l'armature. <B>A</B> la fing. <B>7,</B> on a schématisé l'application du procédé suivant l'invention<B>à</B> lexécution simultanée de deux poutres dont. les armatures métalliques rigides ont leurs extrémités reliées entre elles par des tirants<B>23</B> constituées, par exemple, par des fers plats.
Les semelles 24 de ees deux armatures rigides ont été découpées <B>à</B> leurs extrémités pour faciliter la mise en place des fers plats<B>23</B> qui sont attachés tem porairement aux âmes des poutrelles '2 au moyen de boulons engagés dans les trou.% <B>25</B> pratiqués dans les fers plats<B>23</B> et les âmes des poutrelles 2.
Pendant que les extrémités des deux armatures rigides sont ainsi empô- ellées de s'écarter, on écarte les milieux de ces armatures ri-ides <B>à</B> laide d'un vérin<B>26</B> et on les maintient dans cet. état<B>à</B> l'aide de poussards <B>27.</B> Si on juge que cela en vaut.
la peine, on soulève<B>à</B> présent simultanément et, légèrement., les milieux des deux poutrelles en intercalant<B>à</B> nouveau un vérin<B>30</B> entre le sol D et la poutrelle inférieure et on libère le vérin<B>30</B> par des poussards <B>M.</B> Cette opéra- tîon pourrait avoir pour but de corriger l'ef fet provenant du poids propre des poutrelles et -des poussards 27 et dég a liser rigoureuse- ment les flèches ou les moments <RTI
ID="0005.0028"> fléchissants <B>des</B> deux poutrelles.
Lorsqu'on décide de supprimer la flexion parce que le béton a suffisamment durci au tour des parties tendues des poutrelles, le vé rin<B>26</B> qui a été enlevé après placement des poussaras <B>27</B> est, remis en place afin de faci liter l'enlèvement des poussards par Lin léger écartement supplémentaire des milieux des poutres en fabrication. On réduit ensuite pro gressivement la longueur du vérin entre les poutres jusqu'à ce que celles-ci aient repris une forme en équilibre.
Si les poussards <B>27</B> étaient de longueur ré glable, on pourrait évidemment se dispenser de. remettre le vérin<B>26-</B> en place pour laisser progressivement Farmature, rigide dans son nouvel état d',éq:uffibre puisqu'il suffirait de réduire, la longueur des poussards.
<B>A</B> la fig. <B>8,</B> on a schématisé l'exécution d'une variante de ce procédé dans laquelle les milieux des armatures rigides sont mabi.- tenus <B>à</B> distance constante l'un de l'autre, tandis que les extrémités sont rapprochées l'une de l'autre.
Dans la variante-de la fig. <B>9,</B> les n-iiHeLLx des arniat-Lutes rigides sont maintenus<B>à</B> dis tance constante, tandis que leurs extrémités sont écartées Fane de l'autre.
<B>A</B> la fig. <B>10,</B> les extrémités sont mainte- unes <B>à</B> distance constante l'une de l'autre, tandis que les milieux sont rapprochés l'un de l'autre.
<B>A</B> la fig. <B>11,</B> on a représenté un stade intermédiaire d'une poutre fabriquée par un exemple -du procédé suivant l'invention. Après durcissement<B>du</B> béton<B>7</B> et suppression de la force P, on enlève par découpage une partie de l'armature, 2 qui émerge<B>du</B> béton<B>7.</B> Après cet enlèvement, une quantité supplémentaire de béton<B>11</B> est rendue solidaire -du béton 'é <B>(déjà</B> sous compression) grâce #à des barres d'attente<B>28,</B> -de façon<B>à</B> former, par exemple, une poutre telle que celle représentée<B>à</B> la fig. 12.
On peut évidemment employer comme armature rigide<B>à</B> soumettre<B>à</B> une préflexion, une poutre démontable dont la partie non enrobée dans le béton précomprimé est alors enlevée sansdécoupage et peut être réutilisée pour la préflexion d'autre armatures.
<B>A</B> la fig. <B>13,</B> on a représenté une poutrelle métallique rigide 2 qui lait partie d'une pou tre qu'on suppose reposer<B>à</B> ses extrémités sur deux appuis. La membrure inférieure<B>29</B> de cette poutrelle a été chauffée par exemple, en faisant passer de la vapeur dans des tubes<B>30</B> au contact de sa face supérieure<B>31,</B> tandis que la semelle supérieure<B>32</B> a été maintenue froide. Sous l'effet, de cette différence -de, trai tement thermique, la poutrelle s'est allongée plus<B>à</B> sa base jusqu'à soit sommet. et, par conséquent, s'est courbée en présentant une convexité vers le bas. L'armature s'est ainsi fléchie dans le sens où elle fléchira sous l'ef fet des sollicitations de service.
Celles-ci peu vent comprendre le poids mort de la poutre, les charges permanentes, les charges varia bles et, parfois, les charges mobiles.
Pendant qu'on continuait.<B>à</B> chauffer la membrure inférieure<B>29,</B> on a appliqué du béton<B>7</B> contre la face inférieure<B>Ô3</B> de celle-ci et, contre ses faces latérales 34, c'est-à-dire contre des fibres dont les tensions dues aux sollicitations de service sont des tractions. On a continué le chauffage pendant tout le temps où le béton durcissait. Après durcissement, on a cessé de chauffer. Sous l'effet, de la contrac tion de la partie inférieure de la poutrelle 2. le béton<B>7</B> s'est comprimé dans la mesure où l'adhérence entre le béton et la semelle<B>29</B> était suffisante.
On a achevé ensuite l'enrobage de la pou trelle 2 au moyen de béton<B>11.</B>
Pour maintenir froide la partie silpérieure de la poutrelle métallique rigide 2, on peut, si la transmission de chaleur le long de l'âme de cette poutrelle est. trop grande, refroidir la semelle<B>32</B> ou bien empêcher la chaleur de se tralismettre de la partie inférieure<B>à</B> la par tie supérieure de la poutrelle en refroidissant. celle-ci localement au voisinage de l'axe neutre.
<B>A</B> la, fig. 14, on a représenté une autre poutrelle métallique rigide 2 dont la ment- brure supérieure<B>32</B> a été refroidie par le pas sage d'une saumure réfrigérante dans des tubes<B>35</B> en contact avec la face supérieure <B>36</B> de cette membrure,<B>à</B> ime température sen siblement inférieure<B>à</B> la température am biante<B>à</B> laquelle la membrure inférieure<B>29</B> est restée soumise.
Sous l'effet de cette différence de tempé rature entre les parties -supérieure, et, inf#- rieure, la poutrelle, 2 a fléchi, vers le bas, c'est-à-dire dans le sens, où elle fléchira sous l'effet des sollicitations de service.
Pendant ce traitement thermique, on a appliqué du béton<B>7</B> contre la partie infé- rieure de la Poutrelle '2, par exemple, en en robant complètement la, membrure inférieure <B>29</B> et une partie de l'âme. Le traitement ther- inique n'a étésupprimé quaprès durcissement du béton<B>7.</B> L'égalisation des températures qui s'en est suivie a éualement eu comme effet de soumettre ce béton<B>à</B> une compression dans la mesure où son adhérence<B>à</B> la partie infé rieure de la poutrelle 2 était suffisante.
Après cette égalisation de température, on a enrobé, de béton frais<B>11</B> la pallie de la poutrelle 2 non encore enrobée.
<B>A</B> la fig. <B>15,</B> on a représenté une poutre de grandes dimensions comprenant 'une arma ture métallique constituée de deux parties jumelées 2<B>à</B> faire reposer sur deux appuils. Après mise en place de cette armature<B>à</B> l'en droit où la poutre dont elle doit faire partie sera en service, on, a enrobé la membrure su- périe-Lire de cette armature qui sera soumi.se <B>à</B> compression sous l'effet des sollicitations de -service au moyen de béton formant en même temps un tablier<B>37.</B> Après durcissement de ce tablier<B>37,
</B> on a déversé sur lui de la terre <B>38.</B> Le tablier représenté petit servir de che min de roulement<B>à</B> Lin camion<B>39</B> amenant de la terre. Sous l'effet du poids de celle-ci, du tablier en béton<B>37</B> et de Farmature mé tallique 2, cette dernière a. fléchi dans le sens où elle fléchira sous l'effet des sollicitations de service et on a. alors fait adhérer du béton <B>7 à</B> sa partie inférieure souniise <B>à</B> traction, par suite de la surcharge.
Le poid-s dit béton<B>37</B> dont on a enrobé la partie supérieure des poutres 2 avant mise en place du béton<B>7</B> ne contribue évidemment pas<B>à</B> précomprimer ce dernier béton puisque le béton<B>37</B> lie petit plus être enlevé. -Mais les tensions<B>de</B> traction dans le béton<B>7</B> dues au poids du béton<B>37</B> et du béton<B>7</B> lui-même sont évitées.
Aux fig. <B>16</B> et<B>17,</B> on a représenté une poutre comprenant -Lme armature métallique rigide 41 qui est enrobée dans du béton. Cette armature constitue une poutre pour la portée considérée.
La membrure inférieure de cette aima- turc, c'est-à-dire, celle dont les tensions dites aux sollicitations de service sont des tractions lorsque la poutre dont elle fait partie est po sée<B>à</B> ses extrémités sur deux appuis, est cons tituée essentiellement par des tubes longitu dinaux 42 maintenus séparés 1l-ui <B>à</B> proxi mité de l'autre en étant fixés<B>à</B> l'âme 44 de l'armature par l'intermédiaire de traverses 43 disposées de place en place et fixées<B>à</B> cette âme par soudure par exemple.
Du béton 45 peut facilement enrober com plètement la membrure inférieure de l'arma ture métallique constituée essentiellement par les tubes 42 et accessoirement par les traver ses 43. L'emploi de tubes 42 permet de réali ser facilement la préflexion de l'armature par différence de températures entre les membru res supérieure et inférieure puisqu'on peut faire Si, circuler a-Li lieu un de fluide tubes 42, chaud,
on utilise <B>à</B> travers des eux. bar- res 46 (fig. <B>18)</B> pour constituer l'essentiel de la menibrure inférieure de l'armature métal- Ilque 41, ces barres peuvent servir<B>de</B> résis tance électrique pour leur chauffage si on<B>dé-</B> sire préfléchir l'armature par ce moyen. La fic. <B>18</B> montre que l'âme, 44 est munie d'une étroite semelle 47 qui facilite la fixation des traverses 43.
Il va de soi que le procédé suivant. l'inven tion ne se limite pas<B>à</B> des poutres simples sur deux appuis, mais qu'il est également applicable<B>à</B> des consoles,<B>à</B> des poutres con tinues<B>à</B> travées multiples,<B>à</B> des portiques, etc. D'autre part, l'armature rigide peut-être, par exemple, laminée dune pièce ou compo sée,<B>à</B> âme pleine ou ajourée, ou en treillis.