Procédé pour transformer des variations d'une grandeur en variations de pression d'un fluide
et dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
On connaît des dispositifs comportant une tuyère par laquelle on fait échapper un jet de fluide gazeux, un écran interceptant ledit jet et dont la position mobile par rapport à la tuyère conditionne la pression du fluide dans ladite tuyère, les variations ae cette pression pouvant être amplifiées à diverses fins.
Dans ces dispositifs, les formes des tuyères sont généralement telles que la zone contractée de la veine fluide se trouve située à l'intérieur de la tuyère ou, tout au plus, dans le plan de sa tranche de sortie. Une telle disposition permet d'obtenir déjà des résultats intéressants en ce qui concerne la sensibilité et la fidélité dudit dispositif.
Mais il est apparu qu'il était possible, en procédant de la manière que nous revendiquons, d'augmenter encore cette sensibilité, sans en diminuer en rien la fidélité et même en l'augmentant, avec, comme conséquence, de pouvoir utiliser à diverses fins par l'intermédiaire de forces très faibles, les variations d'une grandeur de très petite amplitude et possédant une très faible énergie propre.
La présente invention a pour objet un procédé pour transformer des variations d'une grandeur en variations de pression d'un fluide par le moyen d'un jet de ce fluide produit par une tuyère et d'un écran qui intercepte ce jet et dont la position est liée aux variations de la grandeur variable. Ce procédé est caractérisé en ce que la contraction du jet de fluide est produite en aval de l'orifice de sortie de la tuyère et que l'écran est placé dans la zone de contraction.
Ce procédé supprime l'obligation qui existe dans les dispositifs connus d'un ajustage précis de l'écran par rapport à la tuyère, d'où suppression d'un couple mort nuisible à la sensibilité.
Il permet, d'autre part, l'attaque directe de la tuyère par un organe sensible même si les mouvements respectifs du support de la tuyère et de l'écran, entre certaines limites assez amples, ne sont pas parallèles.
L'invention a aussi pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précité, ce dispositif comprenant une tuyère présentant un orifice de sortie percé dans une paroi mince et dirigeant le jet de fluide sur un écran mobile dont la position est liée aux variations de la grandeur variable.
Les dispositifs permettant de mettre en pratique le procédé selon l'invention peuvent être combinés, par exemple, avec des relais amplificateurs, des servo-moteurs, des dispositifs indicateurs, enregistreurs, répétiteurs ou régulateurs.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, sous forme schématique, des dispositifs connus et des dispositifs permettant de mettre en pratique le procédé selon l'invention. Ces derniers dispositifs constituant également des formes d'exécution du dispositif selon l'invention.
Dans ce dessin:
Fig. 1, 2 et 3 sont des coupes diamétrales, à grande échelle, de tuyères utilisées dans les dispositifs connus.
Fig. 4 est une vue analogie d'une tuyère d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
Fig. 5 est une autre vue, analogue à fig. 4, représentant la tuyère de la fig. 4 avec im écran orientable.
Fig. 6 à 12 sont des vues en perspective de différents dispositifs prévus pour la mise en pratique de l'invention.
Dans le dispositif représenté à la fig. 1, une tuyère 1 coopère avec un écran 2 porté par une lame élastique 3 qui est fixée siir le même support 4 que la tuyère; si un jet d'air provenant d'une capacité où règne une pression peu élevée se trouve soufflé par la tuyère 1 dans la direction de l'écran 2, il se produit, dans le plan A-A en amont de l'orifice 5 de ladite tuyère, une contraction 6 de ce jet d'air; celui-ci s'épanouit, par contre, en aval de l'orifice 5 et, dans cet état, rencontre l'écran 2 sur lequel il exerce une certaine poussée. Cette dernière est contrariée par le ressort 3 qui s'infléchit. écran prend une position d'équilibre et la pression dans la tuyère et en arrière d'elle-même prend une valeur déterminée.
Si, par un moyen quelconque approprié, on fait varier la position de l'écran 2 par rapport à l'orifice 5 de la tuyère, par exemple, en repoussant impérativement vers la gauche de la figure, au moyen d'une butée 8 une touche 7 portée par l'écran 2, l'écran sera rapproché de l'orifice 5, la pression de l'air dans la tuyère : 1 augmen- tera. De la position relative de la butée 8 ct de l'orifice 5 dépendent, donc, la pression dans l'intérieur de la tuyère et, par consé quent, celle régnant dans le réservoir en arrière de celle-ci.
Des effets analogues se produisent avec une tuyère convergente, comme celle 9 représentée en fig. 2 et dont l'angle de convergence a est plus grand que celui b du jet d'air dans la tuyère.
Si l'on utilise une tuyère bicylindrique telle que celle 11, 12 de la fig. 3, avec rac cord conique à grande ouverture d'angle 13, la zone de contraction maxima A-A se trouve dans la partie cylindrique 12. Dans ces trois cas, la veine gazeuse s'épanouit au-delà de l'orifice de sortie de la tuyère et les veines gazeuses qui viennent rencontrer un écran tel que celui 2 de la figure l'attaquent sous forme étalée.
Dans la tuyère représentée aux fig. 4 à 5, la zone de contraction maxima A-A du jet d'air est située en aval et à une certaine distance de l'orifice 14. On dispose l'écran 2 dans cette zone de contraction maxima du jet d'air.
Dans cette position, les veines gazeuses sont très concentrées à l'opposé de ce qui a lieu dans le cas des dispositifs des tuyères des fig. 1, 2 et 3. La zone d'impact est plus réduite et il en résulte en ce point une concentration d'énergie qui augmente de façon im- portante la sensibilité et la fidélité du dispo sitif. Le e maximum de ces qualités est obtenu lorsque la face de l'écran qui reçoit le jet d'air est placée dans la zone de contraction maxima de la veine d'air, ainsi que cela est représenté à la fig. 5.
Une telle tuyère, à orifice en mince paroi, s'accomode fort bien des variations angulaires de position que l'on peut être amené à donner à l'écran 2 (par exemple positions 2o, 2b) par pivotement autour d'un axe de rotation 18 perpendiculaire à l'axe de figure des jets d'air.
D'autre part, la combinaison de l'écran 2, de la touche 7 et de la butée 8, sehématisée à la fig. 1, peut être réduite à un simple écran dont la face qui jouxte la tuyère est confor mée comme une came et est déplacée de faucon à faire varier la distance comprise entre la tuyère et le point d'impact du jet d'air sur cette dernière, faisant ainsi varier la pression de l'air en arrière de la tuyère.
On peut constituer un tel dispositif avec une tuyère dont l'orifice de sortie 14, constituée en orifice de mince paroi, a un diamètre de 0,5 mm et dans lequel l'écran 2 situé à une distance de 0,2 mm de cet orifice 14 re coit une poussée de 0,2 g par cm2 et peut, par conséquent, être déplacé au moyen d'une force très faible; les variations de la pression de l'air en arrière de la tuyère (pression dénommée: pression modulée) peuvent être amplifiées à volonté et servir à réaliser toutes commandes désirées, asservies ou non, avec intervention ou non, de servo-moteurs.
En donnant par exemple à l'écran la forme d'une came en bout 19 (fig. 6) montée sur l'axe d'tm galvanomètre 20 et on face de la tranche supérieure 21 de laquelle se trouve placée une tuyère 22, alimentée en air sous pression et dont l'orifice conformé en orifice à mince paroi, dirige un jet d'air sur la came 21, et si cette came décroît de hauteur de 24 à 25 par 21 suivant une loi déterminée, la rotation de la came fait varier, suivant cette loi, la distance comprise entre L'orifice 23 de la tuyère et la came 21, faisant varier, suivant la même loi la pression de l'air en arrière de la tuyère. De très petites variations de la distance entre came et tuyère produisant des variations importantes de ladite pression, les variations maxima de hauteur de la came 21 de 24 à 25 peuvent être petites et ne pas sortir de la zone de concentration du jet d'air.
Avec un orifice de tuyère de 0,5 mm et une pression d'air de 0,2 g par cm2, à la sortie de cet orifice, une puissance de 0,25 milliwatt suffit à produire derrière la tuyère des modulations de pression susceptibles d'être amplifiées quasi-instantanément.
La tuyère peut être rendue mobile et associée avec un appareil indicateur, lorsqu'on désire connaître à chaque instant la valeur de la grandeur variable. La fig. 7 représente un tel dispositif dans lequel un organe 24, fixé par son extrémité 25 sur un support fixe 26, se déforme en fonction d'une pression intérieure variant suivant la température. Les variations de cette grandeur doivent moduler la pression de l'air dans la tuyère 31, soumis aux déplacements d'un bras 35.
L'organe 24 fait tourner autour d'un axe fixe 28, au moyen d'une bielle 29, un écran 30 situé en face de l'orifice d'une tuyère 31 alimentée en air par la conduite fixe 27 et la conduite souple 32. La distance de cet écran à I'orifice de la tuyère est telle que ledit écran reste dans la zone contractée du jet d'air sortant de la tuyère 31 pour toutes les positions prises par l'extrémité 33 de l'indicateur 24. La tuyère est fixée au bras 34 d'un renvoi d'équerre 34, 35 pivotant sur un axe 36, fixé sur un support 37. L'extrémité du bras 35 s'appuie sur le poussoir 38 d'un soufflet 39 branché sur le tuyau 40 connecté au tuyau souple 32. Une vanne d'étranglement 41 sert à régler la pression de l'air dans la tuyère 31 et dans le soufflet 39.
De l'air, amené par la conduite 27 sous une pression réglée par la vanne 41, étant admis dans le tuyau 40, un jet d'air sort par la tuyère 31 et une pression déterminée s'établit dans le système 31, 32, 40, 39 en fonction de la position de l'écran 30 correspondant à un état déterminé de l'organe 24. La pressien de l'air dans le soufflet 39 écarte la tuyère de l'écran n par le jeu du renvoi 35, 34 jusqu'à ce qu'une: position d'équilibre soit atteinte par la réaction de l'écran 30 sur le jet d'air sortant de la tuyère. En réglant la pression de l'air d'alimentation au moyen de la vanne 41, on amène la tuyère à prendre une position telle que la distance de son orifice à la face active de l'écran 30 soit celle pour laquelle cette face se trouve dans la zone de contraction maxima du jet d'air sortant de la tuyère.
Lorsque la température varie, la pression qui conditionne la forme de l'organe 24 aval rie également et l'extrémité 33 de ce dernier éloigne l'écran 30 de la tuyère, la diminution de la poussée de réaction du jet d'air sur l'écran qui résulte de cet éloignement, din;i- nue la-pression dans les conduites 32 et 40 et dans le soufflet 39 qui s'affaisse; le poussoir 38 descend, le bras 35 le suit et le bras 34 rapproche la tuyère 31 de l'écran 30 jusqu'à ce que la réaction du jet d'air sur l'écran remonte la poussée de réaction du jet d'air sur la tuyère et fasse prendre à celle-ci une nouvelle position d'équilibre.
On remarquera que les mouvements de la tuyère 31 et de l'écran 30 peuvent ne pas être parallèles sans que cela influe sur la sensibilité et sur la fidélité du dispositif, car les portions de ces deux organes intéressées par la zone contractée du jet d'air peuvent décrire des circonférences tangentes ou faiblement séquentes de grand rayon.
L'indication visuelle ou audible de la température est obtenue en commandant par le bras 35 tout appareil approprié susceptible par l'effet des déplacements du bras 35 de fournir de telles indications.
La fig. 8 représente un dispositif prévu pour transformer de très faibles variations d'intensité d'un courant électrique, lui-même très faible. Ici, la tuyère 42 à orifice en mince paroi est solidaire d'un bras 43 articulé sur un axe 44 solidaire d'un support fixe 45. En position normale, la tuyère 42 est à une distance telle de la tranche d'extrémité 46 d'une came 47 que cette tranche se trouve dans la zone contractée du jet d'air qui sort de la tuyère. Cette came 47 est solidaire du cadre d'un galvanomètre 48. Le bras 43 repose, pour assurer cette distance, sur le poussoir 49 de la membrane mobile 50 d'une capsule 51.
La tuyère 42 et la capsule 51 sont alimeIl- tées en air sous pression respectivement par les conduites 52 et 53, branchées sur une con duite- d'alimentation d'air 54 avec interposi- tion d'une vanne de réglage 55.
Le fonctionnement du dispositif de la fig. 8 est le même que celai de la fig. 7 mutatis mutandis . Les mouvements du levier 43 peuvent être utilisés, après ampllfîcation, pour transmettre toutes indications, tous enregistrements, toute régulation, corrélatives aux variations d'intensité du courant qui passe dans le galvanomètre 48.
La fig. 9 représente un dispositif destiné à transformer les variations de longueur d'un organe linéaire, par exemple, d'un cheveu ou d'un fil de ver à soie 56, sous l'effet des variations de l'humidité de l'air. Ici encore, le fonctionnement est semblable au fonctionne- ment du dispositif représenté à la fig. 7. Le cheveu est fixé à une de ses extrémités à un point fixe et est attaché, à son autre extrémité, à un fil inextensible 57 qui s'enroule sur une poulie de petit diamètre 58 calée sur un axe 59, tournant sur pointes dans un support fixe 62.
Sur l'axe 59 est monté un ressort spiral de rappel 63, qui tient le cheveu 56 légèrement tendu, et une came en bout 64 qui coopère par sa tranche avec une tuyère 65 possédant un orifice en mince paroi et projetant un jet d'air sur la tranche 64 de la came; la tuyère est montée sur un balancier 66, 67 qui peut osciller sur un axe 68 dans des paliers 69, 69. La tuyère 65 est reliée, par un tuyau flexible 70, à un soufflet 71 soli daire d'un support fixe 72. Un poussoir 73 porté par la face inférieure du soufflet appuie contre le bras 67 du balancier. De l'air sous pression est amené par la conduite 74, avec vanne de réglage 75, à la tuyère 65 et au soufflet 71.
On pourra prélever sur le balancier 66, 67 un mouvement d'actionnement, avec am- plification éventuelle, d'un indicateur ou d'un enregistreur qui reproduira à grande échelle les dilatations ou les contractions du cheveu.
Dans le cas du dispositif de la fig. 10, un galvanomètre 76 fait tourner une came en bout 77, en face de laquelle est une tuyère 78 dont l'orifice de sortie délivre un jet d'air sous pression et est située, normalement, à distance telle de la came que la face 6vlpérieure de celle-ci se trouve dans la zone contractée d'un jet d'air qui s'échappe par cette tuyère.
Cette dernière est montée sur un bras de levier 79 qui peut pivoter suivant un axe 80 porté par un support fixe 81. Ce support porte un soufflet 82 muni d'un poussoir 83 qui appuie contre le levier 79. Ce dernier porte, à son tour, au moyen d'un bras 84, une autre tuyère 78 en mince paroi, qui coopère avec un obturateur 85 monté sur une membrane 86 d'une capsule 87 supportée, elle aussi, par le bras 79. Un ressort 88 tend à écarter la membrane 86 de la tuyère 78a. Une conduite d'air sous pression 89 alimente, à travers la vanne de réglage 90, par le tuyau, en partie souple, 91 et à travers un étranglement 92, la tuyère 78 et la capsule 87, et par le tuyau 93 muni d'un étranglement 94 et à travers le tuyau 95, le soufflet 82. Il alimente, d'autre part, par le tuyau 96, en partie soupie, la tuyère 7Sa.
Le dispositif étant en équilibre, si l'on suppose que la rampe de la came 77, en tournant par la rotation du cadre du galvanomètre 76, se rapproche de la tuyère 78, la pression augmente très légèrement dans la capsule 87 (quelques mm d'eau par exemple).
La membrane 86 'est' repolsée et obture, contre l'action du ressort 88, flia tuyère 78a. La pression augmente dans le soufflet 82 qui s'allonge et éloigne la tuyère 78 de la rampe de la came 77 jusqu'au moment où, la fuite à la tuyère 78 devenant suffisante, l'obtura- teur 85 s'éloigne de la tuyère 78a et rétablit une fuite égale en quantité à l'apport d'air sous pression par l'étranglement 94, d'où nouvel état équilibre du dispositif.
Le e relais amplificateur peut être fixé sur le bras 79 ou, au contraire, être indépendant.
Seule la tuyère doit toujours accompagner le bras 79.
Dans le dispositif représenté à ia fig. 11, la tuyauterie qui relie la tuyère 78 à la capsuie 87 est souple. Les parties communes aux deux dispositifs (fig. 10 et 11) portent les mêmes chiffres de référence. Le fonctionne- ment est le même dans les deux cas.
La fig. 12 représente un dispositif pour amplifier des variations d'un faible courant électrique, ce dispositif étant équipé de moyens pour indiquer et enregistrer ces va- riations et d'un mécanisme de régulation.
La fig. 13 représente en plan, une portion du dispositif.
On retrouve dans ce dispositif, les organes constitutifs de ceux représentés aux fig. 10 et 11, à savoir: un galvanomètre 97, une came en bout 98, une tuyère 99 à orifice en mince paroi, une eapsule 100, avec membrane 101, portant un obturateur 102 agissant sur une tuyère 103 avec orifice éventuellement en mince paroi, et avec ressort antagoniste 104.
Un soufflet 105 commande un bras 106 pivotant sur un axe 106a. On voit, en plus dans ce dispositif une aiguille 107 solidaire du bras 106 et dont la pointe se déplace devant un cadran gradué 108, ainsi qu'un bras 109 portant un style inscripteur 110 qui trace sur un cylindre tournant 111 L'enregistrement amplifié des variations du courant dans le galvanomètre 97. La capsule 100, la tuyère 103 et le soufflet 105, sont alimentés en air sous pression par la conduite 112 et les branchements 113 et 114. Un ressort de traetionll5 tend à rapprocher constamment la tuyère 103 de l'obturateur 102.
Sur le bras 107 est articu lée en 116 une bielle 117 articulée à son autre extrémité en 118, sur un levier 119 qui est pivoté en 120 sur un support fixe non représenté et est articulé en 121 sur le porte-tuyère 122. Des trous 123, percés dans le levier 119, permettent, en enfilant l'axe 118 dans l'un ou l'autre de ces trous, de faire varier le rapport des deux bras du levier 119.
D'autre part, sur l'axe 106a est articulé un levier 124 qui est traversé par une tige filetée 125, articulée en 126 sur un bras 127 solidaire d'un bras 128 pivoté sur l'axe 106a.
Un ressort 128a prend appui sur le bras 127 et t sous le bras 124. Un bouton moleté 129, vissé sur la tige 125, permet de faire varier l'angle que font entre eux les bras 124 et 128. L'extrémité inférieure du bras 128 porte une tuyère 130, éventuellement à orifice en mince paroi, qui coopère avec un écran obturateur 131, monté sur un ressort 132 qui est fixé sur un petit bras 133 solidaire de l'aiguille 107. Une butée 134 limite le déplacement de l'écran 131 vers la tuyère 130.
Le levier 124 porte une palette inclinée 135 qui coopère avec une tuyère 136, éven tuellement à orifice en mince paroi, par l'intermédiaire d'une touche 137, montée sur un bras élastique 138 fixé sur la tuyère 136. Cette dernière est portée par le fond 139 d'un souf- flet 140 alimenté en air sous pression par un branchement 141 piqué sur la conduite 112 et comportant un étranglement 141a. Un res
sort 142 appuyé sur un support fixe 143 est opposé aux déplacements du fond 139 dudit soufflet 140.
D'autre part, un soufflet 144, fixé sur ie support 143, est alimenté en air sous pression par un branchement 146 piqué sur la eonduite 112. I1 agit, par un poussoir 145, sous le levier 124. Le branchement 146 alimente également, par une-eonduite partiellement souple 147, la tuyère 130.
On voit encore sur la figure une soupape 148 placée sur une conduite du fluide sous pression 149, soupape qui est commandée par une membrane élastique 150 à laquelle est opposé un ressort de poussée 151. Cette membrane 150 est mise en commimication, par le branchement 141, avec la conduite générale 112 d'alimentation en air sous pression.
Le fonctionnement du dispositif est le sui vaut:
Supposant que son équilibre soit établi pour une certaine valeur de l'intensité du courant qui passe dans le galvanomètre 97, et que, pour cette valeur dudit courant, la partie de la rampe 98, qui fait face à l'orifice de la tuyère 99 se trouve dans la zone contractée du jet d'air sortant de la tuyère 99 et aussi, que dans cette situation, l'écran obturateur 102 de la capsule 100 se trouve plaeé sous l'influence de la pression qui règne dans la capsule et de la poussée du ressort antago-- niste 104, dans la zone contraetée du jet d'air qui sort de la tuyère 103, dans le cas où l'ori fice de cette dernière est une mince paroi,
et l'aiguille 107 étant en face d'ive certaine graduation du cadran 108; Si, alors, le courant dans le galvanomètre augmente, la came 98 tourne sur son axe et sa tranche se rapproche de la tuyère 99. La réaetion exercée par le jet d'air sur la tuyère variera et repoussera cette dernière sur la gauche de la figure en même temps que la pression de l'air dans la capsule 105 augmentera et que l'écrou obturateur 103 se rapprochera, de ee fait, de la tuyère 103 et ira même jusqu'à l'obturer. Il en résulte un déplacement du bras 106 vers la gauche de la figure et, par conséquent, le bras 107 se déplace vers la droite en tendant le ressort 115.
L'aiguille 107 se déplacent vers la droite de la figure, la bielle 117 fait pivoter le levier 119 qui écarte la tuyère 99 de la came jusqu'à ce que, la réaction du jet d'air diminuant de ce fait sur la tuyère 99 et la pression baissant derrière eelle-ei, la pression baisse aussi dans la capsule 105 et qu'un nouvel état- d'équilibre s'établisse dans le système, par suite de la fuite créée à la tuyère 103.
Lorsque cet-équilibre est atteint, le dispositif s'immobilise et l'aiguille 107 donne, sur le eadran 108, une nouvelle indication correspon- dant à la nouvelle intensité du courant électrique dans le galvanomètre.
Le déplacement du point d'articulation 118 de la bielle 117 permet de faire varier le rapport des déplacements de l'aiguille 107 et de la tuyère 9.
Le bras 109 prolongeant l'aiguille 107 enregistre SOns forme d'im graphique 110a les variations du phénomène considéré.
Si on suppose que le régulateur 148, 150, 151 est dans sa position moyenne, que pour cette position moyenne le levier 106 soit lui aussi dans sa position moyenne et que la tuyère 130 et la came 98 et l'écran 131 et 137 soient, respeetivement, dans des positions relatives telles que ces écrans soient dans la zone moyenne de contraction des jets d'air qui sortent desdites tuyères et qu'aussi le soufflet 105, 140jet 144 soient dans leurs positions moyennes, et si l'on suppose, en outre, qu'une variation de la grandeur variable augmente l'intensité de courant dans le galvanomètre 97, le soufflet 101 dans lequel la pression augmente pousse le levier 106 vers la gauche de la figure et, déglacant sur la droite l'écran 131 dégage la tuyère 130,
et diminue la pression de l'air dans la capsule 144. Cette diminution de pression se transmet au soufflet 144 qui abaisse le levier 124 et rapproche la tuyère 130 de l'écran 131 jusqu'à ce que soit établi un nouvel état d'équilibre. La palette rendue inclinable dans ce cas vient appuyer sur l'écran 137 et provoque l'obturation de la rayère 135 donc une augmentation de pression dans la capsule 140, cette augmentation de pression se traduisant par un déplacement de la droite vers la gauche de la paroi 139 jusqu'au moment où, du fait de l'inclinaison de la rampe 135, la fuite correspondant à l'état d'équilibre est de nouveau rétabli, le dispositif 136, 137, 138, 139, 140 s'immobilise pour une pression interne plus élevée que précédemment du fait de la contraction da ressort 142.
Cette nouvelle pression est transmise par la conduite 141 à la vanne 148 provoquant la fermeture partielle ou totale de ll''orifiee.
En agissant sur le bouton moleté 129, on fait varier la position relative de la tuyère 130 par rapport aux bras 106, 107, par consé- quent, le point moyen du réglage.
L'écran au lieu de recevoir la forme d'une came en bout peut aussi recevoir la forme d'une came dont la tranche qui coopère avec la tuyère est, en chacune de ses parties actives parallèles à l'axe de rotation de ladite came.
Dans le cas d'une came en bout, la rampe hélicoïdale qu'elle comporte peut être conformée de telle façon que la génératrice de cette rampe passe toujours par le pivot de rotation de la came.
REVENDICATIONS:
I. Procédé pour transformer des variations d'une grandeur en variations de pression d'un fluide par le moyen d'un jet de ee fluide produit par une tuyère et d'un écran qui intercepte ce jet et dont la position est liée à la grandeur variable, caractérisé en ce que la contraction du jet de fluide est produite en aval de l'orifice de sortie de la tuyère et que l'écran est placé dans la zone de contraction.