Machine pour la réfection des revêtements des chaussées. La présente invention concerne les ma- chines utilisées pour la réfection des revête- ments ou empierrements des chaussées et a pour objet un type de machine destiné à cet usage, qui n'avait pas encore été proposé jus qu'à. ce jour.
Plus particulièrement, la présente ma chine a été concue et construite en vue de la manutention et' du traitement des mélanges destinés à être posés à chaud et de leurs di vers constituants, cette machine étant des tinée à. fournir les matières nécessaires pour (le petits travaux de réfection, ou dans les cas de travaux de ce genre où des machines beaucoup plus grandes d'un autre type ne peuvent. accéder.
La machine qui fait l'objet. de cette invention est. caractérisée en ce qu'elle com- prend un châssis, un moyen d'alimentation en matière de revêtement monté sur ledit châs sis, un réservoir à liquide monté sur le châssis proximité dudit moyen d'alimentation en matière, un malaxeur s'étendant à travers le réservoir et. disposé de manière à être à.
peu près entouré par le liquide contenu dans ce dernier, tout en étant séparé du liquide de façon étanche, un moyen de stockage égale ment supporté par le châssis et plagié au voisi nage du malaxeur pour en recevoir le con tenu, et un moyen monté à l'intérieur du réservoir pour chauffer le liquide qui y est contenu.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine objet de l'invention. Fig.1 est une vue en coupe longitudinale par un plan axial de la machine.
Fig. 2 est une vue en plan correspondant à la fig.1.
Fig. 3 est une vue en bout avec coupe et arrachement partiels et à plus grande échelle, en regardant de la gauche de la fig. 1.
Fig.@4 est une vue de face de la machine à la. même échelle que la. fig. 3 et représente l'unité motrice, l'appareil de chauffage, le malaxeur et. les dispositifs doseurs.
Fig. â et 6 sont. des détails, à. échelle agrandie et en coupe, illustrant la façon dont le malaxeur est. disposé dans la. machine.
Fig. 7 est une vue en coupe par la ligne 7-7 de la fig.1, en regardant dans le sens des flèches, et fig. 8 est une vue en coupe par la ligne 8--8 de la fig.l du dispositif prévu pour coordonner le transfert. de la composition liquide et des agrégats secs à la chambre de malaxage.
La machine représentée comprend une remorque dont. le bâti, désigné de façon géné rale par 1 et. qui comporte un timon ou dis positif d'attelage 2 et. un cadre 3 supportant la caisse ou corps du véhicule, est supporté par un châssis 5 pourvu de ressorts appro priés 4 et des roues porteuses habituelles 6.
Le bâti 1 supporte les unités motrice et de transmission désignées dans leur ensemble par 7 (fig. 4), un ensemble 8 de la trémie à matière et des organes doseurs, un réservoir à liquide 9, un malaxeur 10, un appareil de chauffage 11 et un coffre de décharge 12.
L'ensemble 8 de la trémie et des organes doseurs, représenté plus particulièrement pour certains détails à la fig.7, comprend une trémie 13 qui comporte, à son extrémité de sortie ou inférieure, un volet obturateur 14 pivotant sous.la commande d'un arbre 15.
Un rouleau cylindrique 16, qui s'étend d'une extrémité à l'antre de l'orifice de sortie de la trémie et sur lequel repose le volet. 14, est destiné à recevoir une rotation sinistrorsum d'un dispositif moteur qui sera décrit plus loin. Au-dessous du rouleau 16 tournant dans des paliers de support est. monté le malaxeur 10 qui comprend un tube 17 s'étendant d'un bout à l'autre de la machine.
Ce tube présente une ouverture 18 située au- dessous du rouleau 16 et renferme le dispo sitif malaxeur proprement dit désigné dans son ensemble par 19 et qui comprend un arbre carré 20 (fig.5) pourvu à ses extré mités de tourillons cylindriques 21. 22 res pectivement. Le tourillon 21 est supporté par une douille-coussinet 23 située au-dessous de -la trémie 8, cette douille étant montée sur une plaque 24 (fig.4) qui est. en réalité un prolongement inférieur de la trémie 13.
Près du coussinet 23 est fixé à l'extrémité 21 de l'arbre 20 un pignon de chaîne 25 qui est. destiné à être mis en rotation par un mo teur 26 par l'intermédiaire d'un dispositif de transmission (non représenté) dont l'arbre de sortie porte un pignon de chaîne 28 relié au pignon 25 par une chaîne 29. En tour- nant., le pignon 28 fait tourner l'arbre 20 de l'organe malaxeur 19.
A l'extérieur du pignon 25 est monté un autre pignon de chaîne, 30, fixé sur l'arbre 20 et relié par une chaîne 31 à un pignon 32, lui-même fixé à l'extrémité d'un arbre 33 sur lequel est calé le rouleau 16 susmentionné. En tournant, l'arbre 20 fait tourner l'arbre 33 et le rouleau 16, quoiqu'à une vitesse différente déterminée par le rapport des diamètres des pignons de chaîne respectifs.
A l'arrière de l'ensemble 8 de la. trémie et des organes doseurs, le bâti 1 supporte le réservoir 9 à. liquide bitumineux qui est un récipient sensiblement rectangulaire en tôle forte aux parois extrêmes duquel est filé le tube 17 du malaxeur 10, ledit- tube se prolon geant vers l'avant. au-delà du réservoir, au- dessous de l'unité 8, ainsi que vers l'arrière où il débouche dans le coffre de décharge 12.
Le tube 17 du malaxeur 10 renferme le dispositif malaxeur 19 et son arbre 20. Un palier 34 est fixé à l'arrière de ce tube 17, dont la partie inférieure est découpée en 35. L'arbre carré 20 supporte les éléments du di.5- positif malaxeur 19, qui sont au nombre de trois désignés par 36, 37 et 38 et dont. chacun est fait d'un tube carré 39 pourvu de palettes 40 (fig. 5 et 6). Le déplacement longitudinal desdits éléments sur l'arbre 20 est empêché par un écrou 41 (fig. 6) qui est.
vissé et serré à fond sur un filetage du ton rillon 22 après le montage desdits éléments sur l'arbre; cette disposition facilite le rem placement de l'un quelconque de ces trois éléments de malaxage en cas de détérioration. L'arbre 20 du dispositif malaxeur 19 peut être démonté en bloc, lorsqu'on le désire, à travers une ouverture fermée par un cou vercle 42 (fig.4).
Un des éléments ou sections de malaxage du dispositif malaxeur 19, à. savoir l'élément 36, porte à. son extrémité avant, au-dessous de la trémie 13, une série de palettes 40 dis posées de façon à entraîner vers l'arrière à. une vitesse relativement élevée la. matière qui est. déchargée en ce point par la. trémie. A cet effet, cet élément comporte des paires de palettes mutuellement opposées au-dessous de l'orifice de décharge de ladite trémie, à. l'in térieur du tube 17. Les autres palettes sont espacées de manière appropriée pour per mettre un mouvement ralenti de la matière au cours du malaxage.
A l'arrière du malaxeur 10, les matières tombent par l'ouverture 35 du tube 17 dans la trémie du coffre de décharge 12 et vien nent reposer sous forme d'un tas ou pile sur une plate-forme 42'. Le coffre 12 est une construction transversale comprenant une section supérieure ou capot. 43, qui recouvre la partie supérieure du coffre et enveloppe l'extrémité du tube du malaxeur, et une sec tion inférieure inclinée ou goulotte 44, grâce à laquelle les matières éjectées par le tube peuvent glisser par gravité vers le bas (fig. 3), pour venir reposer sur la.
plate- forme 42' chaque fois que des parties amas sées sur cette plate-forme en sont. retirées à la pelle. La plate-forme 42' est disposée à un niveau qui facilite le pelletage et elle est pourvue d'un rebord relevé 45 propre à em pêcher un déversement trop facile de la ma tière vers l'arrière et une chute excessive par dessus les bords.
Les coins de la plate-forme 42' sont tronqués, comme on le voit en 46 à la fig. 2, pour permettre à plusieurs hommes d'avoir accès aux matières déchargées, les coins tronqués 46 étant supportés par des tringles 47 s'élevant de la plate-forme 42' jusqu'au coffre de décharge proprement dit.
Un dispositif (fig.1, 7 et 8) est prévu pour arroser de liquide les agrégats secs des eendant de la trémie 13, au moment où les matières passent du rouleau 16 dans le ma laxeur 10. Ce dispositif comprend une buse d'injection 48 (fig.7) qui est placée près du parcours desdits agrégats et qui reçoit le liquide d'une pompe 50 (fig. 4) par un tuyau 49 (fig. 2). La pompe 50 reçoit le liquide du réservoir 9 par un tuyau 51 pourvu d'un robinet 52.
Cette pompe (fig. 4) est. actionnée à partir du. moteur 26 par une transmission composée d'une chaîne 54 pas sant sur deux pignons 53, 55. La pompe 50 refoule le liquide vers la buse 48 par un tuyau 56 relié au tuyau d'alimentation 49. Ce dernier est commandé par un robinet 57 (fig. 8) relié par un levier 58 à une tige 59, elle-même reliée à un bras 60 de l'arbre 15 qui porte le volet pivotant 14.
L'arbre 15 passe à l'intérieur d'un tube 61 qui traverse le réservoir 9 aux extrémités avant et. arrière duquel il est soudé de façon étanche au liquide. Ledit arbre<B>1.5</B> est. prolongé à l'ar rière du réservoir et destiné à être mis en rotation à l'aide d'un levier de manoeuvre 62.
Il ressort de ce qui précède qu'en ma- neeuvrant le levier 62 vers le haut, en obser- vaut la fig.3, on fait tourner et ouvre le volet 14 pour permettre aux agrégats secs d'être déchargés sur le rouleau 16, en même temps que, grâce à l'articulation de l'arbre 15 avec le robinet 57, celui-ci s'ouvre pour per mettre au liquide de couler par la buse 48 sur lesdits agrégats tombant par-dessus le rouleau 16.
Les deux commandes peuvent être réglées et coordonnées de manière à mo difier la proportion de liquide fournie, en ajustant la longueur de la tige 59.
Un second robinet 63 (fig.1), monté dans un tuyau 65 partant du refoulement de la pompe 50, permet de modifier le débit du liquide. 64 désigne un manomètre approprié. La rotation de la pompe en vue du pompage s'effectue simultanément et de façon coor donnée avec celle du dispositif malaxeur 19 et du rouleau 16, et aucun dispositif n'est prévu pour débrayer l'un des éléments sus mentionnés. On évite ainsi tout engorgement inutile du malaxeur tel que celui qui pourrait se produire si les agrégats étaient admis au malaxeur sans avoir été convenablement additionnés de liquide.
Pour faciliter la circulation de l'asphalte liquide à l'intérieur du réservoir 9, ce liquide est retiré de la partie inférieure et à l'avant dudit réservoir par le tuyau 51 et refoulé par la pompe jusqu'à la buse 48, tout excès de liquide étant ramené au réservoir à l'arrière de celui-ci par le tuyau de dérivation 65, comme indiqué en 66 à la fig. 2. On voit ainsi que la circulation du liquide du réservoir 9 résulte du fait que ce liquide est retiré d'une des extrémités dudit réservoir et que l'excès dudit liquide est réintroduit dans l'autre extrémité.
Le tuyau 65 allant vers la partie arrière du réservoir est aussi pourvu d'un robinet. approprié 67 à l'intérieur du coffre de décharge 12, ce qui permet. à un dispositif d'aspersion approprié 68 d'être raccordé à ce tuyau, afin de répandre une couche d'as phalte liquide sur la route réparée.
L'appareil de chauffage 11 (fig.1 et 2) comprend un tube 69 en forme de -U, sup porté à l'intérieur du réservoir 9, ce tube étant soudé ou autrement fixé par ses extré- mités à la paroi avant dudit réservoir. L'extrémité 70 (voir aussi fig.4) d'une des branches du tube 69 est ouverte et supporte un brûleur 71, de toute construction appro priée. L'autre branche du tube est prolon gée par une cheminée d'échappement 72.
Le brûleur 71 est alimenté par un gaz combus tible contenu sous pression dans des réser voirs 73 supportés de part et d'autre du réservoir à liquide 9, à l'arrière de ce der nier, un robinet ou soupape 74 porté par le brûleur permettant de régler le débit du gaz de chauffage.
Cette disposition de l'appareil de chauf fage 11 au-dessous du malaxeur 10 et à l'in térieur du réservoir 9 est nouvelle et permet à la fois de chauffer les agrégats pendant que s'effectue leur mélange à l'intérieur du malaxeur 10 et 'élever simultanément la température du liquide entourant le ma laxeur. Une entretoise appropriée 75, soudée sur le tube de chauffage 69 près de son extré mité arrière sans être fixée au fond du réser voir ni au tube 17 du malaxeur 10, permet au tube 69 de se dilater ou de se contracter, selon la matière dont. il est fait, tout en em pêchant tous mouvements verticaux inadmis sibles des extrémités de ce tube.
Un tuyau de trop-plein 76, disposé à l'in térieur du réservoir, traverse le fond de .ce dernier et s'élève presque jusqu'à son sommet afin que, lors du remplissage du réservoir, effectué à travers une ouverture à couvercle 77, l'excès de liquide s'écoule vers le bas à l'intérieur dudit tuyau et ne se répande pas par-dessus la machine elle-même.
La machine est. construite sous forme d'une remorque destinée à être tirée derrière un camion contenant les agrégats secs (pier raille ou gravier) qui sont transférés à la pelle ou de quelqu'autre manière du camion dans l'ensemble à trémie 8. Lorsque l'opéra; tour se propose de mélanger les matières, il met en marche l'unité motrice 7, ce qui pro voque la rotation du rouleau 16 et des élé ments malaxeurs 19 et le fonctionnement de la pompe à asphalte.
L'opérateur peut ensuite soulever la poignée 62 dans le sens dextror- sum pour ouvrir le volet 14, ce qui permet au gravier de passer par-dessus le rouleau 16, et provoque en même temps l'ouverture du robinet 57, ce qui permet au liquide de couler par la buse 48 et d'être distribué sur le gra vier tombant du rouleau 16 dans le malaxeur 10.
Les éléments 19 de ce dernier fonction nent de telle sorte que leurs palettes rota tives 40 malaxent le gravier et l'asphalte liquide, en même temps qu'elles entraînent le mélange vers l'arrière à l'intérieur du tube 17, puis hors de ce tube, à l'arrière, de telle sorte que ce mélange tombe dans le coffre de décharge 12 et se dépose sur la plate-forme 42'.
Préalablement à, cette opération, il va de soi que le brûleur 71 a été allumé pour effectuer le chauffage de l'asphalte liquide contenu dans le réservoir 9. Il s'ensuit que le liquide chaud dudit réservoir et l'appareil de chauffage 11 maintiennent le mélange à l'état chaud pendant. son passage à. l'intérieur du malaxeur 10. Cette disposition rend pos sible l'utilisation d'un ;ravier ou pierraille qui ne serait pas tout à fait aussi sec qu'il le faudrait normalement, une action de séchage étant exercée sur ce matériau en même temps que s'effectue son malaxage avec l'asphalte liquide.
A mesure que les ouvriers enlèvent à la pelle le mélange de la plate-forme 42' et le répandent sur les surfaces à réparer, de nou velles quantités dudit mélange glissent. du coffre de décharge 12 sur le fond incliné 44 et se substituent aux quantités enlevées, le contenu du coffre étant lui-même constam- ment renouvelé, si nécessaire.
Lorsqu'on n'a plus besoin de mélange, on peut interrompre le fonctionnement de la machine de manière à. arrêter le malaxeur et, en, raison de ses di mensions relativement faibles, la quantité de mélange produite en excès des besoins de la réfection en cours ne peut jamais être im portante.
Pour les mêmes raisons, la, machine peut être mise en marche et installée à pied d'oeuvre dans un temps très court, que ce soit pour fournir de petites quantités de mélange aux points nécessaires ou, le cas échéant, pour assurer un approvisionnement continu en mé lange d'une surface de chaussée relativement grande dont on envisage la réfection.