Procédé pour détacher l'une après l'autre les feuilles d'une pile de feuilles magnétisahles et appareil pour la mise en #uvre de ce procédé. La présente invention a pour objet un procédé pour détacher l'une après l'autre les feuilles d'une pile de feuilles magnétisables. Ce procédé est caractérisé en ce qu'on pro duit à travers la pile de feuilles un champ magnétique dont l'intensité s'accroît pro gressivement en fonction du temps jusqu'à ce qu'au moins un bord de la feuille de couver ture de la pile ait été écarté de la pile d'une valeur déterminée.
L'invention a aussi pour objet un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé. Cet appareil comprend un électro-aimant placé de façon à faire passer un champ magnétique à, travers la pile de feuilles, une source de cou rant pour actionner l'électro-aimant et un dispositif agencé pour provoquer une aug mentation de l'intensité du courant de l'électro-aimant, de manière à augmenter l'in tensité du champ magnétique en fonction du temps jusqu'à ce qu'au moins un bord de la feuille de couverture de la pile ait été écarté de la pile d'une valeur déterminée.
La description qui suit indique, à titre d'exemple, et en référence au dessin schéma tique annexé, une forme d'exécution et des variantes d'un appareil pour la. mise en oeuvre du procédé objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan d'une forme d'exécution de l'appareil selon l'invention.
La fig. 2 est. une vue en élévation coupée suivant, approximativement, le plan de la ligne 2-2 de la. fig. 1. La fig. 3 est le schéma électrique de l'appa reil représenté aux fig. 1 et 2.
La fig. 4 est une courbe représentant le courant en fonction du temps dans la bobine principale de l'appareil représenté aux fig. 1 à 3.
La fig. 5 est une courbe de courant rela tive à l'appareil représenté schématiquement à la fig. 7.
La fig. 6 est une courbe semblable à celle de la fig. 4.
La fig. 7 est un schéma électrique d'une seconde forme d'exécution de l'appareil selon l'invention.
L'appareil représenté aux fig. 1 à 3 com prend une talle 12 supportant une pile de feuilles 14 et une bobine d'induction 16 qui s'étend entièrement autour de la pile 14 et<B>de</B> la table 12. L'axe de la bobine est dirigé dans la direction dans laquelle les feuilles sont à amener qui, ici, est horizontale de la gauche vers la droite.
L'appareil comprend des moyens désignés généralement par 20 pour emmener la feuille supérieure 22 loin de la pile 14. Ces moyens comprennent un rouleau électromagnétique de transfert 24 actionné par intermittence au moyen d'un embrayage magnétique 26, disposé entre le rouleau et un moteur 28, en marche continue. Ce dernier est également prévu pour faire tourner des rouleaux 25, au moyen d'une commande 27. Les feuilles peuvent être empilées entre des plaques guides 30 maintenues entre les plaques latérales 32 au moyen des vis de ré glage 34, de telle sorte que des feuilles de différentes largeurs puissent être . admises.
Les feuilles -sont\ alignées sur leur bord anté rieur au_ moyen de butées frontales constituées par les montants 36 en matière non magné tique. La table 12, par contre, est en matière ferreuse ou magnétique, de faon à repousser et même soulever la dernière feuille de la pile.
Les disques 38 (fig. 1) et les balais 40 fournissent le courant magnétisant. aux bo bines 42 du rouleau de transfert 24, et le contacteur 44 (fig. 2) contrôle les interrup- telurs de contact 46. Quand la feuille de des sus 22 atteint le rouleau 24, le contacteur est déplacé de sa position inférieure à la position 44 figurée, fermant ainsi le contact normale ment ouvert 46.
Il est entendus que la repré sentation de la fig. 2 est purement schéma tique et qu'en pratique un micro-interrup- teur complètement fermé et sensible peut être utilisé dans le but proposé. De plus, d'autres dispositifs discriminatoires de la présence ou de l'absence d'une feuille peuvent être utilisés.
II est désirable de retarder la réexcitation de la. bobine 16, jusqu'à ce que le bord arrière de la feuille transférée ait quitté le rouleau 24. Ceci évite toute possibilité polir la feuille du dessus suivante d'être enlevée prématurément, dans le cas où la partie avant de ladite feuille viendrait frapper le bas de la partie arrière de la feuille précédente, la retenant ainsi en arrière mécaniquement et magnétiquement, ou dans l'alternative, provoquant l'avance pré maturée de la deuxième feuille par la, pre mière.
Ce résultat peut être obtenu en utili- sant un relais- à action retardée ou un second contacteur, et cette dernière disposition est. montrée schématiquement sur la fig. 2, dans laquelle on voit qu'un second contacteur 48 est disposé en dehors de la pile, pour fermer le contact 50, quand il est touché par une feuille 52, passant à travers les rouleaux 25.
Des moyens, constitués par une impédance variable 80 (fig. 3), engendrent dans la. bo- bine 16 un courant en dents de scie. Sur la fig. 4, représentant ce courant, on voit que ce dernier s'élève du point 54 à un maximum en 56, où il est coupé et reste nul jusqu'au point 58. L'intervalle entre les points 56 et 58 correspond: au temps pendant lequel la feuille est transférée .hors de la pile par le rouleau 24. Quand la bobine d'induction prin cipale 16 est réexcitée à partir du point 58, le courant croît de nouveau jusqu'à un maxi mum indiqué en 60 et est coupé de nouveau.
Si la, bobine d'induction est excitée de cette lac ,on, la feuille du dessus tend à se lever de la feuille sous-jacente suivante, avant que celle-ci ne soit soulevée, après quoi les deux feuilles se lèvent avant que la troisième ne se lève, de sorte que la. séparation en éventail des feuilles est maintenue, lorsque la. bobine d'induction est excitée plus fortement. En tous cas, la, feuille de dessus seule atteint le rouleau 24 et l'excitation de- la bobine d'in duction peut alors être coupée sans qu'il y ait à craindre que le rouleau 24 tienne plus d'une feuille.
Dans une variante, l'embrayage à com mande électrique du rouleau de transfert mon tré sur la fig. 3 pourrait être supprimé et ce dernier maintenu en rotation constante.
Sur la fig. 3, on voit l'interrupteur prin cipal 62, les conducteurs 68 et 70 amenant. le courant ali rouleau 24, le retour se faisant par les conducteurs 74 et 76. Si l'alimentation se fait. en courant alternatif, l'impédance va riable sera constituée par un transformateur à voltage variable ou un rhéostat. Si l'alimen tation est faite en courant continu, l'impé dance variable sera constituée par un rhéostat. L'arrivée de courant à l'impédance 80 se fait par les conducteurs 68, 70 et 82, le retour par les conducteurs 84, 74 et 76.
L'impédance variable 80 est commandée par un embrayage 86 à un tour et une boîte de vitesse 87, au moyen d'un moteur 88, actionné par le courant de ligne par les con ducteurs 90 et 92; l'embrayage à un tour 86 est commandé électriquement et est initiale ment en prise, par le conducteur 94, le con tact 96, normalement fermé, du relais 98, et un conducteur 260. Le retour a lieu par un conducteur 102. La rotation résultante de l'impédance 80 produit une croissance dans la production de courant, de zéro jusqu'à ce que l'embrayage à un tour débraye.
Le courant disponible de cette façon pour la bobine d'induction 16 peut. monter à une valeur plus grande qu'il n'est nécessaire pour élever la. première feuille et l'amener au con tact du rouleau 24, mais l'arrivée de courant est coupée par le contacteur 44, dès que la. feuille atteint le rouleau 24.
Le courant croissant, fourni par l'impé dance 80, passe par le conducteur 104, le con tact normalement fermé 106 du relais 98 et le conducteur 108, la bobine d'induction 16, le retour ayant lieu par le conducteur 110.
La rotation mécanique de l'impédance va riable 80 se poursuit sous l'action du moteur 88 et prend fin après un tour, par le fonc tionnement de l'embrayage à un tour, prépa rant ainsi l'appareil pour la séparation et le transfert de la feuille suivante.
Dans les deux contacteurs 44 et 48, les contacts sont normalement ouverts. Quand la feuille de dessus se soulève et atteint le rou leau 24, elle ferme l'interrupteur 44, action nant ainsi le relais 112 qui ouvre le contact 106 et interrompt par là l'excitation de la. bobine 24. Ceci 'lait retomber toutes les feuilles, à l'exception de celle du dessus, celle-ci étant tenue par le rouleau 24 magné tisé à plein et qui emmène rapidement la feuille loin de la pile. Le rouleau 24 est ma gnétisé sans interruption par un courant per manent. Dans une variante, le rouleau 24 pourrait être formé d'une matière aimantée et l'embrayage 26 pourrait être supprimé.
L'excitation du relais 98 ouvre le contact 96 et met. ainsi hors courant l'embrayage 86, contrôlé électriquement, de telle sorte que, lorsqu'il débraye à la fin d'une simple révo lution, il ne s'embrayera pas à nouveau avant que le bord arrière de la feuille n'ait quitté le contact 44. En effet, ce n'est qu'à ce mo ment que la bobine de relais 112 est mise hors circuit. Il s'ensuit que ce n'est qu'alors que les contacts 96 et 106 sont de nouveau fermés et que la bobine d'induction est réexcitée.
Les organes 80, 86, 87 et 88 ne sont pas représentés aux fig.1 et 2, et les éléments 26 et 28 ne le sont pas à la fi-. 3. Il va de soi que l'embrayage 26, comme la mise sous courant du rouleau 24, pourraient être commandés à la main ou par pédale.
Comme cela a déjà été dit, le courant croissant a. pour effet de soulever la première feuille de la pile, après quoi la seconde, puis la troisième, tandis que la première tendra à maintenir sa distance de la seconde et ainsi de suite, provoquant ainsi la séparation des feuilles et leur déploiement en éventail.
Ceci supprime la nécessité du réglage critique des éléments du circuit et des valeurs du courant et fournit une large tolérance dans la ma- nceuvr e de l'appareil, de telle sorte que, si une feuille varie quelque peu d'une autre en épaisseur ou en poids, la manceuvre ne sera. jamais entravée.
L'appareil représenté aux fig. 1 à 3 est électromécanique. A -la fig. 7, on a représenté le schéma d'un appareil à fonctionnement entièrement électronique. Cet appareil com prend des thyratrons.
La bobine principale de cet appareil est figurée en, 16 et le rouleau de transfert en 24. Ce dernier est actionné par un moteur 28.
Quand l'interrupteur principal 110 de cet appareil est fermé, le transformateur 112 est mis sous tension, chauffant le filament du tube thyratron 114 à travers le secondaire 116. Après que le tube ait été chauffé, un interrupteur 118 est fermé et l'interrupteur de man#uvre 120 est fermé, ce qui déclenche le cycle d'opérations suivant Le relais 122 ouvre le contact 128, le secondaire 144 du transformateur débite à travers la bobine 16 un courant croissant con trôlé par le thyratron 114. La tension de la grille du thyratron 114 est commandée par le secondaire 130 du transformateur.
La résistance 132 et le condensateur 134 produisent un déphasage des tensions plaque et grille du thyratron. Les résistances en série 136 limitent le courant de grille. La résistance 132 est variable de façon à permettre un réglage précis de la phase entre la tension plaque et la tension grille.
Le redresseur à deux alternances 140, alimenté par l'enroulement 138, fournit à la grille du thyratron une tension de polarisation continue. Le potentiomètre 142 permet le ré glage de cette tension de polarisation et, par voie de conséquence, du courant débité par le thyratron à travers la bobine 16.
L'enroulement secondaire 146 et le redres seur 148 fournissent à. la grille. du thyra- tron une tension de polarisation négative. La tension de plaque du thyratron est composée d'alternances positives, comme il est. montré fig. 5. La tension de polarisation négative per met d'annuler ou d'abaisser considérablement le débit du thyratron (fig. 5 en 150 par exem ple).
Quand la tension moyenne de polarisa tion de la grille s'élève, le point d'allumage du thyratron se déplace vers la. gauche, et le courant débité augmente (fig. 5, en 156 et 158).- Le potentiomètre 160 permet également un réglage de la tension de polarisation de la grille.
Le champ produit dans la bobine princi pale 16 soulève la feuille de couverture de la pile jusqu'à ce qu'elle atteigne le rouleau de transfert 24 et qu'elle ferme l'interrupteur mobile 44, ce qui actionne le relais 126 pour magnétiser le rouleau de transfert 24 et dé marrer le moteur 28. Les bobines magnétiques du rouleau 24 sont. excitées par un tube thyra- tron 172, contrôlé très sensiblement comme cela est décrit précédemment, mais dans le but de fournir deux états différents de magné tisation du rouleau 24, ainsi que l'annulation totale du champ quand le rouleau 24 est au repos.
Une magnétisation relativement faible est suffisante pour tenir la feuille de dessus, pendant que la bobine principale est mise hors circuit pour permettre la chute des autres feuilles. L'emploi de thyratrons comme interrrup- teur est avantageux en ce sens qu'il évite les difficultés résultant de l'oxydation des con tacts des relais mécaniques ordinaires. Ire plus, il utilise beaucoup moins d'énergie qu'un rhéostat.
Si nous revenons dans la fig. 7 à la com mande des bobines 24, nous voyons que la mise sous courant du relais 126 provoque la fermeture des contacts 162 et 164. L'enroule ment secondaire 166 alimente la grille du thyratron en courant alternatif déphasé par la résistance 174 et le condensateur 176. La résistance 178 limite le courant de grille. L'enroulement secondaire 226 fournit la ten sion plaque du thyratron 172.
L'enroulement secondaire 168, par l'inter médiaire du redresseur 180, du potentiomètre <B>182,</B> du contact de relais 162 conduisant au condensateur 184 et des résistances 186, 188, <B>1.90,</B> fournit un potentiel de grille positif au thyratron 172, créant ainsi le courant de plaque nécessaire pour actionner le rouleau magnétique à son stade le plus bas de magné tisation.
Le contact 164 met. en action un dispositif destiné à retarder la mise en rotation du rou leau 24, après que la feuille a atteint celui-ci et fermé l'interrupteur 44.
Ce dispositif comprend un thyratron 194 dont la cathode et l'anode sont reliées par une résistance 244. Lorsque le contact 164 est ouvert, la cathode se trouve donc au poten tiel alternatif du réseau, qui est appliqué à l'anode, et le courant de grille qui traverse la résistance 196 provoque une polarisation négative de la. grille. Cette tension de pola risation est sensiblement égale à la tension pointe négative de la cathode. La résistance 200 est prévue pour limiter l'intensité du courant. de grille.
Lorsque le contact 164 se ferme, le courant anodique reste nul pendant un certain temps, jusqu'à ce que la polari sation négative de la grille ait suffisamment diminué, par suite de la décharge du conden sateur 198 dans la résistance 196. C'est. le temps nécessaire pour cette décharge qui pro duit le retardement désiré dans l'action du circuit.
Le fonctionnement du tube 194 entraine la fermeture des contacts 204 et 206 du relais 192. La fermeture du contact 204 provoque une augmentation de la tension grille du thyratron 1.72 et donc du courant dans le rouleau magnétique 24. La fermeture du con tact 206 du relais 192 met sous tension le mo teur d'amenée 28, par l'interrupteur 210, le redresseur 212 et le rhéostat 214.
L'interrupteur 220, branché en parallèle avec l'interrupteur 210, permet de comman der manuellement l'entraînement du rouleau 24, lorsque l'interrupteur 210 est en position ouverte. Le moteur 28 est un moteur shunt, les bornes 216 alimentant ses enroulements d'excitation et les bornes 218 son induit. Un moteur shunt est préférable, car il donne une large marge de contrôle de vitesse et présente des caractéristiques de démarrage et d'arrêt meilleures que celle d'un moteur asynchrone monophasé.
Quand une feuille quitte le rouleau d'ame née 24, l'interrupteur mobile 44 s'ouvre et coupe l'alimentation du relais 126, de sorte que les contacts 162 et 164 s'ouvrent et le contact 124 se ferme. L'ouverture du contact 164 coupe l'alimentation du tube 194 et donc celle du relais 192, ce qui ouvre les contacts 204 et 206. L'ouverture du contact 206 arrête le moteur. L'ouverture du contact 204, en conjonction avec l'ouverture du contact 162 du relais 126, coupe complètement l'alimen tation du rouleau après un intervalle de temps déterminé par le circuit à retard 184, 186 et 188.
La fermeture du contact 124 met le relais 122 sous tension, ce qui ouvre le con tact 128 et provoque à. nouveau la croissance du courant dans la bobine principale 16 et le cycle recommence.
Le circuit décrit convient pour un appareil dans lequel non seulement l'amenée d'une feuille entière, mais aussi l'amenée partielle, par exemple, de quelques centimètres à la fois à une presse à découper, peut être contrôlée manuellement. Dans ce cas, la levée d'une fetrille seule est suivie par une succession de mouvements d'amenée de la feuille à la presse. Il est alors avantageux que le rouleau 24 soit mis sous courant pendant son mouvement. d'amenée et que son excitation soit ensuite réduite à une valeur juste suffisante pour tenir la feuille contre le rouleau.
Au lieu que l'excitation totale ne dure qùe pendant le mouvement du moteur 28, le circuit à retard 184, 186 prolonge cette excitation pendant Lin court intervalle, soit une demi ou une seconde, pour être sûr que la feuille ne quit tera pas le rouleau 24 par suite de son inertie quand ce dernier s'arrête subitement.
Le coupe-circuit-118 est destiné à proté ger le thyratron 11.4 et la bobine principale dans le cas où le tube serait actionné à pleine charge pendant un temps trop long. Ce coupe- circuit comprend un mécanisme à retard thermique pour remédier à l'éventualité où une feuille ne serait pas levée.
On rappelle que la levée d'une feuille a pour effet de couper l'excitation de la. bobine principale 16, et, si aucune feuille n'actionne l'interrupteur mobile 44, il est à présumer que quelque chose est défectueux et, au lieu de laisser la bobine principale soumise indéfiniment à- une pleine excitation, celle-ci est coupée, par exemple, après- quatre secondes, ce qui est supérieur au temps raisonnable nécessaire pour élever une feuille.
L'enroulement secondaire 116 du trans formateur 112 fournit le .courant de chauf fage du filament du thyratron 114, et l'en roulement secondaire 222 du transformateur 170 celui du tube 194. Le circuit .de plaque de ce tube est alimenté dirbctement par le réseau.
L'enroulement secondaire 224 du transfor mateur 170 fournit le courant de chauffage de la cathode du thyratron 172, tandis que le secondaire 226 lui fournit le courant de plaque.
Un redresseur 230 est branché dans le circuit de la bobine principale pour augmenter l'efficacité de cette dernière. L'action de re- .dressement de ce redresseur est opposée à celle du tube, de façon à court-circuiter la- bobine pendant que la plaque du tube est négative.
En variante, on pourrait aussi utiliser un circuit RC représenté par 232, 234, en paral lèle sur le thyratron 114, pour effectuer juste la période de commutation du tube: L'emploi d'un redresseur, 230, a un avantage sur celui d'un circuit RC du fait qu'il empêche la des- truction rapide du champ magnétique de la bobine 16. A la fig. 5, on a indiqué par 232, 234, 236 l'augmentation de courant due au redresseur 230, par rapport aux impulsions 150, 156, 158.
De même, les redresseurs 238 et 242 per mettent: respectivement d'améliorer la commu tation des thyratrons 172 et 194 et d'augmen ter l'efficacité du rouleau 24 et du relais 192. Le redresseur 240 joue le même rôle pour les circuits du moteur 28.
On peut aussi supprimer seulement. en par tie, au lieu d'en totalité, le champ de la bobine d'induction, principale 16, comme cela est représenté à la. fig. 6. La courbe de cou rant est semblable à celle de la fig. 4, mais le courant conserve une va-leur minima 250, entre chaque impulsion, au-dessus de l'axe 252 représentant un courant nul. Ceci est avantageux lorsque les feuilles ont tendance à adhérer entre elles, par exemple quand elles sont enduites d'un film d'huile. Le courant.
minimum 250 peut être réglé de faon à maintenir les feuilles dans un état de léger déplacement en éventail, de faon qu'elles ne réadhèrent plus chaque fois qu'elles retom bent. Pour obtenir ce résultat, il suffit de régler la valeur de la tension-grille du thyra- tron 114 qui, elle, est déterminée par les posi tions des potentiomètres 142 et 160, pour obte nir de façon contiûue de petites impulsions constantes de courant de plaque au lieu d'une coupure totale.