Dispositif d'allumage électrique pour projectile d'artillerie Le brevet principal No 303312 décrit un dispositif d'allumage pour projectile d'artille rie, constitué par un aimant permanent prévu pour se déplacer en regard d'un noyau feuil leté en métal magnétique portant une bobine et par un condensateur destiné à être chargé par un courant induit dans la bobine, ce dis positif étant caractérisé par le fait qu'il com prend un ressort coopérant avec l'aimant per manent de manière qu'au cours de l'accéléra tion du projectile l'inertie de l'aimant permanent provoque la tension du ressort,
et que l'énergie ainsi accumulée sous forme élastique dans le ressort soit restituée à l'ai mant permanent sous forme cinétique à la fin de la période d'accélération du projectile, des moyens étant prévus pour que seul le cou rant induit dans la bobine lorsque l'aimant se déplace sous l'action du ressort serve à la charge du condensateur.
Avec un tel dispositif, il peut arriver ce pendant que la vitesse imprimée à l'aimant permanent par le ressort soit insuffisante et que par conséquent la tension induite dans la bobine n'atteigne pas la valeur minimum nécessaire pour la charge du condensateur.
La présente invention a pour objet un dis positif d'allumage qui permet d'éviter cet in convénient. Ce dispositif d'allumage électri que pour projectile d'artillerie est caractérisé par le fait que le noyau magnétique portant la bobine est mobile et que l'aimant permanent et le noyau magnétique sont mécaniquement reliés entre eux, de telle sorte que leurs dé placements s'effectuent simultanément et en sens contraire.
Les fig. 1 et 2 du dessin annexé représen tent schématiquement, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du dispositif d'allumage selon l'invention. Le dispositif représenté à la fig. 1 est formé par un bâti 5 fermé inférieurement par une plaque isolante 6. Un inducteur formé par un aimant permanent 1, en forme d'an neau, est compris entre deux plaques consti tuant les pièces polaires 2. Ces pièces polai res 2 sont disposées en regard d'un noyau ma gnétique feuilleté 3, en forme de E, sur lequel est montée une bobine 4. L'entrefer entre les pièces polaires 2 et le noyau 3 est minimum. L'inducteur 1 peut coulisser le long d'une tige 7 qui est fixée au bâti 5 et à la plaque 6.
Une autre tige 14, également fixée entre le bâti 5 et la plaque 6, porte une douille 13, qui peut coulisser le long de la tige 14 lors qu'elle est soumise à une légère préssion, mais ne peut pas glisser librement, parce que des ressorts à lames, disposés intérieurement à la douille 13, et non représentés sur la figure, produisent un léger frottement contre la tige 14. L'inducteur 1 est muni d'une languette 12 qui, lorsque l'inducteur se déplace vers le bas, vient s'engager contre le bord supérieur de la douille 13, obligeant celle-ci à coulisser sur la tige 14 dans la même direction. Sur la plaque isolante 6 est fixé un contact à ressort 15, relié à la bobine 4.
La position de ce contact est telle que, lorsque la douille 13 est amenée à sa position inférieure, le contact 15 met à la masse la bobine 4, à travers la douille 13 et la tige 14. Sur la partie supérieure du bâti 5 sont montés, par l'intermédiaire des blocs iso lants 16 et 18, deux contacts, 10 et 11. Le contact 10 est relié au condensateur 19, et le contact 11 est connecté à la bobine 4. Un le vier 20, pouvant tourner autour de son cen tre sur le pivot 20' fixé au bâti 5, est articulé à une de ses extrémités à un bras 21 solidaire de l'inducteur, et à l'autre extrémité à un bras 22 solidaire du noyau 3. Ce dernier peut cou lisser le long d'une tige 23, fixée entre le bâti 5 et la plaque isolante 6.
Un ressort 8, dis posé autour de la tige 7, tend à maintenir vers le haut l'inducteur 1, tandis qu'un ressort 24, monté autour de la tige 23, exerce sur le noyau 3 une pression vers le bas. Toutefois, le ressort 24 est dimensionné de telle sorte que la force qu'il exerce sur le noyau 3 est infé rieure à celle exercée par le ressort 8 sur l'in duit 1.
Le bras 21, solidaire de l'inducteur 1 et articulé sur le levier 20 se prolonge au-delà du bâti 5, de telle sorte que, lorsque l'induc teur 1 se trouve dans la position supérieure, comme il est représenté sur la fig. 1, son ex trémité 21' force le contact 10 à se tenir écarté du contact 11.
Le fonctionnement du dispositif est le sui vant. Au moment du tir, le projectile, dans lequel le dispositif d'allumage est monté, est soumis à la force d'accélération maximum. La force d'inertie oblige l'inducteur 1 à se dépla cer vers le bas en surmontant la force exercée sur lui par le ressort 8. Il y a lieu de remar quer que sur le dessin, par raison de clarté, l'inducteur 1 a été représenté de manière schématique, mais qu'en réalité la masse de l'inducteur est égale et même supérieure à celle du noyau 3. D'autre part, ainsi qu'il a été dit précédemment, la force exercée par le ressort 24 sur le noyau 3 est sensiblement in férieure à celle exercée par le ressort 8 sur l'inducteur 1.
Il s'ensuit que ce dernier, dans sa course vers le bas entraîne le noyau 3 vers le haut par l'intermédiaire du levier 20. Pen dant ce déplacement, aucun courant induit ne se produit dans la bobine 4, puisque le con tact 15 est ouvert. Le bras 21 se déplace avec l'inducteur 1, et les contacts 10 et 11 se ferment.
Lorsque l'inducteur a atteint sa position inférieure, la douille 13, entraînée par la lan guette 12 de l'inducteur 1, ferme le contact 15. Le condensateur 19 est alors branché sur la bobine 4. Poussé par le ressort 8, l'induc teur 1 remonte rapidement vers le haut, et le noyau 3, sous l'action du levier 20 et du res sort 24, tombe rapidement vers le bas. L'in duit et l'inducteur se déplacent donc simulta nément et en sens inverse, et la vitesse rela tive de l'inducteur par rapport à l'induit est donc doublée.
Lorsque l'inducteur 1 est arrivé à sa posi- tion-supérieure, il écarte le contact 10 du con tact 11 par l'intermédiaire de l'extrémité 21' du bras 21, et le condensateur 19 est alors débranché.
La fig. 2 du dessin représente une autre forme d'exécution du dispositif d'allumage. Le dispositif de la fig. 2 est semblable au dispo sitif de la fig. 1, la seule différence étant constituée par l'accouplement mécanique en tre l'inducteur 1 et le noyau 3.
Cet accouplement est formé par une cré maillère 25 solidaire de l'inducteur 1 et une crémaillère 26 solidaire du noyau 3. Ces deux crémaillères engrènent sur une roue dentée )commune 27, montée sur un arbre fixé au bâti 5. Il est clair que lorsque l'inducteur 1 des cend vers sa position inférieure, il oblige le noyau 3 à se déplacer vers le haut par l'in termédiaire de la transmission à crémaillères 25, 26, 27. Dans son déplacement vers le haut, l'inducteur oblige le noyau à se dépla cer en sens contraire.
Dans la forme d'exécution de la fig. 2, la crémaillère 25 est également prolongée au- delà du bâti 5, afin de pouvoir ouvrir les con tacts 10 et 11, lorsque l'inducteur 1 est dans la position supérieure, et les fermer lorsque ce même inducteur est dans sa position infé rieure.