Dispositif <B>de remplissage d'un récipient</B> à<B>arrêt</B> automatique La présente invention a pour objet un dis positif permettant d'arrêter automatiquement le remplissage d'un récipient quand le niveau du liquide atteint un certain niveau dit niveau limite.
La présente invention a pour objet un dis positif de remplissage d'un récipient ouvert ou fermé à arrêt automatique dans lequel la com mande d'une soupape dite soupape principale est asservie à un niveau limite prédéterminé du liquide dans ledit récipient, caractérisé en ce qu'il comprend un gicleur dans lequel passe au moins une partie du liquide, une prise de pression genre tube de Pitot placée sur la trajectoire du jet de liquide sortant du gicleur, une communication reliant un point du niveau limite précité à un point situé entre ledit gicleur et ladite prise de pression, et des moyens pour maintenir ouverte la soupape principale commandés par la pression régnant dans ladite prise de pression.
La présente invention couvre également de nombreuses autres dispositions de détail, qui sont décrites ci-dessous.
A titre d'exemple, le dessin annexé repré sente plusieurs formes de réalisation du dis positif qui fait l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une vue en coupe longitudi nale d'une première forme de réalisation du dispositif. de remplissage dans la position fermée.
La fig. 2 est une vue en coupe de la par tie centrale de ce dispositif après ouverture d'une soupape auxiliaire et avant ouverture de la soupape principale.
La fig. 3 est une vue en coupe de la même partie de ce dispositif après ouverture des soupapes auxiliaire et principale.
La fig. 4 est une vue en coupe longitudi nale de la partie centrale d'une seconde forme de réalisation du dispositif de remplissage dans la position fermée.
La fig. 5 est une vue en coupe longitudi nale de' la partie centrale d'une troisième forme de réalisation du dispositif de remplis sage dans la position fermée.
Les fig. 6. à 10 sont des vues schémati ques de diverses formes de réalisation du dis positif à gicleur et à prise de pression.
La fig. 11 est une vue en coupe longitudi nale d'une quatrième forme de réalisation du dispositif de remplissage.
La fig. 12 est une vue schématique d'un récipient et de son dispositif de remplissage conforme à la présente invention. La fig. 13 est une variante de la fig. 5. La fig. 14 est une vue d'un détail, à grande échelle, de la fig. 13.
Le dispositif représenté par les fig. 1 à 3 comporte un conduit principal de distribution 1, une soupape de retenue 2 dite soupape principale, une soupape auxiliaire 3 consti tuée par un tube présentant des lumières laté rales 3a et 3b, et susceptible de coulisser dans un chapeau 3c, un ressort 4 prenant appui sur le fond du chapeau 3c et' poussant un épa nouissement 3d du tube 3 dans la position d'obturation des lumières 3b avec une force d'environ 900 grammes, une poignée de ma noeuvre 5 commandée par l'opérateur, un poussoir 6 coulissant dans un alésage de la soupape principale 2,
une tige 7 commandée par la poignée 5 et se déplaçant dans un alé sage 9a d'un piston 9 solidaire de la soupape principale 2 et une goupille 8 solidaire du piston 9, traversant une fenêtre 7a de la tige 7, telle que la tige 7 peut repousser le pous soir 6 sans déplacer le piston 9. Un presse étoupe 7b empêche les fuites .entre la, tige 7 et un écrou 7c vissé sur le corps du dispositif et ferme le cylindre 9b dans lequel se déplace le piston 9. La section active de ce piston 9 est plus grande que celle de la soupape prin cipale 2.
L'une des faces 9c du piston 9 est sou mise d'une manière permanente à la pression régnant dans la partie du conduit principal 1 située en aval de la soupape principale 2.
On a désigné, en outre, par 10 un ressort disposé entre le poussoir 6 et la soupape auxi liaire 3 et ayant une force sensiblement nulle dans la position détendue représentée par la fig. 1 et d'environ 800 grammes dans la posi tion comprimée représentée à la fig. 3, par 11 une dérivation reliant les parties du conduit 1, situées en amont et en aval de.
la soupape principale- 2, par 12 un gicleur, disposé dans une enceinte 11c de la dérivation 11, par 13 une prise de pression recevant le jet de liquide prôjeté par le gicleur 12, par 14 une rainure annulaire faisant communiquer l'intérieur de la prise 13 avec un conduit 15 débouchant dans le cylindre 9b dans une chambre 9e (fig. 3) forme dans ce cylindre par la face 9d du piston 9 et le bouchon fileté 7c, par 16 un ressort très puissant tendant à amener d'une manière permanente le levier 5 dans la position représentée à la fig. 1, par 17 un ori fice placé au voisinage de l'extrémité aval du conduit 1,
par 18 un orifice débouchant dans l'enceinte 11c en aval du gicleur 12 et en amont de la prise 13, et par 19 un conduit reliant les orifices 17 et 18. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant Pour remplir un réservoir, on enfonce l'extrémité du dispositif dans celui-ci jusqu'au moment où l'orifice 17 se trouve en un point du niveau limite du récipient. L'opérateur, après avoir mis en marche la pompe d'ali mentation, appuie à fond sur le levier 5 en comprimant le ressort 16, ce qui a pour effet de déplacer la tige 7. Ce déplacement est sans effet sur l'ensemble piston 9 - soupape 2, mais refoule le poussoir 6 et comprime le ressort 10.
La soupape 3 est soumise, d'une part, à l'action du ressort 4 et, d'autre part, à celle du ressort comprimé 10 et à la pression du li quide sur le fond du tube formé par la sou pape 3, ce qui provoque son ouverture. Le liquide qui est dans la partie amont du con duit 1 sous une pression, par exemple, de 1400 gr/cm2, pénètre par les trous 3a dans l'intérieur tubulaire de la soupape 3 et par les fenêtres 3b dans la dérivation 11 et passe dans le gicleur 12. Le jet de liquide qui sort du gicleur 12 a sensiblement la forjne d'un cylindre dont la section est sensiblement égale à celle de l'orifice du gicleur 12.
La par tie extérieure du jet vient frapper la prise de pression 13, s'évase et forme une sorte de calotte tangente aux parois de l'enceinte llc en aspirant l'air du récipient, qui arrive par 17, 19 et 18. La partie centrale du jet est re- cueillie par la prise 13, en créant dans celle- ci une pression qui est transmise par la rainure 14 et le conduit 15 dans la chambre 9e et, en particulier, sur la face 9d du piston 9.
L'ensemble : soupape 2 - piston 9, est alors soumis a) à la pression amont du liquide sur la soupape 2, ce qui tend à la fermer b) à la pression régnant sur la face aval de la soupape 2 et sur la face 9c du piston 9, ce qui tend à fermer la soupape 2, étant donné que la surface active du piston 9 est plus grande que celle de la soupape 2 ; c) à la pression de la prise 13 régnant sur la face 9d, ce qui tend à ouvrir la soupape 2. Sous l'effet de cet ensemble de pressions, la soupape 2 s'ouvre, le liquide franchit celle-ci et remplit le récipient. La soupape 2 dans sa position ouverte maintient la soupape 3 ou verte. Le dispositif est alors dans la position représentée à la fig. 3.
L'opérateur peut régler le débit de l'appareil en relâchant plus ou moins le levier 5, ce qui a pour effet de rame ner en arrière le piston 9 au moyen de la gou pille 8. Quand le liquide atteint dans le réser voir l'orifice 17, l'air n'arrive plus par le con duit 19 et l'orifice 18. Le jet de l'éjecteur 12 s'évase dès la sortie de celui-ci et perd de la vitesse. La pression diminue et peut même s'annuler dans la prise 13. Par suite, la pres sion sur la face 9d diminue. L'ensemble des pressions agissant sur la soupape 2 et le pis ton 9 est tel que la soupape 2 se ferme. La soupape 3, qui n'est plus maintenue dans sa position d'ouverture par la soupape 2, se ferme également sous l'action du ressort 4.
Le débit s'arrête même si le levier 5 est toujours maintenu par l'opérateur dans une position partiellement enfoncée, la goupille 8 pouvant se déplacer dans la fenêtre 7a. Il y a lieu de remarquer que si l'opérateur veut arrêter le débit avant que le liquide atteigne le niveau de l'orifice 17, il lâche le levier 5. Le ressort 16 le fait alors basculer, la tige 7 est tirée et force la soupape 2 à se fermer par action de la cheville 8 sur l'extrémité de la fenêtre 7a.
Le dispositif, représenté à la fig. 4, se dis tingue de celui représenté aux fig. 1 à 3 par le remplacement du poussoir 6 par une sou pape 20, dite seconde soupape auxiliaire. Le ressort 10 est placé entre celle-ci et une troi- sième soupape auxiliaire 20a.. Cette seconde soupape auxiliaire 20 ferme un alésage 9f du piston 9.
L'ouverture des soupapes 20 et 20a met en communication la partie du conduit 1, située en amont de la soupape principale 2 avec la face 9d par le trou 2a, l'alésage 9f et l'espace compris entre la tige 7 et .l'alésage-9a.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant : .
Pour remplir un récipient, on enfonce l'extrémité du dispositif dans celui-ci jusqu'au moment où l'orifice 17 est en un point du ni veau limite qui doit provoquer l'arrêt du rem plissage. L'opérateur, après avoir mis en mar che la pompe d'alimentation, appuie à fond sur le levier 5 en comprimant le ressort 16, ce qui â, pour effet de déplacer la tige 7. Ce déplacement est sans effet sur l'ensemble pis ton 9 - soupape 2, mais ouvre la seconde soupape auxiliaire 20 et comprime le ressort 10. Le liquide enfermé entre les soupapes 20 et 20a trouve une issue vers la chambre 9e.
La soupape 20a, qui était bloquée par ce liquide emprisonné est, à la suite de l'ouver ture de la soupape 20, ,poussée dans sa posi tion d'ouverture par la pression du liquide situé en amont malgré l'action contraire du ressort 10.
Dans ces conditions, la pression du liquide régnant en amont de la soupape 2, est trans mise à la face 9d du piston 9. L'ensemble soupape 2 - piston 9 est alors soumis à la pression du liquide en amont de la soupape 2, ce qui tend à la fermer, à la pression régnant en aval de la soupape 2 sur la face aval de cette dernière et sur la face 9c du piston 9, ce qui tend à fermer la soupape 2 étant donné que la surface active du piston 9 est plus grande que celle de la soupape 2 et à la pression régnant sur la face 9d, qui tend à ouvrir la soupape 2. Sous l'effet de cet en semble de pressions, la soupape 2 s'ouvre, le liquide franchit celle-ci et remplit le récipient.
La soupape 3 est alors soulevée par la soupape 2. Le liquide qui dans la partie amont du conduit 1 est par exemple sous une pres sion de 1400 gr/cm2, s'écoule par les trous 3a, l'intérieur du tube 3, les fenêtres 3b dans la dérivation 11 et passe dans le gicleur 12. Le jet de liquide qui sort du gicleur 12 a sensi blement la forme d'un cylindre dont la sec tion est sensiblement égale à celle de l'orifice du gicleur 12. La partie extérieure du jet vient frapper la prise de pression 13, s'évase et forme une sorte de calotte tangente aux parois de l'enceinte 11c en aspirant l'air du récipient qui arrive par 17, 19 et 18.
La par tie centrale du jet est recueillie par la prise 13, en créant dans celle-ci une pression qui est transmise par la rainure 14 et le conduit 15 dans la chambre 9e et en particulier sur la face 9d du piston 9. La pression de la prise 13 sur la face 9d est alors suffisante pour maintenir la soupape 2 ouverte, même quand, sous l'effet de l'ouverture de cette soupape 2, la seconde soupape auxiliaire 20 a refermé l'alésage 9f. Ainsi, la soupape 2 est ouverte par la pression amont et elle est maintenue ouverte par la pression de la prise 13.
Quand le liquide contenu dans le réci pient atteint l'orifice 17, le débit du conduit 19 est très ralenti et une dépression se forme dans la chambre 11c,-ce qui modifie la forme du jet du gicleur 12 et annule l'effet dynami que du jet sur la prise 13. Par suite, la pres sion sur la face 9d diminue. L'ensemble des pressions agissant sur la soupape 2 et le pis ton 9 est tel que la soupape 2 se ferme et, par suite, la soupape 3 qui n'est plus mainte nue par la soupape 2 se ferme également. Le débit s'arrête même si le levier 5 est toujours maintenu par l'opérateur, la goupille 8 pou vant se déplacer dans la fenêtre 7a.
Il y a lieu de remarquer que si l'opérateur veut arrêter le débit avant que le liquide attei gne le niveau de l'orifice 17, il lâche le levier 5. Le ressort 16 le fait alors basculer, la tige 7 est tirée et force la soupape 2 à se fermer par action sur la cheville 8.
Le dispositif représenté par la fig. 5 se distingue de celui représenté à la fig. 4 par le fait que la soupape 3 est supprimée et que la dérivation 11 est commandée par la sou pape principale 2. Il y a lieu de remarquer également qu'une encoche 11a aux formes ar- rondies permet de réduire les pertes de charge du liquide avant d'entrer dans la dérivation 11 proprement dite. Enfin, une troisième dif férence réside dans le fait que le levier 5- est remplacé par un bouton-poussoir 5 à res sort 16.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant Pour remplir le récipient, on enfonce l'ex trémité du dispositif dans celui-ci jusqu'au moment où l'orifice 17 est en un point du niveau. limite du récipient qui doit provoquer l'arrêt du remplissage. L'opérateur, après avoir mis en marche la pompe d'alimentation, appuie à fond sur le bouton-poussoir 5 en comprimant le ressort 16, ce qui a pour effet de déplacer la tige 7. Ce déplacement est sans effet sur l'ensemble piston 9 - soupape 2 mais ouvre la seconde soupape auxiliaire 20 et comprime le ressort 10.
La soupape 20a s'ou vre malgré l'action du ressort 10, sous la pression du liquide qui est dans la partie du conduit 1 située en amont de la soupape 2, comme expliqué dans la description du dis positif représenté à la fig. 4. Dans ces condi tions, cette dernière pression est transmise à la face 9d du piston. L'ensemble soupape 2 piston 9 est alors soumis à la pression du liquide en amont de la soupape 2, qui tend à fermer celle-ci, à la pression régnant en aval de la soupape 2 sur la face aval de cette der nière et sur la face 9c du piston 9, qui tend à fermer la soupape 2, étant donné que la sur face active du piston 9 est plus grande que celle de la soupape 2 et à la pression régnant sur la face 9d, qui tend à ouvrir la soupape 2.
Sous l'effet de cet ensemble de pressions, la soupape 2 s'ouvre et le liquide franchit celle- ci et remplit le récipient.
La soupape 2, en se soulevant, ouvre la dérivation 11. Le liquide qui se trouve en amont de la soupape 2, sous une pression par exemple de 1400 gr/cm2, s'écoule par l'en coche lln dans la dérivation 11 et passe dans le gicleur 12. Le jet de liquide qui sort du gicleur 12 a sensiblement la forme d'un cylin dre dont la section est sensiblement égale à celle de l'orifice du gicleur 12. La partie ex- térieure du jet vient frapper la prise de pres sion 13, s'évase et forme une sorte de calotte tangente aux parois. du conduit 11 en aspirant l'air du récipient qui arrive par 17, 19 et 18.
La partie centrale du jet pénètre dans la prise 13, en créant dans celle-ci une pression qui est transmise par la rainure 14 et le conduit 15 dans la chambre 9e et, en particulier, sur la face 9d du piston 9. La pression de la prise 13 sur la face 9d est alors suffisante pour maintenir la soupape 2 ouverte, même quand sous l'effet de l'ouverture de cette soupape 2 la seconde soupape auxiliaire 20 a refermé l'alésage 9f. Ainsi, la soupape 2 est ouverte par la pression amont et elle est maintenue ouverte par la pression de la prise 13. Quand le liquide atteint l'orifice 17 dans le réci pient, l'air n'arrive plus par le conduit 19 et l'orifice 18.
Le jet de l'éjecteur 12 s'évase dès la sortie de celui-ci et perd de la vitesse. La pression diminue et peut même s'annuler dans la prise 13. Par suite, la pression sur la face 9d diminue. L'ensemble des pressions agissant sur la soupape 2 et le piston 9 est alors tel que la soupape 2 se ferme. La fermeture de la soupape 2 ferme alors la dérivation 11.
Le débit s'arrête même si le bouton-poussoir 5 est maintenu partiellement enfoncé par l'opé rateur, la goupille 8 pouvant se déplacer dans la fenêtre 7a. Il y a lieu de remarquer que si l'opérateur veut arrêter le débit avant que le liquide atteigne le niveau de l'orifice 17, l'opérateur cesse d'appuyer sur le bouton- poussoir 5. Le ressort 16 repousse ce dernier, la tige 7 est retirée et force la soupape 2 à se fermer par action sur la cheville 8.
Il y a lieu de remarquer que la soupape 20a, qui empêche tout fonctionnement du dis positif tant que la pression amont n'est pas suffisante pour comprimer le ressort 10, est placée sur le conduit 9f, qui ne débite qu'au moment de l'ouverture. Dans ces conditions, la soupape 20a avec son ressort 10 ne crée aucune perte de charge pendant le débit normal.
Au lieu de soulever la soupape 20 directe ment par l'extrémité du poussoir 7, on peut prévoir entre celui-ci et cette soupape 20 un ressort qui transmette la poussée du poussoir 7 à la soupape 20 et provoque ainsi une ou- verture brusque de celle-ci, la force de ce res sort étant plus grande que celle du ressort 10.
On a quelquefois avantage à réduire la distance séparant la prise de pression 13 du gicleur 12, mais cette réduction est limitée souvent par la nécessité de permettre la pro duction de l'effet perturbateur dû aux modi fications de l'arrivée de l'air par le conduit 17, 19, 18. Pour permettre une réduction de cette distance on peut disposer des chicanes inclinées 30 entre 12 et 13.
Ces chicanes sont percées d'un trou elliptique, de telle sorte que le jet passe dans ces trous quand il n'est pas déformé, comme on peut le voir à la fig. 7. Dès que se produit l'effet perturbateur, le jet s'épanouit légèrement dès la sortie du gicleur 12 et se casse sur les parties pleines des chi canes successives 30. Le jet est ainsi rapide ment dévié de sa direction normale, d'où ac célération de la chute de pression dans la prise 13.
Au lieu des chicanes 30, on peut utiliser, comme indiqué par la fig. 8, une chicane 31 en forme d'hélice dans un conduit cylindrique 32. Cette surface est percée de trous centraux 33, pour le passage du jet non dévié. Sous l'effet perturbateur précité, le jet est dévié et le liquide subit. un mouvement hélicoïdal. La pression dans la prise 13 tombe également rapidement. .
Au lieu des chicanes 30 ou 31, on peut disposer une buse conique 34 autour du gi cleur 12, comme indiqué par la fig. 9. Sous l'effet perturbateur précité, le jet de liquide s'épanouit et la pression dans la prise 13 tombe.
Au lieu de prévoir, comme dans les exem ples précédents,- un tube 19 reliant les orifi ces 17 et 18, on peut supprimer ce tube 19 si l'orifice 18 de la chambre 11c est placé en un point du niveau limite.
Le dispositif représenté à la fig. 11 utilise le gicleur représenté à la fig. 10 et comporte une soupape 2. Cette soupape est maintenue dans sa position fermée par deux ressorts 2c et 2b prenant appui sur le corps du récipient 21. La force du ressort 2c s'exerce directe ment sur la soupape 2 et elle est suffisante pour maintenir cette dernière fermée, quand la pression en amont est réduite à. la pression statique du liquide, c'est-à-dire quand la pompe est arrêtée. Le ressort 2b prend appui sur un épaule ment 36 d'une tige-poussoir 7 contre l'extré mité de laquelle bute la soupape 2.
La force de ce ressort 2b est suffisante pour s'opposer à l'ouverture de la soupape 2, quelle que soit la pression du liquide en amont, même quand la pompe fonctionne. L'action de ce ressort 2b sur la soupape 2 peut être neutralisée par l'opérateur, en appuyant sur le levier 5, la soupape 2 restant alors maintenue sur son siège par le ressort 2c que la mise en fonc tionnement de la pompe suffira à comprimer.
Un conduit 11b débouche en aval du siège 22 de la soupape 2 au voisinage immé diat de ce dernier dans la zone du conduit 1 dans laquelle le courant de liquide est dévié par le plateau de la soupape 2 et n'a pas en core contourné ce plateau. Le plateau de la soupape 2 déborde le siège et dans sa posi tion fermée obture partiellement l'entrée du conduit 11b de telle sorte que la partie débor dante du plateau repousse le liquide vers ce conduit 11b.
Quand la soupape 2 est ouverte, le liquide pénétrant dans ce conduit 11b passe dans le tube 11, forme à la sortie .du gicleur 12 un jet qui frappe la prise 13 tant que la chambre 11c contenant les organes 12, 13, n'est pas noyée par le liquide du réci pient, pénétrant par l'orifice 18. Etant donné que l'extrémité ouverte de la prise 13 est en tièrement couverte par le jet de liquide sor tant du gicleur 12, il se produit dans cette prise 13 une pression stable légèrement infé rieure à celle du liquide sortant du gicleur 12.
Cette pression dans la prise 13 se transmet par l'intermédiaire d'un tube 14 à une cham bre 26 placée en dessous d'une membrane 42 et soulèvera cette dernière. Ce , déplacement est transmis à un levier 43, dont le bras, pré sentant des encoches 43a, 43b et 43c, est abaissé. Un levier 7' porte un bras 7d dont l'extrémité peut s'engager dans l'une desdites encoches.
Un poussoir extérieur 40 permet à chaque instant de pousser la membrane 42 vers le bas et de relever le bras du levier 43 portant les encoches. Le levier 7' est ainsi libéré et les ressorts 2c et 2b ferment la soupape 2, ce qui arrête la distribution.
Le fonctionnement est le suivant Quand on veut remplir un récipient, on enfile dans celui-ci l'extrémité du dispositif de manière à amener l'orifice 18 en un point du niveau limite. L'opérateur appuie légère ment sur le levier 5. Le levier 7' est ainsi ramené en arrière malgré l'action du ressort 2b. La soupape 2 s'ouvre dès que la pompe est mise en marche et met le liquide sous une pression capable de vaincre l'action du res sort 2c. Une partie du liquide passe par le conduit llb qui comme déjà dit débouche un peu en aval de la soupape 2, et le tube 11 pour alimenter le gicleur 12 et sort de ce der nier sous forme de jet.
Ce jet frappe la prise 13, dans laquelle s'établit un régime stable de pression. Cette pression est communiquée par le conduit 14 à la chambre 26 et soulève la membrane 42. Le mouvement de celle-ci fait basculer le levier 43 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre jusqu'au moment où l'extrémité du bras 7d tombe dans l'encoche 43â, ce quia pour effet de verrouiller.la tige 7 dans cette position arrière.
La soupape 2 est alors maintenue ouverte malgré l'action du ressort 2c, par la pression du fluide. Si l'on appuie davantage sur le levier 5, on obtient un débit plus grand et, suivant la valeur de cette augmentation, le levier 7d pénètre dans l'encoche 43b ou 43c. Quand le niveau du liquide dans le réci pient. en remplissage atteint l'orifice 18, il envahit la tubulure 11c et freine le jet sortant du gicleur 12. A un moment donné, le jet n'atteint plus la prise 13. La pression dans celle-ci diminue, se transmet à la chambre 26 et la membrane 42 s'abaisse sous l'action du ressort. 39.
Le levier 43 bascule alors dans le sens des aiguilles d'une montre, le levier 7d échappe de l'encoche dans laquelle il était en gagé. Comme l'opérateur est supposé avoir lâché à ce moment-là le levier 5, le ressort 2b refoule la tige 7 dont l'extrémité pousse la soupape 2 sur son siège 22, ce qui arrête le débit.
Si l'on doit, pour une raison ou une autre; arrêter le débit avant que le niveau du liquide atteigne l'orifice 18, on peut appuyer sur le bouton 40, ce qui a pour effet de dégager le levier 7d d'une des encoches du levier 43 et de provoquer la fermeture de la soupape 2 sous l'action du ressort 2b.
Dans la fig. 11, la soupape 2 se déplace au début de sa levée dans un prolongement cylindrique 37 d'une pièce 38 qui forme le siège 22, le diamètre extérieur de la soupape 2 étant légèrement inférieur au diamètre inté rieur du prolongement 37. La présence de ce prolongement 37 a pour but d'augmenter la pression du liquide refoulé dans le conduit 11b et dans le gicleur 12, quand le débit de l'appareil est faible.
On pourrait aussi donner à la surface intérieure du prolongement 37 une forme évasée, de telle sorte qu'aù furet à mesure de l'augmentation de la levée de la soupape 2, et par conséquent de l'importance du débit, l'espace entre le prolongement 37 et la soupape 2 augmente tout en maintenant une pression sensiblement constante et suffi sante dans le conduit 11 et par suite dans le gicleur 12, indépendamment de la force du ressort 2c.
Dans tous les dispositifs décrits ci-dessus, l'arrêt de l'arrivée du liquide est réalisé brus quement, ce qui peut être un inconvénient notamment dans le cas de remplissage à gros débit, par exemple de grandes citernes. .
Le dispositif représenté à la fig. 12 évite cet inconvénient. La soupape principale 2 est solidaire d'un piston 9 du genre de celui dé crit en se référant à la fig. 5.
La dérivation 11 conduit à deux gicleurs 12a et 12b et à deux prises de pression 13a et 13b placés à des niveaux différents dans le récipient à remplir. Les prises 13a et 13b sont reliées par des conduits 15a et 15b au cylindre 9b en des points de hauteurs diffé rentes.
Enfin, un robinet 5 commande une déri vation 1c du conduit 1 d'amenée du liquide, et jouant un rôle analogue au conduit 9f de la fig. 5 précitée.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant Pour remplir le réservoir, on ouvre le ro binet 5, le liquide sous pression, par action sur la face 9d, soulève le piston 9 et la sou pape 2. L'ouverture de celle-ci permet au liquide de pénétrer dans le réservoir et dans la canalisation 11. Les gicleurs 12a et 12b émettent des jets, ayant sensiblement la forme d'un cylindre dont la section est sensiblement égale à celle des orifices des gicleurs 12a et 12b et frappent les prises de pression 13a et 13b comme dans les exemples précédents.
Les pressions produites dans les prises 13a et 13b sont transmises par les conduits 15a et 15b à la chambre 9e. On ferme alors le robinet 5. Les prises 13a et 13b maintien nent dans la chambre 9e une pression suffi sante pour maintenir la soupape 2 ouverte malgré l'action du liquide venant de la cana lisation 1. Quand le niveau du liquide atteint l'éjecteur 12b, la pression de la prise 13b tombe et le liquide contenu dans la chambre 9e est refoulé par le conduit 15b qui forme fuite et fait tomber la pression dans la cham bre 9e.
La soupape 2 se ferme jusqu'au point où le piston 9 obture le conduit 15b, le débit continue ainsi à valeur réduite jusqu'au moment où l'éjecteur 12a est noyé à son tour par le liquide. A ce moment, la pression de la prise 13a tombe, le liquide de la chambre 9e s'évacue par le conduit 15a et la soupape 2 se ferme complètement.
La présente invention n'est pas limitée à l'exemple représenté par la fig. 12. Ainsi, par exemple, on peut supprimer la dérivation 1c et le robinet 5 et disposer dans la chambre 9e un ressort.
La force seule de ce ressort est par elle-même insuffisante pour empêcher la fermeture de la soupape 2 quand le débit de la canalisation 1 est normal. Par contre, la force seule de ce ressort est suffisante pour ouvrir la soupape 2 quand la pression du fluide dans la partie du conduit principal 1 située en amont de la soupape principale 2 tombe à une valeur déterminée.
Dans ce cas, au moment de la mise sous pression de cette partie du conduit principal 1, la soupape 2 est ouverte et les prises de pression 13a et 13b entrent en action immédiatement et sont suf fisantes avec l'aide dudit ressort pour main tenir la soupape 2 ouverte. Quand l'action de ces prises<I>13a</I> et<I>13b</I> cesse, la force dudit res sort qui reste seule est insuffisante pour s'op poser à la fermeture de la soupape 2 sous l'effet de la pression du liquide pour un débit normal. La soupape 2 se ferme donc automa tiquement et se rouvre seulement lorsque la pression sera suffisamment descendue.
Cette disposition permet, en outre, la vidange du récipient par l'orifice de remplissage.
Dans la plupart des exemples décrits, le gicleur 12 et le tube 13 sont disposés dans une enceinte 11c. L'existence de celle-ci, bien qu'elle soit recommandée, n'est pas néces saire, notamment dans le cas où l'orifice 18 est placé en un point du niveau limité.
La présente invention n'est pas limitée aux formes d'exécution décrites ci-dessus et représentées. Ainsi, par exemple, on peut, comme on peut le voir à la fig. 13, apporter au dispositif représenté par la fig. 5, les mo difications suivantes a) le fond de la chambre 11c qui reçoit la pièce 13 est ouvert au lieu d'être fermé ; b) le bouton-poussoir 5 y de la fig. 5 est remplacé par une pièce 5a commandée par un levier 5 analogue à celui des dispositifs re présentés dans les fig. 1 à 4 ; c) la tige 7 est solidaire de la soupape 20;
d) le conduit 9f, qui est fermé comme dans la fig. 5 par deux soupapes auxiliaires 20 et 20a, est en outre fermé dans certaines posi tions en amont de ces soupapes 20 et 20a par une troisième soupape auxiliaire 20b fixée à l'extrémité d'un ressort 4b (le ressort 4 est destiné à poussér la soupape 2 dans sa position de fermeture) ;
e) une bille 24a est placée dans un loge ment 24 s'ouvrant sur la chambre 11c. L'in- clinaison de ce logement est telle que dans les positions d'utilisation normales du dispo sitif, la bille 24 reste dans le fond de son logement 24a, tandis qu'elle sort de ce loge ment dans toutes les autres positions du dis positif et se place entre le gicleur 12 et la prise -13 ; f) un bouchon 25a obture un conduit 25 reliant la chambre 9e à l'extérieur et est cons titué en une matière qui fond en cas d'in cendie.
Le fonctionnement du dispositif représenté à la fig. 13 est le suivant Poux remplir le récipient, on enfonce l'ex trémité du dispositif dans celui-ci jusqu'à ce que l'orifice 17 soit en un point du niveau limite que le liquide ne doit pas dépasser dans le récipient. L'opérateur, après avoir mis en marche la pompe d'alimentation, appuie sur le levier 5 à l'encontre du ressort 16. Cette manoeuvre a pour effet tout d'abord d'écarter la soupape 20 de son siège.
La soupape 20a s'ouvre malgré l'action du ressort 10 sous l'effet de la pression régnant dans la partie du conduit 1 située en amont de la -soupape 2, la soupape 20b n'étant plus alors appliquée sur son siège. Dans ces conditions, cette der nière pression est transmise à la face du pis ton limitant la chambre 9e. Sous l'effet des diverses pressions agissant sur l'ensemble-sou- pape 2 - piston 9, la soupape 2 s'ouvre jus qu'au moment où le siège de la soupape 20 vient buter contre cette dernière. Le conduit 9f est alors à nouveau fermé.
Deux cas peu vent alors se produire <I>Premier cas :</I> le débit par la dérivation 11 est insuffisant pour assurer dans la prise 13 une pression suffisante par elle-même pour maintenir la soupape 2 ouverte. Dans ce cas, dès que le conduit 9f est fermé, la soupape 2 tend à se fermer et prend une position d'équi libre dans laquelle le conduit 9f n'est pas en tièrement fermé.
Il est ainsi possible de régler à volonté l'importance du débit en déplaçant plus ou moins le levier 5, mais il y a lieu de remarquer que le fonctionnement du disposi tif n'est plus alors automatique, et dépend de la volonté de l'opérateur.
Deuxième cas <I>:</I> le débit de la dérivation 11 est suffisant pour assurer dans la prise 13 une pression suffisante pour maintenir la sou pape 2 ouverte. Dans ce cas, le liquide s'écoule par l'encoche lla dans la dérivation 11 et sort du gicleur 12 sous forme de jet venant frapper la prise de pression 13 comme dans le cas de la fig. 5. Comme également dans cette dernière figure, la soupape 2 tend à s'ouvrir en grand, mais en est empêchée ici par la soupape 20, formant butée.
Le mo ment où cette soupape joue le rôle de butée dépend de l'état de compression du ressort 16, qui dépend de la volonté de l'opérateur. Celui-ci peut donc, au moyen du levier 5, régler le degré de compression du ressort 16 et, par suite, la hauteur de la levée de la sou pape 2. Quand la levée de cette dernière est suffisamment grande, la soupape 20b vient fermer l'entrée amont du trou 9f, ce qui est, sans inconvénient puisque la pression de la prise 13 sur la face 9d est suffisante pour maintenir la soupape 2 dans sa position ou verte. Quand le liquide atteint dans le réser voir l'orifice 17, l'air n'arrive plus par le con duit 19 et l'orifice 18.
Le jet sortant de l'éjec- teur 12 s'évase dès la sortie de celui-ci et perd de la vitesse. La pression diminue et peut même s'annuler dans la prise 13. Par suite, la pression sur la face 9d diminue. L'ensem ble des pressions agissant sur la soupape 2 et le piston 9 devient tel que la soupape 2 se ferme.
La fermeture de la soupape 2 ferme alors la dérivation 11, mais pendant ce dépla cement la soupape 20b, dont la section est plus grande que celle de l'entrée du conduit 9 f reste appliquée sur son siège par la pres sion du liquide situé en amont malgré l'action de rappel du ressort 4b, ce qui neutralise l'ef fet de l'ouverture de ce conduit 9f par la sou pape 20 par suite du mouvement de descente du piston 9.
Dans ce qui précède, on suppose que le levier 5 est maintenu par l'opérateur dans une des positions qui correspond à une ouverture de la soupape 2. Âprès la ferme ture de la soupape 2 sous l'action de la chute de pression dans la prise 13 et si l'opérateur lâche complètement le levier 5, une fente faite dans le plateau de la soupape 20b fait com muniquer les deux faces de ce plateau. La soupape 20b peut alors se décoller de son siège sous l'action du ressort 4b. Le disposi tif peut alors fonctionner à nouveau.
Si l'opérateur n'a pas lâché le levier 5, la soupape 20 reste ouverte et empêche l'équili bre des pressions sur les deux faces de la sou pape 20b. Celle-ci reste donc collée et empê- chè tout nouveau débit.
Si, par suite d'une maladresse, l'opérateur laisse tomber le dispositif pendant qu'il - dé bite, celui-ci prend une position qui n'est pas celle de ce dispositif quand il débite. La bille 24a sort alors de son logement 24 et vient se placer sur la trajectoire du jet sortant de la pièce 12: Le jet ne frappe plus la prise 13. La pression dans celle-ci tombe et la soupape 2 se ferme.
Si un incendie se produit au voisinage du distributeur, la température s'élève et finit par fondre le bouchon 25a, la pression dans la chambre 9e tombe par le conduit 25 et le débit s'arrête.