CH313817A - Procédé pour introduire du magnésium dans du fer fondu, et matière pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé pour introduire du magnésium dans du fer fondu, et matière pour la mise en oeuvre de ce procédé

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CH313817A
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magnesium
sintered material
molten iron
pores
plunger
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Figge Kurt
Henglein Ernst
Stein Volprecht
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Mond Nickel Co Ltd
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C21METALLURGY OF IRON
    • C21CPROCESSING OF PIG-IRON, e.g. REFINING, MANUFACTURE OF WROUGHT-IRON OR STEEL; TREATMENT IN MOLTEN STATE OF FERROUS ALLOYS
    • C21C1/00Refining of pig-iron; Cast iron
    • C21C1/10Making spheroidal graphite cast-iron

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Description


  Procédé pour     introduire    du magnésium dans du fer fondu,  et matière pour la mise en     aeuvre    de ce procédé    Il est bien connu dans la production de la  fonte grise qu'en ajoutant du magnésium au  fer fondu de manière que le magnésium soit  retenu dans le fer moulé, une partie ou la tota  lité du graphite se trouve sous forme     sphé-          roïdale    dans le fer moulé, ce qui est très avan  tageux. Ce procédé est décrit dans le brevet  suisse     N-    278655.  



  L'introduction du magnésium dans le fer  fondu présente des difficultés. A la tempéra  ture du fer fondu, le magnésium élémentaire  développe une très forte pression de vapeur  qui produit une réaction violente, souvent ac  compagnée par l'éjection d'une partie du  métal fondu hors de la cuve qui le contient.  En conséquence, le magnésium est ordinaire  ment introduit sous forme d'un alliage à faible  teneur en magnésium, ne dépassant habituelle  ment pas 15 %, mais même ainsi la propor  tion du magnésium utilisé qui reste réellement  dans le fer moulé est basse. De plus, même  si les constituants avec lesquels le magnésium  forme alliage sont avantageux, ou tout au  moins sans inconvénient dans le fer moulé,  l'addition de la quantité d'alliage requise re  froidit le fer fondu de manière indésirable.  



  On a proposé de surmonter ces difficultés  en utilisant des briquettes faites de poudre ou    de limaille de magnésium comprimée avec de  la poudre de fer, mais ces briquettes se désa  grègent quand le magnésium fond, de sorte  que, dans ce cas également, la réaction est  violente par suite de la présence de magné  sium libre, et la proportion du magnésium  restant dans le fer est basse.  



  L'invention concerne un procédé pour in  troduire du magnésium dans du fer fondu,  caractérisé en ce qu'on met en contact une  matière frittée comprenant du magnésium ab  sorbé dans ses pores, avec le fer fondu. Le  magnésium peut être présent dans les pores  de la matière frittée sous forme élémentaire  ou sous forme     d'alliage,    et     il    peut être intro  duit dans les pores de ladite matière par im  prégnation. La matière frittée peut être, par  exemple, immergée au-dessous de la surface  d'un bain de magnésium fondu, tandis que ce  dernier est recouvert par un fondant ou pro  tégé par une atmosphère neutre ou réductrice.  



  Quand la matière     frittée    dont les pores  sont remplis de magnésium est mise en contact  avec le fer fondu, le magnésium s'échappe des  pores pour passer dans le fer sans causer de  réaction violente, et il est possible d'obtenir  une utilisation effective très élevée de ma  gnésium.      La matière     frittée    peut être obtenue     elle-          même    par des méthodes courantes et peut  être de nature telle qu'elle se dissolve dans le  fer fondu en même temps que le magnésium  qui s'en échappe. De préférence cependant, la  matière frittée est, au moins dans une grande  mesure,     inattaquée    par le fer fondu et elle est  séparée de celui-ci quand le magnésium s'en  est échappé.

   On a constaté que si la matière  frittée est de la poudre de fer, il ne s'en dis  sout que très peu. On peut utiliser aussi une  matière     céramique.        Quand    la matière frittée  est de ce type, le     transfert    du magnésium dans  le bain fondu se fait par vaporisation lente à  partir des pores de la matière     frittée.     



  La matière frittée qui a été séparée du fer  fondu pratiquement     inattaquée    peut être     réim-          prégnée    de magnésium et réutilisée, mais il est  avantageux qu'elle soit auparavant chauffée  dans de l'hydrogène à une haute température.  



  La matière frittée préférée est une poudre  de fer pur frittée ayant un volume de pores  de 40 à 60 0/0 ; elle absorbe environ 15 à       20        %        en        poids        de        magnésium        ou        d'alliage        de     magnésium.

   Un volume de pores d'au moins       40        %        est        désirable        pour        permettre    à     une        quan-          tité    notable de magnésium par unité de volume  de matière frittée d'être introduite dans le mé  tal fondu. Si la valeur des pores est très supé  rieure à 60 0/0, la vitesse de libération du ma  gnésium hors de la matière frittée est si élevée  que le taux d'utilisation effective du magné  sium s'abaisse.  



  La matière frittée est de préférence sous  forme de briquettes, de dimensions et de  poids     déterminés    pour faciliter l'introduction  d'une quantité déterminée à l'avance de ma  gnésium dans le métal fondu. Le plus avanta  geux est de faire des briquettes d'une dimen  sion telle qu'une seule soit nécessaire pour  traiter la charge de fer fondu d'une coulée.  



  La matière frittée chargée de magnésium  peut être mise en contact avec le fer fondu de  diverses manières. On préfère la placer dans  un plongeur creux dans lequel le fer fondu  pénètre, mais elle peut être     fixée    sur une  barre qui est plongée dans le fer fondu. Dans  ce cas, la barre peut     comporter    un filet gros-         sier,    et un filet complémentaire peut être     fait     dans une ouverture prévue dans la matière  frittée au cours de sa fabrication, de     sorte    que  la matière frittée peut être vissée sur la barre.  



  Quand on utilise un plongeur creux, ce  dernier peut être ouvert dans son fond, la ma  tière frittée étant maintenue en place par un  petit coin de fer ou de toute autre manière  appropriée pendant que le plongeur est mani  pulé et plongé dans le métal fondu. De toute  manière, le plongeur présente de préférence  des ouvertures dans ses parois latérales pour  permettre au fer fondu de les traverser, et il  est suffisamment large pour permettre à une  seule briquette ou à une autre masse de ma  tière     frittée    de se déplacer librement à l'inté  rieur du plongeur.  



  Diverses précautions doivent être prises  dans la mise en     #uvre    du procédé pour obte  nir un résultat satisfaisant. Il est important  que le magnésium s'échappe de la matière     frit-          tée    et entre dans le métal fondu à une vitesse  régulière. Si celle-ci est trop rapide, il se pro  duit une réaction violente et le taux d'utilisa  tion réelle du magnésium est faible. La vitesse  dépend non seulement du volume des pores  mais aussi de la température du fer fondu, de  sorte que si le fer est localement refroidi, le  volume des pores peut être augmenté. Un tel  refroidissement local se produit quand on uti  lise un plongeur creux, et il peut être réglé  par un choix approprié de la dimension du  plongeur.

   Il est nécessaire de mettre un frein  à la     volatilisation    initiale du magnésium, et de  permettre à celle-ci de s'activer de plus  en plus quand la température du fer fondu  autour et dans le plongeur approche de celle  du reste du bain.  



  D'une manière générale, l'introduction de  1 kg de fer dans 100 kg de fer fondu refroidit  le bain de fer fondu d'environ 150 C, de sorte  que l'emploi d'un plongeur pesant environ  5 kg chargé de 1 kg de matière frittée réduit  la température du bain de 90 à     100,1    C si le  plongeur est maintenu dans le bain jusqu'à  ce qu'il prenne la même température que  celui-ci. En pratique, cependant, en retirant le  plongeur     immédiatement    après que le magné-           sium    a quitté la matière frittée, le bain n'est  pas refroidi autant.  



  Envisageons l'exemple suivant : on utilise  un plongeur cylindrique en acier, de 116 mm  de diamètre interne, avec une cavité de  60 mm de profondeur et une épaisseur de  paroi de 8 mm pesant 4,7 kg et ayant une  capacité calorifique de 0,7     cal/OC.    Il présente  six     ouvertures    circulaires de 20 mm de dia  mètre chacune dans sa paroi latérale.

   On uti  lise un disque fritté de poudre de fer pur,       ayant        un        volume        de        pores        de        40        %        et        conte-          nant        15        %        du        poids        du        disque        de        magnésium,     le disque ayant un diamètre de 100 mm et une  épaisseur de 24 mm.

   Le plongeur avec son  disque sont immergés dans un bain de fer  fondu à une température de 13900 C. Le ma  gnésium a entièrement pénétré dans le bain  après 90 secondes et le plongeur est retiré. Le  bain est additionné de     ferro-silicium,    de la ma  nière usuelle, et coulé.

   On retrouve environ       55        %        du        magnésium        dans        le        moulage,        dans          lequel        les        75        %        environ        du        graphite        sont        sous     forme     sphéroïdale.     



  Le taux d'utilisation réelle du magnésium  et la production de graphite sphéroïdal sont  pratiquement les mêmes quand on utilise un  plongeur quelque peu similaire pesant 5,7 kg  et ayant une capacité calorifique de 0,85       cal/0    C. Ce plongeur a les mêmes dimensions  externes que le premier, mais sa paroi latérale  est deux fois plus épaisse, de sorte que le dia  mètre interne n'est que de 100 mm et que la  matière frittée est en conséquence étroitement  serrée dans le plongeur.     Malgré    les ouvertures  dans la paroi latérale, la cavité n'est pas rem  plie par le métal fondu.

   En conséquence, la  libération du magnésium prend plus de temps  et nécessite un mouvement supplémentaire du  plongeur dans le bain, et la distribution du  magnésium dans le fer moulé n'est pas aussi  bonne qu'avec le premier plongeur.  



  Quand on utilise un plongeur encore plus  lourd de 100 mm de diamètre interne et con  tenant un disque fritté de 100 mm de diamè  tre, on n'obtient aucun succès quelconque  dans des conditions par ailleurs similaires. Ce  troisième plongeur a une paroi de 16 mm    d'épaisseur et une profondeur de cavité de  80     mm,    son poids étant de 9,3 kg et sa capa  cité calorifique de 1,4     cal/     C. Après une mi  nute, la température à l'intérieur du plongeur  n'a- pas atteint le point     d'ébullition    du ma  gnésium.  



  Ces résultats montrent qu'il est désirable  d'assurer un libre mouvement de la matière  frittée dans le plongeur et nécessaire d'empê  cher un trop fort refroidissement local,     c'est-à-          dire    d'éviter l'emploi d'un plongeur trop large,  bien qu'il soit désirable cependant d'assurer       initialement    un refroidissement local.  



  Une basse température seule n'est pas né  cessairement fatale, puisqu'en     utilisant    dans le  premier plongeur un disque fritté de 30 mm  d'épaisseur, mais identique par ailleurs aux  autres     disques,    pour traiter un bain à 13000 C,  le taux d'utilisation réelle du magnésium fut  de 85 0/0:

   Ce disque servait à introduire dans  le bain une quantité de magnésium égale à       0,25        %        du        poids        du        bain,        de        sorte        que        le        fer          coulé        contenait        plus        de        0,2        %        de        magnésium,

            les        80        %        du        graphite        étant        sous        forme        sphé-          roïdale.    Le succès de cet essai montre que si  l'on prend soin de permettre au métal fondu de  s'écouler dans la cavité et de la remplir, une  basse température peut être non seulement  tolérée, mais peut conduire aussi à augmenter  le taux d'utilisation réelle du magnésium.  



  On peut utiliser des plongeurs de graphite  ou de céramique à la place de plongeurs  d'acier. Ils ont une capacité calorifique infé  rieure, de sorte que le cours de la réaction  peut être     réglé    aussi par un     choix    approprié  de la matière constituant le plongeur.  



  Une autre manière de régler la vitesse à  laquelle le magnésium s'échappe de la matière  frittée est d'utiliser une telle matière dans la  quelle certains des pores à la surface sont  totalement ou partiellement fermés, de sorte  que pour un volume donné de magnésium, la  surface à travers laquelle il peut s'échapper,  est plus petite. De plus, par le choix de l'aire  pour laquelle les pores sont ainsi bloqués, le  magnésium peut être forcé à quitter la matière  frittée principalement en des points choisis.

    En particulier, en bloquant les pores à la par-           tie    supérieure de la matière et non à la partie  inférieure, et en immergeant ensuite la partie  inférieure de la matière dans le bain, de ma  nière que tous les pores ouverts se trouvent  dans le métal fondu, le taux d'utilisation réelle  du magnésium peut être augmenté. En agis  sant ainsi, il n'est même pas nécessaire d'im  merger toute la matière frittée, mais celle-ci  peut être plutôt posée sur la partie supérieure  du métal fondu et maintenue là par une tige.  



  Le blocage des pores peut être assuré au  moyen de graphite après que la matière     frit-          tée    a absorbé le magnésium.  



  Comme indiqué plus haut, on peut utiliser  un alliage de magnésium à la place du magné  sium pur, bien que     certains    avantages du pro  cédé selon l'invention soient naturellement  perdus si l'alliage n'est pas riche en magné  sium. Par exemple, on peut utiliser des     ro-          gnures        d'alliage        du        type        contenant        90        %        ou     plus de magnésium, le solde étant entièrement  ou partiellement constitué par de l'aluminium,  et il est préférable d'éviter l'emploi d'alliages  contenant du zinc,

   la     forte    pression de vapeur  du zinc entravant le passage du magnésium  dans le bain.  



  Si on utilise un alliage, il ne doit évidem  ment contenir aucun des éléments connus  pour être préjudiciables à la production de la  forme sphéroïdale du graphite.  



  Il est particulièrement avantageux d'utili  ser des alliages de magnésium contenant de       0,001    à 1     %        de        bérylium.        Ces        additions        de          bérylium    diminuent     l'inflammabilité    du magné  sium et rendent possible d'en imprégner la  matière frittée sans utiliser un appareil com  pliqué fournissant une atmosphère protectrice.  



  Dans un autre exemple, on utilise un dis  que fritté de poudre de fer pur d'un diamètre  de 100 mm et d'une épaisseur de 50 mm pour  traiter 100 kg de fer fondu. La matière     frit-          tée    a un volume de pores de 45 0% et est im  prégnée d'un alliage de magnésium contenant       1,25        %        d'Al        et        0,1        %        de        Be,        le        solde        étant     du magnésium.

   Elle contient ainsi environ  300 gr     d'alliage    de magnésium, et le magné  sium dans la matière frittée se monte à 16,3 0/0  en poids. La matière frittée est immergée dans    le bain à l'extrémité d'une barre, et tout le  magnésium passe dans le bain en 90 secondes.  La matière frittée est alors retirée du bain, au  quel on ajoute ensuite du ferro-silicium avant  le coulage, de la manière usuelle. Dans le fer       moulé,        les        95        %        du        graphite        sont        sous        forme     sphéroïdale.  



  Bien que le procédé selon l'invention soit  particulièrement utile dans la production de  la fonte grise contenant du graphite     sphéroï-          dal,    il peut être utilisé pour introduire du ma  gnésium dans d'autres qualités de fer, par  exemple dans le fer pour fonte blanche, et qui  est ensuite soumis à un traitement destiné à  le rendre malléable.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I Procédé pour introduire du magnésium dans du fer fondu, caractérisé en ce qu'on met en contact une matière frittée comprenant du magnésium absorbé dans ses pores, avec le fer fondu. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on utilise une matière frittée qui est, au moins dans une grande mesure, inattaquée par le fer fondu, et en ce qu'on sépare cette matière du fer fondu quand le magnésium s'en est échappé. 2. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que la matière frittée est de la poudre de fer frittée. 3.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on utilise une matière frittée dont les pores sont, au moins- partiellement, fermés sur une partie de la surface, de ma nière à réduire la vitesse d'échappement du magnésium de cette matière. 4. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 3, caractérisé en ce que les pores sont au moins partiellement fermés à la partie supérieure seulement de la matière frittée et en ce qu'on place la matière frittée à la surface du fer fondu. 5.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 3, caractérisé en ce que les pores sont au moins partiellement fermés à la partie supérieure seulement de la matière frit- tée et en ce qu'on immerge au moins partiel lement la matière frittée dans le fer fondu. 6. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on introduit la matière frittée dans le fer fondu dans un plongeur creux dans lequel pénètre le fer fondu. 7. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise un bloc de matière frittée dans un plon geur suffisamment large pour permettre le libre mouvement de ce bloc à l'intérieur du plongeur. 8.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on fixe la matière frittée sur une barre qui est plongée dans le fer fondu. 9. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on utilise le magnésium sous forme d'un alliage contenant de 0,001 à 1 de bérylium. REVENDICATION II Matière frittée pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, contenant dans ses pores du magnésium ou un alliage ri che en magnésium. SOUS-REVENDICATION 10. Matière frittée selon la revendication II, caractérisée en ce que certains de ses pores sont bloqués par du graphite.
CH313817D 1952-05-05 1953-05-05 Procédé pour introduire du magnésium dans du fer fondu, et matière pour la mise en oeuvre de ce procédé CH313817A (fr)

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