Procédé de fabrication d'un tambour en deux couleurs
La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un tambour en deux couleurs, présentant des inscriptions, telles que par exemple des chiffres ; ces tambours sont utilisés entre autres dans les compteurs de liquide, de vitesse, etc., et comprennent à cet effet des dispositifs de report des dizaines, des centaines, etc., destinés à engréner avec les tambours adjacents afin d'être entraînés d'un pas lorsque le tambour de l'ordre inférieur a effectué un tour complet. Les parties que présentent chaque tambour et qui constituent le mécanisme d'engrènement seront désignées d'une façon générale par parties d'engrènement.
On connaît des procédés de moulage en deux phases, dans une première phase duquel procédé on opère un moulage dans lequel les chiffres apparaissent en creux et dans lequel sont venues les parties d'engrènement, tandis que dans une seconde phase on remplit les chiffres en creux, ceux-ci apparaissant ainsi en couleur sur fond d'une autre teinte.
Ce procédé de moulage en deux couleurs évite toute opération de gravage des chiffres, mais un désavantage de ce procédé consiste dans le fait que les parties d'engrènement venues lors du premier moulage peuvent être déformées lors du deuxième moulage par la chaleur dégagée.
L'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un tambour en deux couleurs, présentant des parties d'engrènement, caractérisé en ce qu'on forme dans un moule à noyaux amovibles une partie présentant à sa périphérie des inscriptions en relief, et en ce qu'on enrobe cette partie dans une masse de couleur différente par une seconde opération de moulage, en laissant apparaître les inscriptions, les parties d'engrènement étant venues dans cette masse.
Le dessin illustre, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du procédé selon l'invention.
Les fig. 1 à 7 illustrent une première forme d'exécution dans laquelle on fabrique un tambour chiffré dont les chiffres sont disposés symétriquement par rapport à la toile du tambour.
La fig. 1 représente une vue partielle de la partie du tambour obtenue après le premier moulage.
La fig. 2 est une vue en élévation, à plus petite échelle, de cette partie.
La fig. 3 est une vue en coupe de cette partie.
La fig. 4 est une vue en coupe partielle du premier moule.
La fig. 5 est une vue en perspective de l'extrémité du noyau mobile du premier moule.
La fig. 6 est une vue en coupe partielle passant par l'axe de rotation du tambour terminé.
La fig. 7 est une vue en coupe partielle de ce tambour par un plan perpendiculaire audit axe de rotation et passant par la toile du tambour.
Les fig. 8 à 15 illustrent une deuxième forme d'exécution, dans laquelle on fabrique un tambour dont les chiffres sont déportés par rapport à la toile.
La fig. 8 est une vue partielle, à grande échelle, d'une partie du tambour obtenue par le premier moulage.
La fig. 9 est une vue en plan, à plus petite échelle, de cette partie.
La fig. 10 est une vue en coupe axiale de cette partie.
La fig. 11 est une vue en coupe partielle du premier moule.
La fig. 12 est une vue en perspective de l'extrémité du noyau mobile du premier moule.
La fig. 13 est une vue en coupe par l'axe de rotation du tambour terminé à travers le chiffre 1 1.
La fig. 14 est une vue en coupe semblable à travers une boucle du chiffre 8 .
La fig. 15 est une vue en coupe partielle perpendiculaire à l'axe de rotation du tambour terminé.
La première phase de fabrication consiste à mouler, par injection dans un moule à noyaux amovibles, une roue dont la toile 2, de faible épaisseur, porte les chiffres 1 en relief, comme représenté à la fig. 1.
La toile 2 ainsi obtenue présente des ouvertures de forme allongée 3 qui seront remplies par la matière injectée au cours du second moulage, et deux orifices circulaires 4 destinés à maintenir en place la partie obtenue
lors du premier moulage dans le second moule
lors du second moulage.
Le premier moule se compose (fig. 4) de
noyaux fixes 6 et de noyaux amovibles 7.
Les noyaux amovibles présentent pour les
chiffres à contours fermés (6, 8, 9 et 0) une
partie 8 correspondant à l'espace délimité par
lesdits contours, et qui dépasse la surface cy
lindrique intérieure 9 du noyau amovible 7,
ceci afin de ménager lors du premier moulage
des trous 5 dans la toile. Ces trous 5, qui
s'ouvrent sur les faces latérales des toiles 2
(voir fig. 1 et 2) permettront à la masse de
pénétrer dans chacun des espaces délimités
par les contours fermés lors du deuxième
moulage. En effet, les faces extérieures des
chiffres venant appuyer contre une surface
cylindrique correspondante du second moule
afin de ne pas être recouvertes par la masse
injectée, celle-ci ne pourrait pénétrer sans
cela dans lesdits espaces.
Le second moulage consiste à enrober la
première partie obtenue par une masse d'une
autre couleur, les parties d'engrènement 10 et 11, ainsi que le moyeu 12 du tambour
étant venus lors de ce second moulage (voir
fig. 6 et 7). Ce moulage exécuté, la partie
extérieure de la jante est soumise à une opé
ration de tournage afin d'enlever les bavures
et d'obtenir un diamètre précis, les chiffres
apparaissant sur la surface extérieure de cette
jante.
Les fig. 8 à 15 représentent une autre
forme d'exécution, dans laquelle les chiffres
du tambour sont déportés par rapport à la
toile du tambour. Les parties correspondant
à celles déjà représentées à la première forme
d'exécution sont désignées par les mêmes si
gnes de référence.
Les espaces délimités par les contours
fermés des chiffres n'étant plus disposés en
regard de la toile 2, ceux-ci s'ouvriront sur un
côté de la toile 2 et les trous 5 ne seront plus
nécessaires, ainsi que les parties 8 du noyau
amovible 7 destinées à les former.
I1 sera, par contre, nécessaire, pour main
tenir les chiffres 1 sur la toile 2, de prévoir
à la partie obtenue par le premier moulage, des barrettes de maintien 13. Les noyaux amovibles 7 du premier moule présenteront des évidements 14 (fig. 12) correspondant à ces barrettes, ces évidements 14 étant moins profonds que la creusure du noyau 7 destinée à former les chiffres, comme on le voit clairement à la figure 12, ceci afin que les barrettes 13 n'arrivent pas à la surface circonférentielle des chiffres 1.
En variante, les barrettes 13 peuvent être supprimées lorsque les chiffres 1 sont jointifs.
Les chiffres peuvent être en nombre quelconque ou être remplacés par une autre inscription.