Installation de dessablage pour eaux industrielles Dans le brevet principal a été décrite une installation de dessablage pour eaux indus trielles au moyen de dispositifs à plaques su perposées comprenant, placée dans un canal d'écoulement de l'eau chargée de sable, une batterie de cellules montées en parallèle par rapport au courant liquide, chaque cellule pré sentant des plaques inclinées parallèles ména geant entre elles des conduits dans lesquels la circulation est sensiblement horizontale, et des espaces de rassemblement et de dépôt des sables décantés entre les plaques.
La présente invention a pour objet une telle installation, caractérisée en ce que chaque cellule comprend deux séries de cloisons à inclinaisons inverses, ces cloisons étant en alignement dans chaque série, chaque série croisant l'autre, et des orifices de passage étant ménagés dans au moins une des séries au voisinage des points d'intersection avec l'autre série.
L'ensemble des cloisons à inclinaisons in verses forme un ensemble de surfaces prisma tiques à section quadrilatère fermée consti tuant des conduits pour l'écoulement liquide. Les orifices prévus au voisinage des points d'intersection font communiquer entre eux les conduits voisins. Ces orifices sont disposés dans une série de cloisons de façon que la communication entre conduits soit assurée au voisinage d'une cloison d'inclinaison inverse de l'autre série, la paroi de cette cloison consti tuant surface de dépôt et organe de recueil et d'écoulement des matières déposées.
Le cloisonnement de l'espace de décanta tion peut être assuré au moyen d'éléments préfabriqués, en forme de cornières, montés en position de V renversé, de façon que chaque branche du V d'un élément soit alignée avec une branche de l'élément adjacent.
Le cloisonnement ainsi constitué est aisé à construire. Il est auto-porteur et ne nécessite donc pas de supports particuliers. Il peut être réalisé en béton ordinaire, en -béton armé ou en toutes autres matières.
Les bords des éléments de cloisonnement en V sont pourvus d'encoches constituant les orifices de passage des matières décantées qui s'écoulent sur la paroi inclinée de l'élément voisin et permettent l'évacuation de ces ma tières de proche en proche sur toutes les parois alignées de même inclinaison. De cette façon, les cloisons de séparation de l'espace de décantation constituent des or ganes de recueil des boues déposées et d'acheminement de celles-ci vers l'évacua tion.
Ces dispositions, outre leur facilité de construction et d'entretien, assurent à la fois une grande efficacité de la décantation et du recueil des boues décantées. Elles permettent de réaliser des ouvrages de faible volume et de profondeur grande vis-à-vis de la largeur, ce qui peut être un avantage appréciable, notamment pour les dessableurs creusés dans le rocher.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dessa- bleur selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en coupe transversale de l'ensemble de l'ouvrage.
La fig. 2 est une vue de détail montrant en coupe un élément, ainsi que sa liaison avec les éléments adjacents.
La fig. 3 est une vue en élévation de l'élé ment de la fig. 2 depuis la ligne<I>I11-111</I> de celle-ci.
La fig. 4 est une vue en coupe d'un demi-élément de bordure.
Le dispositif de dessablage représenté à la fig. 1 est installé dans une large galerie 10 creusé dans le rocher 11. Les parois latérales 12 et 13 de cette galerie sont revêtues d'une couche de béton dans leur partie mouillée. Le fond est conformé de façon à constituer deux trémies longitudinales 14 et 15 sur plombant une galerie 16 d'évacuation et de visite. Au bas de la galerie 16 sont ménagés latéralement deux canaux 17, 18, à surface libre pour la chasse.
L'espace intérieur de la galerie 10 est garni de deux séries de cloisons croisées, les unes 19 inclinées de haut en bas vers la droite, les autres 20 inclinées vers la gauche. L'ensemble forme une succession de conduits horizontaux 21. Lorsque les inclinaisons des cloisons sont égales à 45o, les conduits sont de section carrée, reposant sur un sommet, les conduits latéraux contigus aux parois 12 et 13 étant toutefois en forme de triangles rectangles isocèles 22 (cas de la figure). Aux points de croisement- 23 des deux séries de cloisons, les cloisons 19 sont pleines et continues. Par contre, les cloisons 20 présentent des orifices 24 qui assurent des communications entre les canaux contigus, au voisinage de la paroi continue 19.
A leurs extrémités de droite, au contact de la paroi 13, les cloisons 19 présentent des orifices 25 assurant la communication du conduit triangulaire d'extrémité 22 avec le conduit carré situé immédiatement au-dessous 21. Des orifices 26, 27 font communiquer respectivement les trémies 14 et 15 avec la galerie 16.
L'eau à épurer est introduite dans la galerie à une de ses extrémités. Elle se répartit entre les divers conduits 21, 22. Des moyens appropriés -sont disposés, si nécessaire, à l'aval ou à l'amont pour réaliser une unifor mité de vitesse moyenne de l'écoulement li quide. Les sables ou autres matières en sus pension, plus denses que l'eau, se déposent sur les cloisons 19 et 20 et y forment une couche plus ou moins épaisse. Cette couche glisse sur les cloisons 19, passant par les orifices 24 et traversant les compartiments 21 successifs, jusqu'au compartiment d'extrémité 22 contigu à la paroi de droite 13. Trouvant à cet endroit les orifices 25, ces matières s'écoulent sur la cloison 20 située immédia tement au-dessous.
Les matières s'écoulant d'un compartiment 22 par l'orifice 25 sur la cloison 20 du compar timent 22 situé immédiatement au-dessous se rassemblent avec les matières s'écoulant sur la cloison 19 et sont entraînées avec celles-ci à travers les orifices 24.
Ainsi de proche en proche, les matières décantées s'écoulent sur les parois 19 et 20 sans quitter le contact avec celles-ci, donc avec un minimum de risque de remise en sus pension. Elles parviennent finalement à la trémie de droite 15 et s'écoulent par 27 dans la galerie 16 où elles tombent dans le canal d'évacuation 18. La trémie de gauche 14 ne reçoit qu'une faible proportion de boues qui, tombant par 26, sont évacuées par le canal 17. .
Dans une variante, on pourrait supprimer les passages d'extrémité 25 ménagés dans les cloisons 19 au voisinage de la paroi 13 et envi sager en cet endroit une canalisation verticale ou inclinée 28 conduisant les boues recueillies par chacune des cloisons 19 à la trémie 15.
Il va de soi que le rôle des cloisons 19 et 20 peut être inversé, la position des orifices 24, 25 étant modifiée en conséquence. On pourrait également prévoir des orifices 24 dans les cloisons 19, en même temps que dans les cloisons 20 : la chute des boues se répar tirait alors également entre les deux jeux de cloisons et alimenterait également les trémies 14 et 15.
Un moyen de réaliser les cloisons 19 et 20 consiste à les confectionner au moyen d'éléments préfabriqués tels que ceux repré sentés dans les fig. 2 à 4, empilés d'une ma nière appropriée.
Chaque élément se compose d'une sorte de cornière 30. Cette cornière, en béton ou en béton armé, est façonnée de manière à pouvoir être posée sur les cornières inférieures et à supporter celles posées sur elle. Pour cela, elle comporte au bas de chacune de ses ailes des méplats 31 et 32 (fig. 2), ainsi qu'un méplat 33 à sa partie supérieure. L'une de ses ailes (ou les deux) présente des échan crures 34 dimensionnées de manière appro priée qui sont destinées à livrer passage aux courants de dépôt.
Au voisinage des parois, les cloisons sont réalisées au moyen de demi-éléments 29 tels que celui représenté à la fig. 4. Ils sont formés d'une simple plaque 35 avec méplats 31 et 32 aux deux extrémités et échancrures 34.
On pourrait alterner dans le sens vertical les éléments en forme de V renversé et ceux en forme de V droit, ce qui évite de mettre des demi-éléments sur les côtés.
Tous ces éléments préfabriqués pourraient être aussi des poutres à section droite en forme d'X qui équivalent à la superposition d'un V droit et d'un V renversé ; cette disposition facilite le montage et évite d'avoir recours aux demi-éléments mentionnés ci-dessus.
Tous ces éléments sont, d'une part, empi lés les uns sur les autres avec ou sans inter position d'un liant, d'autre part, alignés les uns à la suite des autres de manière à réaliser des conduits d'assez grande longueur, les jointures pouvant être remplies par un liant quelconque de manière à supprimer les aspé- rités qui en résulteraient, nuisibles à une bonne décantation.
Les éléments les plus, bas sont posés sur des supports longitudinaux 36 (fig. 1).
Les avantages qui résultent des dispositions décrites ci-dessus sont 10 Puissance très accrue de l'éffet de des- sablage obtenu grâce au cloisonnement qui diminue la hauteur de chute des particules.
2o Acheminement vers le bas des boues déposées avec le minimum de remise en sus pension, grâce à la circulation constamment au contact des parois dans des zones de faible turbulence, avec rassemblement progressif des matières déposées.
30 Facilité de construction de l'ouvrage grâce à l'emploi d'éléments préfabriqués.
4o Possiblité de réalisation d'ouvrages de forte profondeur permettant de réduire leur largeur, ce qui est souvent avantageux pour les ouvrages creusés dans le rocher.
50 Consommation minime d'eau pour éva cuation des boues grâce à la grande profon deur et à la faible longueur relative de 1'ou- vrage.
6o Possiblité de ménager des ouvertures assez grandes dans les cloisons inclinées, ce qui diminue les risques qu'elles soient obturées par des corps étrangers.
7o Possibilité de déboucher les orifices supérieurs d'un conduit en obturant ce conduit à l'aval pour créer un courant d'eau ascendant dans l'orifice.