Pièce d'horlogerie portative La présente invention concerne une pièce d'horlogerie portative.
Celle-ci, qui réunit dans une boîte com mune un mouvement d'horlogerie et un appa reil photographique, est caractérisée par le fait que deux parties sensiblement égales du vo lume de la boîte sont occupées l'une par l'ap pareil photographique et l'autre par le mou vement ; au moins un organe de l'un de ces derniers s'étendant jusque dans l'autre.
Par pièce d'horlogerie portative ainsi con çue, il faut entendre aussi bien une montre de poche qu'une montre-bracelet.
Le dessin annexé représente deux formes d'exécution de l'objet de l'invention, données à titre d'exemple.
La fig. 1 se rapporte à une montre-bracelet du type rond.
La fig. 2 est un plan partiel, montrant d'une manière très schématique la situation des prin cipaux organes de l'appareil photographique incorporé à la pièce de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe longitudinale cor respondante.
La fig. 4 se rapporte à une montre-bracelet de forme, du type rectangulaire.
La montre-bracelet ronde de la fig. 1 a son mouvement contenu dans le boîtier 1, portant les cornes 2 pour l'adaptation du bra celet, ce boîtier abritant en outre un appareil photographique incorporé.
Un trait mixte 3 indique approximativement que le volume intérieur de cette montre com prend deux parties<I>A</I> et<I>B,</I> sensiblement égales dont l'une (A) est plus particulièrement réser vée à l'appareil photographique et l'autre (B) au mouvement de la montre, étant entendu qu'au moins un organe de l'un desdits appareil et mouvement s'étend jusque dans l'autre.
Le trait mixte 3 est une ligne passant à proximité de l'axe des aiguilles de la montre dont les parties<I>A</I> et<I>B</I> ont des volumes sen siblement égaux.
L'appareil photographique représenté a son trou d'objectif de côté, en 4, c'est-à-dire dans le pourtour de la boîte, et un viseur situé vers la base de l'une de cornes, en 5.
On pourrait aussi prévoir le contraire, c'est- à-dire viser par une ouverture ménagée quelque part dans le pourtour de la boîte et photogra phier par une ouverture ménagée dans l'une des faces de la pièce.
S'il s'agissait d'une montre de poche, cette face pourrait aussi bien être son fond que le côté de son cadran.
Dans le cas de la montre-bracelet, on uti lisera bien entendu de préférence à cette fin un point du pourtour de la boîte ou un point de la face correspondant au cadran seulement, afin que l'usager ne soit si possible pas obligé d'enlever la montre pour photographier.
Le trou de visée, par exemple 5, peut être combiné à un système optique permettant, soit d'y appliquer l'oeil et de voir l'ensemble de l'image, soit d'y apercevoir, en fixant le trou à distance, le centre seul de l'image, ce qui dans certains cas est parfaitement suffisant pour obtenir une bonne visée. Il est bien entendu que l'appareil photogra phique représenté utilisera du film, en particu lier le champ normalement impressionné d'un film de huit millimètres du commerce qui, en cinématographie, a déjà fait ses preuves quant à la qualité des images obtenues et à la possi bilité de les agrandir, voire même de faire de la couleur. On obtiendrait dans ce cas des ima ges d'environ cinq millimètres de côté.
Outre la couronne de remontage habituelle 6 du mouvement de la montre, celle-ci pourra comporter une couronne supplémentaire 7 pour effectuer le transport du film, toutes les dispo sitions connues dans la technique des appareils photographiques en ce qui concerne l'avance du film, l'armage automatique ou non de l'ob turateur et d'autres particularités pouvant être utilisées dans le cas présent. Une couronne unique pourrait aussi, par un mécanisme à poussoir ou à tirette, servir à la fois à remon ter le mouvement, effectuer la mise à l'heure et transporter le film.
Vu les dimensions restreintes de l'appareil photographique incorporé à la montre, il est indiqué de remplacer l'obturateur central par un obturateur du type à rideau ou de préfé rence encore à volet. Des essais pratiques ont démontré qu'il est possible de construire une montre-bracelet se lon l'invention dont les dimensions ne dépas sent en aucune façon les dimensions habituelles d'une montre-bracelet.
Les fig. 2 et 3 montrent, très schématique ment, la disposition que l'on pourrait par exem ple adopter pour les principaux organes de l'appareil photographique. Le trou de l'objectif est en 4, l'objectif en 8, le trou de visée en 5 et la marche des rayons figurée par le trait mixte 9.
On voit que l'image est, d'une part réflé chie par le miroir semi-transparent 10 qui la renvoie en direction de la fenêtre 11 d'une cassette 12, que d'autre part, traversant le miroir 10, elle atteint le miroir 13, qui la ren voie perpendiculairement au plan du dessin (en fig. 2), dans le trou de visée 5.
La cassette 12 contient le film 14, qui est transporté d'une bobine pleine de film vierge 15 sur la bobine enrouleuse 16 en passant der rière la fenêtre 11, par-dessus la plaque 17, fixant la position du film dans le plan de l'image.
La bobine enrouleuse porte un pignon 18, extérieur à la cassette et engrenant avec la roue dentée 22.
Celle-ci est supposée, dans le cas présent, être entraînée à partir de la tige de remontoir unique 20 de la pièce, qu'un mécanisme non représenté permet d'utiliser au remontage, à la mise à l'heure, à l'armage et au déclenche ment de l'obturateur et au transport du film.
L'obturateur de l'appareil est constitué par le volet cylindrique 21, porté par le secteur 22 pivoté en 23. Il est dessiné dans la position armée, d'où un ressort de traction 24 l'amène en position de repos 21. Ce faisant, sa fenêtre 25 balaye la fenêtre 11 de la cassette en pro duisant une exposition instantanée de la por tion de film 14 se trouvant derrière cette dernière.
Les fig. 2 et 3 montrent également que l'axe de grande moyenne 26 traverse l'obtura teur par une fente 27 en arc de cercle néces saire à assurer la liberté de mouvement voulue de ce dernier, et comment ce dernier s'étend à l'intérieur du mécanisme de la montre, entre la partie principale de celui-ci et les rouages de la minuterie 28 assurant la marche des aiguilles 29.
La fig. 4 représente une montre-bracelet de forme, du type rectangulaire, dont il est aisé de diviser le volume en deux espaces, l'un vers l'extrémité C pour tout ce qui con cerne la montre, l'autre vers l'extrémité D pour y disposer l'appareil photographique, tout ce qui a été dit préalablement étant aussi appli cable dans ce cas.
La montre pourrait aussi être à guichets, avec heures sautantes, et dans ce cas présen ter par exemple un guichet supplémentaire comme trou d'objectif ou de visée.
Il est à remarquer enfin qu'il a déjà été fait des montres contenant un appareil photo graphique, mais qu'il s'agissait en l'occurrence de montres postiches, sans mouvement, ayant pour seul but de servir de prétexte à cacher un appareil photographique.
Il a également été fait des appareils photo graphiques ayant la forme d'une montre et réservant un espace vide pour y incorporer un poudrier ou une montre par exemple. Mais dans ce dernier cas l'appareil photographique et la montre n'étaient pas montés dans un boîtier commun, mais simplement posés l'un dans l'autre, ce qui s'oppose naturellement à toute combinaison et interpénétration d'organes permettant de réduire les dimensions de l'en semble.