Lit médical
La présente invention a pour objet un lit médical comportant dans sa partie centrale deux supports juxtaposés supportant chacun un coussin.
Le but de la présente invention est de munir un tel lit de moyens simples et facilement manoeuvrables pour réaliser la formation d'un espace libre sous le malade.
Le lit médical faisant l'objet de la présente invention est caractérisé en ce que lesdits coussins sont chacun encadrés entre un côté fixe latéral de ladite partie centrale du lit, d'une part, et un élément bordant intérieurement ledit coussin sensiblement suivant la ligne de contact entre lesdits coussins, d'autre part, des moyens étant prévus pour rapprocher chacun desdits éléments du côté du lit correspondant en comprimant latéralement le coussin et en découvrant ainsi un vide central.
Le dessin représente, à titre d'exemple, deux formes et une variante d'exécution du lit selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective de la première forme d'exécution.
Les fig. 2 et 3 sont des vues respectivement en coupe transversale et en élévation latérale d'une commande simultanée de deux trappes que comporte cette forme d'exécution.
La fig. 4 est une vue en coupe transversale d'un élément d'une variante d'exécution de la partie centrale du lit.
La fig. 5 est une vue en perspective d'une deuxième forme d'exécution.
La fig. 5A est une vue d'un détail représenté à la fig. 5.
Dans la première forme d'exécution représentée à la fig. 1, le lit comporte une partie centrale B sur laquelle repose le siège du malade, et qui comprend un cadre formé par des montants 3, 4 et des barres latérales 1 et 2. Sur cette partie centrale peuvent être articulés un dossier et des appuis pour les jambes.
Cette partie centrale comporte deux panneaux 37 pivotant sur un axe 38 ; pour la clarté du dessin, un seul des deux panneaux 37 a été représenté, l'autre devant être symétrique par rapport à l'axe longitudinal médian du lit.
Chaque panneau mobile 37 est articulé par l'axe 38 à un plateau-porteur auxiliaire 39, luimême articulé au moyen de charnières 40a à l'ossature de la partie centrale B du lit, le bord intérieur du panneau 37 (bord opposé à l'articulation 38) se terminant par un rebord 37a en forme de gouttière. Les pièces 37 et 39 constituent ainsi une trappe. Chaque élément de coussin correspondant, qui repose sur les piè ces 37 et 39, est serré, par ses bords latéraux, entre la gouttière 37a et le bord du lit.
Sous la gouttière 37a sont articulés deux leviers 41 (dont un seul est visible sur la fig. 1) les extrémités inférieures de ces leviers étant articulées à deux traverses 42 solidaires respectivement des montants 3 et 4.
La partie de plateau 39 disposée sous le panneau 37 est munie de galets 43 reposant sur des chemins de roulement 44 fixés à des traverses 45 formant un pont dont les deux extrémités sont reliées à la partie inférieure de deux fiasques latéraux formés de barres 46 entretoisées et munies de crochets 46a et de poignées de manoeuvre 47.
Dans la position représentée sur le dessin, les deux trappes 37-39 forment une surface portante continue pour le siège du malade.
Lorsqu'on décroche les fiasques 46 pour les accrocher aux longerons inférieurs 2, les éléments de trappe viennent occuper les positions représentées en trait pointillé sur la fig.
1. Dans cette position, chaque coussin-matelas correspondant à l'une des trappes est comprimé transversalement entre le bord de la carcasse du lit et la gouttière 37a, de sorte que le siège du malade continue à être supporté en même temps que se trouve obtenue une ouverture entre les deux trappes, ouverture délimitée par les deux gouttières 37a en regard l'une de l'autre, lesquelles gouttières forment un véritable siège de W.-C. protégeant les coussinsmatelas de toute souillure.
Un dispositif de ce genre, c'est-à-dire dans lequel la trappe peut être formée par écartement des deux éléments de matelas juxtaposés présente l'avantage de pouvoir être manoeuvré par le malade lui-même.
A cet effet, les parties des supports ou sommiers sur lesquels reposent les matelas comportent des moyens de commande mécanique, contrôlés par un ou plusieurs organes de commande susceptibles d'être manoeuvrées par un infirmier ou par le malade lui-même.
Un mécanisme de commande de trappe est représenté aux fig. 2 et 3, ce mécanisme s'adaptant à la manoeuvre des supports représentés à la fig. 1. Sur chacun des supports en forme de plateau 39 est montée une tige de commande 65, elle-même articulée sur un levier 66 solidaire d'un arbre transversal 62 supporté par les deux côtés circulaires 60 du châssis, côtés qui peuvent par ailleurs jouer le même rôle que les secteurs circulaires 50 de la variante de -réalisation ci-après décrite et représentée à la fig. 5. D'autre part, sur chacune des parties 37 en forme de gouttière sont articulées des tringles 67 (jouant le même rôle que les tringles 41 de la fig. 1) qui prennent appui sur un axe 68 monté au moyen d'un manchon 61 sur une barre transversale 69 (correspondant à la barre 42 de la fig. 1).
L'axe 62 porte à son extrémité une manivelle de commande 63. Les plateaux 39 et leurs gouttières 37 étant munis d'organes de commande identiques, symétriquement disposés, toute action sur la manivelle 66 se traduit par un mouvement symétrique des deux plateaux 39. On voit par le dessin que, lorsque l'on fait tourner la manivelle 63 de 180 , le levier 66 prend la position 66a représentée en traits discontinus, amenant ainsi les divers éléments dans les positions représentées également en traits discontinus, et comprimant ainsi les éléments de matelas 70, ainsi qu'il a été expliqué à l'occasion de la fig. 1.
Une variante d'exécution des moyens d'écartements des éléments de matelas de la partie centrale du lit, dont la construction est particulièrement simple, a été représentée à la fig. 4.
Elle peut s'appliquer notamment à la forme d'exécution du lit représentée fig. 5, mais peut aussi bien s'appliquer à tout autre lit comportant une partie centrale sous laquelle on peut présenter un bassin en vue des soins intimes du malade.
Dans cette variante, les deux éléments de matelas 71 sont supportés par un sommier fixe 72, composé, par exemple, de lames de ressorts de toute forme usuelle appropriée. Quand on écarte les éléments de matelas, il se forme au centre un vide V. Les éléments de matelas reposent sur une tringle 73 dont les extrémités s'appuient sur le sommier 72 ou, si on le préfère, sur des traverses fixes disposées à la même hauteur que ledit sommier 72 entre les montants 74.
Chacune des tringles 73 est reliée à chacune de ses extrémités par une bielle 75 à un cadre oscillant 76 articulé en 76a sur le châssis, et dont la partie supérieure porte une poignée 78 qui se trouve à portée de la main du malade. I1 doit être remarqué que la tringle 73, au lieu d'être extérieure au matelas, pourrait le traverser intérieurement le long du bord, constituant ainsi un raidissement du matelas lui-même en cette partie. Cette tringle peut être soit rigide, soit d'une certaine flexibilité, pour ne pas nuire au confort du malade.
Chaque élément de matelas est enveloppé dans une alèze qui, en même temps qu'elle sert à la protection de l'élément de matelas, sert à assurer le mouvement d'écartement qui doit découvrir le vide central. A cet effet, cette alèze 77 est fixée par un de ses bords sur la tringle 73 et par l'autre sur une tringle 79 du cadre oscillant 76.
Dans ces conditions, lorsque le malade exerce une poussée dans le sens de la flèche f sur la poignée 78 du cadre 76, I'élément de matelas 71 se trouve comprimé par la traction simultanée exercée sur lui à la fois par les bielles 75 et la tringle 73 et par la tringle 79, de sorte qu'il se déforme ainsi qu'il est représenté en traits discontinus, les différentes parties du dispositif prenant les positions 76t, 751, 731, 79t, 771.
Le maintien dans cette position écartée est obtenu par tout système de cliquet approprié monté, par exemple, sur le châssis 74 et agissant sur une denture pratiquée dans l'une des bielles 75 et qui n'a pas été, pour simplifier, représenté au dessin, un cliquet de ce genre étant techniquement banal. L'élément de matelas comporte avantageusement des ressorts intérieurs 80 agissant dans le sens latéral de manière à assurer le retour automatique, à leur position normale, des éléments de matelas, lorsque le cadre 76 est laissé libre de revenir à sa position première ou bien y est ramené positivement par un mouvement en sens contraire de f.
I1 est à remarquer que l'utilisation d'une alèze enveloppant l'élément de matelas et participant à former un vide central V par traction sur au moins sa partie supérieure, peut être envisagée, quelle que soit la nature du mécanisme d'ouverture de ce vide central, notamment avec ceux du genre décrit en référence aux fig. 1 à 3.
Dans la seconde forme d'exécution représentée aux fig. 5 et 5A, le lit comprend les éléments essentiels décrits dans l'exemple illustré par les figures précédentes. L'ensemble du plan de couchage (éléments-supports A-B
C) est capable de basculer par rapport à la base qui reste fixe.
Chacun des longerons 5 du socle muni de roulettes 6 est solidaire d'une ferme formée d'éléments 48 se rejoignant vers le haut pour former un flasque porteur, l'ensemble des deux flasques formant un affût sur lequel peut pivoter, en 49, l'élément médian B du lit. Cet élément comprend, dans le bas, deux chemins de roulement 50 de forme circulaire soutenus par des galets de roulement 51 qui y sont appliqués élastiquement.
Chaque galet 51 est supporté par un ressort 52 fixé à un élément 48, ceci de manière à soulager les axes de pivotement se trouvant en 49.
Des moyens de freinage et/ou de blocage permettent d'immobiliser l'élément B et, par conséquent, l'ensemble du plan de couchage (A, B, C) dans une position angulaire quelconque par rapport à la base (5-48).
Pour permettre l'inclinaison latérale du lit, chaque longeron de socle 5 est muni d'un patin relevable 53. Ce patin est commandé par une biellette 54, elle-même commandée par un levier 55 pivotant en 56 sur le longeron précité.
On voit qu'en abaissant l'un des patins 53 (par la manoeuvre du levier 55 correspondant) on relève le lit du côté où se trouve le patin considéré.