CH324635A - Métier à tisser - Google Patents

Métier à tisser

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CH324635A
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lances
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Inventor
Walter Shimwell Derrick
Original Assignee
Weaving Research & Textile Com
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D03WEAVING
    • D03DWOVEN FABRICS; METHODS OF WEAVING; LOOMS
    • D03D47/00Looms in which bulk supply of weft does not pass through shed, e.g. shuttleless looms, gripper shuttle looms, dummy shuttle looms

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
  • Looms (AREA)

Description


      Métier    à     tisser       La présente invention a trait à un métier  à tisser.  



  Le désavantage essentiel des modèles clas  siques de métiers à tisser réside dans leur faible  rendement en tissus. Par exemple un lançage  de trame est inséré dans le pas de     chaîne    de  l'un des côtés du métier et lorsque les moyens  d'insertion de la trame auront traversé l'en  semble du pas de chaîne, un peigne ou disposi  tif similaire effectue un serrage de la duite de  façon à fixer solidement le lançage de trame  en question au bord du tissu.

   Après quoi la  formation de la foule ou le croisement des  fils de chaîne a     lieu    afin de     préparer        l'insertion     d'un autre     lançage    de trame effectué depuis la  partie opposée du     métier.        Il    est évident que  dans cet arrangement classique du métier la       formation    de la foule ou croisement des fils de  chaîne n'a lieu qu'après que les moyens d'in  sertion de la trame n'aient     fait    passer un     lan-          çage    de trame à travers le pas de chaîne et n'en  soient ressortis.

   Ceci est l'un des facteurs im  portants responsables de la faible     production     des     métiers    de     type    classique. Un autre fac  teur important réside dans le fait que le serrage  de la duite du dernier     lançage    de trame dans  le pas de chaîne ne peut être effectué par le  peigne ou dispositif similaire usuel avant que    les moyens d'insertion de la trame ne soient  ressortis du pas de chaîne.  



  Nous avons trouvé que l'on peut augmen  ter la production du métier à tisser en évi  tant d'avoir à attendre que les moyens d'inser  tion d'un lançage de trame dans le pas de  chaîne ne soient ressortis du pas de     chaîne     avant d'effectuer la formation de la foule ou le  croisement des fils de     chaîne.    On peut augmen  ter encore le débit du métier en permettant le  serrage de la duite sans avoir à attendre que les  moyens     d'insertion    qui ont effectué l'insertion  du     dernier    lançage de trame dans le pas de       chaîne    ne soient     ressortis    du pas de     chaîne.     



  Pour     simplifier,    nous appellerons       lances        v     les moyens     d'insertion    de la trame qui sont des  pièces effectuant un mouvement de va-et-vient  permettant     l'introduction    des lançages de trame  dans le pas de chaîne et de     transporter    chaque       lançage    de trame à travers la largeur du tissu.  



       L'invention    a pour objet un     métier    à tisser  dans lequel deux     fils    de     trame    sont     insérés     dans le pas de     chaîne    à partir des deux côtés  opposés de ce pas par deux     lances        animées     d'un mouvement     alternatif    de     va-et-vient,    se       suivant    l'une l'autre à travers le pas de chaîne,  et dans lequel les.

   fils de chaîne sont amenés à       former    la foule progressivement au travers du      métier dans l'espace     situé    entre lesdites lances,  tandis qu'elles passent entre les fils de     chaîne,     caractérisé par le fait que les deux lances in  sèrent leurs fils de trame dans des pas de       chaine        différents.     



  Un tel métier peut encore présenter à cha  cune de ses     lisières    des organes permettant de  couper automatiquement les boucles de la  trame insérée     dans    le pas de chaîne par les lan  ces et des pinces sur les lances, de manière à  leur permettre d'entraîner des     extrémités    de  boucles coupées à travers lé pas de chaîne.  



  On verra que, -du fait que les     fils    de chaîne  sont amenés à former la foule ou sont croisés  dans l'espace existant entre     l'extrémité    anté  rieure de l'une des lances et l'extrémité posté  rieure de     l'autre    lance alors que les deux       lances    traversent simultanément la largeur du       tissu,    une économie de temps considérable est  réalisée par rapport aux métiers classiques  dans lesquels les moyens     d'insertion    de la trame  doivent ressortir du pas de chaîne avant que  les fils de chaîne ne puissent former la foule  ou être croisés.

      Le dessin annexé représente, à titre d'exem  ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in  vention, ainsi que des variantes.    La     fig.    1 est une vue partielle de face en  perspective -montrant la portion centrale de la  dite forme d'exécution.    La     fig.    2 est une vue détaillée d'une des  lances de trame jumelées de la     fig.    1.    La     fig.    3 est une vue en bout de l'extrémité  arrière d'une lance de trame montrant un dis  positif de     guidagë    de la lance et la     connection     de la lance à une chaîne     grâce    à laquelle elle       effectue    le mouvement de va-et-vient.

      La     fig.    4 représente un mécanisme grâce  auquel les lances effectuent un mouvement de  va-et-vient.    Les     fig.    5 et 6 sont des diagrammes mon  trant comment une lance se déplace plus rapi  dement que l'autre après inversion de sa mar  che à la fin d'une traversée.

      La     fig.    7 est une vue diagramme montrant  un dispositif de     transmission    au     mécanisme     assurant le va-et-vient des lances et effectuant  le serrage de la duite, ainsi que les arbres  d'une came de formation de la foule et les  mâchoires de trame et un mécanisme de dé  tection de la     trame.       La     fig.    8 représente une construction de lis  ses à sections pour formation progressive du  pas des     fils    de     chaîne    au travers de la chaîne.  



  La     fig.    9 est une vue en bout à plus     grande     échelle de la     fig.    8, montrant un mécanisme       actionnant    la lisse.  



  La     fig.    10 est un modèle du tissu fabriqué  sur le métier représenté.  



  La     fig.    11 est une vue de côté d'un méca  nisme actionnant l'aiguille de     lisière,    et la     fig.     12 est une vue de     l'arrière    d'un tel mécanisme.    La     fig.    13 représente des mécanismes de  tension, de détection et d'arrêt de la trame,  l'un desquels est disposé de chaque côté du  métier représenté à la     fig.    1.    La     fig.    14 est une vue détaillée de moyens  représentés à la     fig.    13 et destinés à actionner  les pinces de trame.  



  La     fig.    15 est une vue en plan d'un méca  nisme de- serrage de la duite d'un des côtés du  métier et la     fig.    16 est une vue de côté d'un  tel mécanisme.    La     fig.    17 représente un autre modèle du  tissu qui peut être produit sur le métier repré  senté.    La     fig.    18 est une vue similaire à la     fig.    11,  d'une variante dans laquelle une aiguille de li  sière sert également à couper les boucles for  mées autour d'elle.  



  La     fig.    19 est une vue détaillée d'une ai  guille de lisière prise à angle droit par rapport  à la     fig.    18.    La     fig.    20 est une vue similaire à la     fig.    13,  se rapportant à une variante, et montre un dis  positif d'enroulement de la trame que l'on      utilise lorsque le métier est ajusté de façon à  envoyer des lançages de trame simples dans  les chaînes.  



  Les     fig.    21 et 22 représentent des tissus  tubulaires tels que produits sur le métier re  présenté ainsi que la disposition des lisses pour  les produire.  



  Les     fig.    23 à 30 représentent les étapes  dans la production d'un tissu ayant un modèle  de trame tel que représenté à la     fig.    17.    La     fig.    31 est un modèle d'un autre tissu  qui peut être produit sur le métier représenté.  



  Les     fig.    32 à 35 représentent les étapes de  la production du tissu représenté à la     fig.    31.    Dans le métier représenté au dessin, deux  lances<I>a, b</I> (voir     fig.    1) pénètrent et ressortent  du pas de chaîne dans un mouvement de     va-          et-vient,    l'une des lances sortant du pas à l'un  de ses côtés et l'autre de l'autre côté. Chaque  lance, lorsqu'elle se trouve dans une position  complètement au travers du pas, est utilisée  pour le serrage de la duite comme cela sera  décrit ci-dessous. La lance a est représentée  en une position approchant de celle du serrage  de la duite. Elle doit se déplacer un tout petit  peu plus vers la gauche pour être entièrement  dans cette position.

    



       Comme    représenté à la     fig.    2, chacune des  lances est de construction jumelée pour la pro  duction simultanée de deux tissus, l'un     au-          dessus    de l'autre.

   On notera qu'il existe un vide  c s'étendant tout le long de la lance et la divi  sant en deux parties     similaires    supérieure et  inférieure, chacune d'elles étant munie d'un  tube d par lequel passe le fil de trame e vers  l'extrémité extérieure de la lance où se trouve  une protubérance f qui, lorsque la lance avance  dans le pas de chaîne;     enfonce    le lançage de  trame qu'elle insère dans la     chaîne        dans    la ligne  de serrage de la duite du tissu déjà tissé.  



  L'alimentation en fil de trame est obtenue  à partir de paquets de     fils    de trame -en posi  tion fixe. Dans une variante, ces paquets pour  raient être transportés sur les lances. Comme  représenté, à la     fig.    13, l'alimentation en fil de    trame est obtenue à partir de deux paquets de  fils     fixés    de chacun des côtés du métier. Ceci  sera. décrit plus     loin    en même temps que le  mécanisme de tension et de détection de la  trame.  



  Chaque lance est     animée    d'un mouvement  de va-et-vient dans un     dispositif    de guidage g       (fig.    1) pouvant se mouvoir légèrement autour  d'un support h disposé à l'extrémité extérieure  du dispositif de guidage pendant le serrage de  la duite, de façon à permettre à la lance de se  déplacer en même temps que le peigne i et le  battant destiné au serrage de la duite. Chaque       dispositif    de guidage g peut pivoter autour du  battant en j à son extrémité antérieure. Le méca  nisme de serrage de la duite sera décrit plus en  détail plus loin.  



       Il    y a évidemment deux pas de     chaîne    qui  opèrent conjointement aux deux lancés jume  lées, la     chaîne    supérieure k de l'un des pas pas  sant au-dessus - de la partie supérieure d'une  lance, la chaîne inférieure m de l'autre pas pas  sant au-dessous de la partie inférieure de cette  lance, et la     chaîne    inférieure n du pas supérieur  et la     chaîne    supérieure o du pas inférieur pas  sant par l'intervalle c entre les parties supé  rieure et inférieure de la lance jumelée.

   Les  deux tissus produits sont réunis alors qu'ils  sont     retirés    par des rouleaux de tension, après  quoi ils sont enroulés sur deux     cyclindres    de  stockage séparés. Si les deux tissus se trou  vent     réunis    à leurs lisières par des fils de     chaîne,     de façon à produire un tissu tubulaire, on n'aura  qu'un seul rouleau de stockage:

    Des moyens pour animer d'un mouvement  de va-et-vient les deux lances jumelées<I>a</I> et<I>b</I>  sont représentés aux     fig.    4, 5, 6 et 7 et obli  gent les deux lances à se suivre l'une l'autre  d'une façon relativement rapprochée alors que  l'une pénètre et que l'autre sort du pas de       chaîne,    un espace entre la partie postérieure de  l'une des lances et la partie antérieure de l'autre  étant laissé de façon à permettre la formation  de la foule de s'opérer progressivement au tra  vers du pas de chaîne dans cet espace ; ainsi la  lance postérieure avancera dans un pas     diffé-          rent    de la lance antérieure qui revient et sort  progressivement du pas.

   Cette distance entre les      lances lorsqu'elles se déplacent au travers du  pas peut être constante ou atteindre un maxi  mum à mi-chemin de la largeur du pas et dimi  nuer à nouveau lorsque les lances s'approchent  de chacun des côtés de ce pas.  



  Dans la construction du mécanisme assurant  le déplacement des lances qui va être décrit,  l'espace entre les lances<I>a</I> et<I>b</I> qui pénètrent et       ressortent    respectivement du pas, arrive à un  maximum environ au milieu de la largeur du  pas. Le mécanisme actionnant les deux lances  étant pratiquement le même, un même signe de  référence sera donné à la plupart des parties       similaires    des deux mécanismes.  



  Les deux lances<I>a</I> et<I>b</I> sont traversées par  deux chaînes q, un chaînon r de chacune d'en  tre elles se trouvant fixé à la lance par un bou  lon s     (fig.    3) traversant la     lance-Les    points où  les chaînes sont fixées aux lances sont     indiqués     en<I>t</I> aux     fig.    2 et 4. Les deux extrémités<I>u</I> et v  de chaque chaîne sont     fixées    à une pièce w  qui est     normalement    fixe, mais qui peut, comme  décrit ci-dessous, être déplacée de façon à pro  duire un léger arrêt momentané dans la course  des lances au moment du serrage de la duite.

    La chaîne<I>q</I> passe autour de poulies de chaîne<I>x</I>  fixées sur un chariot y animé d'un mouvement  de va-et-vient sur des rails de guidage     z.    Une       manivelle    2,     fixée    sur un arbre 3     tournant    à  la vitesse du métier, anime les chariots y d'un  mouvement de va-et-vient au moyen de bielles  de convection 4 et 5 et oblige ainsi les chaînes q  à communiquer aux lances un mouvement de  va-et-vient (voir également     fig.    6).  



  Lorsque les bielles de convection 4 et 5  sont en position d'alignement, comme repré  senté à la     fig.    5, les deux lances<I>a</I> et<I>b</I> se trou  vent en fin de course vers la droite et leurs  extrémités adjacentes se trouvent près l'une de  l'autre.     Etant    donné .toutefois que la manivelle  2     tourne    autour de son axe, la lance a     (fig.    4),  qui se déplace vers l'intérieur du pas de chaîne,  se meut plus lentement que la lance b se dé  plaçant vers l'extérieur et ainsi un espace est  produit entre     l'extrémité    arrière de la lance b  et l'extrémité antérieure de la lance a.

   Dans la       fig.    6, la manivelle 2 est représentée en posi  tion moyenne entre les positions représentées    à la     fig.    5 où les bielles de convection sont en  position     d'alignement,    et la position représentée  à la     fig.    4 dans laquelle la manivelle 2 est en  position à angle droit avec celle de la     fig.    5.

   On       verra    en     fig.    6 que l'extrémité extérieure de la  bielle de convection 4 s'est déplacée bien plus  de sa position extrême que l'extrémité exté  rieure de la bielle de convection 5, et cela con  duira la lance b (qui     dans    ce cas est la lance  antérieure) à se trouver plus éloignée de la  lance a (qui est maintenant la lance postérieure),  que cela n'était le cas lorsque les bielles de  convection 4 et 5 se trouvaient     dans    la position  indiquée dans la     fig.    5.

   Il se produira ainsi un  espace entre les lances<I>a</I> et<I>b</I> qui sera à son  maximum lorsque la manivelle 2 est dans la  position représentée à la     fig.    4 ou approxima  tivement dans cette position, à angle droit par  rapport à sa position lorsque les bielles d'ac  couplement 4 et 5 se trouvent en alignement.  Cet espace ou écart entre les lances diminuera  lorsque les bielles de convection 4 et 5 se rap  prochent à nouveau de leur position d'aligne  ment l'une par rapport à l'autre,     c'est-à-dire     lorsque l'une des lances se trouve hors du pas  de chaîne et l'autre complètement au travers  de ce pas.  



  Sur l'arbre 3 se trouve fixé un disque 6  solidaire de la manivelle 2, et sur ce disque  se trouve une rainure de came     interne    7 en  contact par l'intermédiaire de rouleaux 8 et 9  avec des leviers 10 et 11 pivotant en 12 et 13  et reliés d'une façon articulée à des pièces w  auxquelles sont fixées les deux extrémités des  deux     chaînes    q. La rainure de came 7 sert à  permettre aux leviers 10 et 11 une certaine  liberté de mouvement momentané vers l'exté  rieur     qu'ils    pourront transmettre aux pièces w  et aux points de fixation des chaînes durant  chacun des cycles du métier à la fin de la tra  versée des     lances,    ce quia pour résultat un  arrêt momentané des mouvements des lances.

    Un tel arrêt dans le cas de la lance qui se trouve  entièrement engagée dans le pas de chaîne dans  la position de serrage de la duite, permet au  serrage de la duite de s'effectuer tandis que la  lance se trouve à l'arrêt.  



  Dans une variante, l'espace entre les lances      <I>a</I> et<I>b</I> tandis qu'elles entrent et sortent respecti  vement du pas de la chaîne est produit par des  moyens alternatifs qui maintiennent cet espace  de longueur     constante,    ce qui nécessite une  légère augmentation de la largeur du métier,  étant donné que la lance qui sort du pas de  chaîne a à se déplacer plus à l'extérieur de ce  pas de chaîne que dans le métier     décrit    ci-des  sus. D'autre part, il peut être inutile de prévoir  un arrêt momentané du mouvement de la     lance,     qui se trouve dans la position de serrage de la  duite, de plus longue durée que celle corres  pondant à l'inversion du mouvement de la  lance.

   La vitesse de la lance sera ralentie au  moment de cette inversion comme c'est le cas  dans le métier représenté.  



  On a déjà parlé de la formation progressive  du pas de chaîne lorsque les deux lances ju  melées se déplacent     simultanément    dans ce pas  de     chaine,    l'une y pénétrant et l'autre en sor  tant, la formation du pas étant     effectuée    de fa  çon que la lance postérieure passe dans un  pas     différent    de celui qui est     traversé    par la  lance antérieure.

   Cela est réalisé comme indiqué  aux     fig.    8 et 9 en divisant les     liserons    de lisses  supérieure et inférieure en sections 15, 16, 17  et 18, en les faisant pivoter en 19 et en agis  sant successivement au moyen de cames sépa  rées sur les extrémités des sections supérieure  et inférieure des liserons. A cet     effet,    des cames  20     (fig.    9) montées sur un arbre 93 (voir aussi       fig.    7) tournent à la vitesse du métier et agissent  sur des rouleaux 22 fixés sur des leviers 23 qui  tirent les sections de liserons vers le bas, ces  sections étant remises en place (lorsque la posi  tion de la came 20 le permet) au moyen de le  viers 25 compensés par ressorts.

   On observera  que l'on a deux lisses et que chacune de ces  lisses correspond à une rangée de fils de chaîne  dans chacun des deux pas de chaîne. La     fig.    9  représente les cames actionnant les sections de  lisses de deux     lisses,    l'une située derrière l'au  tre, et contrôlant les deux pas de     chaîne,    une  section de l'une des lisses se trouvant soulevée  tandis que la section correspondante de l'autre  se trouvant abaissée. Chaque lisse peut avoir  ses liserons divisés en un nombre quelconque  de sections selon le besoin.

   La     fig.    10 est un         diagramme    représentant un modèle d'un tissu  qui peut être tissé sur le métier représenté, ce  modèle servant à indiquer le fonctionnement  des aiguilles de lisière 30 représentées d'une  façon     diagrammatique    sur la     fig.    1, aux deux  extrémités d'une nappe de fils de     chaîne,    et qui  aident à former les boucles de trame sur les  lisières.

   Chaque lance transporte une boucle de  fils de trame dans le pas de     chaîne,    chaque  fois qu'elle passe dans ce pas, et elle laisse la  boucle dans le pas lorsqu'elle en sort, de fa  çon qu'une série" continuelle de boucles passe  dans le pas de deux côtés     différents,    les bou  cles se chevauchant aux lisières comme cela est  représenté en     fig.    10.

   Les     lançages    de trame 31  représentés en traits pleins sont     insérés    par  l'une des lances, tandis que les lançages de  trame 32 représentés en traits hachurés sont  insérés par l'autre     lance.    Les aiguilles de     lisière     30 sont introduites dans les boucles de trame  lorsque chaque     lance    achève sa traversée dans  une direction et commence à     revenir    en arrière.  



  Les     fig:    11 et 12 sont des vues détaillées des  aiguilles de     lisière    30 et des moyens pour les  faire fonctionner. Chaque aiguille 30 est portée  par une glissière 33     fixée    à une pièce 34 qui  peut     tourner    autour d'elle-même sur un pivot  35. L'extrémité inférieure de la pièce 34 est  fourchue et chevauche une pièce aplatie 36  d'une broche 37 pouvant tourner librement  dans des paliers 38. Le pivot 35 traverse la  pièce 36 de la broche 37 et un ressort 39 agis  sant sur la pièce 36 tend à     faire    tourner la  pièce 34 autour de l'axe de la broche 37 et à  appuyer ainsi un doigt d'entraînement 40 de la  pièce 34 dans le fond d'une rainure 42 d'une  came 41 solidaire d'une pièce tournante 43.

    Ladite rainure présente une partie plate 44,  de sorte que lorsque la pièce 40 arrive contre  cette partie plate, le ressort 39 déplace la pièce  34 et l'aiguille de lisière 30 dans la direction  de la flèche 45. Lorsque le doigt d'entraînement  40 quitte la partie plate 44, l'aiguille 30 re  tourne dans la position représentée. Le doigt  d'entraînement s'engage également entre les pa  rois latérales de la rainure de came 42 qui  transmet un mouvement pivotant de la pièce 34  autour de l'axe du pivot 35.     Ainsi    l'a pièce 34      peut pivoter dans deux directions à angle droit  l'une par rapport à l'autre.

   La     glissière    33 est  soulevée à l'intérieur de la pièce 34 par un bras  48     (portant    un rouleau 49 se déplaçant sur une  came 50) qui présente un long cliquet 48a en  contact avec une pièce 51 fixée sur     1a_    glissière  33. La glissière est abaissée lorsque la came 50  le permet, au moyen de ressorts 52. Les cames  50 et 43 sont entraînées par une     chaîne    motrice  53 commune et une chaîne 54 les reliant l'une à  l'autre.  



  L'action du mécanisme de     l'aiguille    de li  sière est la suivante  Tandis que la lance<I>a</I> ou<I>b</I> entraîne sa  trame du côté opposé ou à l'extrémité éloignée  du pas de chaîne par rapport à celle où elle  est alimentée en fils de trame, l'aiguille 30 à  cette extrémité éloignée est mise en mouvement  par la rainure de came 42 de façon à l'éloigner  de la nappe de fils de chaîne et elle est ensuite  abaissée par les ressorts 52 (quand la came 50  et le bras 48 le permettent) dans une zone se  trouvant derrière la protubérance     f    (voir     fig.    2)

    de la lance et le fil de trame forme une boucle  autour de l'aiguille 30 tandis que la lance repart  en arrière après avoir terminé sa traversée du  pas de     chaîne.    L'aiguille est alors     écartée    avec  le     fil    de trame     fixé    sur elle (grâce au doigt d'en  traînement 40 qui se déplace sur la surface plate  44 de la came sous la pression du ressort 39) ou  déplacée à angle droit par rapport à la lance  de façon à     entraîner    la protubérance     f    de la  lance tandis que cette dernière retourne en  arrière, après quoi le ressort 39 (la came 41 le  permettant)

   ramène l'aiguille de lisière 30 à sa  position normale au-delà de la lance et la rai  nure de came 42 déplace l'aiguille 30 vers la  lisière du tissu. L'aiguille de lisière est ensuite  soulevée par la came 50, le bras 48 et la pièce  51 sur la glissière 33 et laisse une boucle dans  la     lisière,    les moyens de tension de la trame,  dont il sera parlé par la suite, tirant la boucle  à l'intérieur de la     lisière.     



  Le fil de     trame    destiné aux lances respec  tives passe à travers des guides, des moyens de  tension et des moyens de freinage, et la     fig.    13  représente un mécanisme de contrôle de la  trame qui est disposé des deux côtés opposés du    métier au-delà des extrémités des lances quand  elles sont entièrement à l'extérieur du pas de  trame.  



  Les paquets de fils 60 et 61     (fig.    13) qui  alimentent en trame les deux parties d'une lance  jumelée opérant d'un côté du pas de     chaîne    sont  fixes et le     fil    62 passe à travers des pinces de  trame similaires 63, des     oeillères    de guidage 64  et un détecteur de trame 65. On verra que,  tandis que la lance<I>a</I> ou<I>b</I> tire des boucles ou  fils de trame à travers le pas de chaîne pour  produire le modèle de tissu représenté à la       fig.    10, la trame est extraite des paquets de fils  60 et 61.

   Lorsque chaque lance revient à tra  vers le pas de chaîne après avoir inséré une  boucle de trame dans le pas de chaîne et après  que l'aiguille de lisière 30 ait pénétré dans la  boucle sur la lisière à l'autre extrémité, il im  porte que le fil de trame n'ait pas tendance à  être retiré des paquets de fils lorsque le fil  est tendu.

   Par conséquent, lorsqu'une lance a  ou b a inséré une boucle de fil de trame dans  le pas de chaîne, la pince 63, qui comprend  deux disques coniques     fixes    66 comme repré  senté en détail à la     fig.    14, serre la trame par  l'action d'une came 67 qui     agit    sur un bras 68  monté sur un axe 69 solidaire d'un bras 70  muni de deux butées de freinage réglables 71  destinées chacune à serrer l'une des deux pinces  de trame d'un côté du métier.

   Les cônes 66 de  chaque pince de trame sont normalement main  tenus séparés par un ressort 72 et     ils    sont ra  menés en position de serrage de la trame lors  que les butées de freinage 71 sont appuyées  contre des tiges 73 qui poussent des têtes 74  portant des ressorts 75 rappelant les disques 66  et les appuyant fortement contre le fil de trame  passant entre eux. Dès que la     lance    a terminé  sa traversée et sort du pas de chaîne après y  avoir laissé sa boucle de     trame,    les disques 66  destinés à pincer la trame sont libérés grâce à  la came 67 de façon à permettre à la lance de  retirer du     fil    de trame des paquets 60 et 61  et insérer une autre boucle de     trame    dans le  pas de chaîne.

   Ainsi une' lance entraîne     libre-          ment    du fil dé trame dans le pas de chaîne,  une aiguille de lisière 30 passe dans la boucle à  la lisière opposée et la lance revient en laissant      un lançage de trame en forme de boucle     dans     le pas de     chaîne.     



  Les détecteurs et tendeurs de trame 65 sont  soulevés par l'action d'une came 80 agissant  sur un bras 81 qui fait tourner un manchon 82  portant un bras 83 avec deux butées de freinage  84 vissées sur lui. Chaque butée 84 est réglée de  façon à faire tourner un bras 85 autour d'un  axe 86     portant    une protubérance 87 sur laquelle  est fixé le détecteur 65. Chaque détecteur est  maintenu dans la position représentée par la  came 80. Quand une pince de trame 63 main  tient un fil de trame en position immobile, la  came 80 permet au détecteur 65 agissant sur  ce fil de s'abaisser pour tendre la trame et ser  rer la boucle correspondante.

   En cas de défail  lance de la trame, le détecteur tombera de     lui-          même    et un bras 88 situé sur le détecteur en  trera en contact avec un bras 89 d'un inter  rupteur micro-électrique 90, ce qui produira  par des moyens appropriés l'arrêt du moteur ac  tionnant le métier. Le fil de trame doit alors  être raccommodé ou encore l'alimentation en  fil de trame renouvelée dans le cas où le pa  quet de fils est arrivé au bout, avant que le  métier ne puisse être remis en marche. L'arbre  92 portant les cames 67 et 80 est mû par un  axe 93.  



  Les     fig.    15 et 16 décrivent plus particu  lièrement le mécanisme de serrage de la duite.  Le battant du métier 100 auquel le peigne i  est fixé, est relié d'une façon articulée aux  deux guides de lances g, la     connection    articu  lée à l'un de ces guides étant représentée en j.  Chaque extrémité du battant est     fixée    à un bras  101 d'un levier coudé pivotant en 102, l'autre  bras 103 de ce levier     portant,    à son extrémité,  un rouleau 104 qui pénètre     dans    une rainure  de came 105 d'un disque rotatif 106. Il y a  évidemment deux leviers 101 et 103 et deux  cames 105 effectuant le serrage de la duite.

   La  position normale du peigne i par rapport à  la lance est représentée en trait plein à la     fig.     16. La position du peigne i représentée en poin  tillés dans cette figure correspond à la position  de serrage de la duite lorsque les rainures de  cames 105 ont conduit les leviers 101, 103 à  déplacer le battant 100 en avant de façon à    faire pénétrer la lance, qui se trouve entière  ment au travers du pas de     chaine,    dans la bor  dure du tissu pour effectuer lé serrage de la  duite.  



  Les deux tissus qui sont tissés simultané  ment     dans    le métier passent sur un rouleau       commun    107 et sont ensuite     séparés    et retirés  par des rouleaux de tension 108 et 109, et fina  lement conduits à des rouleaux de stockage sé  parés non représentés.  



  La     fig.    17 représente un modèle de tissu  dans lequel, sur l'une de ses lisières, des bou  cles de trame<B>111</B> alternent avec des     fils    de  trame coupés 112 et sur l'autre lisière, des bou  cles de trame 113 alternent avec des fils de  trame coupés ayant leur extrémité 114 retour  née dans la lisière. Dans la lisière. mentionnée  en premier lieu, les fils de trame coupés avec  leur extrémité retournée 115 se trouvent à l'in  térieur des boucles<B>111</B>     tandis    qu'à l'autre li  sière, les fils de     trame    simplement coupés 116  se trouvent à l'intérieur des boucles 113.  



  Pour couper les boucles de trame, dans une       variante    représentée aux     fig.    18 et 19, chaque       aiguille    de     lisière    30 (voir     fig.    18 et 19) porte  une lame tranchante 118 le long de son fuseau.  Si     l'aiguille    30 n'est abaissée que partiellement  dans le lançage de trame, des boucles se for  ment autour de l'aiguille dans les deux tissus  produits, mais si l'aiguille est abaissée plus pro  fondément, la lame 118 coupe les deux boucles  formées autour de l'aiguille.

   Les aiguilles de       lisière    destinées à la formation de boucles au  tour d'elles fonctionnent     comme    décrit aux     fig.     11 et 12. Lorsque des lames sont montées sur  les     aiguilles,    comme en     fig.    18, un ergot     d'arrêt     119 est monté sur la     glissière    33 portant l'ai  guille 30 et lorsque la     came    50 permet au res  sort d'abaisser la glissière 33, cet ergot d'arrêt  119 entre en contact et est retenu par un levier  120 pivotant en 121 et commandé au moyen  d'une barre de convection 122 et d'un levier  123 par une came 124.

   Lorsque les boucles  autour de l'aiguille 30 doivent être coupées, la  came 124 se meut et oblige le levier 123 et la  barre de convection 122 à retirer le levier 120  de sous l'ergot d'arrêt 119 de sorte que l'aiguille  s'abaisse profondément sous l'action des res-      sorts 52 et coupe<B>là</B> boucle. Le rôle de la came  50 consiste à ramener la     glissière    33 dans sa       position    supérieure lorsque le levier -120 re  tourne à la position représentée à la     fig.    18,  prêt à arrêter le prochain mouvement vers le  bas de la     glissière    33.  



  L'arbre 93 qui entraîne les cames 50 et 43  tourne à la vitesse du métier, mais l'arbre 92  qui commande le levier 120     tourne    à une vi  tesse     inférieure    de moitié; de façon que le  levier 120 permette à l'aiguille 30<B>de</B>     descen-          dre\dans    la position basse requise pour que sa  lame 118 coupe la boucle à chaque période  alternée (une fois sur deux) de l'abaissement  de l'aiguille et formation de la boucle comman  dée par la came 50. Ceci permet la production  du modèle de la     fig.    17.  



  On notera que si l'aiguille de lisière 30 avec  sa lame 118 coupe les boucles     formées    autour  de l'aiguille, les lances de trame<I>a</I> ou<I>b</I> doivent  alors entraîner les fils de trame passant dans  les tubes d (voir     fig.    2) avec eux lorsqu'ils se  retirent de la     lisière    à laquelle les boucles ont  été coupées. Afin de réaliser cela, chaque lance  présente à son extrémité extérieure qui ne  pénètre pas dans le pas de la chaîne une mâ  choire de trame qui est normalement fermée par  un ressort mais est ouverte par un mécanisme  de came lorsque le fil doit être tiré à travers la  lance. Dans les     fig.    2 et 18, la plaque de la  mâchoire de trame porte le numéro 126.

   Elle  est comprimée par un piston 127 portant une  tête 128 appuyant contre la plaque de la mâ  choire 126 sous l'action d'un ressort 129.  



  Dans la position de mouvement de la lance  dans laquelle la plaque de la mâchoire 126  doit relâcher les fils sur la lance, le piston 127  entre en contact avec une barre 130 portée par  un levier 131 pivotant en 132 et     commandé    par  une came 133 par l'intermédiaire d'un levier  coudé 134 et d'une barre de     connection    135.  L'arbre 92 portant les cames 124 et 133 est  actionné par l'arbre 93 représenté à la     fig.    7.  



  On verra d'autre part que lorsqu'une lance  a ou b transporte un     fil    de trame durant son  trajet de retour après avoir entraîné ce fil de  tramé avec lui dans le pas de la chaîne au trajet  d'aller, des dispositifs de reprise en charge    doivent être prévus dans le dispositif     d7alimen-          tation    de fils de trame à partir des paquets de  fils de trame fixes.  



  Dans la variante à laquelle se rapporte la  fil-. 20, en plus des pinces de trame, guides et  détecteurs représentés à la     fig.    13 et que pré  sente la forme- d'exécution produisant des     lan-          çages    de trame en forme de boucles comme  représenté en     fig.    10, une pièce 140 mue par  une came s'élève et s'abaisse alternativement,  cette pièce portant une     oeillère    de guidage 141  à travers laquelle le fil de trame passe pendant  son parcours vers une lance afin de produire  un tissu comme représenté en     fig.    17.

   Une  came 142 sur l'arbre 92 (portant la came 67       destinée    à la     commande    des pinces de trame  et la came 80 contrôlant les détecteurs et ten  deurs de trame 65) entre en contact avec un  bras 143 et fait tourner un axe creux 144 por  tant un bras 145 qui lève et abaisse la pièce  140 de façon à laisser passer ou à reprendre  en charge respectivement le fil de trame.  



  Lorsqu'on désire produire des tissus de for  mes tubulaires en réunissant par leurs bords  les deux tissus produits par le métier décrit-     ci-          dessus,    il est     prévu    deux jeux de fils de chaîne  séparés, chaque jeu consistant en quelques fils       (trois    à six) situés sur les deux côtés opposés  des fils de chaîne normaux produisant les deux  tissus et le pas de ces fils de chaîne séparés  est ouvert aux deux groupes de fils de trame  de sorte que les côtés des deux tissus sont tissés  ensemble en vue de produire un seul tissu aux  bords opposés de ces deux tissus.  



  La     fig.    21 représente, à     une    échelle réduite,  un tissu de forme     tubulaire    fait de deux     tissus     152 produits chacun avec leurs propres     fils-de     chaîne et de trame mais avec les extrémités des  deux groupes de fils de     trame    réunis par un  groupe de fils de chaîne situé de chaque côté  opposé des deux tissus.

       ._       La     fig.    22 représente d'une façon     diagram-          mâtique    le dispositif de     formation    du pas de       chaîne.    Deux     séries    de     lisses    153 et 154 possè  dent chacune deux     #illères    dans chaque lisse  (les     oeillères    de l'une des     lisses    portant le chif-           fre    155 et l'autre 156)

   de telle sorte que les fils  de     chaîne    supérieur et     inférieur    des deux pas  forment le pas     simultanément.    Cela a pour  conséquence qu'avec des fils de trame issus de  lances jumelées<I>a</I> et<I>b,</I> on obtient des tissus  tissés étroitement l'un à l'autre. L'autre paire de  lisses 157 et 158 ne forme le pas que pour une  série de     fils    de     trame,    mais ils sont     destinés    à  recevoir les     portions    terminales de tous les  fils de trame qui pénètrent dans les deux tissus.

    De cette manière,     ces    extrémités terminales se  trouvent tissées en une seule     pièce    de tissu.  



  Les     fig.    23 à 30 représentent les étapes de  la production     d'un    tissu dans lequel les     lan-          çages    de trame en forme de boucles se trouvent  coupés par des aiguilles de     lisière    du type à  lame. Dans la     fig.    23, la lance a vient juste  d'insérer une boucle de trame dans le pas de  chaîne et une aiguille de     lisière    a pénétré en  146 et est prête à couper le fil de     trame    tout  près de la lance de sorte que comme cela est re  présenté à la     fig.    24, il y aune extrémité 147 qui  reste pendue à la lance.

   La pince de trame sur la  lance a est fermée et le dispositif de reprise en       charge    141 s'empare du fil de trame libre tan  dis que la lance a recule. L'extrémité libre 147       ressort    du pas comme représenté à la     fig.    25 et,  à ce moment-là, la lance a     avance    pour rame  ner la     trame    dans le pas de     chaîne,        l'extrémité     147 pendant toujours.

   Lorsque la lance a ar  rive à la     lisière    située à l'extrémité opposée,  l'extrémité pendante 147 se trouve toujours  dans la chaîne et est introduite dans la ligne de  serrage de la duite, l'aiguille 30 pénétrant dans  la boucle et retenant ainsi l'extrémité 147.  C'est cette     position    qui est représentée à la     fig.     27. La lance a revient en arrière comme repré  senté à la     fig.    28, laissant le fil de trame dans le  pas de chaîne comme représenté à la     fig.    29 et  retourne comme représenté à la<B>hg.</B> 30 pour  former une boucle dans la lisière. La position  suivante de la lance a est représentée à la     fig.     23.

   De cette façon, le fil de trame de la     lance    a  a sa boucle de trame coupée dans la position  représentée à la     fig.    23 et ensuite la lance re  vient en arrière, inactive, et avance à nouveau  vers l'endroit où elle a avancé précédemment  avant de déposer l'extrémité de trame peu-         dante    dans la lisière, retourne à nouveau en  arrière pour poser une branche de la boucle  dans le pas et avance à nouveau pour déposer  l'autre branche de la boucle dans le pas. A la  fin de ce dernier mouvement en avant, le fil  est coupé, laissant une longueur de fil pendant  de la lance.

   La même chose se produit avec la  trame insérée par la lance b, l'aiguille de lisière  coupant     ce    fil de trame à la fin de chaque qua  trième course et pénétrant dans la boucle de  trame sans la couper -à la fin de chaque troi  sième     course    à compter à partir de celle où la  première opération de coupage a été effectuée.  Chaque lance forme des boucles dans une des       lisières    seulement.

   Les cycles des deux     lances     sont les mêmes mais l'une des lances se trouve  en 'avance d'une étape de son cycle complet  par rapport à l'autre lance:  Le modèle de tissu représenté à la     fig.    31  possède des lançages de trame ayant la forme  de cannes de promeneurs, c'est-à-dire une lon  gueur droite 160 au travers du tissu et une  extrémité     retournée    161 dans la     lisière,    les  extrémités des longueurs droites de l'une des  séries de     lançages    de trame se trouvant à l'inté  rieur de la partie retournée de l'autre série de  lançage de trame.  



  Comme représenté à la     fig.    32, la     lance    a  vient de déposer une longueur droite d'un     lan-          çage    de trame dans le tissu et l'aiguille 30 est  sur le point d'être abaissée pour couper la bou  cle à une courte distance de la lance lorsqu'elle  termine son passage. La lance a reviendra alors  en arrière en ramenant avec elle la partie de fil  de trame coupé 162 (voir     fig.    33). La,     lance    b  a laissé son extrémité pendante 163 de fil de  trame dans le tissu et est en train d'insérer la  partie droite de lançage de trame dans le     pas     de chaîne.

   A la     fig.    34, la lance b a achevé de  déposer sa longueur droite de lançage de trame  et l'aiguille 30 est sur le point de couper le fil  de trame. La lance a a laissé son     extrémité    pen  dante 162 dans la lisière et est sur le point de  retourner et d'insérer une longueur     droite    de  lançage de trame dans le pas de chaîne. La     fig.     35 représente les deux lances en train de     revenir     dans la position de la     fig.    32 où elles complètent  le cycle des opérations.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Métier à tisser dans lequel deux fils de trame sont insérés dans le pas de chaîne à partir des deux côtés opposés de ce pas par deux lances animées d'un mouvement alternatif de va-et-vient,
    se suivant l'une l'autre à travers le pas de chaîne et dans lequel les fils de chaîne sont amenés à former la foule progressivement au travers du métier dans l'espace situé entre lesdites lances tandis qu'elles passent entre les fils de chaîne, caractérisé par le fait que les deux lances insèrent leurs fils de trame dans des pas de chaîne différents. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Métier selon la revendication, caractérisé en ce qu'il présente à chacune de ses lisières des organes permettant de couper automatique ment les boucles de la trame insérée dans le pas de chaîne par les lances et des pinces sur les lances de manière à leur permettre d'entraîner des extrémités de boucles coupées à travers le pas de chaîne. 2.
    Métier selon la revendication, caracté risé par le fait que les deux lances passent dans le pas de chaîne selon le même parcours et sont serrées dans la duite du tissu, les fils de chaîne étant amenés à former la foule par deux lisses similaires, l'un derrière l'autre, ce quia pour effet une formation progressive de la foule au travers du métier. 3. Métier selon la revendication, caractérisé par le fait que chaque lance comporte un con duit tubulaire interne pour le passage du fil de trame. 4.
    Métier selon la revendication, caracté risé par des organes ouvrant chaque pince d'une lance lorsque cette dernière se déplace dans le pas de chaîne mais dépose ce fil de trame dans ce pas. 5. Métier selon la revendication, caractérisé par le fait qu'il permet le tissage simultané de deux tissus et présente des pas de fils de chaîne inférieur et supérieur séparés, chaque lance étant de construction jumelée mais avec une partie terminale commune, par laquelle elle est actionnée de sorte qu'elle peut déposer simul tanément deux fils de trame, un dans chaque pas de chaîne,
    les parties jumelées de chaque lance étant séparées par un espace dans lequel passent les fils de chaîne supérieurs du pas de chaîne inférieur et les fils de chaîne inférieurs du pas de chaîne supérieur. 6.
    Métier selon la revendication et les sous- revendications 1 et 5, caractérisé par le fait qu'il comprend des aiguilles et des couteaux aux lisières pour former les boucles et pour couper les boucles et pour former une trame rectiligne aux lisières, une aiguille et le couteau qui lui est associé agissant dans les deux tissus tissés simultanément. 7.
    Métier selon la revendication, caracté risé par le fait que chacune des deux lances est animée d'un mouvement de va-et-vient par des organes qui ont tendance à diminuer l'espace entre les deux lances aux lisières. 8.
    Métier selon la revendication, caracté risé par le fait que chacune des deux lances est mue par une chaîne fixée à la lance par un de ses maillons intermédiaires, cette chaîne pas sant sur des poulies fixées à un chariot, les extrémités de la chaîne étant fixes tandis que les deux chariots sont soumis à un mouvement de va-et-vient par des bielles de .
    connexion orientées dans des directions opposées à partir d'un bouton de manivelle commun et se trou vant en position d'alignement lorsque les lances sont respectivement placées entièrement dans le pas de chaîne et entièrement à l'extérieur, la connexion du bouton de manivelle au chariot actionnant la lance qui se trouve entièrement dans le pas de chaîne en une position entre l'axe de l'arbre de la manivelle et le chariot, de sorte que la lance ayant passé par la position d'engagement total dans le pas de chaîne se déplace plus rapidement que la lance pénétrant dans le pas de chaîne, ce qui provoque une aug mentation de la distance entre les lances,
    dans lequel peut s'effectuer la formation de la.foule. 9. Métier selon la revendication et la sous- revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comprend un pas de chaîne additionnel cons titué par quelques fils seulement, situé le long des côtés opposés des deux pas de fils de chaîne produisant les deux tissus, la formation de la foule du pas de chaîne additionnel s'effectuant dans les deux tissus de façon que les côtés des deux tissus soient tissés ensemble par les fils de chaîne du pas de chaîne additionnel afin de produire un tissu de forme tubulaire.
CH324635D 1953-08-14 1954-08-11 Métier à tisser CH324635A (fr)

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