Métier à tisser La présente invention a pour objet un métier à tisser, notamment un métier du genre dit à inser tion de trame par navette sans canette, métier que l'on appelle encore métier sans navette On sait que, lors du tissage, les fils de chaîne, situés sur les bords du tissu et destinés à former la lisière de celui-ci, sont soumis à des efforts répétés notamment sous l'effet du frottement exercé par la tête des aiguilles ou autres organes d'insertion de trame et sous l'effet de la tension de cette trame.
Lorsque ces fils sont en une matière délicate et élastique et que, par conséquent, il n'est pas possi ble de leur donner une tension importante, ils se trouvent donc entraînés vers la partie médiane du tissu. De ce fait, lors du tassage de la duite, le pei gne agit sur ces fils de lisière pour les ramener dans la position qu'ils devraient occuper et ceci se tra duit par une déformation des lisières sur le tissu terminé.
En d'autres termes, la lisière du tissu est gondo lée, irrégulière et de mauvaise qualité.
La présente invention vise à remédier à cet in convénient et le métier à tisser qui en fait l'objet est caractérisé par un dispositif pour maintenir en place les fils de chaîne destinés à former les lisières du tissu, à proximité de la ligne de façure du tissu, pendant la presque totalité du cycle de la foule, les dits fils de lisière n'étant libérés pour un court ins tant qu'au moment où le peigne tasse la duite.
Le dessin représente, à titre d'exemple, deux for mes d'exécution du métier à tisser faisant l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue schématique en élévation d'une forme d'exécution du métier à tisser du type dit sans navette La fig. 2 est une demi-vue en plan correspon dante.
Les figures numérotées de 3, 3a, 3b, 3c et 3d jusqu'à 9, 9a, 9b, 9c et 9d sont des vues schémati ques de certaines parties représentées sur les fig. 1 et 2, dans différentes positions de fonctionnement.
La fig. 10 est une vue en plan avec coupe lon gitudinale partielle des aiguilles d'amenée et de cueillage du fil.
La fig. 11 est une vue en élévation, avec coupe partielle, correspondant à la précédente.
La fig. 12 est une coupe par XII-XII de la fig. 11.
La fig. 13 est une vue analogue à la fig. 10, montrant les aiguilles dans une position différente. La fig. 14 est une vue semblable à la précédente, montrant les aiguilles dans une troisième position. La fig. 15 est une vue en élévation d'un méca nisme de relais de tête de tirage que comprend une variante de cette première forme d'exécution.
La fig. 15a est une vue en plan correspondante. Les fig. 16 à 18 sont des vues analogues à celle de la fig. 15, montrant le mécanisme dans des phases du fonctionnement différentes, les fig. 17a et 18a étant des vues en plan correspondant aux fig. 17 et 18. La fig. 19 est une vue schématique en élévation d'une seconde forme d'exécution du métier à tisser, du type sans navette.
La fig. 20 est une vue en bout avec coupe par tielle selon XX-XX de la fig. 19.
La fig. 21 est une vue en plan correspondant aux figures précédentes.
Les fig. 22 et 23 sont des vues partielles ana logues à la fig. 21 et montrant certains organes dans d'autres positions.
La fig. 24 est une vue à plus grande échelle du dispositif servant à pincer la duite, à la couper et à en insérer le bout dans la foule.
La fig. 25 est une vue en coupe selon XXV- XXV de la fig. 24.
Dans la première forme d'exécution représentée, on n'a indiqué que les organes du métier nécessaires à la compréhension de l'invention, c'est-à-dire la poi- trinière avant 1 et le battant 2 portant le peigne 3, battant qui est articulé sur un axe fixe 4 (fig. 3) du bâti du métier.
Un support 5, réglable dans le sens transversal, est fixé à la poitrinière avant 1. Ce support reçoit le templet 6 qui maintient constamment le tissu 7 à l'endroit du point X de façure et d'insertion.
Le support 5 est muni, en outre, d'un axe 8 sur lequel est articulé un levier 9 qu'un ressort 9a rap pelle sur une butée 9b du support 5. Le levier 9 porte, en 10a et 11a; les branches 10 et 11 d'une pince agencée pour pouvoir enserrer-les fils de chaîne formant la lisière du tissu un peu en arrière mais aussi près que possible du point de façure X.
A cet effet, chaque branche est munie à sa par tie avant d'une petite palette 10b, 11b dirigée trans versalement par rapport au tissu.
Comme le montre mieux la fig. 3b, par exemple, la branche 10 est rigidement fixée au levier 9 tan dis que la branche 11 est articulée en 11a audit le vier. Cette branche est, en outre, solidaire d'un petit levier de butée llc qui permet d'assurer son ouver ture par coopération avec un taquet 12 porté par le battant 2.
Le -support 5 porte également un groupe de ci seaux coupe-trame et pince-trame représenté plus en détail sur la fig. 3c.
Ce groupe comprend un levier 13 muni d'une coulisse 13a par laquelle il peut glisser sur un doigt fixe 14 du support 5.
L'extrémité 13b de ce levier est agencée pour jouer le rôle de ciseau fixe. Elle coopère avec un ciseau mobile 15 articulé sur le ciseau fixe au moyen d'un axe 16 et qui présente, d'une part, un prolon gement 15a pouvant coopérer avec une butée 17 du battant 2 et, d'autre part, un téton ou galet 15b qui peut être soumis à l'action d'une rampe 18 portée par une pièce oscillante 19 articulée en 20 sur le support 5. La pièce oscillante 19 présente, en outre, une seconde rampe 19a sur laquelle peut agir la queue 21a d'un levier 21 pivotant sur un axe 22 du sup port 5.
Le levier 21 présente un prolongement 21b co opérant avec un taquet 23 du battant 2.
Le levier 13 est articulé à son extrémité arrière, par l'intermédiaire d'un axe 24, sur un levier 25 pi votant autour d'un point fixe 26 du bâti du métier.
Le levier 25. est muni à son extrémité inférieure d'un galet 27 roulant sur une came 28 calée sur l'ar bre 4 qui sert d'axe d'oscillation au battant 2.
Sur un pivot 29 du bâti du métier est articulé un autre levier 30 portant à son extrémité inférieure un galet 30a au moyen duquel il suit le profil d'une autre came 31 également calée sur l'arbre 4.
A sa partie supérieure, le levier 30 porte un axe 32 sur lequel est articulé un levier 32a relié par une articulation 34 à un levier courbe 33 muni d'une coulisse 33a coopérant avec un téton fixe 33b du support 5.
Le levier 33 porte à sa partie supérieure un ga let 34a engagé dans la coulisse 34b d'une pièce fixe 34c portée par le support 5.
A son extrémité, le levier 33 est articulé en 35 à une pièce pivotante 36 (voir également fig. 3d). La pièce 36 se termine à son extrémité supérieure par une lamelle 36a sur laquelle repose une lamelle mobile 37.
La pièce 36 comporte un bras latéral 36b auquel est articulée une biellette 36c passant dans un sup port 36d fixé au support 5, de telle sorte qu'un mouvement de ladite pièce 36 vers la gauche (fig. 2) s'accompagne d'un rabattement des lamelles 36a, 37 vers la foule.
La lamelle 37 est articulée en 38 sur la pièce 36 et se trouve maintenue appliquée sur la lamelle 36a grâce à un ressort 39 fixé à la pièce 36.
La lamelle 37 comporte un prolongement 37a sur lequel peut agir une butée 37b articulée en 37c sur le levier 25.
Le support 5 présente encore un axe 40a sur lequel pivote un petit levier élastique 40 agissant sur le levier 41 de l'aiguille 42 servant à l'insertion de la trame 43, de façon à libérer la trame.
Comme on le voit notamment sur la fig. 3, le battant 2 est commandé par une bielle 44 actionnée par une manivelle 45 entraînée par un arbre 46, cet arbre 46 tournant à la même vitesse angulaire que l'arbre 4 précité.
Dans cette forme d'exécution, l'amenée et l'in sertion de la trame sont réalisées au moyen de l'ai guille 42 déjà citée et d'une aiguille 47 (fig. 4a) associée à une bobine d'alimentation en fil 48, cette dernière aiguille étant agencée de façon à assurer la formation de la lisière sur le côté droit du tissu.
Les aiguilles 42 et 47 sont représentées schéma tiquement sur les fig. <I>3a, 4a, 5a, 6a, 7a,</I> 8a et 9a, et plus en détail sur les fig. 10 à 14. L'aiguille d'insertion de trame 42 présente, ainsi qu'il a déjà été dit, un petit levier 41 servant à libé rer le fil 43, maintenu fixé au bec<I>42a de</I> l'aiguille par un ressort 41a.
L'aiguille 47 d'amenée de trame présente à sa partie supérieure un petit orifice 47a dans lequel est introduit le fil 43 provenant de la bobine 48. Ce fil est ensuite pincé sur le corps de l'aiguille par une larnelle-ressort 47b pour passer dans un petit logement 47c muni d'une lamelle coupante 47d.
L'aiguille est en outre munie d'un talon 47e. L'amenée de trame s'effectue comme suit Après fermeture de la foule, au moment où celle- ci commence à s'ouvrir dans l'autre sens, l'aiguille :47 se dirige vers le centre du tissu, le long de la façure X (fig. 10).
Elle porte la trame 43 reliée, d'une part, à la bobine 48 et, d'autre part, à l'extrémité 49b de la trame précédente 49 sur laquelle la foule s'est refer mée. Dans son mouvement d'avance, l'aiguille rabat cette extrémité 49b le long de la façure en la main tenant appliquée sur ladite façure grâce au talon 47e, la traction exercée par l'aiguille sur ladite extrémité entraînant le sectionnement du fil par la lame 47d.
L'échange de la trame s'effectue lorsque les ai guilles 42 et 47 se rencontrent au centre du tissu (fig. 13).
Lorsque le bec 42a de l'aiguille 42 pénètre à l'intérieur de l'aiguille 47, le ressort 41a rencontre le brin de trame tendu entre l'ouverture 47a et la lamelle élastique 47b et prend possession de ce brin de trame qui se trouve pincé entre le ressort 41a et la tête 42a.
Les deux aiguilles se séparent ensuite, l'aiguille 42 emmenant la trame 43 qui coulisse à travers le trou 47a de l'aiguille 47 (fig. 14).
Les différents stades de fonctionnement du mé tier sont expliqués en détail en regard des fig. 3 à 9d. Les fig. 3, 4, ... 9 représentent schématiquement l'ensemble du métier; les fig. <I>3a, 4a,</I> ... 9a sont des vues en plan partielles correspondantes ; les fig. 3b, 4b, ... 9b représentent, à plus grande échelle, un dispositif de pinçage, deux dispositifs de ce genre étant prévus, un pour chacune des lisières du tissu, de chaque côté de ce dernier.
Les fig. 3c, 4c, ... 9c représentent, également à plus grande échelle, les dispositifs coupe-trame et pince-trame et les fig. <I>3d, 4d,</I> ... 9d montrent, également à échelle agran die, le dispositif de lamelles destinées à rabattre le bout de trame pour former la lisière de gauche.
Sur les fig. 3 à 3d, le battant 2 occupe une po sition A ; la foule est ouverte et les aiguilles 42 et 47 se sont rencontrées au centre de cette foule en vue de l'échange de trame tel qu'il a été décrit plus haut.
A l'endroit du point de façure le tissu est soli dement maintenu par la pince 10, 11 (fig. 3b).
Le levier 25 est au repos, c'est-à-dire dans sa position extrême avant, vers la poitrinière 1 du mé- tier. Le dispositif coupe-trame et pince-trame 13, 15 est fermé (fig. 3c).
Le levier 30 (fig. 3) occupe sa position extrême arrière vers le battant 2 et, en se déplaçant vers l'avant, il a forcé le galet 34a du levier 33 (fig. 1 et 2) à suivre la coulisse 34b et à prendre la posi tion oblique représentée en pointillés sur la fig. 2.
De ce fait, la pièce 36 a pris la position 36e ; les lamelles 36a et 37 se trouvent introduites dans le pas de la foule et maintiennent l'extrémité 49a de gauche de la trame précédente 49, repliée contre la façure X du tissu.
La butée 40 est au repos (fig. 3a) et il en est de même du levier 21 et du levier 19 qui commandent le dispositif coupe-trame et pince-trame.
Sur le côté droit du tissu, l'extrémité 49b de la trame précédente vient d'être insérée par l'aiguille 47, comme décrit en regard des fig. 10 à 14.
Sur les fig. 4 à 4d, le battant 2 occupe une po sition B, c'est-à-dire qu'il a légèrement avancé vers le support 5. Les aiguilles 42 et 47, qui ont achevé l'échange de trame, se retirent de la foule qui reste ouverte.
La pince 10, 11 maintient toujours le tissu 7 pincé au droit des lisières.
Le levier 25 est toujours au repos mais, sous l'action de la came 28, il va bientôt se déplacer vers l'avant. Le dispositif coupe-trame et pince-trame 13, 15 est toujours fermé.
Le levier 30 est encore sensiblement à fond de course vers le battant 2.
Les autres organes occupent la même position que sur les fig. 3 à 3d.
La trame 43 est maintenant emmenée par l'ai guille 42, l'aiguille 47 retournant vers la bobine 48. Sur les fig. 5 à 5d, le battant 2 occupe une po sition C, c'est-à-dire qu'il s'est davantage rapproché de la poitrinière 1.
Les aiguilles 42 et 47 se sont retirées complè tement de la foule en arrière des lisières du tissu 7. L'aiguille 42 a terminé son alimentation sur la bo bine 48 et a donc développé une duite complète 43 qui doit être insérée dans le pas de la foule jusqu'au point de façure du tissu.
La butée 12 n'ayant pas encore rencontré le le vier 11c, la pince 10, 11 maintient toujours le tissu serré au point de façure.
Par contre, le levier 25 occupe sa position extrê me arrière vers le battant 2 ; il a ramené vers l'avant le dispositif coupe-trame, pince-trame 13, 15, le le vier 15 s'écartant légèrement de la branche 13b du levier 13 par suite de l'action exercée par la rampe ,18 sur le téton 15b. La duite s'introduit entre le ciseau 15 et le ciseau 13b.
La foule est fermée presque complètement.
Le levier 30, qui occupe sa position extrême avant (vers la poitrinière 1), a entraîné vers l'arrière le levier 33 qui, à son tour, a ramené le dispositif de lamelles 36a, 37 en dehors de la foule dans la position de recul représentée sur la fig. 5a.
Pendant ce temps, du fait de l'avance du levier 25, la butée 37b a rencontré le bras de levier 37a et la lamelle 37 s'est écartée de la lamelle 36a, lâ chant l'extrémité 49a qui reste appliquée contre la façure X et se préparant à saisir la nouvelle duite 43 qui s'introduit entre ces lamelles (fig. 5d).
L'insertion de la duite s'effectue progressivement grâce au peigne 3 du battant.
Sur les fig. 6 à 6d, le battant occupe une posi tion D.
Les aiguilles 42 et 47 sont toujours à fin de course hors de la foule et des lisières du tissu. L'ai guille 42 tient toujours la duite 43 développée et tendue dans la foule.
La duite est presque insérée et la foule est com plètement fermée.
La butée 12 du battant 2 rencontrant le levier 11c, les branches 10 et 11 de la pince s'écartent pour un court instant, permettant l'avalement du tissu.
Le levier 25 est toujours à fond de course vers le battant et les lames coupe-trame et pince-trame 13, 15 sont toujours ouvertes ainsi que, d'ailleurs, les lamelles 37, 36a. Par contre, le levier 30 est tou jours à fin de course vers la poitrinière et il main tient lesdites lamelles hors de la foule.
La position des autres organes n'a pas changé. Sur les fig. <I>7 à 7d,</I> le battant 2 occupe une po sition E, c'est-à-dire sa position extrême vers l'avant du métier. Il a terminé l'insertion de la duite 43 et des extrémités 49a, 49b, au point de façure du tissu.
Les aiguilles 42 et 47 sont toujours hors de la foule et des lisières du tissu.
Le levier 25 occupe encore sa position extrême vers le battant.
La butée 17 du battant a rencontré le prolon gement 15a du ciseau 15, ce qui a provoqué la fer meture des ciseaux et le pincement ainsi que le sec tionnement de l'extrémité 43a de la duite, ce qui était possible puisque la butée 23, agissant sur le levier 21, avait provoqué l'escamotage de la rampe 18 qui maintenait ouvert le ciseau 15.
Simultanément, la butée 37b s'est écartée du bras de levier 37a et la lamelle 37 s'est appliquée sur la lamelle 36a de sorte que, désormais, l'extrémité 43a de la duite 43 est maintenue par lesdites lamelles.
L'aiguille 42, déplacée avec le battant, s'est ap prochée de la butée élastique 40 qui a soulevé le levier 41, débarrassant ladite aiguille du déchet 43c <B>de</B> la duite qui n'est plus maintenu et qui sera éli miné à la prochaine ouverture des lamelles 36a, 37.
Les autres organes occupent la position dans la quelle ils étaient placés dans le temps de fonctionne ment précédent, la pince 10, 11 étant notamment encore ouverte.
Sur les fig. 8 à 8d, le battant 2 occupe une po sition F et commence à retourner vers l'arrière du métier. Les aiguilles 42 et 47 sont toujours situées en dehors de la foule qui se rouvre progressivement. La butée 12 du battant s'étant séparée du levier 11c, la pince 10, 11 est venue à nouveau enserrer la lisière du tissu en arrière du point de façure X.
Les leviers 25 et 30 occupent sensiblement leur position extrême avant vers la poitrinière 1. Tous les autres organes sont au repos. En d'autres termes, les lames coupe-trame et pince-trame 13, 15 sont fer mées, les lamelles 36a et 37 sont fermées et retien nent la trame 43, lesdites lamelles étant en outre encore situées en dehors de la foule. La butée élas tique 40 s'est séparée du levier 41.
Sur les fig. 9 à 9d, le battant 2 occupe une po sition G.
La foule continue de se rouvrir progressivement. Le tissu est maintenu au point de façure par la pince 10, 11.
Les leviers 25 et 30 sont au repos vers la poi- trinière avant du métier.
Tous les dispositifs commandés par ces leviers sont au repos : les ciseaux coupe-trame et pince- trame 13, 15 sont fermés ; les lamelles 36a et 37 maintiennent toujours enserrée l'extrémité 43 a de la duite 43 qui sera rabattue au cours du temps sui vant, comme l'a été l'extrémité 49a de la duite pré cédente lors du temps de fonctionnement décrit en regard des fig. 3 à 3d.
Les aiguilles 42 et 47 se dirigent à nouveau vers le centre du métier. L'aiguille 42 est démunie de tout fil ; l'aiguille 47 porte une nouvelle duite 50 attenant, d'une part, à la bobine 48 et, d'autre part, à l'extrémité 43b de la duite précédente 43.
Dans son mouvement d'avancement, l'aiguille 47, en s'introduisant dans la foule, rabat cette extrémité de la duite en 43c contre le point de façure et la sectionne comme précédemment décrit. La lisière se trouve ainsi formée sur le côté droit du tissu.
Le temps de fonctionnement suivant est celui qui a été décrit en regard des fig. 3 à 3d et le cycle re commence de la manière qui vient d'être décrite.
Il est à noter que l'on pourrait obtenir la forma tion de la lisière sur le côté droit du tissu, avec un type d'aiguille 47 quelconque, en utilisant le même dispositif que pour le côté gauche, c'est-à-dire en prévoyant sur le support 5 un second jeu de lames coupe-trame et pince-trame, de lamelles de rabatte ment, etc., ainsi que de leviers de commande 25 et 30 symétriques pour ces dispositifs.
Le dispositif représenté sur les fig. 15-15â à 18- 18a constitue un mécanisme de prise de trame que comporte une variante de la forme d'exécution dé crite, mécanisme destiné à prendre le relais de l'ai guille 42 lorsque celle-ci sort de la foule en tirant à elle la trame 43, ce qui permet à l'aiguille, libérée de la trame, de poursuivre sa course sans limitation et donne ainsi la possibilité de fabriquer sur le mé tier des tissus de largeur différente.
Ce dispositif comprend un levier 51 articulé sur un axe 52 fixé au battant 2, levier qui comporte un bras 51a par lequel il peut coopérer avec une butée fixe 53 fixée au bâti avant 54 du métier. Le levier 51 porte un axe 55 sur lequel est monté un levier 56 portant un galet 57 qui peut se dépla cer dans une coulisse courbe 58 faisant partie du battant ; le levier 51 est en outre rappelé par un res sort 59 contre une butée 59a.
Entre le levier 51 et le levier 56 est disposée une mâchoire 60 de forme courbe, folle sur l'axe 55 et coopérant avec une mâchoire mobile 61 de for me analogue, articulée en 62 sur le levier 51. Un ressort 60a, normalement sans tension, est disposé entre des prolongements 56a et 60b du levier 56 et de la mâchoire 60.
La mâchoire 61 est rappelée élastiquement vers la mâchoire 60 grâce à un ressort 63. Cette mâ choire porte, en outre, une rampe inclinée 64 co opérant avec un galet 65 porté par le battant.
Le mécanisme qui vient d'être décrit est disposé sur le battant au-dessus et de part et d'autre du tra jet de l'aiguille de prise de trame 42.
Il fonctionne de la manière suivante Tant que le battant 2 ne s'est pas suffisamment rapproché de la butée 53, le mécanisme est au re pos, le galet 57 étant situé dans l'extrémité de gau che de la coulisse 58.
Cette position est sensiblement celle que repré sentent les fig. 15 et 15a. Il est à noter, en outre, que la butée 53 est disposée de telle sorte qu'elle commence à entrer en contact avec le levier 51 au moment où l'aiguille 42 sort tout juste de la foule.
Le battant 2 poursuivant son mouvement dans le sens de la flèche F vers l'avant du métier, la butée 53 fait pivoter le levier 51 dans le sens des aiguilles d'une montre en fig. 15a.
Simultanément, la rampe inclinée 64 s'engage sous le galet 65, ce qui entraîne l'ouverture de la pince 60, 61 (fig. 16), les mâchoires de ladite pince venant se placer de part et d'autre de la trame 43 portée par l'aiguille 42.
Lorsque le galet 65 a franchi le sommet 64a de la rampe 64 pour retomber sur la portion en contre bas 64b qui fait suite à cette rampe (fig. 17 et 17a), la pince 60, 61 se referme sur la trame 43 et l'ai guille 42, en reculant, abandonne cette trame qui se trouve désormais maintenue par la pince 60, 61.
Dans un stade ultérieur (fig. 18 et 18c0, l'aiguille continue de se retirer et la pince 60, 61 continue de pivoter pour suivre le rabattement de la trame vers le point de façure, ladite trame étant amenée à la portée des lamelles 36a, 37 et du dispositif coupe-trame, pince-trame 13, 15, qui fonctionnent comme précédemment décrit.
Lors du retour en arrière du battant, la pince 60, 61 s'ouvre selon le processus inverse et le mécanisme revient au repos.
Dans la seconde forme d'exécution, représentée sur les fig. 19 à 25, on reconnaît la poitrinière avant 1 du métier à tisser ainsi que le battant 2 articulé sur l'arbre 4. A la poitrinière 1 est fixé un support 5 qui porte le templet 6 maintenant le tissu 7 au point de façure. Ce support 5 est maintenu en place par des bou lons 66.
Il comporte une glissière 67 sur laquelle peut se déplacer un chariot 68, muni -à cet effet de galets de roulement 69. Le chariot porte, en outre, un galet de commande 70, en prise avec une fourchette 71 d'un levier 72 articulé sur un axe fixe 73 et terminé par un galet 74 coopérant avec une came 75 montée sur l'arbre 4 du métier.
Le chariot 68 porte la branche fixe 11 de la pince destinée à venir enserrer les fils de chaîne qui formeront la lisière du tissu. La palette 11b de cette branche est munie d'un petit coussin 11c, en matière plastique, par exemple, destiné à ménager les fils pincés.
La branche mobile 10 de la pince est fixée à un levier 76 articulé au chariot 68, et elle porte un ga let 77 qui coopère avec une fente 78 solidaire de la glissière 67, ladite fente étant orientée de telle sorte que lorsque le galet 77 est situé à l'arrière (vers le battant) la pince 10, 11 soit fermée, -tandis que lorsque ce galet est situé à l'avant de la fente (vers la poitrinière) la pince 10, 11 est ouverte.
Au-dessous du dispositif qui vient d'être décrit, le support 5 présente un prolongement 79 muni d'une glissière 80 dans laquelle peut se déplacer un chariot 81 équipé de galets de roulement 82 et ter miné à sa partie inférieure par une queue 83 com portant un galet 84, en prise avec une fourchette 85 d'un levier 86 articulé sur un axe fixe 87 et portant un galet 88 qui coopère avec une came 89 calée éga lement sur l'arbre 4 (fig. 19 et 20).
Au chariot 81 est fixé un support 90 dans lequel est monté l'axe 91 d'une pince 92 présentant une branche fixe 93 et une branche mobile 94 articulée sur une petite console 95 et rappelée en position de fermeture par un ressort 96.
A son extrémité arrière, la branche 94 comporte une petite rampe 94a qui peut coopérer avec un ga let fixe 97 porté par le support 5, en vue de l'ou verture de la pince lorsque le chariot 81 avance vers la poitrinière.
Les détails de structure de la pince 92 sont re présentés sur les fig. 24 et 25 ; la branche 93 de la pince présente une lumière 93a dans laquelle pénè tre une lame tranchante 94b de la branche mobile 94, ce qui permet à ladite pince de couper et de saisir simultanément la duite 43 lorsque celle-ci est pincée entre les branches 93 et 94.
La commande de la pince 92 est effectuée par le mécanisme représenté en détail sur les fig. 21, 22 et 23.
Le support 90 comporte un levier 98 articulé en 99 et portant à son extrémité un doigt 100 qui co opère avec une rampe 101 solidaire de la glissière 80.
Le levier 98 est articulé en 102 à une bielle 103, elle-même articulée en 104 à une manivelle 105 so lidaire de la pince 92. Au repos, c'est-à-dire lorsque le doigt 100 est situé à l'extrémité de la rampe 101 voisine de la poitrinière (fig. 23), les branches 93, 94 de la pince sont ramenées en arrière le long de la lisière du tissu 7 ; la petite rampe 94a est engagée sur le galet fixe 97, ce qui maintient la pince ouverte.
Lorsque le chariot 81 recule vers le battant (fig. 22), le doigt 100 se déplace d'abord sur la portion rectiligne 101a de la rampe 101 et la pince recule pour saisir la duite 43. En fin de mouvement, la rampe 94a échappe au galet 97 et les branches 93, 94 se referment sur la duite en sectionnant celle-ci mais en maintenant le brin sectionné.
Dans la suite du déplacement du chariot 81 (fig. 21) le doigt 100 gravit la partie oblique 101b de la rampe 101, ce qui provoque la rotation des bran ches 93, 94 vers le point de façure X et rabat l'ex trémité 43a de la duite à l'intérieur de la foule.
Pour permettre à la pince 92 de fonctionner com me on vient de le décrire, il faut que la duite 43 soit maintenue en face des branches 93, 94 lorsque le battant 2 vient tasser ladite duite dans la foule. Ce maintien est assuré par une pince 106 portée par une petite console 107, elle-même portée par un sup port fixe, dans le présent exemple un prolongement 108 de la glissière 80 (fig. 19).
La pince 106 comporte une branche fixe 106a, ainsi qu'une branche mobile 106b, articulée en 109 à la console 107. Cette branche mobile est munie d'un prolongement<B>106e</B> sur lequel peut agir un pous soir 110 logé dans une douille 111 portée par le sup port 108. Un ressort 110a maintient le poussoir 110 dans la position correspondant à l'ouverture de la pince. La fermeture de celle-ci est provoquée par l'action, sur le poussoir 110, d'un doigt de butée 112 porté par le battant 2.
Sous l'effet du battant, la duite 43, rapprochée de la ligne de façure, vient s'engager dans la pince 106 qui, lorsque le doigt 112 rencontre le poussoir 110, se referme pour enserrer la duite. Cette der nière prend alors une configuration oblique, comme représenté sur la fig. 22, pour s'engager entre les branches 93 et 94 de la pince 92 qui la sectionne et prend en somme le relais de la pince 106. La pince 106 est dirigée obliquement vers le tissu com me représenté sur les fig. 21 à 23, afin de se trouver aussi près que possible du point où la duite est saisie et tranchée par la pince 92.
En dehors des points particuliers qui viennent d'être exposés, cette seconde forme d'exécution fonc tionne exactement comme celle qui a été décrite en regard des fig. 1 à 14.
Dans les métiers décrits, le dispositif pour main tenir en place les fils de chaîne destinés à former les lisières du tissu empêche ainsi les fils des lisières de se trouver entraînés vers le milieu du tissu sous l'ef fet du frottement des aiguilles ou autres organes d'in sertion de trame, et de la tension de la trame. Il ne libère ces fils de lisières qu'à un instant du cycle où les efforts exercés sur eux sont presque inexistants puisque la largeur de la façure est alors la même que celle du peigne.
De ce fait, les efforts de tension internes sont sup primés dans le tissu et ce dernier sort du métier avec des lisières impeccables qui, en outre, peuvent subir les traitements ultérieurs d'élargissement à la trame et à l'apprêt, sans aucune déformation.